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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 10:32

Je vous l'avais dit, que mon premier jeûne aurait des répercussions sur le blog. On n'a pas fini avec ça. Je dirai très schématiquement qu'il y a eu des périodes très marquées, dans mon existence : avant et après les champignons, vous savez, ces petits champignons dont la cueillette, le transport et la consommation sont prohibés par l'ogre légal, car ceux qui n'en ont jamais pris les considèrent d'un air grave et compétent comme très dangereux, mais bon, je ne suis pas venu faire la promotion d'un truc qui s'est passé voici 30 ans, n'empêche, donc, je répète : avant et après les "petits qui poussent", une sorte de deuxième naissance, et puis, un avant et un après le jeûne.

 

Impossible de dire quelle expérience prime, impossible et inutile. Ce n'est pas un concours. Disons qu'à 30 ans, les "petits amis" m'ont pris à l'état de caillou, d'adolescent attardé et égotique, angoissé et minéralisé, et m'ont rendu tout nu à l'état d'homme naissant.

 

Le jeûne a pris un homme fatigué, émoussé par le train train et les habitudes, et l'a rendu à l'état d'homme renaissant.

 

Ce qui unit les deux : une prodigieuse sensation de jeunesse, de santé, de vie, d'amour, qui fait péter tous les méchants tuyaux gris qu'on nous branche en permanence en nous disant qu'il n'y a aucun autre moyen de survivre. Les deux nous mettent en présence de la seule chose qui vaille : notre part magique, notre vie divine, la Vie cachée, Peau d'Âne.

 

Les deux mènent de la survie à la Vie.

 

Ah, vous croyez, je fais la promotion de trucs interdits ? Non, j'expose juste mon expérience. Et j'ai en tête une phrase qui disait : "Ne vous inquiétez pas de ce que vous direz devant vos juges ...", et je ne m'inquiète pas. Que peuvent les morts, face aux Vivants ?

 

Quand je vois les pauvres humains dans leurs prisons, car c'est en prison qu'ils existent, prisons mentales, chimiques, psychiques, physiques, car la Terre n'est plus qu'un gigantesque camp de concentration dont l'étreinte se resserre de jour en jour, j'ai de la peine pour eux.

 

Un jour, nous nous sommes posés à la porte des Baux de Provence, un quart d'heure, pour attendre quelqu'un et nous avons regardé les touristes qui entraient et sortaient. De quoi prendre peur. Gris, suintants, oppressés, respirant à peine, flasques, boiteux, gonflés ou décharnés, le regard fuyant ou inquisiteur, la galerie des horreurs. A part quelques belles gens qui rayonnaient, mais si peu, quel cauchemar ... Nous, nous descendions de la montagne où nous avions marché des heures ...

 

Je piétinais dans la foule derrière deux grosses femmes, la mère, je suppose, et la fille. Celle-ci disait , avé l'assent : "Quand j'aurai retrouvé la ligne..." et je commençais à me dire tiens, elle a envie de réagir, quand elle continua "ah, passque tu sais, c'est souvent qu'ils nous la coupent, hein". Elle parlait du téléphone ou de la télé ...

 

Gavés, gavés à donf. De bouffe sale et morte, de sucre, de graisse, de cadavres, d'ondes létales, de messages toujours plus crades, stupides et avilissants, de rires en boîtes, de pseudo informations télévisées, j'adore ce mot, qui rend bien compte de la manière dont nous sommes visés, de loin, nous sommes la cible, mais personne n'entend ce qu'il dit vraiment, ce mot, tout le monde croit que ça permet de voir de loin, c'est vrai aussi, mais ça ne sert à rien, de voir ce qu'il y a au loin quand on ne voit rien de ce qui nous touche, nous concerne, alors que tout près, tout près de nous, à portée de la main, il y a tant de merveilles ignorées, de parfums, d'oiseaux, la caresse ou la gifle du vent, mais ça, non, c'est pas supportable. On aime le petit vent doux qui rafraichit, et encore, on aime mieux et de plus en plus la clim, passque le vent, y a du pollen, et chuis allergique, moi, au pollen. Pourtant j'ai vu dix médecins, mais aucun traitement ne me fait rien.  Et le grand vent, on l'appelle "vent mauvais", comme la pluie est maintenant le "mauvais temps". Et l'hiver la "mauvaise saison".

 

Pauvres humains, mes frères, dit-on...

 

Qui n'avez plus ni respect ni amour, mais de la peur, oui, derrière vos casernes mentales, même si vous refusez de le reconnaître, de la peur, car vous n'êtes qu'écorce, et que le grand vent, justement, emporte la balle pour nettoyer le grain, et que vous n'êtes plus qu'écorce, et que votre écorce tremble d'être emportée par le vent "mauvais", et de l'arrogance, oh, quelle arrogance, maintenant que vous avez un avis sur tout, que rien n'échappe à votre regard de rapace.

 

Sur le jeûne, par exemple, dont vous ne savez rien,  et pour cause, puisque manquer vous fait peur, et sur ces drôles de plantes que la main de Dieu, ou de mère Nature, à moins que ce ne soit celle du Diable, qui sait, a distribué à profusion sur notre si belle Terre, si belle quand on la regarde nue, parfaitement vivante, sous les oripeaux dont on l'a accoutrée, vous avez un avis.

 

Et que sauriez-vous du baiser intime du maître champignon qui vous connaît mille fois mieux que vous ne vous connaissez vous-même, puisque vous avez si peur de cela, la connaissance, que vous préférez juger, condamner, saisir et brûler comme de dangereux criminels ceux qui s'y aventurent, le regard clair et le coeur ardent ?

 

Sur ces sujets graves dont tout vous échappe, vous avez un avis. L'avis officiel, l'avis des docteurs, l'avis de la peur. Généralement celui du journal que vous lisez, de la radio ou de la télé dont vous vous goinfrez, jusqu'à en crever, pourris de toutes les pourritures du corps et de l'âme.

 

Car en fait, vous qui êtes censés être mes frères humains, vous vous goinfrez comme des porcs à l'engrais.

 

Branchés de toutes parts, en une perfusion totale, qui a remplacé la communion à la nature, natura naturata (la nature créée), natura naturans (la part divine féminine), et le respect et l'Amour du Père, vous êtes pleins comme des outres. Mais cela cache un immense vide, car qui a perdu son centre n'est que ventre, balle, écorce, qui redoute le grand vent.

 

Mais comment êtes-vous si vide, quand vous vous emplissez autant ? C'est que quelqu'un vous suce. Un parasite. Prenez le ténia. Le ténia suce son hôte, qui se voit alors condamné à ingurgiter des quantités effrayantes de victuailles, à son seul profit.

 

Il existe un parasite unique reproductible et scissible à souhait, qui se fixe sur le psychisme humain, et qui, pour réussir son challenge, doit d'abord couper l'homme, son hôte, des dispositifs de sécurité qu'il a reçus à sa naissance. Ces dispositifs sont activés par l'éducation traditionnelle, véhiculée tant bien que mal, et de plus en plus mal, au fil de l'involution, jusqu'à tomber en lambeaux, aujourd'hui.

 

Nier l'involution, et faire la promotion de l'évolution est évidemment l'un des moyens de rendre inopérants les mécanismes de préservation du message divin qui fait de nous des hommes, et non des animaux.

 

Toute l'éducation laïque, dont la france jacobine et tous les petits vincentpeillon (terme générique pour ces êtres en caoutchouc gris)sont les fers de lance, toute cette éducation à rebours, qui nie la divinité de l'homme n'a qu'un but, et un seul : supprimer le message initial, primordial, éradiquer toutes les initiations, tous les Mystères, et jusqu'à leur souvenir, banaliser et égaliser par tous les moyens - et nous entrons ici dans la définition même du génocide, et j'accuse clairement les adorateurs de la bête, et les êtres de caoutchouc gris et de plastique noir, les hordes en kevlar, de génocide, car leur guerre est menée contre l'humanité entière - égaliser par tous les moyens, disais-je, l'humain, considéré comme un simple matériau reproductible et modifiable à souhait - clonage, manipulation génétique, anéantissement des sexes, oubli des origines, falsification de l'Histoire - une simple cellule d'une énorme Bête, et non plus l'Homme, fils unique de Dieu et de la Matière, sa mère. 

 

Quelqu'un veut prendre l'affaire en mains, à son profit. 

 

Un parasite, que j'héberge, que vous hébergez, que nous hébergeons, et dont le premier acte est de nous couper de notre Source et de Sa protection. Le meilleur moyen qu'il ait imaginé, c'est de nous faire croire qu'il n'existe pas, comme le disait (je crois) Baudelaire. Le deuxième, c'est que la Source n'existe pas. Que nous ne sommes pas les fils et des filles de Dieu, mais des produits du "hasard et de la nécessité".

 

Une fois cela acquis, profondément inscrit dans les esprits, marqué au fer rouge (car c'est ainsi que les choses se passent, comme le "petit qui pousse" me l'a un jour enseigné, qu'on nous implante des croyances comme on marque les troupeaux), les humains qui ont perdu toute foi, toute connaissance, puisque la véritable foi repose sur la véritable connaissance, et les deux vont ensemble, les humains ainsi défigurés, amputés, l'homme devenu écorce, bétail, n'est plus que vide, et n'a plus qu'un but : se remplir, pour combler cette horrible sensation de faim, de perte et de solitude.      

 

Un immense vide, et donc une immense faim. A force de bâfrer, d'ingurgiter, les obèses déboulent de partout et envahissent le monde. Obèses physiques, mais combien d'obèses invisibles, bourrés de trilliards d'images, de rythmes et de phrases toutes faites, de clichés, d'implants, de formules ?

 

Le monde n'est plus un monde d'hommes, c'est le triomphe et la vitrine de la Bête, l'homme-animal collectif qui croit renverser les idoles alors qu'aveugle il n'idolâtre que cette monstrueuse image de son propre avilissement, et ses adeptes et ses troupeaux sont un immense troupeau de cochons goulus qui dévore tout sur son passage, dévore et souille, chie, dégueule, et remange et se trouve riche, et plein, et plein d'arrogance, moi, moi, moi, mais a toujours faim, une satanée faim qui ne respecte et n'aime rien, mais ne veut qu'une chose : dévorer encore plus, jusqu'à s'entredévorer. Les riches, les pauvres, les gros, les maigres, les beaux, les laids, ceux qui ont un prophète et ceux qui n'adorent qu'eux-mêmes, tous se déchirent, s'empoignent et se dévorent. En dessous, bien sûr, en ce qui leur reste d'humain, car tout n'est pas fini, jamais, et c'est en cela que ces femmes et ces hommes sont encore et toujours mes frères et mes soeurs, pour cette seule et imparable raison, en dessous, une âme qui souffre et se fait toute petite, et pleure, en espérant être entendue, une âme coincée sous un cochon géant assis sur elle, qui ne pense qu'à bouffer et bouffer encore, et un parasite assis sur lui qui le méprise et le vide à mesure.

 

On reconnaîtra l'arbre à ses fruits, dit un texte fondateur ? 

 

Alors, quel arbre monstrueux a pu donner comme fruit des milliards de cochons voraces assis sur des âmes qui pleurent ?

 

Cet arbre doit-il encore prospérer ? Ou le vent doit-il l'emporter, le grand vent, le grand vent qui vient ?

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Published by Vieux Jade - dans extrême
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commentaires

Narf 13/10/2013 23:56


Mouais, les maisons ( et aussi toutes les théories avec ou sans sel d'ailleurs), j'en ai un peu ma claque là... pff... le ras-le-bol et le découragement, la lassitude, font bien sûr partie
intégrale (intégrante) du processus de création... mais bon... en attendant... vivement l'année prochaine ( la pauvre, si elle savait ^^). Le sel de l'aventure, c'est le meilleur, sûr! :)


 

Vieux Jade 14/10/2013 09:07



La pauvre, qui, l'année prochaine ? La pauvre année prochaine, ou la pauvre maison ?


 



Narf 12/10/2013 08:41


Vous avez lu Truisme de Marie Darieussec? http://www.amazon.fr/Truismes-Marie-Darrieussecq/dp/2070403076 C'est aussi un bon petit moment qui vous parlera bien!


Rhooo... des champis, du jeûne,.... bouh! Tout ce que j'ai pas encore essayé dans ma courte vie!!!


Je découvre que le sel ( après le sucre (raffiné hein, pas celui magique des fruits!!!)... le sel donc, vous savez celui qui trône habituellement avec le poivre sur les tables de restaurant...
est une des drogues les plus effroyables qui nous coupent de la source... ben...les découvertes ça n'arrête pas!!   Génial!


Ravie de lire vos aventures! C'est vivifiant! Bonne continuation!!! :)

Vieux Jade 13/10/2013 10:00



Non, j'ai po lu. J'ai mille bouquins en attente. J'en ai encore acheté trois hier qui ont rejoint le foutoir.


Dites moi, vous m'avez pourtant l'air d'avoir fait bien des choses dans votre existence troglodyte. Au moins essayé de penser par vous-même, c'est déjà beaucoup. Vous devriez essayer de
construire des maisons, vous verrez, c'est excitant ;)


Pour le sel, mangez du vrai, du bon, du brut. Comme pour tout. Du vivant.



elba 07/10/2013 11:45


Merci, Jade... Je vais de ce pas sur le lien pour "tout savoir" (?)... hélas - ou par bonheur ? - je ne saurai jamais 'tout'...



benoit 07/10/2013 11:33


Au terme de la lecture, je me suis dis ça c'est du texte qui déchire !


Il est vrai que ça déchire grave. Les yeux droits dans le coeur, d'abord le sien pour y apprendre l'alphabet qui décripte. Ensuite par compétence connaitre le coeur de l'homme. Enfin se rendre
compte que ce dernier vibre et bat avec celui de l'univers.


Déchirer le voile, dévoiler la vérité, ainsi réaliser que l'on ne voit bien qu'avec les yeux du coeur. A grandes ténèbres grandes lumière, mais aussi à grandes lumières grandes ombres ...


Merci Vieux Jade pour tes yeux avisés qui scrutent l'invisible, phares sur les berges d'un monde où l'humanité est appelée à renaitre.


 

Vieux Jade 08/10/2013 08:16



Difficile à constater, mais tout est neuf, toujours.



elba 07/10/2013 08:17


J'ai lu le terme 'cochon' au sens péjoratif, et non pas comme un mépris par rapport à l'animal...


Les cochons qui sont "assis sur nous" ne sont d'ailleurs pas des animaux, mais bien des individus qui ont une apparence humaine et qui sont accompagnés très souvent du veau d'or (l'argent), ce
truc qui a tendance à asphyxier nos âmes (qui se font alors toutes petites et qui pleurent.)


Pourriez-vous nous dire VJ, si votre jeune s'est déroulé de votre propre chef (sans accompagnement de personne extérieure, je veux dire) et combien de temps il a duré ?


J'ai beaucoup aimé ce texte. Parfois je ressens la même chose que vous. Mais comme je rencontre aussi pas mal de gens qui ont les yeux et l'âme bien grand ouverts, je me dis que les arbres de la
conscience, de la compassion, de l'altruisme ne sont pas morts, même si nous pourrions le croire, et même si ce n'est pas à leurs pieds que l'engrais actuel est enfoui.


Il ne tient qu'à nous d'en donner la preuve. Quitte à passer pour de pauvres fous, on s'en fiche. Et comme rien n'est figé dans la vie, tout peut changer très vite.


Belle journée à vous et à tous les inconditionnels de vos écrits. ♥

Vieux Jade 07/10/2013 08:28



Bien sûr, ça ne concerne pas l'animal, mais la goinfrerie. Entièrement d'accord, plein d'humains échappent à ça. Mieux, c'est peut-être la conscience de ça qui nous aide à en sortir. Autrefois, à
Sparte, la ville payait des ivrognes pour boire, afin que le spectacle de leur comportement dégoute les jeunes de l'alcool.


Pour le jeûne, je vous renvoie ici : http://www.vieux-jade.com/article-crocodile-au-repos-120139459.html, vous
saurez tout ;)



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

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Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.