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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 00:00

 

Existe-t-il un lien, une coïncidence satanique entre l'"église" d'Evry, sorte de saucisse de cassoulet tronquée, délibérément terrestre, volontairement privée, comme les vaches modernes, de la corne qui l'aurait reliée au Ciel, et le fait que l'infect valls y ait fait ses armes ? 

 

 

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 17:36

Une évidence s'impose de plus en plus : il faut apprendre à distinguer entre les véritables bipèdes, et les faux, qui en ont l'apparence, mais marchent à quatre pattes.

 

Aboient sur commande, et rapportent les os que le maître leur jette.

 

Les os qui leur plaisent, ce sont des mots. En ce moment, c'est "antisémitisme", "danger pour la république", "racisme", "homophobe", "minorité suspecte".

 

Hier, ou avant-hier, c'était "facisme","extrême drouate", "impérialisme", "beauf".

 

Ce sont de très jolis mots, croquants à souhait, quoi qu'un peu sales et usés, à force d'être mâchouillés, mais les cabots doivent être vaccinés, que ces caniches rapportent (du verbe "rapporter", qui signifie en vrai français dénoncer) en remuant de la queue, sûrs d'être flattés et, espèrent-ils, nourris.

 

En ce sens, M. valls a tout à fait raison, l'ambiance rappelle fortement les années 1930. 

 

 

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 06:06

Du verbe latin terere, secouer, presser, passer au tamis, dont le tarare, ancien trieur (on entend bien la parenté) de grains descend directement.

 

J'ai déjà abordé le sujet.

 

Les hommes sont souvent considérés comme cheptel des dieux. L'une des qualifications de Shiva est Pashupati, le maître des troupeaux, ou, plus exactement, le père, le propriétaire des épais, ou, plus simplement de ceux qui sont incarnés.

 

L'homme est l'un des épais.

 

C'est justement son épaisseur, cette espèce de coquille, qui est en cause lors des tribulations. Les tribulations sont ce mouvement qui agite le tamis, et que chacun ressent.

 

Un tamis est une grille dont toutes les mailles identiques servent à séparer les matières épaisses des matières fines. Gamin, j'ai souvent secoué le tamis pour aider les goujats à cribler le sable qui, mélangé à l'eau et au ciment, faisait le mortier. Le sable fin passait, les cailloux restaient, qu'on jetait.

 

Le temps secoue et sépare.

 

" […] Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu'à ce que le déluge vînt et les emportât tous: il en sera de même à l'avènement du Fils de l'homme. Alors, de deux hommes qui seront dans un champ, l'un sera pris et l'autre laissé; de deux femmes qui moudront à la meule, l'une sera prise et l'autre laissée. Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra. (Matthieu 24/38-42).

 

L'un sera pris, l'autre laissé, c'est clair. D'un point de vue un peu plus subtil, on peut penser qu'en nous, certaines composantes grossières ne passeront pas, alors que notre être le plus subtil survivra.

 

Mais peut-être que tout simplement certains révéleront leur grossière nature de cailloux, quand d'autres se sublimeront. Qui peut savoir ?

 

Et qui peut savoir s'il sera du sable fin dont seront fait les murs du prochain palais, ou de la roche dont seront comblées les ornières ?

 

Le sable, précieuse silice qui, cuite, se change en verre et la roche vulgaire et sans charme ont la même nature. L'un et l'autre ont leur utilité, leur nécessité. Le sable n'est que la roche longuement roulée et moulue. Pas de différence de nature.

 

Le sable ne peut mépriser la roche dont il est un fragment, ni la roche rejeter le sable son fils.

 

Un sable pourri d'orgueil fera un verre cassant dont aucun artiste ne voudra. Ce sable là sera jeté.

 

Que la beauté, la pureté, la gratuité, l'ouverture complète à l'autre et à ce qui advient, qui peut-être composent ce que saint Paul appelait de ce mot difficile à percer  : "charité", s'élèvent au-dessus de l'égoisme soudain cristallisé, minéralisé, jeté à la vue, reconnu, et que deux mondes différents s'édifient sur leurs différentes bases, je le souhaite, je l'appelle de mes voeux, je l'attends.

 

Bien sûr, c'est d'une cathédrale de lumière, d'amour et de paix, que je voudrais participer, pas d'un monde noir et cruel.

 

Mais nul ne sait vraiment dans quelle brouette il se trouve, ou se trouvera.  

 

 

 

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 08:08

Je suis entré dans une maison. La femme me l'a fait visiter. Poussant une porte, elle dit : ne faites pas attention au désordre, c'est la chambre de mon fils.

 

Indescriptible amoncellement de jouets en plastique, comme si des cambrioleurs avaient jeté pêle-même le butin d'un mois de larcins. A l'exception d'un passage vers le lit pas fait, ça monte jusqu'aux genoux. 

 

Stupéfait, je dis : vous ne lui faites pas ranger ?

 

Ranger, s'esclaffe-t-elle, un enfant de 4 ans?

 

N'étant conseiller de quiconque, je n'ai rien répondu. Au même âge, ma petite-fille ne part pas de notre maison sans avoir rangé le bric à brac qui l'attend jusqu'à la prochaine fois.

 

La kabbale connaît les deux mains de Dieu : rigueur, et clémence, retenue et largesse. Rien de tel, ici. Dégueulis d'objets.

 

Les grecs anciens distinguaient le chaos, source d'énergie brute et féconde, du cosmos, qui en était la régulation. Ici, rien de tel. Foutoir figé.

 

Enfant, pauvre roi d'un trésor de richesses sans âme, acquises dès que désirées, aussitôt dévaluées qu'obtenues, objets morts, échoués, enfant piégé de cette soumission, de cette démission, petit soldat sans mission, à qui personne n'enseigne la modération, la simplicité, la beauté du vide, de l'harmonie, de l'ordre.

 

Pauvre petit roi, que Dieu te garde.

    

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 15:06

J'ai failli ne pas m'en apercevoir : le blog a eu 4 ans hier. C'est beaucoup. Beaucoup de constance, de part et d'autre.

 

Un peu moins productif, en ce moment. C'est ainsi. Cycles. Cycles de cycles, saecula saeculorum...

 

Après la pluie, et les jours se suivent...

 

A bientôt, si Dieu le veut.

 

A propos de Dieu, quelqu'un (Jovanovic, peut-être) remarquait que Dieu était mal en France : Hier Depardieu, aujourd'hui Dieudonné.

 

A propos de Dieudonné, la question que je me pose, c'est s'il ne devrait pas demander l'asile politique, lui aussi. La Russie ferait un excellent pays d'accueil pour l'opposition au fascisme laïque et républicain.

 

A ce sujet, au guichet de ma poste de cambrousse, pas encore fermée, des pièces d'argent sont en vente. Elles portent, dit le prospectus, les valeurs de la république : liberté, égalité, fraternité.

 

Je ne ferai pas un laïus là-dessus. Mais si quelqu'un croit encore que ce sont là les valeurs qui ont réellement cours dans ce pays, je vais me coucher.

 

Chaque jour qui passe restreint les libertés, même les plus banales, et tous nos mouvements même les plus triviaux sont scrutés, enregistrés, analysés. Liberté ? Foutage de gueule, oui.

 

La liberté d'expression vient de trépasser, elle est morte. Morte et enterrée, en 2014.

 

L'égalité ? Réfrènant ma violence naturelle, je me contenterai de hausser les épaules.

 

Quand à la fraternité, j'y crois, et la constate.

 

Ce n'est toutefois pas à la république des "frères", qu'on le doit, mais à ce qui reste de culture vraiment chrétienne dans le fond des âmes.

 

Car le mot qui convient à ceux qui se prétendent héritiers des lumières, c'est férocité, et non fraternité.

 

La devise de la monnaie de Paris est tout à fait révélatrice du rôle qui lui est assigné : Ici, on frappe les monnaies et les esprits.

 

On ne peut pas dire qu'on ne le savait pas, c'est écrit.

 

 

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 14:14

Copié d'un autre blog que jai eu :

 

Le folklore et les auteurs plus ou moins récents ont défini et décrit plusieurs sortes de troll.  

 

N'en étant pas spécialiste, ni particulièrement amateur, je n'en ferai pas l'inventaire. Leur nature générale est proche de la pierre. Ça suffit comme prémisses. 

 

Sans même parler du troll de l'ère informatique, il en existe tant que de cervelles enfièvrées. Lorsque l'on sait, comme chacun devrait le savoir, que tout ce qui a été imaginé une fois existe et fonde une réalité (synonyme : royaume, univers), on ne doutera pas que le monde - qui est une myriade de trilliards d'univers interconnectés - est un endroit d'une grande variété, contrairement à ce que les écraseurs de caboche modernes voudraient qu'on croie, afin de nous laisser demeurer à leur profit des demeurés serviles.

 

Mon propos porte sur un troll tout à fait spécifique : le troll des ponts. On en trouve une famille, si ma mémoire ne me trompe pas, dans "la Fille du roi des elfes", de ce brillant aristocrate et brillant esprit qu'était Lord Dunsany.

 

Le troll des ponts, comme les clochards, vit, comme son nom l'indique, sous les ponts. Il y dort, attendant en apnée le voyageur. Bien évidemment, il n'y en a plus depuis longtemps sous les ponts modernes continuellement enfourchés par un flot ininterrompu de passagers motorisés.

 

Quoi que... je n'ose pousser plus loin mon propos, de peur de donner naissance à un univers dans lequel certains trolls pourraient trouver le moyen quand même... passons, on voit assez d'horribles choses comme ça à l'ère républicaine.

 

Le troll ancien des ponts antiques et vermoulus, aux dents déchaussées, fondu aux pierres de l'arche, minéral, roupille pesamment, guettant la vibration infime qui annonce l'arrivée d'un convoi, d'un pélerin solitaire, d'une troupe d'éclaireurs, de paysans en goguette ou de bergères en bamboche.

 

Il étire alors ses membres gourds, se redresse, et pointe sa tête moussue à l'entrée du pont. Lorsque le ou les passants s'y sont engagés, il les hèle, et leur pose une question, à la manière du sphinx de Thèbes, une question à laquelle peu savent répondre. 

 

Et, comme le sphinx, il dévore aussi sec et sans état d'âme - a-t-il une âme ? - ceux qui ne savent pas.

 

Remarquons incidemment que la voie reste pourtant libre, puisque le troll, incapable a priori de par son énorme poids de franchir en un instant rivière et pont, ne peut en boucher à la fois les deux issues. Il y a donc une fois encore des questions pernicieuses à se poser, et par exemple : qu'est-ce qui empêche le voyageur surpris de fuir devant lui ? Nul doute, à moins qu'il ne travaille en équipe ou en famille, avec sa trollesse et ses trollmignons et mignonnes, que le troll des ponts est un magicien considérable.

     

Peut-être le troll du passé et le troll de l'avenir se donnent-ils la main ?

           

Si ce n'est pas le cas, si le troll, comme tout un chacun est bien là où il se trouve, c'est-à-dire, comme vous et moi, d'un seul côté du pont en un instant déterminé, alors, qui est le voyageur, suffisamment bête pour ne pas fuir à toutes jambes s'il ignore la réponse ? 

 

Comme nous, le troll a besoin de réponses. Il a faim de savoir, soif d'apprendre. Ce n'est pas forcément un être malfaisant. Comme nous tous, il est avide d'ingurgiter du neuf.

 

Il se contenterait volontiers d'une information qui lui permettrait de retourner méditer fructueusement sur le mystère du monde, et ainsi accroître son être.

 

Hélas, bien des voyageurs marchent sans but, et sans rien voir, comme marcheraient des robots absents qui courent après la queue du temps.

 

Alors, quand ils passent inconscients et les yeux vides, le troll les dépèce et dévore leur corps, en suce longuement les nerfs et les os, la moelle qu'elle contient, afin de patienter jusqu'à la prochaine occasion.

 

Comme chacun de nous, le troll n'attend que de rencontrer le passant qui l'éclairera définitivement. Alors, lui et les siens franchiront enfin le pont.

           

Le fameux pont qui sépare la matière pesante de l'esprit; ou l'état de mort où nous croyons vivre de la Vie. 

 

Pourquoi croyez-vous que le troll des ponts passe ainsi son temps à attendre sous les ponts ?

 

Une remarque : chacune de nos synapses est un pont. Sommes-nous pleins de minuscules trolls ?

 

Avant cette dernière remarque, j'en mets une avant-dernière, et puis une antépénultième : comment expliquer que le troll attende les réponses des autres, alors qu'il lui suffirait de se pencher sur son reflet dans l'eau de la rivière, et se regarder longuement, sans se laisser happer ? Et encore, pourquoi les trolls sont-ils si sales ?

 

J'arrête là. Il serait temps que tout le monde se pose les vraies questions.

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 09:03

Cette froide après-midi, une belle et grosse araignée noire s'étalait immobile sur un mur ensoleillé, devant moi. Des gens passaient, j'étais pendu à mon téléphone, songeant en coin que beaucoup feraient un détour ou l'écraseraient d'un air dégoûté. Comme tu es belle, l'araignée, pensais-je...

 

La nuit suivante, vers cinq heures, je m'éveillai. Au gré de mes pensées enchevêtrées, j'en vins à ce mec, ce vraiment sale mec, un des plus répugnants que je connaisse, qui, à près de soixante cinq ans passe sa misérable existence à pourrir au maximum la vie de ses congénères, et surtout de sa voisine immédiate, qui a 84 ans. Son obséquiosité huileuse, sa voix mielleuse et croassante soulignent la haine qui suinte de sa sordide carcasse. Il potasse les codes juridiques du soir au matin, pour peaufiner ses coups tordus. Il ment, s'indigne vertueusement et poignarde dans le dos tout ce qu'il peut. Une véritable ordure.

 

 

Elle appelle au secours. M.VJ, que puis-je faire ?

 

Oui, que faire contre tant de malignité ? Ajouter de la violence ? De la haine, du ressentiment ?

 

Et si c'était une projection de la noirceur qui est en toi, VJ ?

 

J'entrai alors en moi et l'observai de plus près. Il ressemblait à une grosse araignée. Je le saisis, je ne sais comment. Puis du bout de mes narines, comme avec un dard, je commençai à aspirer prudemment sa noirceur, longtemps, prudemment, sans qu'aucune goutte ne m'atteigne, très technique.  

 

Puis j'ai inspiré à fond l'air de la nuit, gonflant mes poumons, avant d'expirer longuement et avec force le jet noir en une sorte de spray, jusqu'au dernier atome, jusqu'à ce plus rien ne reste à expulser.

 

C'est "je" qui l'a fait, bien sûr, mais c'est venu tout seul, ça c'est plutôt fait à travers moi, simple instrument. 

 

Mme VJ s'est tournée : Qu'est-ce que tu fais ? Un exorcisme, dis-je. Pas surprise pour un sou : C'est bien ce qu'il me semblait, j'ai reconnu la respiration. Elle se rendort. 

 

Voici deux mois que je n'en entends plus parler, de ce type là.  

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 07:36

Pas le choix, ça vient juste après.

 

L'envers de la médaille, ou un complément d'information ?

 

Cette nuit, aventures rocambolesques et découvertes passionnantes, dans des décors parfaits jusqu'à la moindre poussière, et soudain, ça reprend au début.

 

Hé, criai-je, y a un problème !

 

Mais tout repart à l'identique, comme une mécanique. Personnages, scénarios, dialogues, jusqu'au caniche, l'accident de camion, les voitures, tout est téléguidé, les acteurs n'ont pas de réalité, juste un programme, et je perds pied.

 

Il y avait un type, au début, qui m'avait introduit dans la série, où est-il ? Je le cherche : introuvable. Lui seul sait ce qui se passe.

 

Alors j'ai un moment où je goûte à ce que peut être la folie : le sentiment d'une perte totale. Perte de repères, perte de contrôle sur l'extérieur. Perte d'identité, ou de contrôle sur ce que je croyais être solide en moi.

 

Car si je (le je demeure encore) suis dans un film, qu'est-ce que je peux y changer ? Suis-je bien un "je"? Ai-je un quelconque pouvoir ? Apparemment non : sous mes yeux médusés, les mêmes scènes se déroulent imperturbablement, et ma prise de conscience ne change rien à l'attitude des personnages qui font à l'identique ce qu'ils faisaient plus tôt.

 

Bien sûr, éveillé, à l'instant où j'écris, je me remémore le mythe de l'éternel retour, et la théorie du "film" de Mouravieff, et dit comme ça, ça prend la forme de notions connues et pépères, dont on cause tranquillement autour d'un verre; mais cette nuit, dans le rêve, à vif, c'était pas loin de la panique.

 

Si j'existe dans une mécanique (Chaplin), comment en sortir ?

 

Je comprends que la Terre soit pleine d'asiles psychiatriques, eux-mêmes pleins de gens qui peut-être ont aperçu ce qui vient de m'être montré et ne l'ont pas supporté.

 

Car c'est un point de bascule, sans aucun doute. Se voir enfermé, seul, dans une vis sans fin.

 

Alors, Docteur, qu'est-ce qui est réel ? Vous, ou moi ? Ou moins, encore ?

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 19:08

Journées pénibles de reprise et nuits fastueuses, en ce moment.

 

Mme VJ qui pratique assidûment les arts martiaux chinois depuis un quart de siècle a rêvé qu'elle faisait une marche de Qi Gong dans un champ, et que les plantes ployaient sous l'énergie, et prenaient la forme de cette danse multidirectionnelle, comme elles le font dans un agroglyphe.

 

Et moi, cette nuit, avant de dormir, une foule nombreuse est montée silencieusement à l'assaut, sous mes paupières closes.

 

Des centaines, des milliers, une file ininterrompue de formes un peu vagues, mais humaines, certaines avec des capuches, des morts, peut-être, qui défilaient devant moi en me jetant un regard vide, vaguement curieux.C'est, ai-je pensé - comme s'ils me présentaient leurs condoléances, alors qu'ils paraissent être les morts rappelés un instant de l'oubli. Puis je me suis endormi.

 

A l'instant de l'éveil, cet enseignement : l'existence humaine est comme si on plongeait un cylindre tournant sur lui-même dans un liquide. En fonction du niveau où il s'enfonce, il recevra une marque, un dessin particulier sur son pourtour. Ça, c'est une pauvre, très pauvre tentative de représentation du contenu. J'en essaie deux autres, qui me sont venues après : comme un graphique, entre abscisse et coordonnée. Comme un crucifié dessinerait avec son corps en mouvement, entre affaissement et sursaut.

 

Les trois peut-être à relier pour rendre compte de l'idée générale : chaque existence est unique, comme un rouleau, une bobine de pellicule (ça ne se fait plus, je sais), un enregistrement. 

 

L'homme serait un axe vierge plongé dans l'existence, axe sur lequel les réactions, la révolte, l'abandon, la distance, l'élévation, l'abaissement, formeraient une empreinte en creux, plus ou moins prononcée selon l'impact de la houle et la profondeur des affects.

 

Peut-être pour les mélomanes ou les esthètes d'un autre monde ?

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 21:24
J'avais 10 ans et mes parents venaient d'acheter
leur première télé,
en noir et blanc, bien sûr.
 
Comment ne pas tomber fou amoureux
de Marie Laforêt,
mais aussi,
comment ne pas subir le charme vénéneux
de Belphégor ?

 
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Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.