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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 11:11

Rien de nouveau sous le Soleil, dit le livre dit de l'Ecclésiaste.

 

Même si je reprends parfois cette assertion à mon compte, je veux quand même y apporter un bémol : si notre ancêtre prétendu commun, Adam, le rouge, le terrien, influencé, le pauvre, comme chacun le sait (ou devrait le savoir) par sa moitié, a croqué la pomme interdite, ce qui, vous le savez maintenant, comme l'aile du terrible papillon, nous a tous mis dans un summum caca, si, je résume, ce pauvre benêt ignorant des conséquences a succombé à ce désir transgressif primaire, à ce tabou somme toute innocent, moi, perso, j'ai un peu évolué, et, loin de là, ce n'est pas Mme VJ qui m'y pousse, loin de là, au contraire, vu que c'est elle qui paie la bouffe et la boisson, juste mon serpent intime et familier. 

 

La pomme, à moins qu'elle soit vraiment succulente, juste cueillie d'un arbre oublié d'une variété ancienne, comme les conservait mon papa en son jardin de curé, ou magnifiée, comme elle peut l'être, en tarte ou en crumble par ma fille Marie, remarquable pâtissière amateur, la pomme, disais-je, ne me plait vraiment que sous la forme alcoolique secondarisée, c'est-à-dire fermentée et bouillie.

 

Dont la dénomination commerciale et protégée par les lois du bizness est : Calvados.

 

Ce que le candide Adam ignorait totalement, à moins que le livre de la Genèse ne nous dise pas tout.

 

La loi républicaine a abrogé l'antique privilège de bouilleur de cru, qu'avait encore mon père. Outre l'avantage de permettre deux contrepèteries, que je ne livrerai pas sans contrepartie, ledit privilège permettait à tout un chacun, pourvu qu'il dispose des fruits nécessaires, et donc, selon la loi républicaine, toujours elle, d'être propriétaire, de les transformer en alcool.

 

Hélas, ce dernier (l'alcool, mot arabe) étant maintenant voué aux gémonies, comme le tabac (mot arawak), et la liberté (faux mot) de penser, d'exister, et de parler, sauf permis de l'autorité terrestre du moment, et comme au temps de l'inquisition, fabriquer de l'alcool est devenu un crime.

 

En consommer suscite le mépris, l'apitoiement, l'indignation.

 

Nonobstant (nihil obstat, écrivait la Curie romaine, donnant ainsi son  imprimatur), nonobstant l'avis des caniches, comme dit Ibara, qui, lui, ne boit pas d'alcool, mais par choix, par goût personnel, et non pas sous la pression de la majorité bien-pensante, j'aime, charnellement, autant que les vins de Bourgogne, quand ils sont bien nés, et bien élevés, cette splendide liqueur ambrée que donne la sublimation de la pomme fermentée.

 

Pour cela, j'y mets une indispensable restriction : qu'elle soit additionnée d'une fraction de poire, ce que garantit l'appellation : Pays d'Auge, et qu'elle soit d'une bonne maison.

 

Les amateurs, les curieux et les voyageurs n'ont pas besoin de moi pour leur donner des adresses, dont chacun a le secret. Pour les autres, deux grandes maisons s'imposent pour leur exigence de qualité : Château du Breuil, et Groult. *

 

Nasdrowié !

 

 

* Bien que ce blog ne perçoive aucune rémunération, et n'ait jamais envisagé d'en percevoir, l'auteur, si toutefois, par extraordinaire, ce texte tombait sous l'oeil éclairé d'un dirigeant d'une des entreprises susdites, ou d'un bienfaiteur improbable serait fort aise de recevoir un petit colis, mettons 1.5 l d'une ancienneté convenable (disons 8 ans). J'y crois peu, mais l'expérience et la foi ici convergent : à celui qui demande, il sera donné.

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 11:11
 
 
Me croirez pas, je me fais engueuler en coulisses. Tu peux pas arrêter, VJ.
 
Il paraît que le capitaine doit couler avé le navire. Il était un petit navire (y avait une marque de slips comme ça, ou petit bateau), qui n'avait ja ja jamais le droit de jeter l'ancre, mais toujours le devoir de jeter l'encre koikil arrive.
 
Merde, chuis devenu une instance morale, un phare, un roc. Le monde entier retient son souffle, paraît-il. VJ hagard va-t-il tenir encore un peu ? Tain, j'ai les chocottes!
 
Dangereux, le ouèbe. T'y mets le doigt, et ça t'aspire !
 
Moi qu'aspirais justement au repos, me voici dans l'obligation "morale" de faire un sur-effort, comme disait Gurdjieff. Retourne bosser, fainéant.
 
Mais, m'sieu, j'ai pu rien à dire !
 
Menteur !
 
Bon, ok, j'ai toujours une connerie à raconter, c'est vrai, mais...
 
Y a pas de mais, tu retournes bosser, et c'est tout, dit le Surmoi, le sourcil froncé. Regarde ces pauvres orphelins, qui meurent de faim, entends ces cris déchirants, encore, encore...
 
Mouais. Bon, ok, je veux bien revenir, à peine parti, mais : c'est à mon rythme, passque j'ai pas que ça à faire, que chuis fatigué, et deuzio, je m'autorise tout, ok ?
 
D'accord (là c'est le surmoi et les lecteurs furibards qui parlent).
 
Alors signez là (là, c'est moi, VJ, je prends des garanties, faut battre le fer quand il est chaud).
 
En fait, je sais très bien que je pourrai pas dire tout, pour une foule de raisons, je m'autocensure, par exemple je ne dis plus rien d'un petit pays très très gentil qui existe à côté de la Palestine, plein de gens adorables, parce qu'ils sont tellement gentils qu'une fois j'avais dit qu'ils étaient pas très gentils, et ça leur a fait trop de peine, alors maintenant, je n'en parle plus du tout, j'avais trop de peine d'avoir dit des choses pas très gentilles sur eux, pour des broutilles qui n'en valaient même pas la peine; je voudrais pas leur faire de la peine, à cause de quelques misérables palestiniens qu'on se demande vraiment pourquoi on s'en soucierait, si ça se trouve c'est même pas vraiment des humains comme nous, si ça se trouve, d'ailleurs c'est des arabes, ils ont peut-être même pas une âme comme nous, donc voilà, je parle de presque tout, sauf de quelques trucs qui n'ont vraiment pas la moindre importance, alors pourquoi en parler si c'est pour faire de la peine à monsieur fabius et monsieur bernarenrilévi, vraiment, je vous le demande, pourquoi faire de la peine aux gens ?
 
Donques je me résume (quel effort, à mon âge, je voudrais vous y voir, comme disent les éléphants) : je vois bien que si j'arrête de crapahuter, je fais de la peine. Si je dis tout ce que je voudrais dire, je fais de la peine. Si je parle des putes, je fais de la peine. Si je parle de monsieur peillon, qui lui aussi est très gentil, et du gouverrnement, et même de monsieur sarkozi qui lui aussi, comme monsieur hollande est très gentil, malgré qu'y soye pas du même bord, y en a un, c'est un socialisse, l'autre c'est un libéral, c'est l'inverse, mais y sont très gentils tous les deux, je suis sûr que je ferai de la peine à quelqu'un. Si, j'en suis sûr. Et moi, ça me fait de la peine de faire de la peine, surtout pour des choses qui n'en valent pas la peine, comme les palestiniens ou les clients des putes.
 
Elle est dure, la vie du blogueur. Blagueog à part. Attendez une minute. Je vais voir si Mme VJ n'est pas en train de finir le rhum au bois bandé en loucedé, je reviens.
 

 

 
Je l'aime, Mme VJ, mais faut faire quand même gaffe au niveau du bois bandé, c'est moi qui vous le dis. Y a un micro-climat, ça s'évapore, c'est dingue... 
 
Bon, j'en étais zoù, mouè?
 
OK, je repique au truc, mais, vous vous en doutez, je ne sais plus faire sans. Addict. C'est fantastique, d'arrêter, de faire ses adieux à la Seine scène, y a le public qui fait : une autre une autre, c'est émouvant, ça m'arrache des torrents de larmes, c'est bon, je l'avoue.
 
Mais, putain, faut la tirer, la charrue.
 
Allez, VJ, t'es né pour, on dirait. Pour causer dans le poste, comme Guy Lux ou Lucien Jeunesse (ça c'est vraiment des références de papy). Alors cause.
 
Alors, puisqu'il faut causer, et que maintenant j'ai tous les droits (c'est signé, hein !) sauf de faire de la peine à M. fabius et à ses amis, je vais raconter une connerie absolument véritable :
     
Comment M. Castaneda n'a pas écrit les livres qui lui sont attribués(c'est le titre) :
Un étudiant diant diant en anthropologie gie gie parvint un jour, sous un soleil écrasant, dans une petite ville du désert de Sonora, au Mexique. C'était dans les années 1960, sauf erreur de ma part.
Après avoir attendu une heure sous le soleil exactement(le fait a été précisément vérifié par M. Serge Ginzburg), il avisa un péon basané, allongé sur le sol, en marcel, un sombrero sur le nez, dodelinant d'aval en amont, comme on le voit ici :
 

 

 
 
Après lui avoir mis un ou deux coups de pied dans les côtes, histoire de lui montrer qui est le maître ici, l'autre releva la tête :
 
Si, señor ?
 
J'ai rendez vous avec un sorcier yaqui. C'est intolérable, il n'est pas là. Une heure que je patiente. Je viens de Los Angeles en autocar, moi, j'ai pas que ça à faire ! 
 
Un sorcier quoi ? dit l'autre qui cuvait son maguey.
 
Un sorcier YAQUI, dit Castaneda en lui envoyant un autre coup de pied, tu es sourd, borracho ?
 
Yaqui ? Mais, dit le pauvre bougre épouvanté, en regardant la place vide écrasée de soleil, où même les chiens noirs du Mexique chers à Boris Vian ne se hasardaient pas, señor, y'a personne...       

 

             

 
Devant l'évidence d'un tel impitoyable et amer constat, l'étudiant en anthropologie, après un méchant dernier coup de savate pour solde de tous comptes, dût regagner bredouille Los Angeles où il mourut quelques mois plus tard dans une stupide bagarre à propos d'une fille très maquillée qui se révéla être un travelo, chose dument vérifiée par monsieur peillon qui s'y connaît, mais Carlos ne le sut jamais, puisqu'il gerba, cisaillé, ses tripes avant qu'on puisse l'en informer, sans jamais avoir écrit les fameux livres qu'on lui attribue, et qui d'ailleurs, on le sait maintenant n'ont jamais existé.
 
C'est vous dire, c'est con la vie. Quand je pense que sans moi, le fameux VJ que le monde entier regarde en retenant son souffle, personne ne saurait rien de la vérité, je m'en étouffe presque.
 
Heureusement que je suis revenu. Ouf. Juste à temps. Merci à ceux qui m'ont rappelé à la dure réalité.
 
Mais, putain, c'est fatigant. Quand est-ce que je me repose, moi ?
 
Remarquez, Don Diego de la Vega et Clark Kent non plus ils se reposent jamais.
 
La prochaine fois qu'on me supplie d'écrire des conneries, c'est promis, je m'arrange pour mourir d'une façon totalement imbécile juste avant.    
 
Là, c'était mal organisé, j'ai pas eu le temps. Ils m'ont rattrapé tout de suite. 
 
C'est con. Je ferai mieux la prochaine fois, c'est promis.
 
D'ailleurs, je m'entraîne.
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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 20:00
Tiens, y a le Jean Yanne, avec le Nougaro.
Mais l'autre, c'est qui ? Quelqu'un le connaît ?
J'aurais bien aimé passer une soirée
avec ces loustics là.
Parce que j'ai toujours aimé faire la java, j'l'avoue.
 
Ce que je nous faisons ce soir.
 
Car Mlle Cécile a 18 ans tout rond,
et Mlle Eva vient d'en avoir quatre.
 
Deux têtes de bois, deux caboches.
Ça s'arrose, non ?
 
Demain, ne me réveillez pas trop tôt, hein ?
 
 
 
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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 11:01

Aujourd'hui, un peu d'histoire. Attention, ça remonte loin, loin, très loin, au commencement, même :

 

Au début de toute cette pagaille, Dieu fit le Serpent. Puis il alla voir ailleurs si j'y suis.

 

Comme je n'y étais pas, il me cherche encore, ce qui fait qu'on peut être tranquille : il ne reviendra pas de sitôt.

 

Donc, il fit le serpent. Le serpent, c'est pas mal, mais c'est quand même le minimum. Essayez de ramper dans votre appartement, de descendre l'escalier et d'aller bosser à plat ventre, vous verrez.

 

Essayez d'appuyer sur le bouton de l'ascenseur avec le nez, et d'ouvrir le courrier avec votre queue.

 

Donc le serpent, c'est sympa, mais c'est quand même vraiment du boulot de débutant. En plus qu'il lui a fourré du venin plein les crochets, ce qui fait que tout le monde l'évite, et cherche même à l'écraser.

 

Voyant la merde dans laquelle il se trouvait, le serpent gambergea. Parce qu'heureusement, Dieu avait quand même pensé à l'équiper d'une cervelle.

 

Ce qui fait la différence entre les humains et les serpents, c'est qu'une bonne partie des premiers ont du venin plein la gueule, mais pas ou très peu de cervelle.

 

Le serpent réfléchissait. Comment sortir de ce merdier ?

 

Il eût une idée géniale. On était au début du monde, et tout restait possible. Prenez comme exemple le béton : tant qu'il est humide, vous pourrez y imprimer vos empreintes. Mais quand il est sec, c'est foutu.

 

Le serpent s'était dit qu'il serait impossible ou très difficile de se tortiller toute son existence et de compter sur les autres pour faire les courses.

 

Il se recueillit profondément, inspira trois fois à fond, comme dit Lila, et abandonna ses doutes, ses craintes, ses limites.

 

Et se fit pousser des jambes, et des bras.

 

C'était tellement plus commode ! Rien que pour se moucher, déjà, avouez que c'est quand même pratique, des bras avec des mains au bout. 

 

Après un peu de temps passé à danser avec ses jambes toutes neuves et à vider des toasts avec ces merveilleux bras, le serpent fatigué s'assit.

 

Je ne peux pas passer ma vie à bouger tout le temps, songea-t-il. Il faut que je prenne le temps de me refaire, de me reposer, de me ressourcer.

 

Dieu avait créé l'espace, pour que le serpent puisse le parcourir, et le temps, pour qu'il puisse apprendre à compter les jours.

 

Il y a belle heurette que l'intelligent reptile avait repéré que le temps se découpe en tranches, balisées par les étoiles, les planètes et les luminaires. 

 

Que me faut-il pour organiser ce bastringue ? se demanda-t-il ?

 

Parce qu'avant de foutre le camp, Dieu avait vraiment laissé un bordel abominable. C'était au début, Dieu était jeune. Quand je vois ce que j'ai pu faire comme conneries étant jeune, je ne lui jette pas trop la pierre.

 

Donc le serpent assis sur son cul (c'est pratique d'avoir des jambes qui reposent par terre) imagina la série suivante, basée sur la répétition des phases obscures et lumineuses du quart d'une lunaison :

 

Je bosse cinq jours durant, et là j'ai besoin de mes bras, je fais la java le lendemain, pour me décoincer un peu les zygomatiques et prendre un peu de bon temps avec Mme Serpent, et là j'ai encore besoin de mes bras, pour l'enlacer, et le surlendemain, avant de recommencer, soit je fais la sieste, et je n'ai plus besoin de ces excroissances qui me pèsent un peu et qui ont besoin de détente, soit je vais me balader avec elle, et pour cela je n'ai besoin, tous comptes faits, que d'une paire de jambes (les appareils photo n'existaient pas, à l'époque, ni les téléphones portables et encore moins les ouatures).

 

Pas mal pensé, je l'avoue.

 

Ni une, ni deux, l'ingénieux serpent met ça en pratique.

 

Avant que le béton soit complètement sec, il se bricole un mécanisme qui permet de retirer les bras à volonté.

 

Les lundi, mardi, mercredi, jeudi et vendredi,il te rabote les montagnes, comble les plaines, construit la tour de Babel, aménage, bâtit, fout des trempes aux serpents du voisinage et des fessées à ses gamins, et, le samedi se rabiboche avec eux et leur paie d'incessantes tournées, avant de déposer ces bras fatigués sur une étagère à côté de son plumard, pour les reprendre le lundi matin.

 

Seulement, quand il se tournait dans son plumard, avec le mal au crâne qui suit les lendemains de fête, il s'emberlificotait dans les manches vides de ses chemises.

 

Quand il allait se balader avec Mme Serpent, le beau vent joyeux lui ramenait ces manches inutiles dans la figure.

 

Il réfléchit de nouveau, et parvint à la conclusion suivante : après avoir vidé tous ces verres, le samedi, avant de se dévisser les bras pour qu'ils se reposent un peu,il pourrait couper ces manches encombrantes.

 

Aussitôt dit, aussitôt fait. Les serpents vont droit au but. Essayez voir de marcher sur la queue d'une vipère, vous verrez.

 

Voilà donc le bonhomme Samedi qui prend ses ciseaux, et coupe les manches des lundi, mardi, mercredi,jeudi et vendredi, qui n'avaient alors pas de nom, juste un, deux, trois, quatre, cinq.

 

Les dix manches en main, il s'interroge : j'en fais quoi, maintenant ?

 

Comme il manquait de conscience morale, qu'il avait pas mal éclusé et qu'il avait parfois tendance à tout remettre au lendemain, il haussa les épaules et dit : on verra ça plus tard.

 

La nuit tomba.

 

Quand vint le matin, le Serpent un peu migraineux jeta un oeil hors de sa couche, et vit ces dix manches au pied du lit.  

 

Dix manches ? Il ne se souvenait plus très bien. Quel jour sommes-nous, demanda alors Mme Serpent d'une voix pâteuse, car elle aussi avait un peu biberonné pour arroser le oui quinde.

 

Quel jour ? Quel jour ? se répétait le Serpent nauséeux, cherchant le bout du fil de ses pensées.

 

Puis son regard revint aux dix manches posées là, devant lui.

 

Dix manches ? balbutia-t-il.

 

Dimanche, oh, c'est joli, comme mot : dimanche, dimanche ? dit Mme Serpent en se levant d'un bond. Et si on allait se balader, dit-elle ?

 

C'est depuis ce jour là que le jour du repos s'appelle dimanche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 13:13

Une fois n'est pas coutume, je vais traiter un sujet social. Il y a trop longtemps que je constate que les prisons sont principalement peuplées de petits voyous, d'exécutants, d'hommes de mains, de revendeurs de saletés, d'escrocs mineurs, de prostitués, mais que les caïds, les proxénètes, les organisateurs, les chefs, bref la grande crapulerie prospère sans accrocs au détriment des plus faibles.

 

Quand ils ont purgé leur peine (on dit purgé parce qu'une peine, c'est laxatif; certains disent même que c'est chiant), ils regagnent la rue où ils n'ont d'autre choix que de se soumettre de nouveau à l'étau des bandes, à la hiérarchie du crime.   

 

C'est révoltant.

 

Ayant réfléchi à la question, soudain m'est apparue une solution que je livre à votre méditation. Si on cassait ce système moyenâgeux qui ne survit qu'au mépris du droit élémentaire de la personne humaine, pour y faire pénétrer enfin un peu de ce lumineux esprit français que la planète toute entière nous envie ?

 

Nous nous honorons en France d'avoir permis à une foule de gens qui jusque là trimaient dans l'ombre, sans que la collectivité ne puisse y apposer son fervent baiser fiscal, d'éclater au grand jour : Si Dieu créa le monde, Sarkozy inventa les auto-entrepreneurs.

 

Ce fut un succès.

 

Pourquoi ce qui fonctionne dans un cas, échouerait-il dans un autre ?

 

Voici pourquoi je me permets, chers électrices, chers électeurs, cher public, de suggérer qu'on étende cette trouvaille française, ce statut souple et humain aux humbles représentants de la pègre, à ceux qui besognent nuit et jour - plutôt nuit -, sur le terrain.

 

Le cambrioleur, plutôt que d'oeuvrer pour une bande anonyme, dont il engraisse les patrons au risque de moisir seul à l'ombre, ferait tranquillement des casses légaux et déclarés - dans la limite bien sûr d'un butin de 32 000 €, afin de ne pas déséquilibrer le système antisocial. Je suppose que les sceptiques et autres chercheurs de poux vont objecter : mais comment définir le seuil de 32 000 € ? Est-ce sur le prix d'achat TTC des biens volés, sur leur prix de revente au receleur ? Quid de la plus-value (par exemple sur les collections d'oeuvres d'art; il existe des oeuvres d'art bon marché, comme les porte-clefs, les pendulettes suisses et les étiquettes de fromage qui peuvent cependant avoir généré d'importantes plus-value) ?

 

J'ai conscience que je ne fais qu'aborder et commencer à défricher un continent neuf. A toutes les questions qui pourraient surgir, épineuses, nul doute que nous, français, qui bénéficions de la meilleure justice du monde, et du système fiscal le plus audacieux, et avons même Mme Lagarde au èphèmi ne leur donnions les réponses les plus appropriées.

 

Réflexion faite, je crois qu'il serait préférable de fixer aux cambriolages, qui, même s'il n'y a pas à vraiment parler d'achat, au sens propre, comportent quand même une part de revente, le seuil de 80 000 €.

 

Ce seuil de 80 000 € pourrait servir aux activités para-commerciales de racket, escroquerie, chantage sans voies de fait et extorsion de fonds, ainsi qu'à toute revente de produits illicites ayant été achetés ou échangés à un grossiste.

 

On pourrait par contre limiter à 32 000 € les activités de prostitution, intimidation, reprise individuelle ne donnant pas lieu à revente mais servant à l'autoconsommation, culture et/ou vente de produits illicites ne résultant pas d'un achat préalable.

 

Pour ce qui est des crimes sexuels et de sang, je n'ai pas de solution à proposer. Pas pour l'instant. Mais rassurez-vous, j'y songe.

 

Toujours soucieux du bien commun, je me tiens bien sûr à la disposition des autorités pour affiner ce qui n'est somme toute qu'une simple idée émise, mais à laquelle je vois tout de même a priori de nombreux avantages.

 

L'auto-entrepreneur acquittant des charges sociales et de l'impôt forfaitaire se verrait enfin reconnu, membre à part entière d'une société qui jusqu'alors le rejetait, l'ignorait ou le méprisait.

 

Il est évident qu'un peu d'incitation aiderait à la mise en place du système. La police et les juges ne devraient pas hésiter un instant à avoir la plus grande mansuétude envers un affilié au système, pour réserver la vindicte la plus noire aux salopards qui préfèreraient rester en dehors.

 

Songez à l'amélioration psychologique occasionnée, qui rejaillirait ainsi sur le pays entier. Qu'il ferait bon vivre dans ces conditions !

 

La couverture sociale du malfaiteur (j'emploie ce mot par défaut, sachant que ce n'est pas le plus indiqué pour le confort moral et psychologique de la catégorie socio-professionnelle ainsi désignée ; l'une des tâches de nos sociologues serait justement de découvrir des termes moins dégradants, et même valorisants) pourrait lui permettre en cas d'accidents du travail (hélas fréquents, le client étant parfois revêche)de bénéficier d'une vraie prise en charge.

 

Le taux de chômage baisserait d'une façon spectaculaire. Les ministères, les journalistes, le public auraient du grain à moudre. Les sociologues reprendraient du goût à la vie. 

 

Je suis certain que les grands entrepreneurs criminels feront tout pour blackbouler un tel projet qui risque de mettre à mal leur système juteux, et qu'une certaine catégorie de français encore lourdement attachés et de façon outrancière au droit de propriété et à l'intégrité individuelle trouvera encore moyen de se plaindre et de manifester, mais si l'actuelle majorité laisse passer cette chance de laisser son empreinte dans le ciment de l'Histoire, je ne doute pas que l'opposition la saisira aux cheveux, voire même n'hésitera pas à s'en attribuer la paternité.

 

 

 

 

 

 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 08:01

Un amateur de contrepèteries, qui en connaissait des centaines mais n'en avait jamais inventé une seule, auquel j'avais proposé quelque gentillette nouveauté de mon cru me dit d'un ton sec : une contrepèterie DOIT se situer en dessous de la ceinture.

 

Ben alors, j'en ai trouvé une. Je suppose qu'elle est nouvelle, mais, connaissant la parole de l' Ecclésiaste, reste néanmoins prudent.

 

Mme VJ ayant fait l'emplette d'un savon aux pétales de roses, je lui dis : un étal de proses sent rarement le pétale de rose.

 

Excusez-moi de me congratuler moi-même, mais : 1) l'inversion est parfaite 2) c'est au dessous de la ceinture, l'odeur le confirme.

 

La difficulté, c'est que Mme VJ, peu familière de l'argot, ignorait ce qu'est un prose et ne rit point. Je dus lui expliquer. Prose, pétard, petrus, petrousquin.

 

La naïve demande : pourquoi ça porte ce nom ? N'en sachant fichtre rien, je rétorque : peut-être parce que, par opposition à la poésie, ça n'émet que des sons réputés vulgaires.

 

Et pourtant, répond-elle, certains font des vers, non ?

 

De quoi égarer M. Jourdain... 

 

 

 

 

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:18

Schématiquement, l'humanité se répartit en trois groupes :

 

- Ceux qui ont(ou n'ont  pas) un compte en Suisse

- Ceux qui ont (ou croient avoir) un compte en Cieux

- L'innombrable multitude de ceux qui croulent sous les contentieux.

 

Ouais, c'est paltope, comme disent les djeunes, mais j'avais que ça en magasin, aujourd'hui.

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 12:39
Jamais sûr d'être lu à la juste hauteur, je préviens (comme disait Bernard Blier qui lisait beaucoup Audiard): Le texte ci-dessous relève du second degré. Si si, promis, c'est pas en vrai, c'est juste pour rire.
 
Une question se pose rapidement. Pourquoi certain(e)s n'ont-ils ou elles pas accès à ce genre d'humour ?
 
Réponse : (j'ai eu 14 au bac avec CETTE réponse, donc elle est pas si mauvaise)::: c'est parce qu'ils n'ont pas encore fait le tour du premier. Pour ceux qui ont de la peine à se concentrer : du premier degré (voir plus haut). 
 
Escomptant (comme dit Rotschild) que les lecteurs du JVJ ont tous ou presque fini d'explorer le premier, et qu'ils ont tous peu ou proue (comme on dit dans la marine le pen) le levant en poulpe le vent en poupe (mais késkessaveudireçékôn'ries ?)bon je termine le prêt en bulles, passons aux choses sérieuses, voici un exemple d'humour du second degré, dont le titre, joliment choisi comme d'habitude, hum, est :
 
LA VIE EST IMPOSSIBLE (Titre)
 
La vie est impossible (ça développe le titre, c'est un constat, alors que le titre n'était qu'une proposition; ça vous montre d'abord qu'écrire répond à des lois certes mouvantes mais cependant bien présentes et exigeantes et ensuite que la vie d'artiste n'est pas facile tous les jours).
 
La vie est impossible (ça suit, derrière ?). Je ne comprends pas les gens. Qu'est-ce qu'ils ont tous contre moi ?
 
Quand je roule sur ma route, chaque jour ou presque, croyez-le ou non, de toutes façons, je m'en fous, tous les jours, ils sont là avec leurs bagnoles pourries, à rouler à 30. Mais putain, dégagez. Restez chez vous quand je sors, merde. Mais qu'est-ce qu'ils font là ? C'est MA route, non ??? Pousse ta brouette, pépé, j'arrive ! Pas que ça à faire, MOI! Et c'est toujours dans les côtes ou dans les lignes blanches qu'ils s'accumulent. La seule fois, LA SEULE, où j'en ai effacé un sur la ligne blanche, crac. Les bleus étaient juste là par hasard. Putain. C'est quand même MA route, que je leur ai dit. Quoi mes pneus, késk'ils ont mes pneus ? JE paie des impôts, non ? D'ailleurs qui c'est qui vous fait bouffer (ça je l'ai pas dit, je l'ai juste pensé très fort) ?
 
Pareil pour les gonzesses. Les femmes, comme disait mon popa qu'était un poète, elles sont toutes belles. Sauf les moches (ça c'est moi qui l'ajoute, parce que la poézie, c'est une chose, mais faut pas perdre de vue la réalité). Mais alors, si la vie était bien faite, on verrait pas toujours les plus belles avec des mecs et des enfants, merde. Non mais si vous me croyez pas, vous avez qu'à regarder : toutes les belles elles sont déjà maquées. Si si. Alors, qu'est-ce qui reste à un honnête citoyen ? Les moches. Putain.
 
C'est pour ça que je dis que la vie est impossible.
 
Remarquez que, quand on s'intéresse un peu aux autres, comme moi, on voit vite qu'on n'est pas les seuls à avoir des problèmes, mais qu'il y a quand même de l'espoir, et moi, ça me rassure. Et comme quand même, chuis pas un salaud, chuis le brave mec (d'ailleurs ma moman disait toujours : VJ, il est pas méchant, juste un peu brutal, mais c'est pas le mauvais cheval, quand on sait le prendre) je partage, merde, on est quand même entre êtres humains, non ? 
 
 
 
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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 00:01

Le petit a trois ans aujourd'hui. Le petit ? Ben, le blog. Le JVJ. Né le 29 janvier 2010. J'en suis le premier étonné. Quelle constance... du gérant et de la clientèle ! Voilà une petite entreprise qui n'a pas mis la clé sous la porte... 

   

Il y a eu cependant des moments difficiles. Par moments, j'ai tiré comme un boeuf. Ça finissait par me hanter. Tu t'y colles, mon gars. Retour obligé à la chaîne. Rame rame, rameurs, ramez ! Répondre aux commentaires, pisser de la copie, pfff.

 

 

   

Les commentaires, surtout ! Je vous remercie évidemment de vos commentaires, que j'apprécie souvent, drôles, amicaux, poétiques, instructifs. Mais y répondre tournait parfois au cauchemar. Si si. Pour le temps et l'énergie que ça bouffe. Et mon surmoi, ce foutu surmoi disait : allez, réponds, tu dois le faire. 

 

Puis je me suis dit : t'es pas fou ? Devenu ouf ? Louftingue ? Dingo, malade ?

 

Surmoi, ou surmoisi ?

 

J'ai fait deux ou trois brèques. Et quand j'ai ni le temps ni le goût, j'esquive les réponses. Et vous êtes restés, sans vous fâcher, pour la plupart. Les zabonnés, ça va, ça vient, mais c'est assez stable, autour de 65.

   

Il y a des fidèles, que c'est presqu'aussi incroyable que quelqu'un puisse se farcir mes insanités quotidiennes depuis trois ans (pour les experts en numérologie ce sujet porte le N° 1 384). Mais si, je vous le dis, tous les sujets, les zabonnés. Y a quand même des vicieux. Et pas que des messieurs. Je donnerai pas de nom. Enfin, je ne lis pas derrière leur dos, je surveille pas, promis juré, j'ai pas de drones ni de caméra cachée. Alors y a peut-être des petits malins et malignes que je crois qu'ils sont très studieux mais qu'en fait ils font qu'à s'amuser au fond et qu'ils font semblant. Mais bon. Tout le monde a le droit de s'amuser un peu. En dehors de moi, nul n'est parfait.

   

J'ai essayé de faire une copie d'écran mais pas moyen, pour vous montrer les statistiques du gueblo. En gros, il y a environ 100 personnes qui viennent faire un tour par ici chaque jour, pour y ouvrir trois pages.

 

Mme VJ souffle que 3 font naître dix mille. Mouais.

   

Donc ça fait, à cinq verres par bouteilles, mmm, je compte, 20 bouteilles de champ'. Bon, je l'avoue, c'est du champ' virtuel, avec des fausses bulles, mais j'ai que ça sous la main. A vingt, les amateurs s'en tirent bien, parce que j'en connais certains (certaines, surtout) qui boiront pas leur coupe, même virtuelle. Si si, j'ai des noms.

 

Ça sera pas perdu pour tout le monde, hein ?

   

Bon, hé bien, à la vôtre ! Prosit ! Tchin ! Naz drowié ! Skol !

 

 

Tiens, oukilé, M. Roro ? Il était pourtant là tout à l'heure ???

 

Hé, M. Roro ?

 

 

 

    WOOOO ? M. Roro ??? 

 

 

Le champagne virtuel, ça fait quand même moins mal à la tête, non ? 

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 14:40

Il y avait des heures que j'étais à la recherche du mystère de cette étrange planète, où tout ressemblait, à de subtiles différences près, à celle d'où j'écris maintenant.

 

Des heures que je cavalais à la poursuite de singulières amazones, sondant les gouffres, longeant les crêtes, croisant toutes sortes de fantômes qui ne me semblaient pas tout à fait inconnus, lorsque... 

 

... soudain, un bruit sourd et répétitif venu de quelque part sur la gauche me tira du sommeil :

 

- ...llô?

- VJ ?

- mmmoui ?

- Allo, VJ ? C'est Dieu.

- Dieu ? ...lequel  ?

 

Faut faire gaffe à qui l'on cause pour pas faire une bévue.

 

- Ben, Dieu, le Seul, L'Unique ! tonna-t-il.

- Scusez-moi, je dormais.

 

Lui ne sait pas ce que c'est que dormir, rêver, s'enrouler dans les draps et larguer les amarres, mais il aime bien qu'on s'escuse. D'un coup ça l'a radouci.

 

- Scusez-moi, mon Dieu, ça faisait longtemps. C'est-à-quel sujet  ?

- VJ, j'ai un problème.

 

Manquait plus que ça.

 

- Mmmm ?

- J'en peux plus des zumains et de la planète Terre. J'ai beau y envoyer tout ce que j'ai comme personnel qualifié, y balancer de l'amour, de l'amour et encore de l'amour, que tchi ! Plus que ça va et plus que ça bouille, que bientôt ça va encore passer par-dessus. J'en peux plus. D'ici, on n'entend que vous. Déjà que je vous ai écrabouillé au temps de Noé. J'avais pourtant décidé de ne pas recommencer. Quand j'ai flingué Sodome, le vieil Abraham m'a fait patienter un temps, mais trop c'est trop. 

Maintenant, vous voici en train de reconstruire cette putain de tour ?

- Qué tour ?

- La tour de Babel, VJ ! Enfin, ouvre les yeux !

 

Justement, j'étais en train de me rendormir.

 

- Béé, j'ai rien à voir là-dedans, moi... bélai-je lâchement.

- Je le sais bien, c'est bien pour cela que je t'appelle. J'ai une liste de gars que m'a dressé le service archangélique, et j'appelle pour vérifier. Alors, VJ, t'en penses-quoi, toi, de ce merdier ?

- Oh, rien de bon, Seigneur. De la merde, sauf Ton respect, de la merde, et de la merde. Mais...

- Mais ???

- Ben, justement, on est vraiment dans la merde, mais il y a plein de gens super, plein de belles choses, des choses gratuites...

- Gratuites ? Ça existe encore ?

- Beh oui. Des gens qui aident les plus petits, des gens qui n'écrasent pas les vieux sur les passages cloutés, qui ne ferment pas leur porte.

- Mais ces guerres, ces famines, ces rapaces qui dévorent les peuples ?

- Oui, je sais, c'est affreux. C'est vraiment horrible. Moi aussi, Seigneur, j'en ai vraiment marre. Et on est plein de gens ici, qui n'en pouvons plus. Justement, on comptait sur Toi. On se dit : Dieu existe-t-il ? Parce que s'Il existe, Il ne peut pas nous laisser dans ce bordel et ces massacres. Et Toi, Tu m'appelles pour me dire que Tu veux tout écraser ? Ouvre-les yeux, Seigneur.

 

Là, je ne dormais plus. Il a baissé d'un ton.

 

- Bon. Je vais revoir un peu les données du service archangélique. Tu sais, des fois ils font un peu de zèle. T'es où, exactement, VJ, dans quel pays ?

- En France, Seigneur.

- Ah. Et la France, c'est comment ?

- Comme partout, sûrement. Toujours les pires qui sont aux commandes. Les plus féroces, les plus gourmands, les plus minables, les plus menteurs. Et plus tu descends, plus tu trouves des gens bien.

 

 

A ce moment là, j'ai regardé le réveil. Fallait que je me lève pour aller à ma cure.

 

- Et puis, Tu sais, lui dis-je pris d'une inspiration subite, un pays qui rembourse les cures thermales ne peut pas être entièrement mauvais.

 

Je pense que c'est ça qui l'a décidé.

 

- Bon, dit-il radouci, avant de raccrocher. Je vais voir. Après tout, y a pas le feu. Content de t'avoir parlé, VJ. Excuse le dérangement. Et si un jour tu passes par ici, n'hésite pas. J'ai deux trois trucs dans la cave qui valent le déplacement.

 

 

 

 

 

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Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.