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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 08:43

Depuis l’avènement massif des media, depuis les almanachs de la Renaissance, les gazettes de la Révolution capitaliste, jusqu’aux niouz, l’humanité vit au rythme des actualités.

 

C’est quoi ?

 

Actualité, actualités, est-ce la même chose ?

 

C’est quoi pour vous, l’actualité, quand vous ouvrez l’œil, le matin ? C’est l’interaction entre vous, ce mainstream plus ou moins permanent et le monde soudain ressurgi. Entre un monde intérieur et personnel qui se referme provisoirement et un autre qui vous attend de pied ferme.

 

L’actualité, c’est ouille j’ai bobo là, un éclair de joie qui rebondit sur le soleil du matin, le café qui passe et glougloute, les nuages noirs, la pluie sans fin, la vie sans faim, les oiseaux qui ne cachent rien, dans un langage fermé aux hommes.

 

Plus tard, c’est la circulation, les événements qui happent, les gens qui gueulent, la course incessante jusqu’au poteau FIN, retour à la couveuse de la nuit.

 

C’est actuel, c’est ici, c’est présent, ça vous touche de près. Aux questions posées, vous pouvez apporter des réponses variées, plus ou moins satisfaisantes, plus ou moins opportunes, plus ou moins adaptées, mais qui sont vos réponses propres.

 

Un modelage, une lutte, une danse, amour et sueur. 

 

Lorsque vous êtes plus ou moins sorti des réactions purement mécaniques qui vous agitaient en tous sens, vraie girouette, vous pouvez, en vous changeant, en huilant les axes, améliorer, perfectionner le mouvement, le fluidifier, lui donner plus de grâce et de légèreté, selon que vous-même vous serez philosophalement transmuté.

 

En dernier ressort, l’actualité, c’est la présence au monde, l’interaction entre le Vertical, l’Intime, et l’Horizontal, autre.

 

Les actualités, c’est l’inverse.

 

Allumez la radio : une tornade venue des régions de l'enfer balaie vos sens, réclame toute votre attention à propos d’événements réels dont aucun n’a lieu dans votre proximité, exige votre implication immédiate et constante dans des sujets dont rien ne vous concerne, votre reddition immédiate et sans conditions.

 

C’est un filet qu’un pouvoir extérieur et lointain jette continuellement sur vos sens captifs, et dont le vecteur principal était il y a encore peu la télévision, mot composé qui exprime la capacité de voir ce qui se passe au loin.

 

Qui trop embrasse mal étreint, dit cependant l’antique sagesse. Qui voit loin ne voit souvent rien de ce qui lui est actuel en propre.

 

Si j’ai le pouvoir d’agir sur ce qui m’est proche, comment changer les guerres, les viols, les massacres, l’esclavage, le trafic international de chair humaine, panser toutes les plaies ?

 

On nous fait croire qu’en donnant de l’argent à des ONG nous agissons contre l’injustice. Mensonge, extorsion de fonds. L’argent ne sert qu'à ceux qui le dépensent à votre place, souvent dans des palaces, comme l'avait déjà dénoncé Haroun Tazieff dans les années 1970.

 

Rien ne change. Partout le mal empire. Peu à peu, on renonce. On s'en veut. On se mine. Au sens propre. Notre enthousiasme initial s'est minéralisé en charbon noir, en regrets amers qui sortent de nous en flots gris. On ressasse l'échec. Le monde est empli de gens aigris. Et gris. Cela maintient la grisaille sur Terre, un brouillard propice aux choses qui rampent et à ceux qui recherchent le pouvoir.

 

Notre indignation impuissante et frustrée est une énergie inépuisable, le carburant qui permet aux injustes de se maintenir.

 

Voir loin, tout savoir, s’indigner, c'est du du vent. Nada.

 

Reviens à toi. Entre chez toi, fais du ménage dans ta maison.

 

Ferme les robinets d’eau sale qui dégueulent partout, les radios, les télés, les journaux, le net.

 

Ferme tout. Reviens à l’actualité.

 

Elle est là, au bout de ton nez, quand tu inspires doucement, dans ton Centre.

 

Seule la paix née du contact parfait entre toi et Toi, ou Lui, qu'importe, amènera la paix en cette sphère. Toi, moi, elle, reprenons le contrôle de notre actualité. C'est ainsi seulement que le monde changera, loin.

 

Le Grand Oeuvre (grande ouverture) commence par la fermeture à la pourriture et aux séductions du dehors.  

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Published by Vieux Jade
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commentaires

Elena 05/03/2014 22:09

j'oubliai, le jaune c'est mieux...merci

Elena 06/03/2014 08:49

Jaune orangé plutôt, oui, c'est mieux.

Elena 05/03/2014 22:06

Merci, Jade, je suis d'accord avec cette bouffée d'air du dedans qu'il nous faut retrouver avant tout et je suis aussi d'accord avec le commentaire de Marilou. Pas d'arguments, pas de contradictions. L'on ne peut se permettre d'ignorer ce qui se passe qui renforce nos conditionnements dangereusement étriqués tout en ne s'éloignant pas de ce sur quoi l'on a véritablement "prise", cad nous même, individuellement.

Bonne soirée, la mienne s'achève...

Elena 06/03/2014 08:56

"fermer les yeux" dans le sens d'ignorer.

Ignorer sans ignorer ?

Elena 06/03/2014 08:49

"pas d'arguments, pas de contradictions", la preuve avec la phrase qui suit...

Je ne vois comment l'on peut s'informer sans risquer d'être désinformé, déformé, déconnecté. Comment s'actualiser tant ces conditions externes me semblent gagner du terrain, comment s'immuniser, comment de ne pas y participer . Ce n'est pas en fermant les yeux, se recentrer, si l'on peut...

Marilou 02/03/2014 08:29

Bonjour V.J.

C'est tout cela...!

Le fait de suivre "les actualités" de l'enfer sur Terre, cela crée intérieurement des tensions, des pressions, des souffrances, nous crée des vides, on dualise, on polarise... etc etc,..
Sachant qu'on est impuissant devant TOUT cela ! mais comme on vibre, on se sent encore vivant...
D'accord faut pas être ignorant, mais faut pas trop s'y apesantir !

Du coup, cela nous empêche de voir objectivement ce qui se passe encore en nous qu'il faut équilibrer...et même çà doit l'exciter.

Alors qu'il faudrait remplir le vide de notre actualité perso ! ...et voir... sincèrement si de notre côté, dans notre expérience, avec les gens de notre entourage, famille, travail, couple, amis, la vie...Nous admettons que nous ne sommes pas encore "en paix" complètement, et que "certaines énergies" se combattent encore en nous, en dualité entre le haut le bas, le moi le Soi, et qui crée des tensions internes.
C'est ici bas, et maintenant que çà se passe...Pourtant je ne suis pas cet Etre en réalité, mais je mène une expérience que je dois réussir, au mieux !?
Je ne me sens pas de ce monde....pourtant j'y suis encore !

Bon dimanche ! bises

Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.