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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 11:11

En hommage à Philip Kindred Dick, l'un des premiers - peut-être le premier - a avoir popularisé l'idée qu'il pouvait exister autant d'univers que de cerveaux capables de concevoir l'univers.

 

Introduction à froid (4 ans d'exercice en tant que blogueur ayant, il me semble, servi de préliminaires suffisants)  :

 

Je songeais, où, peut-être, venaient à moi des images et des concepts, sans que "je" y soit pour grand chose.

 

Depuis Hawkins, Howard Bloom et l'hypothèse des mèmes, la frontière est floue.

 

Le western américain qui a culturellement subjugué nos cervelles d'enfants diffusait largement, dans les années 60 le mythe des bons blancs (avec quelques inévitables mauvais pour contourner l'écueil du manichéisme pur et dur, toujours indigeste à l'esprit humain), d'un côté, à la droite du Père, les blancs, donc, et de l'autre, les sauvages sauvages, au coeur noir, avide et cruel, sauf quelques uns, rousseauistes on ne sait pourquoi, pour la même raison d'éviter les schémas simplistes, ivres de sang blanc, rouge, noir, friands de blondes idéalement vaginales et spécialement de Katharine Hepburn, au grand dam de John Wayne, psychologiquement infantile, physiquement monolithique, et que les infaillibles carabines blanches, preuve technologique imparable que le Bien était bien de ce côté, étendaient artistiquement pour le compte, sans que jamais soit question de leur propre droit, et le droit de ceux qu'ils aimaient à l'existence, au respect, à l'intégrité et au bonheur.

 

"Un bon indien est un indien mort", phrase attribuée à Custer, ayant été prononcée par Sheridan, peu importe l'égout, l'important demeurant ce qui est réellement dit par le fond obscur.

 

C'est dire qu'avant Bush, tellement inexistant qu'on pourrait l'appeler Bush trou, on en a soupé, de l'axe du bien, et de celui du mal.

 

Cependant, on (je, moi, sinon vous, excusez-moi, je ne voudrais pas vous embarquer sans votre accord dans une galère qui n'est pas la vôtre), je, ce fantastique et fantomatique JE, donc, garde de grosses traces de ce fonctionnement dualiste, valable dans le monde sublunaire, comme disaient les anciens.

 

Parce que si la dualité régit certains contextes, dont notre monde, rien ne dit qu'il en va de même partout. Or, nous existons (ex-stare, être en dehors) dans un monde sublunaire (circonscrit par le rythme du temps) et subsolaire, subséquemment. Or, sous ce fameux soleil : rien de nouveau.

 

Rien de neuf, conséquemment, dans ma cervelle ruinée par le Bourgogne et autres végétaux spiritualisés par l'inhalation, la fumigation, la mastication, la fermentation ou la digestion. Qu'un schema (mot hébreu, sans accent) dualiste, un toutipeu (mot familial) personnalisé, que voici, en exclusivité, et première mondiale (si si, c'est pas des couenneries, mon avocat s'occupe de tout, les drouadoteurs et tout le reste) :

 

 

La cosmologie sommaire de VJ :

 

Au milieu, au début, à la base, partout, un vivier indifférencié, un grouillement d'où tout provient : les nains (sur le conseil de mon avocat, qui d'ailleurs mesure 1.35 m, ce qui me permet d'avoir physiquement toujours le dernier mot (sauf quand il appelle sa famille), d'autant que lui ne s'entraîne pas : il n'est pas question ici des gens de petite taille physique, mais d'un niveau de potentialité).

 

Avis à la population : selon moi (et moi seul, rien de plus subjectif), nous sommes tous des nains. Nés nains. Nains au sens psychique. Dépendants, conformistes par nature, copiés-collés, soucieux de ne pas être différents, de ne pas choquer.

 

Ça dure un temps. Puis l'attraction céleste faisant son oeuvre, ça commence à s'agiter. Voici ce qui se passe, en gros (sur le conseil de mon avocat, qui d'ailleurs pèse  98 kg pour 1.35 m, ce qui parfois m'ennuie, surtout quand on aborde la question de ses honoraires, d'autant qu'il a onze frères et soeurs : il n'est pas question ici des gens au physique replet, mais désigne une généralité).   

 

A gauche (sur le conseil de mon avocat, qui d'ailleurs est droitier mais prudent, ce qui vaut mieux, vu le montant de ses honoraires : il n'est pas question ici des gens qui écrivent principalement de la main gauche, mais évoque la gauche au sens certes discriminatoire et culpabilisant, lui et moi le regrettons, de la tradition européenne chrétienne, dont, évidemment nous nous désolidarisons), à la gauche du vivier, après décantation, certains se distinguent de ce bourbier fécond et primordial : les Puants.

 

Qui n'acceptent pas et trouvent révoltant d'être inconsidérés spécifiquement (individuellement, pour eux-mêmes), alors que leur rage leur fait douloureusement sentir qu'ils sont autre chose que ce magma. Ceux-là méprisent leur contexte originel et luttent contre, engagent toute leur énergie, souvent considérable, car la rage et le refus, mouvements réactifs primaires (soufre puant, d'après les alchimistes) se nourrissent de l'immense et primordial objet rejeté. Autre immense source d'énergie : le désir de plaire, en général, et en particulier à l'idole qu'ils se sont donnée comme modèle. 

 

Mais ils puent affreusement, les pauvres, sans le savoir. Car la seconde phase de leur sulfureuse guerre personnelle les amène à vouloir paraître lisses, présentables, séduisants.

 

C'est qu'ils veulent absolument convaincre, vaincre, gagner, se distinguer, et régner, dominer, grimper, baiser, sodomiser, compisser, comme les chiens, laisser leur nom, leur statue, leur monument, conchier, marquer de leur empreinte furieusement égotique, montrer leur force, leur puissance, et complaire à l'idole, le maître qu'ils se sont donnés.

 

Comme un véhicule 4X4 roues motrices sort d'un mouvant en accrochant le câble de son treuil à l'arbre, même mort, qui est à sa portée.

 

Et quoi qu'ils fassent, à peine sortis de l'insupportable indifférenciation, ils exsudent la vulgarité dont ils se défendent ardemment.

 

L'un des plus récents et plus beaux (mot discutable) exemples de cela est monsieur valls, qui, quels que soient la propreté initiale de ses chemises et son désir de sembler juste et héroïque, devient en quelques instants torchonné, haineux, vindicatif, ruisselle, postillonne et se vide sous lui.

 

Puant, et vilain, parmi les Puants. Régis par la réaction, viscéralement la Peur. 

 

A droite, de l'autre côté, les Vivants. Extraits des nains, eux aussi, comme vous et moi, et comme les pauvres Puants.

 

Les Vivants, devenus peu à peu conscients de la misère commune, ont cherché à en échapper. Peut-être, sans doute même, qu'ils ont été Puants, dans un premier temps, ou qu'ils le redeviennent par épisodes de plus en plus rares.

 

Les Vivants s'individualisent, sans chercher à prendre le pouvoir sur les nains, ou après y avoir renoncé. Ils ne cherchent pas à se dégager de cette masse chaotique, car ils ont compris deux choses : c'est elle leur Mère, et chaque nain, même le plus laid, est leur petit frère, à considérer.

 

Viscéralement, l'Amour.

 

Eux-mêmes sont encore des nains, autant que l'Arbre s'ancre sur ses racines, et la vraie Vie consiste à vivre et sublimer ce que l'on est, non pas à le rejeter, pour ensuite chercher à le chevaucher à son seul profit comme le font les Puants.

 

D'eux, je ne citerai pas d'exemple, non que je n'en sache pas, au contraire, mais la publicité les importune.

 

De part et d'autre de ces deux directions, à gauche : les monstres, les malades, les fous de guerre, Puants presque définitifs qui se servent des Puants débutants comme d'instruments de pouvoir, capables, si l'Esprit Immatériel n'y veillait, de réduire cette dimension à néant, et à droite : les Géants, les Saints, qui, devenus les gardiens de l'Équilibre dimensionnel en sont la contrepartie.

 

Conclusion provisoire :

 

Et, comme tout cela, au fond, au fond du fond, est inévitablement un jeu, presque incompréhensible pour nous, les nains, je peux concevoir que les plus grands Saints tiennent en leur main droite la main gauche des fous, afin d'éviter qu'ils ne se perdent, eux et le Monde, en leur délire.

 

 

PS : si quelqu'un connaît un avocat rompu au pilpoul, de petite taille, essouflé, orphelin, fils unique, sans relations, merci par avance de m'en indiquer l'adresse. 

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 11:33

Le monde, et vous-même, nous tous, il me semble, sommes parvenus à un carrefour.

 

Deux conceptions du monde s'affrontent. Ou plutôt, un monde nouveau et ouvert, basé sur les valeurs qu'a laissées le Christ cherche à s'actualiser, quand un autre s'accroche férocement à une conception pyramidale, raciste et méprisante, semant sous ses pas une terrible violence. 

 

Quel chemin prendrez-vous, sous les menaces, les promesses, les injonctions, les intimidations ?

 

Cela ne regarde que vous, que moi, que chacun de nous, en son intimité, sans que quiconque n'y ait rien à redire.

 

Cependant, tout ici, dans ces deux exposés, aux antipodes l'un de l'autre, l'un d'inclusion, d'amour et de respect, l'autre d'une prodigieuse suffisance, tout est clairement dit.

 

  

 
Voilà l'un.
Voici l'autre.
 

 

 

Quel que soit le chemin choisi,

tout devrait retourner à la source.

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26 décembre 2013 4 26 /12 /décembre /2013 16:13

pierres 06082009 022

 

 

Ma chère Maman d’en Haut, 

 

 

Depuis toutes ces années, je t’écris enfin.

 

Après le parachutage, il m’a fallu beaucoup de temps pour me souvenir. Et encore, certains points sont encore un peu flous et incertains.

 

Tu comprendras bien sûr qu’il est préférable de dire le moins possible, mais j’ai retrouvé quelques uns de mes camarades. Parfois on se reconnaît tout de suite, parfois c’est plus difficile. Je crois qu’il y a eu plusieurs équipes. On appelle ça des cigognes, ou des vols. Il y en a eu plusieurs, avant le mien, et après. Ici la perception est très limitée, et les hommes organisent tout en tranches. L’instant unique n’existe pas, ou alors c’est très difficile d’y entrer. Même pour nous, c’est presque impossible. Moi, j’y suis parvenu vraiment une fois, deux fois peut-être, c’est tout, tu t’en souviens. Je sais que pour toi, ce sera difficile à comprendre, quoi que ton intelligence soit profonde et englobe bien des choses. Sûrement que tu sais déjà tout. Ici l’instant est découpé en fractions dont certaines sont dans notre dos, et d’autres devant nous. Les hommes croient que ce qui est dans leur dos est connu et mort, et que ce qui est devant leurs yeux n’est pas encore, et qu’on ne peut pas le connaître. Un jour, j’ai essayé de dire qu’au contraire, pour avancer, il fallait s’efforcer de mettre ses pas dans les traces que nous avons laissées en venant, en changeant tout au retour, mais personne n’a compris. Certains même se sont moqués de moi.

 

Plusieurs de nos camarades se sont éloignés et ont disparu dans les vagues de la mer, et nous ne les avons pas revus. Tu sais à quel point l’obscurité a envahi ce monde. C’est la raison pour laquelle nous sommes ici, bien sûr.

 

Je n’ai pas pu t’écrire jusque là, parce que j’avais tout oublié. Maintenant, la mémoire me revient des choses d’avant, mais il m’a fallu plus de trente ans pour commencer à me souvenir. Vingt autres pour reconstruire. Plus exactement, au début, je me rappelais tout. Jusque vers onze ou douze ans. Mais soudain l’oubli a tout englouti. Ils ont découpé le temps, ils ont aussi découpé les êtres. Vers 14 ou 15 ans (ça ne te dit rien, mais imagine qu’ils ont coupé l’existence en 4 temps. Cet âge est le milieu du premier temps), je me suis soudain trouvé nu, saignant, privé d’une moitié de moi, sans que je m’en sois aperçu plus tôt. Imagine qu’on te coupe en deux, et que tu doives trouver quand même ton équilibre ! C’est ce qui est le fait de tous, ici, et on vit dans un hurlement permanent. Moi aussi, j’ai hurlé, pendant longtemps. Tous essaient avec frénésie de rassembler leurs moitiés, mais quand ce n’est pas la bonne, ça fait encore plus mal que d’être seul. On rencontre partout des moitiés mortes de faim ou de souffrance, c’est horrible. Ou d’autres qui sont grotesques et font peine à voir tant elles sont dépareillées.

 

Mais rassure-toi, J’ai retrouvé ma moitié. C’est rare, je crois, et c’est vraiment bien, car ça m’a beaucoup aidé à me souvenir de ma tâche. Nous sommes presque Un à nouveau, comme Vous.

 

Depuis que je me souviens, j’ai retrouvé quelques uns de nos anciens, et ils m’ont aidé, comme moi maintenant je commence à être un ancien, et je fais tout ce que je peux pour les jeunes, ceux qui arrivent. Nous nous donnons tous totalement à notre tâche, et tous les uns aux autres. Cependant, nous sommes dans un monde de murs, de cloisons, de séparation, et ici, même les esprits les plus ouverts et les plus puissants peuvent parfois éprouver des difficultés à communier.

 

Comme tu le sais, l’esprit de ce monde a tout corrompu. Partout où régnaient la lumière, l’amour, la liberté, le rire, la joie, la danse, il a construit des murs. Les murs couvrent tout, et la lumière n’entre plus nulle part. Même la lumière du soleil est voilée. Les hommes et les femmes s’éloignent tous sans cesse les uns des autres, et ce qui devrait être une seule montagne est maintenant comme des milliards de grains de sable. Comme les hommes pleurent de malheur, il a inventé des espèces d’amour, de rire, de danse, complètement artificiels, privés d’amour. De l’amour sans amour, du rire plein de cruauté, de la danse sans joie, c’est difficile à décrire, difficile à croire, mais il y est parvenu. Et cette fausse communion a lieu dans un vacarme indescriptible. Il l’appelle communication. Tu vois, c’est presque le même mot, et l’exact opposé. C’est dire comme il est subtil. Et les humains qui ont perdu le silence et toute la beauté du silence et de la communion aiment sans joie, rient sans amour et dansent des danses de loups furieux, se mordant les uns les autres.

 

 Alors, comme maintenant j’ai repris connaissance et retrouvé mon programme, je creuse, je renverse, je défonce les murs, et j’appelle à la guerre, la guerre de la lumière, de l’amour, et de la joie. Je n’ai jamais été aussi heureux dans ce monde que depuis que je peux enfin faire ce pour quoi j’ai été envoyé : ouvrir des portes et des fenêtres, redonner du sens, rapprocher, relier. C’était la première partie du programme. Si tu as eu des nouvelles de moi par d’autres qui sont remontés, tu sais que j’ai eu très peur, au début. Rassure-toi, c’est fini. Et depuis que je n’ai plus peur, je fais du super boulot. Ca ne plaît pas à tout le monde, et beaucoup de ceux qui dorment peuvent être dangereux, car souvent leur plus cher désir est de rester là, dans ce monde sans feu. Parfois, le découragement me prend, et je me demande si on pourra ramener tout le monde. C’est pourquoi on a vraiment besoin de vous, et de plus en plus. Bien sûr, on peut être pris n’importe quand, et si ça m’arrivait, j’espère que mon programme tiendra. Mais j’ai bon espoir. Mieux, si j’ai pu avoir des doutes, je n’en ai plus : on ira au bout. La guerre est dure, comme toutes les guerres, et cette fois ci l’ennemi se bat pour sa survie, même s’il se donne les apparences du vainqueur. Il a un système de propagande, d’endormissement et d’effacement des mémoires stupéfiant, mais peu à peu, chaque jour, les nôtres s’éveillent, se souviennent et se lèvent. Et plus il y en a qui ouvrent les yeux, plus la joie circule et plus nos cœurs deviennent vaillants. Nous sommes minuscules, mais Vous Êtes immenses, et c’est Vous qui vivez en nous.

 

Toi qui ignores ce qu’est le doute, sache qu’ici, nous ne sommes jamais assurés de rien. Et c’est très difficile. Même Ta présence parfois m’a été presque perdue, effacée, et je ne savais plus si vraiment, j’étais de toi, et même si tu Etais vraiment, et si je ne rêvais pas, comme tant d’autres. Tu vois comme c’est dur, parfois. Chacun de nous fait ce qu’il peut pour rassurer et porter ceux qui trébuchent, comme les anciens l’ont fait pour nous. Et c’est cette aide qui jaillit de notre cœur qui nous permet le plus souvent de nous souvenir de notre tâche. Garder Votre lumière sur la terre des hommes, jusqu’à Votre retour. Garder l’Amour même dans les flammes, être le Don, comme Vous Êtes le Don. Nous sommes la base.

 

Je ne sais pas combien de cigognes sont passées, ni s’il en passe encore, et ça vaut mieux. De ce point de vue, moins on en sait, et mieux c’est. Si mes petits frères et mes petites sœurs sont descendus aussi, on se reconnaîtra. Tu seras heureuse de savoir que même si je n’en parle à personne, j’ai retrouvé aussi la mémoire de mon deuxième programme.

 

Envoyez nous tout l’amour que vous pouvez,  encore et encore. Bien sûr, c’est ce que vous faites sans cesse, sinon, nul ne nous n’aurait pu s’éveiller, mais je vous en prie du fond de mon cœur, comme nous l’avons appris, versez sur nous et sur ce monde des tonnes et des tonnes d’amour, car sans vous, nous ne sommes rien, ici.

 

Je suis fier d’être là, je suis fier du travail qu’on fait, et je sais que vous aussi, êtes fier et heureux de ce qui se passe. Je suis heureux d’être là.

 

J’essaierai de te ramener à mon retour les plus belles images de précieux diamant que j’aurai trouvées.

 

J’espère tenir jusqu’au bout, parce que je voudrais vraiment voir le retour de la lumière de Dieu sur cette terre. Je te serre sur mon cœur. Aidez-nous.

 

 

Ton fils qui t’aime.

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 11:37

Plus je vais, et plus je vois, et plus je sais que la seule passerelle qui sépare ce monde du monde voisin, seul Sauveur, est à l'intérieur.

 

Pour ceux qui ont une notion de ce que signifie l'Ésotérisme, et si cette notion est vivante en eux et non pas juste une étiquette jaunie, ce que je dis à un sens.

 

Pour tous les autres, qu'ils aillent au diable, ils y sont déjà.

 

On nous a longtemps baladés avec ce mot. Quoi de plus simple, pourtant ? L'ésotérisme, c'est l'intérieur du monde, et l'intiation le fait d'y pénétrer.

 

La lecture de tous les ouvrages "ésotériques" du monde n'ouvre pas la porte. Pardonnez-moi de ne pas citer vraiment mes sources, mais quelque part, René Alleau, alchimiste, dit que la lecture des textes amène au pied du mur, pas plus loin. Et qu'à force d'obstination, parfois, la porte s'ouvre. C'est un miracle.  

 

Avez-vous vécu le miracle ?

 

Le monde se resserre chaque jour un peu plus, l'étau du monde comprime tout le monde.

 

Que s'insurgent ceux qui n'ont pas d'autre choix, que de regarder au dehors et de chier de peur.

 

Pour les autres, il y a une porte à l'intérieur, et l'étau du monde y ramène nécessairement.

 

En ce sens, l'horreur ambiante est nécessaire.

 

666 est le bon chasseur qui nous amène à la seule et vraie porte, l'horrible et irrésistible piston que tout le monde hait, et qui seul peut nous permettre de franchir le pas : sauter dans le vide, tout abandonner, s'en remettre, pour citer quelqu'un qui se reconnaîtra s'il me lit.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 11:11

J'ai une amie, une précieuse amie (encore une, pensera-t-on peut-être, il va nous en sortir combien du placard ?), née en 1961, comme Mme VJ.

Comme elle, elle a les cheux noirs, mais frisés à l'extrême. Née en Algérie dans les quartiers populaires, c'est une juive. Ses parents ne pratiquant pas la religion hébraïque, elle dit : je me sens beaucoup plus algérienne que juive.

Son frère, cependant, quand j'avais vingt ans et que, moi, VJ, non juif, j'avais l'outrecuidance de me passionner pour la kabbale, me témoignait le mépris des purs pour les profanes. Peut-être a-t-il mis depuis de l'eau dans son vin kasher ?

Elle, M., a une position et un rôle social qui la classent dans ce que les statistiques socio-économiques appellent "classe moyenne supérieure".

En clair, cette frange de la société qui paie l'essentiel de l'impôt sans bénéficier d'aucune aide, et que le système désigne à la vindicte populaire, pour épargner les sangsues hors de portée.

Quarante ans qu'on se pratique. Longtemps que les masques sont tombés. Les mots qu'on emploie ont le vrai poids des concepts qu'ils représentent.

Comme moi,pour des raisons professionnelles,et bien plus sociable que moi, elle se balade dans tous les mondes.

C'est dire que son regard est devenu strict et précis comme un rayon laser. Derrière les mensonges et les faux semblants, qu'elle s'adresse à riche ou pauvre, il atteint le coeur.

Si le coeur est juste, il emporte le sien, et sa compassion s'exerce instantanément. C'est alors l'image de la mère protectrice.

S'il est faux, cherchez un abri (il n'en existe aucun).

Vous avez rencontré Kali.

 


 

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 09:24

Dans ses "Paradis artificiels", Charles Baudelaire a écrit une phrase que je n'ai jamais oubliée, plus de quarante ans après l'avoir lue, à quinze ans : "Le vin rend bon et sociable, le hashish est un isolant".

 

Dieu sait si j'ai largement expérimenté les deux, et si je confirme. Si j'ai abandonné les charmes du second voici bien longtemps, j'aime toujours les dons du vin et des spiritueux, en quantités adaptées.

 

Le soir de l'anniversaire de Cécile, le champagne a coulé à flots. Par chance, il était bon, ce qui n'est jamais certain. Quand il est bon, on en boit plus. Qu'importe ? La phrase latine bien connue reste d'actualité : in vino veritas.

 

Autour de nos verres du délicieux Epineuil de chez Dominique Gruhier qu'on trouve tout simplement à Carrefour, et qui est un miracle de légèreté et de parfums de fruits, pour les amateurs de Pinot, nous parlions de cette soirée, Mme VJ et moi.

 

Soirée de confidences. Des gens qu'elle n'avait jamais vus lui ont raconté leur vie. Et mes filles, mes précieuses filles n'étaient pas en reste, et même la plus secrète.

 

Le vin rend bon et sociable, lui rappelai-je.

 

IL est vrai qu'à un certain degré d'imbibition, et peut-être aussi à cause des substances, telles les sulfites, ou des pesticides qui peuvent y être ajoutés, l'alcool peut générer de la violence.

 

Mais en usage raisonnable, c'est un libérateur de la parole, un dévoreur d'inhibitions, un précieux allié.

 

Ce soir là, les âmes jusque là contraintes affluaient à l'auberge accueillante de Mme VJ, qui est une sorte de bondieu qui entend tout, pardonne tout et donne l'absolution de son sourire et de sa compassion naturelle.

 

Cette nuit là, les femmes et les hommes ici rassemblés étaient plus humains.

 

D'autres substances moins courantes ont des effets semblables, ou différents, sur la psychè humaine.

 

La plupart sont interdites. L'alcool est en sursis. Le tabac, plante sacrée de certaines traditions, lorsqu'il n'est pas dénaturé par les tripatouillages industriels, est ici chargé de tous les maux, justement parce qu'il a été dénaturé. Interdit.

 

Interdit, le tabac. Bientôt interdit, l'alcool, parce que les gamins perdus dans ce monde malade en usent jusqu'à en mourir. Guérira-t-on le monde en interdisant l'alcool et le tabac ? En proscrivant toutes les substances végétales que l'ancien monde considérait comme des "alliés" ?

 

Le monde d'en face, ou d'à côté, le monde invisible que ne voient que ceux qui ont des yeux pour voir, est empli de compassion à notre égard, et nous tend sans cesse la main, jette des passerelles.

 

Ici, dans ce monde de fer, dès qu'une porte s'ouvre, et qu'elle est aperçue de l'oeil qui voudrait tout voir, les hordes et les milices s'y précipitent d'un seul élan pour les murer. Qu'importe ? Un instant plus tard, une autre porte s'entrouvre, et quelques uns s'y faufilent.

 

Comme l'ont dit de manière géniale Roger Waters et les Pink Floyd, celui qui construit la tour ne veut que des briques pour son mur.

 

Il faut donc que chaque rebelle apprenne tout doucement et par tous les moyens que la Nature fournit généreusement à devenir une porte, une lézarde, une barbacane, une faille, un soupirail dans ce monde agglutinant, contraint et bétonné, pour que l'esprit qui souffle où il veut puisse s'y assembler et le renverser.

 

En clair, c'est devenir vide, poreux. Bien sûr, ça peut aussi se faire par la prière, la méditation, l'attention à soi, la respiration. Qu'importe le flacon ?

 

Un mouvement de masse n'est jamais que l'addition d'une foule d'énergies individuelles.

 

Un milliard de trous dans un mur, un million, mille, dix, peut-être, suffiront.

 

 

 

 

 

 

 

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 21:38

L'enfer est pavé de bonnes intentions, disaient les uns.

Le mieux est l'ennemi du bien, répondaient les autres.

Les socialistes français - je ne sais plus qui se plaignait que la france avait la droite la plus con du monde, j'affirme qu'elle a sans conteste aussi la gauche la plus stupide, et pire, la plus perverse - les socialistes français, qui sont des sortes de dames de vertu du matérialisme viennent de pondre une des lois les plus débiles de l'histoire du monde : criminaliser les clients des prostitué(e)s.

Le pire depuis la prohibition de l'alcool dans l'Amérique de 1929.

Je conçois que l'existence de la prostitution pose question. A moi aussi, qui n'ai jamais usé des services d'une prostituée, ça pose problème.

La question que n'importe qui devrait d'abord se poser, avant d'avoir l'outrecuidance de se poser en législateur, socialiste ou non, que chaque humain, homme, femme, ou autre, pourrait se poser, c'est : Pourquoi ? A quel besoin essentiel répond ce constat immémorial, que certain(e)s vouent leur existence à la satisfaction des désirs des autres, désirs infiniment insatisfaits ?

Moi, VJ, je suis un homme chanceux. J'ignore ce que d'autres ont appelé "misère sexuelle". Toujours eu des partenaires, sexuels ou non,  affectueux et secourables. Des amis, des amies, une communication suffisante, même sur les sujets essentiels et profonds.

Mais ce n'est pas le cas de tout le monde, loin de là.

J'ai perdu le lien d'une video qu'avait mis Lléa sur ce blog il y a un ou deux ans, où une prostituée devenue depuis thérapeute parlait de son travail - c'est un travail, autant, voire plus que député ou ministre, et autrement humain - et de ses clients.

OK, une prostituée ça baise avec tout le monde. Ça dérange qui, parmi les socialistes ? Pas DSK, sans doute. Ça dérangeait déjà les curés, qui eux, avaient des bonnes. C'est pas bien, docteur, de baiser ? Baisent pas, les socialos ? Baisent pas, les curés ? Vus les innombrables scandales, c'est pas ce que j'avais cru comprendre.

Si ces plus ou moins braves gens baisent, c'est le fait qu'un(e) prostitué(e) baise avec tout le monde qui les choque ? Ou que ça se fasse moyennant finance ?

L'argent si facilement taxable, et si commode pour se faire plaisir serait-il sale, tout d'un coup ?

Si c'est ça, les vertueux vampires socialos qui taxent tout ce qui existe, et pondent chaque jour une nouvelle taxe sur tous les mouvements indispensables à l'existence terrestre devraient simplement inventer l'impôt cul, franchement; on n'en parlerait plus (à moins que les Bonnets rouges, en forme de gland, cette fois-ci, ne s'en mêlent).

Il s'agit d'autre chose. C'est que certains de ces enfants de curés sont de véritables puritains : cachez ce sein que je ne saurais voir !

Dans le monde terrifiant des puritains laïques, une loi contre les clients de la prostitution est la suite logique d'une loi contre les fumeurs, victimes des cartels du tabac dénaturé.

On ne fait rien contre ces mafieux richissimes, on punit leurs clients.

Ici encore, déboule une loi qui efface les effets sans supprimer les causes. Quoi de plus stupide, d'une part, quoi de plus pervers, de plus dangereux, d'autre part ?  

La loi Marthe Richard sur les maisons closes avait déjà jeté à la rue les prostitué(e)s, les mettant aux mains des proxénètes, des violeurs, des fous et des malades; celle-ci va maintenant criminaliser les pauvres gens pour qui ces hommes et ces femmes d'accueil étaient le seul exutoire, le seul confesseur, le seul hâvre de tendresse.

Si c'est la loi la plus con que j'ai jamais vu, c'est aussi la plus méchante, après celle qui a jeté les pauvres fumeurs/buveurs de bière hors des bistrots où ils vivaient en famille, sans faire le moindre mal à quiconque.

Ça donne la mesure et le but de ce meilleur des mondes qui arrive à marche forcée : nier tout ce qui est humain, dans sa beauté comme dans sa misère, et souvent les deux voisinent étroitement, rejeter comme saleté tous les ressorts de la tendresse, de l'affection et du respect mutuel.

Vouloir lutter contre la prostitution est aussi vain que chercher à empêcher la Terre de tourner.

La seule chose qui compte ? Briser et dissuader les proxénètes, ces ordures pur jus. Aucune loi contre cette pourriture.

La solution est pourtant simple : leur péter la gueule, les bras et les jambes à coup de battes de base-ball, ou les noyer en pleine mer. C'est facile, ça ne coûterait rien, ou pas grand chose, et ce serait véritablement utile. On pourrait facilement réserver le même sort à tout ce qui trafique de l'être humain.

OK, c'est pas gentil, pas charitable, mais j'en ai parfois un peu marre des salauds; ce serait enfin du véritable socialisme, non ?

 

Encore une fois, énième démonstration, ces prétendus législateurs soucieux d'altruisme et de dignité humaine laïque n'ont que haine et mépris pour les hommes qu'ils prétendent gouverner, et leurs besoins fondamentaux, du haut de leur ignorance dogmatique, proche de l'inhumanité.  

Ils haïssent l'état humain, rêvent d'un monde minéral, glacial, d'une tour faite de briques toutes pareilles, moulée au même moule d'une terre cuite épurée de ses défauts, sans plus la moindre trace de cette putain de ressemblance divine qui lézarde tout. 

Les briques n'ont pas besoin d'être à l'image de Dieu pour former un mur étanche, au contraire. Les rouages, étant sans âme,n'ont pas d'état d'âme.

Après les millions de morts du socialisme du XXème, nous aurons et commençons à voir l'anéantissement de tout ce qui est humain, au nom de la perfection utopique du super-organisme clean et pyramidal qui veut être Dieu à la place de Dieu.

La feuille de route, de plus en plus lisible : tuons et supprimons tout ce qui n'est pas strictement mécanique, toute individualité.

L'antidote : cultivons éperdument en nous, et choyons en l'autre, en chacun des autres ce qui le rend impropre à l'édification de la nouvelle Tour de Babel : le défaut de la cuirasse par où l'esprit s'engouffre, notre unique et précieuse faiblesse, le point où nous nous anéantissons.




 

 

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 10:22

Dans sa passionnante "Histoire buissonnière de la France", l'anglais Graham Robb rapporte un fait très curieux : quand Louis Quatorze, dit le Grand (il était tout petit et mettait des talonnettes), ou le roi-Soleil, eut attiré les seigneurs à Versailles pour les prendre dans les filets du paraître, cette transhumance provoqua un trouble inattendu dans les campagnes : les grands animaux, cerfs, daims, chevreuils et toutes sortes d'oiseaux et de petits mammifères se mirent à pululler.

 

Les aristocrates avaient seuls le droit de chasse sur leurs terres, et le pauvre homme qui se risquait au braconnage pouvait se voir simplement pendu, pour solde de tous comptes. Bien peu s'y aventuraient.

 

En refluant sur le palais du monarque pour y faire assaut de luxe, de vanités, de bassesse et de compromissions, les nobles laissèrent le terrain vacant, toujours sillonné par des gardes zélés qui continuaient à dissuader le braconnage.

 

La population des forêts explosa, et se mit à dévorer les récoltes, les fourrages, les légumes des paysans dont certains connurent la famine.

 

Ce rappel me laisse pensif, à mettre en relation avec cet article.

 

Quand l'homme renonce à la chasse, il permet le développement d'espèces qui entrent en concurrence directe avec lui.

 

Même farouchement végétarien, il n'a pas vraiment d'autre choix que d'en réguler le nombre.

 

Je sais que ces propos peuvent soulever un tollé; il vaudrait mieux qu'ils suscitent la réflexion.

 

 

 

 

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 10:32

Je vous l'avais dit, que mon premier jeûne aurait des répercussions sur le blog. On n'a pas fini avec ça. Je dirai très schématiquement qu'il y a eu des périodes très marquées, dans mon existence : avant et après les champignons, vous savez, ces petits champignons dont la cueillette, le transport et la consommation sont prohibés par l'ogre légal, car ceux qui n'en ont jamais pris les considèrent d'un air grave et compétent comme très dangereux, mais bon, je ne suis pas venu faire la promotion d'un truc qui s'est passé voici 30 ans, n'empêche, donc, je répète : avant et après les "petits qui poussent", une sorte de deuxième naissance, et puis, un avant et un après le jeûne.

 

Impossible de dire quelle expérience prime, impossible et inutile. Ce n'est pas un concours. Disons qu'à 30 ans, les "petits amis" m'ont pris à l'état de caillou, d'adolescent attardé et égotique, angoissé et minéralisé, et m'ont rendu tout nu à l'état d'homme naissant.

 

Le jeûne a pris un homme fatigué, émoussé par le train train et les habitudes, et l'a rendu à l'état d'homme renaissant.

 

Ce qui unit les deux : une prodigieuse sensation de jeunesse, de santé, de vie, d'amour, qui fait péter tous les méchants tuyaux gris qu'on nous branche en permanence en nous disant qu'il n'y a aucun autre moyen de survivre. Les deux nous mettent en présence de la seule chose qui vaille : notre part magique, notre vie divine, la Vie cachée, Peau d'Âne.

 

Les deux mènent de la survie à la Vie.

 

Ah, vous croyez, je fais la promotion de trucs interdits ? Non, j'expose juste mon expérience. Et j'ai en tête une phrase qui disait : "Ne vous inquiétez pas de ce que vous direz devant vos juges ...", et je ne m'inquiète pas. Que peuvent les morts, face aux Vivants ?

 

Quand je vois les pauvres humains dans leurs prisons, car c'est en prison qu'ils existent, prisons mentales, chimiques, psychiques, physiques, car la Terre n'est plus qu'un gigantesque camp de concentration dont l'étreinte se resserre de jour en jour, j'ai de la peine pour eux.

 

Un jour, nous nous sommes posés à la porte des Baux de Provence, un quart d'heure, pour attendre quelqu'un et nous avons regardé les touristes qui entraient et sortaient. De quoi prendre peur. Gris, suintants, oppressés, respirant à peine, flasques, boiteux, gonflés ou décharnés, le regard fuyant ou inquisiteur, la galerie des horreurs. A part quelques belles gens qui rayonnaient, mais si peu, quel cauchemar ... Nous, nous descendions de la montagne où nous avions marché des heures ...

 

Je piétinais dans la foule derrière deux grosses femmes, la mère, je suppose, et la fille. Celle-ci disait , avé l'assent : "Quand j'aurai retrouvé la ligne..." et je commençais à me dire tiens, elle a envie de réagir, quand elle continua "ah, passque tu sais, c'est souvent qu'ils nous la coupent, hein". Elle parlait du téléphone ou de la télé ...

 

Gavés, gavés à donf. De bouffe sale et morte, de sucre, de graisse, de cadavres, d'ondes létales, de messages toujours plus crades, stupides et avilissants, de rires en boîtes, de pseudo informations télévisées, j'adore ce mot, qui rend bien compte de la manière dont nous sommes visés, de loin, nous sommes la cible, mais personne n'entend ce qu'il dit vraiment, ce mot, tout le monde croit que ça permet de voir de loin, c'est vrai aussi, mais ça ne sert à rien, de voir ce qu'il y a au loin quand on ne voit rien de ce qui nous touche, nous concerne, alors que tout près, tout près de nous, à portée de la main, il y a tant de merveilles ignorées, de parfums, d'oiseaux, la caresse ou la gifle du vent, mais ça, non, c'est pas supportable. On aime le petit vent doux qui rafraichit, et encore, on aime mieux et de plus en plus la clim, passque le vent, y a du pollen, et chuis allergique, moi, au pollen. Pourtant j'ai vu dix médecins, mais aucun traitement ne me fait rien.  Et le grand vent, on l'appelle "vent mauvais", comme la pluie est maintenant le "mauvais temps". Et l'hiver la "mauvaise saison".

 

Pauvres humains, mes frères, dit-on...

 

Qui n'avez plus ni respect ni amour, mais de la peur, oui, derrière vos casernes mentales, même si vous refusez de le reconnaître, de la peur, car vous n'êtes qu'écorce, et que le grand vent, justement, emporte la balle pour nettoyer le grain, et que vous n'êtes plus qu'écorce, et que votre écorce tremble d'être emportée par le vent "mauvais", et de l'arrogance, oh, quelle arrogance, maintenant que vous avez un avis sur tout, que rien n'échappe à votre regard de rapace.

 

Sur le jeûne, par exemple, dont vous ne savez rien,  et pour cause, puisque manquer vous fait peur, et sur ces drôles de plantes que la main de Dieu, ou de mère Nature, à moins que ce ne soit celle du Diable, qui sait, a distribué à profusion sur notre si belle Terre, si belle quand on la regarde nue, parfaitement vivante, sous les oripeaux dont on l'a accoutrée, vous avez un avis.

 

Et que sauriez-vous du baiser intime du maître champignon qui vous connaît mille fois mieux que vous ne vous connaissez vous-même, puisque vous avez si peur de cela, la connaissance, que vous préférez juger, condamner, saisir et brûler comme de dangereux criminels ceux qui s'y aventurent, le regard clair et le coeur ardent ?

 

Sur ces sujets graves dont tout vous échappe, vous avez un avis. L'avis officiel, l'avis des docteurs, l'avis de la peur. Généralement celui du journal que vous lisez, de la radio ou de la télé dont vous vous goinfrez, jusqu'à en crever, pourris de toutes les pourritures du corps et de l'âme.

 

Car en fait, vous qui êtes censés être mes frères humains, vous vous goinfrez comme des porcs à l'engrais.

 

Branchés de toutes parts, en une perfusion totale, qui a remplacé la communion à la nature, natura naturata (la nature créée), natura naturans (la part divine féminine), et le respect et l'Amour du Père, vous êtes pleins comme des outres. Mais cela cache un immense vide, car qui a perdu son centre n'est que ventre, balle, écorce, qui redoute le grand vent.

 

Mais comment êtes-vous si vide, quand vous vous emplissez autant ? C'est que quelqu'un vous suce. Un parasite. Prenez le ténia. Le ténia suce son hôte, qui se voit alors condamné à ingurgiter des quantités effrayantes de victuailles, à son seul profit.

 

Il existe un parasite unique reproductible et scissible à souhait, qui se fixe sur le psychisme humain, et qui, pour réussir son challenge, doit d'abord couper l'homme, son hôte, des dispositifs de sécurité qu'il a reçus à sa naissance. Ces dispositifs sont activés par l'éducation traditionnelle, véhiculée tant bien que mal, et de plus en plus mal, au fil de l'involution, jusqu'à tomber en lambeaux, aujourd'hui.

 

Nier l'involution, et faire la promotion de l'évolution est évidemment l'un des moyens de rendre inopérants les mécanismes de préservation du message divin qui fait de nous des hommes, et non des animaux.

 

Toute l'éducation laïque, dont la france jacobine et tous les petits vincentpeillon (terme générique pour ces êtres en caoutchouc gris)sont les fers de lance, toute cette éducation à rebours, qui nie la divinité de l'homme n'a qu'un but, et un seul : supprimer le message initial, primordial, éradiquer toutes les initiations, tous les Mystères, et jusqu'à leur souvenir, banaliser et égaliser par tous les moyens - et nous entrons ici dans la définition même du génocide, et j'accuse clairement les adorateurs de la bête, et les êtres de caoutchouc gris et de plastique noir, les hordes en kevlar, de génocide, car leur guerre est menée contre l'humanité entière - égaliser par tous les moyens, disais-je, l'humain, considéré comme un simple matériau reproductible et modifiable à souhait - clonage, manipulation génétique, anéantissement des sexes, oubli des origines, falsification de l'Histoire - une simple cellule d'une énorme Bête, et non plus l'Homme, fils unique de Dieu et de la Matière, sa mère. 

 

Quelqu'un veut prendre l'affaire en mains, à son profit. 

 

Un parasite, que j'héberge, que vous hébergez, que nous hébergeons, et dont le premier acte est de nous couper de notre Source et de Sa protection. Le meilleur moyen qu'il ait imaginé, c'est de nous faire croire qu'il n'existe pas, comme le disait (je crois) Baudelaire. Le deuxième, c'est que la Source n'existe pas. Que nous ne sommes pas les fils et des filles de Dieu, mais des produits du "hasard et de la nécessité".

 

Une fois cela acquis, profondément inscrit dans les esprits, marqué au fer rouge (car c'est ainsi que les choses se passent, comme le "petit qui pousse" me l'a un jour enseigné, qu'on nous implante des croyances comme on marque les troupeaux), les humains qui ont perdu toute foi, toute connaissance, puisque la véritable foi repose sur la véritable connaissance, et les deux vont ensemble, les humains ainsi défigurés, amputés, l'homme devenu écorce, bétail, n'est plus que vide, et n'a plus qu'un but : se remplir, pour combler cette horrible sensation de faim, de perte et de solitude.      

 

Un immense vide, et donc une immense faim. A force de bâfrer, d'ingurgiter, les obèses déboulent de partout et envahissent le monde. Obèses physiques, mais combien d'obèses invisibles, bourrés de trilliards d'images, de rythmes et de phrases toutes faites, de clichés, d'implants, de formules ?

 

Le monde n'est plus un monde d'hommes, c'est le triomphe et la vitrine de la Bête, l'homme-animal collectif qui croit renverser les idoles alors qu'aveugle il n'idolâtre que cette monstrueuse image de son propre avilissement, et ses adeptes et ses troupeaux sont un immense troupeau de cochons goulus qui dévore tout sur son passage, dévore et souille, chie, dégueule, et remange et se trouve riche, et plein, et plein d'arrogance, moi, moi, moi, mais a toujours faim, une satanée faim qui ne respecte et n'aime rien, mais ne veut qu'une chose : dévorer encore plus, jusqu'à s'entredévorer. Les riches, les pauvres, les gros, les maigres, les beaux, les laids, ceux qui ont un prophète et ceux qui n'adorent qu'eux-mêmes, tous se déchirent, s'empoignent et se dévorent. En dessous, bien sûr, en ce qui leur reste d'humain, car tout n'est pas fini, jamais, et c'est en cela que ces femmes et ces hommes sont encore et toujours mes frères et mes soeurs, pour cette seule et imparable raison, en dessous, une âme qui souffre et se fait toute petite, et pleure, en espérant être entendue, une âme coincée sous un cochon géant assis sur elle, qui ne pense qu'à bouffer et bouffer encore, et un parasite assis sur lui qui le méprise et le vide à mesure.

 

On reconnaîtra l'arbre à ses fruits, dit un texte fondateur ? 

 

Alors, quel arbre monstrueux a pu donner comme fruit des milliards de cochons voraces assis sur des âmes qui pleurent ?

 

Cet arbre doit-il encore prospérer ? Ou le vent doit-il l'emporter, le grand vent, le grand vent qui vient ?

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 13:28

Mme VJ, passionnée, lit assidument des revues subversives telle Néo Santé.

 

Ça m'intéresse peu. D'abord, je suis rarement malade. Des douleurs par ci par là, rien de plus (c'était avant le jeûne).

 

Ensuite, mon défunt papa avait un tel souci de toutes les manifestations des possibles défaillances de son système organique, que je crois m'être parfaitement dégoûté de tous les symptômes qu'a pu décrire le Vidal.

 

Et puis, si je suis malade, je geins, je me tortille, je rampe, mais j'ai déjà intégré l'idée que crève mon organisme, parce que - et je suis sidéré de constater combien nombre de mes collègues humains s'accrochent déséspérement à ce noeud gordien - quitter ce monde anusoïdal (cherchez pas, c'est un néologisme censé décrire un monde de trous du Q) me réjouit fondamentalement. Donc, crever ne me paraît aucunement affligeant, bien au contraire, sauf pour le désarroi et la souffrance de ceux de mes très proches qui ont fondé quelque espoir en la durée de ma forme physique, pourtant aléatoire.

 

Ce long et filandreux préambule pour en arriver au point suivant : la prétendue médecine actuelle et immédiatemment future s'est fixée comme but d'éradiquer les maladies. Comme si la maladie était honteuse. Comme si ce qui n'était pas apparemment parfait était vicié, vicieux.

 

La sculpture d'Arno Brekker ne diffère en rien du projet de monsanto (aux chiottes les majuscules), ni des grotesques revues militaires chinoises, 14juilletistes, simiesques, russes, zimbabwéennes, chinoises ou coréennes du Sud ou du Nord.

 

La santé, pour les petits satans, c'est un parapluie dans le cul avec 2 piles wonder.  

 

Et pour les puissants, du viagra à volonté, et une remise à neuf périodique.

 

Il me semble à moi, pauvre hère échoué sur cette plage, il me semblait et bizarrement, il me semble encore, que ces fameuses maladies - des centaines voire des milliers de personnes instruites et qualifiées ont dû le dire avant moi, je l'espère - ont quelque chose à nous apprendre, ce que ne cessent de répéter les gens de Néosanté et autres.

 

Bien que j'ai lu des milliers de livres, j'aime mieux tirer exemple des épisodes de ma vie, que j'ai vécus de l'intérieur.

 

Très entraîné en arts martiaux, vers l'âge de 30 ans, la plupart des peurs physiques m'avaient quitté, et, insidieusement, se glissait en moi l'impression d'être devenu intouchable, invulnérable, une sorte de demi-dieu, pourquoi pas ? Une belle image de moi posée sur la cheminée, que j'adorais. 

 

Las, un matin, une invisible bactérie, un injuste virus, que sais-je, une saloperie s'est engouffrée dans mes organes magnifiques et somptueux, et m'a foutu en l'air.

 

La turista, peut-être.

 

Et la merveilleuse machine qui propulsait orgueilleusement ses hanches de baiseur et ses épaules de catcheur s'est trouvée au tapis, en sueur glacée, en larmes, aboyant au secours, rampant, mendiant un peu d'attention, prête à tous les reculs, à tous les accommodements pour regagner la rive de cette terre si désirable : ne plus souffrir.

 

Un centenaire aurait fait de ma carcasse pantelante ce qu'il voulait. La statue brisée gisait dans le caniveau. 

 

Les modernes dispensateurs de la santé obligatoire, dont ils font un culte, un veau d'or selon mon point de vue actuel, même s'ils ne sont pas nécessairement comme le disent certains à propos des vaccins, de véritables assassins - ce que je n'écarte pas, cependant, tant les présomptions sont fortes - sont de vrais satanistes.

 

Dans l'exemple personnel que je viens de citer, on voit clairement que la maladie a jeté à bas un orgueil dérisoire. Sans elle, quel pauvre con inconscient aurait continué à se pavaner, pour combien de temps ?

 

Cet exemple, vous pouvez sans doute l'élargir à votre propre expérience. 

 

Que serions-nous, de quel soufre puant serions-nous habités si la nature ne jetait pas régulièrement à bas nos fantasmes fétides ?

 

"A quelque chose malheur est bon", dit la Sagesse populaire, beaucoup plus sage que nos modernes Diafori.

 

Enlevez le malheur, l'adversité, la maladie, nous ne serons plus que des clones imbéciles de l'Adam-bétail.

 

Exactement ce que nous promet la science : nous conserver éternellement en bonne santé, liftés, refaits, pucés et calibrés. 

 

Or, la conscience ne vient que par la destruction plus ou moins rapide de nos statues d'argile, sous la flagellation et l'érosion du Vent de l'Esprit.

 

Alors, face aux méchants et ridicules sorciers nobellisés, je revendique mon droit absolu à la maladie et à ce qu'elle enseigne, à la Mort, qui désagrège et dissout toutes les concrétions excessivement calcaires que l'Homme tend à former dans ces fonds sous-marins.

 

Je ne veux pas être beau, jeune, fort, pas plus que riche, et surtout pas éternel.

 

 

Je veux ouvrir la porte de cette prison. 

 

 

 

 

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Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
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Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.