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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 18:23

Le temps de changer de CD dans ma turbojetàpétrole que je viens de perdre par sa faute 2 points pour 3 ans et 90 zéros pour toujours, sous le fallacieux prétexte que, le printemps irrigant mes muscles d'acier je roulais à 121 km/h au lieu des 90 prescrits, que la radio s'immisce dans l'habitacle : Toulouse, sa vi-ille - ah non, je me goure, c'est Céciile, ma fi-ille- se prépare à lui édifier une statue.

Lui qui ? Ben Nougaro, bien sûr.

Une statue, c'est pas rien. Mazette, ou Mâtin, aurait-dit mon grand-père Joseph, une statue ! Une vraie, en dur, pour les siècles des siècles, que les pigeons, vont pouvoir te l'emmerdifier de leurs fientes polluées au benzène et à la sottise crasse aussi longtemps que la race n'en sera pas éteinte (des pigeons, bien sûr, la sottise est éternelle, je le crains).

A  moins que le Glaude pétrifié ou bronzifié, je n'ai pas de précisions, ait eu de son vivant des tendances scatophiles, je doute qu'il apprécie. Urophiles, itou, parce que les chiens et les poivrots aiment trouver l'axe propice à cette profonde méditation qu'est la miction.

Une statue de Nougaro. J'avoue ne pas y avoir songé une seconde. Fallait y penser. Et Hélène, sa veuve, est-elle d'accord, ou a-t-il fallu la circonvenir, voire la couler dans le béton pour la faire taire (ce qui permettrait d'avoir deux statues pour le prix d'une) ?

Figer un mec aussi vivant - bien qu'officiellement mort - donne la mesure de la nullité ambiante. En fait, Toulouse n'érige pas une statue à un homme libre, mais à Toulouse.

En français, ça s'appelle de la branlette. Et la branlette, excusez-moi, c'est pas de l'amour.

Et, je le redis, ça donne la véritable mesure de ce monde. Une statue à un qui a livré bataille à toutes les statues... Toulouse province de la bassesse et de la médiocrité, de ce nouveau monde minable contre lequel il a lutté jusqu'à son dernier souffle et lutterait encore s'il était physiquement là.

Heureusement, l'homme s'en fout. Longtemps qu'il est parti voir ailleurs, l'Homme aux semelles de vent.

 

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Published by Vieux Jade
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commentaires

Marilou 11/03/2014 08:07

Bonjour VJ.
http://video-streaming.orange.fr/comedie-humour/les-chevaliers-du-fiel-la-muse-de-nougaro_17390071.html
Sympa...
Bises à tous
A la prochaine !

VJ 11/03/2014 11:43

Oh merci, c'est bien, respectueux et drôle...

LLéa 05/03/2014 22:04

Jade,

:)

Ton repli méditatif est bien trop sévère.
"Notre" connexion amicale, par les airs, fait des zigzags.
Je reçois pleins de signes tordus!

:)

Freine!

Bisous,

Pégase 06/03/2014 15:28

Désolée de venir troubler votre repli méditatif en vous envoyant une telle vidéo mais je relaie un peu partout, aussi bien sur mon mur que demain sur un site web qui verra le jour.

http://youtu.be/ec4sKYT2QGw

LLéa 04/03/2014 22:47

Bonsoir,

Merci Jade.

C'est de son vivant qu'il fallait l'ériger. Reconnaître son talent. A présent, comme tu le dit, il n'en a rien a faire....

Jade, tu lis les commentaires?
Je te sens loin, loin ...
Tu as tous, toutes, emporté avec toi?
Jade, tu me cache des choses .... ce n'est pas bien ....

Amie Calmante ?

Grosses bises, :)

PS. Oh! La couleur du blog! C'est comme chez Pimpim!

VJ 05/03/2014 07:51

Loin?
Ou repli méditatif ?

Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.