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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 21:38

L'enfer est pavé de bonnes intentions, disaient les uns.

Le mieux est l'ennemi du bien, répondaient les autres.

Les socialistes français - je ne sais plus qui se plaignait que la france avait la droite la plus con du monde, j'affirme qu'elle a sans conteste aussi la gauche la plus stupide, et pire, la plus perverse - les socialistes français, qui sont des sortes de dames de vertu du matérialisme viennent de pondre une des lois les plus débiles de l'histoire du monde : criminaliser les clients des prostitué(e)s.

Le pire depuis la prohibition de l'alcool dans l'Amérique de 1929.

Je conçois que l'existence de la prostitution pose question. A moi aussi, qui n'ai jamais usé des services d'une prostituée, ça pose problème.

La question que n'importe qui devrait d'abord se poser, avant d'avoir l'outrecuidance de se poser en législateur, socialiste ou non, que chaque humain, homme, femme, ou autre, pourrait se poser, c'est : Pourquoi ? A quel besoin essentiel répond ce constat immémorial, que certain(e)s vouent leur existence à la satisfaction des désirs des autres, désirs infiniment insatisfaits ?

Moi, VJ, je suis un homme chanceux. J'ignore ce que d'autres ont appelé "misère sexuelle". Toujours eu des partenaires, sexuels ou non,  affectueux et secourables. Des amis, des amies, une communication suffisante, même sur les sujets essentiels et profonds.

Mais ce n'est pas le cas de tout le monde, loin de là.

J'ai perdu le lien d'une video qu'avait mis Lléa sur ce blog il y a un ou deux ans, où une prostituée devenue depuis thérapeute parlait de son travail - c'est un travail, autant, voire plus que député ou ministre, et autrement humain - et de ses clients.

OK, une prostituée ça baise avec tout le monde. Ça dérange qui, parmi les socialistes ? Pas DSK, sans doute. Ça dérangeait déjà les curés, qui eux, avaient des bonnes. C'est pas bien, docteur, de baiser ? Baisent pas, les socialos ? Baisent pas, les curés ? Vus les innombrables scandales, c'est pas ce que j'avais cru comprendre.

Si ces plus ou moins braves gens baisent, c'est le fait qu'un(e) prostitué(e) baise avec tout le monde qui les choque ? Ou que ça se fasse moyennant finance ?

L'argent si facilement taxable, et si commode pour se faire plaisir serait-il sale, tout d'un coup ?

Si c'est ça, les vertueux vampires socialos qui taxent tout ce qui existe, et pondent chaque jour une nouvelle taxe sur tous les mouvements indispensables à l'existence terrestre devraient simplement inventer l'impôt cul, franchement; on n'en parlerait plus (à moins que les Bonnets rouges, en forme de gland, cette fois-ci, ne s'en mêlent).

Il s'agit d'autre chose. C'est que certains de ces enfants de curés sont de véritables puritains : cachez ce sein que je ne saurais voir !

Dans le monde terrifiant des puritains laïques, une loi contre les clients de la prostitution est la suite logique d'une loi contre les fumeurs, victimes des cartels du tabac dénaturé.

On ne fait rien contre ces mafieux richissimes, on punit leurs clients.

Ici encore, déboule une loi qui efface les effets sans supprimer les causes. Quoi de plus stupide, d'une part, quoi de plus pervers, de plus dangereux, d'autre part ?  

La loi Marthe Richard sur les maisons closes avait déjà jeté à la rue les prostitué(e)s, les mettant aux mains des proxénètes, des violeurs, des fous et des malades; celle-ci va maintenant criminaliser les pauvres gens pour qui ces hommes et ces femmes d'accueil étaient le seul exutoire, le seul confesseur, le seul hâvre de tendresse.

Si c'est la loi la plus con que j'ai jamais vu, c'est aussi la plus méchante, après celle qui a jeté les pauvres fumeurs/buveurs de bière hors des bistrots où ils vivaient en famille, sans faire le moindre mal à quiconque.

Ça donne la mesure et le but de ce meilleur des mondes qui arrive à marche forcée : nier tout ce qui est humain, dans sa beauté comme dans sa misère, et souvent les deux voisinent étroitement, rejeter comme saleté tous les ressorts de la tendresse, de l'affection et du respect mutuel.

Vouloir lutter contre la prostitution est aussi vain que chercher à empêcher la Terre de tourner.

La seule chose qui compte ? Briser et dissuader les proxénètes, ces ordures pur jus. Aucune loi contre cette pourriture.

La solution est pourtant simple : leur péter la gueule, les bras et les jambes à coup de battes de base-ball, ou les noyer en pleine mer. C'est facile, ça ne coûterait rien, ou pas grand chose, et ce serait véritablement utile. On pourrait facilement réserver le même sort à tout ce qui trafique de l'être humain.

OK, c'est pas gentil, pas charitable, mais j'en ai parfois un peu marre des salauds; ce serait enfin du véritable socialisme, non ?

 

Encore une fois, énième démonstration, ces prétendus législateurs soucieux d'altruisme et de dignité humaine laïque n'ont que haine et mépris pour les hommes qu'ils prétendent gouverner, et leurs besoins fondamentaux, du haut de leur ignorance dogmatique, proche de l'inhumanité.  

Ils haïssent l'état humain, rêvent d'un monde minéral, glacial, d'une tour faite de briques toutes pareilles, moulée au même moule d'une terre cuite épurée de ses défauts, sans plus la moindre trace de cette putain de ressemblance divine qui lézarde tout. 

Les briques n'ont pas besoin d'être à l'image de Dieu pour former un mur étanche, au contraire. Les rouages, étant sans âme,n'ont pas d'état d'âme.

Après les millions de morts du socialisme du XXème, nous aurons et commençons à voir l'anéantissement de tout ce qui est humain, au nom de la perfection utopique du super-organisme clean et pyramidal qui veut être Dieu à la place de Dieu.

La feuille de route, de plus en plus lisible : tuons et supprimons tout ce qui n'est pas strictement mécanique, toute individualité.

L'antidote : cultivons éperdument en nous, et choyons en l'autre, en chacun des autres ce qui le rend impropre à l'édification de la nouvelle Tour de Babel : le défaut de la cuirasse par où l'esprit s'engouffre, notre unique et précieuse faiblesse, le point où nous nous anéantissons.




 

 

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Published by Vieux Jade - dans extrême
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commentaires

LLéa 21/12/2013 23:06


:)


 


Ai retrouvé Sonia,


 


http://www.youtube.com/watch?v=5FTBR2GO45k


 


http://video-streaming.orange.fr/autres/la-lecon-d-amour-de-sonia-la-pute-de-bruxelles-def_7926738.html

Elena 01/12/2013 21:45


:)


ah chouette, un bon texte pour demain, parce que là c'est moi qui dors


bzzz....


 

Ned 01/12/2013 20:23


LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR


NI BUT, NI QUÊTE .


 


va pouvoir ajouter : NI KEQUETTE !

Vieux Jade 01/12/2013 21:23



Bravo VJ, tu as appuyé sur le mauvais bouton : ce texte devait sortir demain.


Ca ne change rien au fond, juste à la forme.


Conclusion : demain, je dors peinard. Bye bye !


 



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.