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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 13:28

Mme VJ, passionnée, lit assidument des revues subversives telle Néo Santé.

 

Ça m'intéresse peu. D'abord, je suis rarement malade. Des douleurs par ci par là, rien de plus (c'était avant le jeûne).

 

Ensuite, mon défunt papa avait un tel souci de toutes les manifestations des possibles défaillances de son système organique, que je crois m'être parfaitement dégoûté de tous les symptômes qu'a pu décrire le Vidal.

 

Et puis, si je suis malade, je geins, je me tortille, je rampe, mais j'ai déjà intégré l'idée que crève mon organisme, parce que - et je suis sidéré de constater combien nombre de mes collègues humains s'accrochent déséspérement à ce noeud gordien - quitter ce monde anusoïdal (cherchez pas, c'est un néologisme censé décrire un monde de trous du Q) me réjouit fondamentalement. Donc, crever ne me paraît aucunement affligeant, bien au contraire, sauf pour le désarroi et la souffrance de ceux de mes très proches qui ont fondé quelque espoir en la durée de ma forme physique, pourtant aléatoire.

 

Ce long et filandreux préambule pour en arriver au point suivant : la prétendue médecine actuelle et immédiatemment future s'est fixée comme but d'éradiquer les maladies. Comme si la maladie était honteuse. Comme si ce qui n'était pas apparemment parfait était vicié, vicieux.

 

La sculpture d'Arno Brekker ne diffère en rien du projet de monsanto (aux chiottes les majuscules), ni des grotesques revues militaires chinoises, 14juilletistes, simiesques, russes, zimbabwéennes, chinoises ou coréennes du Sud ou du Nord.

 

La santé, pour les petits satans, c'est un parapluie dans le cul avec 2 piles wonder.  

 

Et pour les puissants, du viagra à volonté, et une remise à neuf périodique.

 

Il me semble à moi, pauvre hère échoué sur cette plage, il me semblait et bizarrement, il me semble encore, que ces fameuses maladies - des centaines voire des milliers de personnes instruites et qualifiées ont dû le dire avant moi, je l'espère - ont quelque chose à nous apprendre, ce que ne cessent de répéter les gens de Néosanté et autres.

 

Bien que j'ai lu des milliers de livres, j'aime mieux tirer exemple des épisodes de ma vie, que j'ai vécus de l'intérieur.

 

Très entraîné en arts martiaux, vers l'âge de 30 ans, la plupart des peurs physiques m'avaient quitté, et, insidieusement, se glissait en moi l'impression d'être devenu intouchable, invulnérable, une sorte de demi-dieu, pourquoi pas ? Une belle image de moi posée sur la cheminée, que j'adorais. 

 

Las, un matin, une invisible bactérie, un injuste virus, que sais-je, une saloperie s'est engouffrée dans mes organes magnifiques et somptueux, et m'a foutu en l'air.

 

La turista, peut-être.

 

Et la merveilleuse machine qui propulsait orgueilleusement ses hanches de baiseur et ses épaules de catcheur s'est trouvée au tapis, en sueur glacée, en larmes, aboyant au secours, rampant, mendiant un peu d'attention, prête à tous les reculs, à tous les accommodements pour regagner la rive de cette terre si désirable : ne plus souffrir.

 

Un centenaire aurait fait de ma carcasse pantelante ce qu'il voulait. La statue brisée gisait dans le caniveau. 

 

Les modernes dispensateurs de la santé obligatoire, dont ils font un culte, un veau d'or selon mon point de vue actuel, même s'ils ne sont pas nécessairement comme le disent certains à propos des vaccins, de véritables assassins - ce que je n'écarte pas, cependant, tant les présomptions sont fortes - sont de vrais satanistes.

 

Dans l'exemple personnel que je viens de citer, on voit clairement que la maladie a jeté à bas un orgueil dérisoire. Sans elle, quel pauvre con inconscient aurait continué à se pavaner, pour combien de temps ?

 

Cet exemple, vous pouvez sans doute l'élargir à votre propre expérience. 

 

Que serions-nous, de quel soufre puant serions-nous habités si la nature ne jetait pas régulièrement à bas nos fantasmes fétides ?

 

"A quelque chose malheur est bon", dit la Sagesse populaire, beaucoup plus sage que nos modernes Diafori.

 

Enlevez le malheur, l'adversité, la maladie, nous ne serons plus que des clones imbéciles de l'Adam-bétail.

 

Exactement ce que nous promet la science : nous conserver éternellement en bonne santé, liftés, refaits, pucés et calibrés. 

 

Or, la conscience ne vient que par la destruction plus ou moins rapide de nos statues d'argile, sous la flagellation et l'érosion du Vent de l'Esprit.

 

Alors, face aux méchants et ridicules sorciers nobellisés, je revendique mon droit absolu à la maladie et à ce qu'elle enseigne, à la Mort, qui désagrège et dissout toutes les concrétions excessivement calcaires que l'Homme tend à former dans ces fonds sous-marins.

 

Je ne veux pas être beau, jeune, fort, pas plus que riche, et surtout pas éternel.

 

 

Je veux ouvrir la porte de cette prison. 

 

 

 

 

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Published by Vieux Jade - dans extrême
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commentaires

Narf 02/10/2013 13:14


Hummm! "T'as la pêche? N'avale pas le noyau!^^". C'est une blague de Nia Hall en passant... Ha, les noyaux, il faut bien les garder et les offrir, les semer, les conserver... Une force
insoupçonnée concentrée dans une petite graine. C'est vraiment magique. Je suis baba devant l'intelligence d'une orange, d'une pastèque, d'un pépin de raisin. Mazette!!! Depuis juillet, conserver
les noyaux et les graines de ce que je mange, m'amène à prendre conscience de cette facette de la vie. Et dire que je jetais cela sans aucune considération! Super surprise!  L'obsession de
la faim, comme celle de l'âme, est saine puisqu'elle cherche à nous guider vers la source, l'opulence: normal que la vie cherche à passer par nous, veuille s'exprimer coûte que coûte à travers
nous! Nous aussi sommes des fruits.

Vieux Jade 02/10/2013 14:52



Z'êtes particulièrement en forme, aujourd'hui :)



Narf 02/10/2013 11:32


la faim, comment l'interpréter, vrai ou faux symptome: http://vitae.pagesperso-orange.fr/guide%20vert%20de%20l%27hygienisme.html#AU%20R%C6%92VEIL

Vieux Jade 02/10/2013 12:37



Oui, ça aussi, je connais. On mange pour calmer la douleur de la digestion en cours. Je confirme.



Narf 02/10/2013 09:09


Perso, c'est exactement mon cas! Soit je continue le train train tranquille et ne change rien, soit j'accepte les bobos, les effets des changements, des nettoyages ( faut remettre du mouvement et
remuer la boue de l'étang pour accepter qu'elle parte et me régénérer), accepter les symptomes, sans les étouffer, en les comprenant comme les signes d'une régénération en marche. Comprendre que
les symptomes ne manifestent que la Vie à l'oeuvre, ou les éteindre et rester "morte". Changement complet de paradigme qui ne tient qu'à moi. Foi ( et aussi foie) mis à l'épreuve sans cesse.
Courage ( et coeur) aussi. Intention ( et poumons) aussi. Peur ( et reins?) aussi. Tout ça parce que j'ai réalisé que je m'étais trompée en croyant que la joie, la volupté et l'immense 
plaisir ressenti à croquer des cerises ou autre fruit ne devait être réservé qu'à de rares moments exceptionnels alors qu'en réalité je peux aller vers ces plaisirs à chaque repas, tout le temps.
Se reconnecter à cette source de vie sans s'en priver et sans se limiter change complètement la vision et la conscience de la vie."Errare Humanum Est..." Hummm, cette phrase! Je l'aime de plus en
plus! :)


 

Vieux Jade 02/10/2013 12:36



Merci, c'est bien exprimé. "L'immense plaisir", je l'ai ressenti à manger une délicieuse pêche juteuse et sucrée, un matin à Clermont l'Hérault, moi qui jusqu'à alors (jusqu'au jour où j'ai
jeûné) ne mangeais jamais le moindre fruit.



geronimo87 01/10/2013 14:43


Salut VJDSJ.


Une "définition" de la "maladie": c'est le travail que fait le corps pour retrouver son équilibre....youpi.

Vieux Jade 01/10/2013 18:29



Voilà, c'est donc un enseignement. Le corps gueule et dit : mais t'es malade ! Change de vie !



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.