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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 08:51

Dans le château du Roi Pêcheur, le jeune Perceval  voit passer un étrange cortège.

Intimidé, il n'ose poser la question qui lui brûle les lèvres. Le lendemain, tout a disparu. Il apprend alors que le mystère aurait été résolu s'il avait osé.

Dorénavant, le Graal et la guérison du Roi, de la Terre Gaste, la nôtre à tous, se sont éloignés.

Cherchez, et vous trouverez, disait Celui qui disait aussi : Soyez comme des enfants.

Ceux qui n'ont que des réponses toutes prêtes, prêtes à tout et n'aiment pas les questions, ni ceux qui (s')en posent, sont déjà morts.

Revenons à la Vie, redevenons des enfants, ouvrons de nouveau les portes et les fenêtres, fermées par habitude, paresse, facilité.

Naissons non pas deux fois, mais septante fois sept. Naissons sans cesse, et qu'aucune réponse ne nous suffise. Que rien ne nous satisfasse jamais, même si la Sagesse veut que nous nous contentions de ce qui nous est alloué. Il n'est pas question des mêmes choses.

N'acceptons aucune réponse toute prête, aucune définition. Ce qui est défini est fini, par définition. Mort.

Ceux dont les maisons sont fermées sur leurs réponses définitives ont perdu la clef. En la fameuse et oubliée langue des oiseaux : quel(le) est ?

Quel est ? ouvre les portes. Quelle est la mission ? Le but ? Où allons-nous ?

Passe-partout sur d'autres portes, sans doute. Le voyage est infini, peut-être. Mais peut-être pas. Ça vaut le coup d'essayer, non ?

Clef, en latin, se dit clavis. Quel oiseau ? N'est-ce pas drôle ? Drôle d'oiseau, sans doute.

Langue des oiseaux est une façon de dire langue des anges. La partie de la serrure qui s'enclenche et déclenche l'ouverture s'appelle clenche. Quel ange ?

Celui qui garde la porte, le kerub  au glaive tournoyant, probable.

Censé nous interroger, impitoyablement. A moins que nous ne nous soyons interrogés jusqu'au fond du fond, que nous ne l'ayons pressé de questions, jusqu'à ce qu'aucune ombre ne fasse plus écran entre Lui et nous, comment lui donner la réponse, entrer la clef dans la serrure ?

Comment sortir ?

Mais peut-être brûle-t-il de nous souffler les réponses qui nous mèneront à de nouvelles questions ?

Peut-être, comme les Jésuites, l'ange ne répond-il à nos questions que par d'autres questions ?

Qui es-tu ? Dit l'ange.

Car, tant que nous sommes serrés ici, notre frère, cet être ange, aussi étranger qu'intime, l'ange qui se tient à la porte, en miroir, est attaché à ce service. C'est là que la question : Quel ange ? prend son sens.

Car à cette question, nous devons répondre par cette autre, en écho : Qui es-Tu ?

Comment sortir de la prison, si nous n'avons jamais rencontré celui qui en garde l'issue, ni même su qu'il existe une issue, ni vu le visage de Celui qui la garde ?

Quel ange ? Telle est la question.

 

 

 

 

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Published by Vieux Jade
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commentaires

LLéa 02/03/2014 21:16

Bonsoir,

Ah .... les Anges et leurs mystères. :)

Merci Jadou.

"Comment sortir de la prison, si nous n'avons jamais rencontré celui qui en garde l'issue, ni même su qu'il existe une issue, ni vu le visage de Celui qui la garde ?"

Celui qui garde l'issue est l'ange aux ailes noires.
L'Ange aux L blanches ne retient point, il laisse libre.

Comment veux tu que les humains matérialistes voient, entendent les signes qui sont envoyés par leurs Anges aux L blanches, dans tout ce brouhaha quotidien? Brouhaha favorisé, utilisé par les ailes noires. Ils adorent titiller les peurs. Et cela marche a fond!

Suivons les signes. Il n'est pas si difficile de voir quels sont les bons. Et si toutefois, une erreur de parcours est a éprouver, elle n'est la que pour nous faire comprendre qu'il y a deux voies, et que le choix ne tient qu'a nous seuls. Libre arbitre. Merci aux ailes noires, sans qui nous ne saurions point.

Belle soirée, :)

Lodovico Buonarroti Simoni 02/03/2014 20:43

Mi

Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.