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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 06:06

Du verbe latin terere, secouer, presser, passer au tamis, dont le tarare, ancien trieur (on entend bien la parenté) de grains descend directement.

 

J'ai déjà abordé le sujet.

 

Les hommes sont souvent considérés comme cheptel des dieux. L'une des qualifications de Shiva est Pashupati, le maître des troupeaux, ou, plus exactement, le père, le propriétaire des épais, ou, plus simplement de ceux qui sont incarnés.

 

L'homme est l'un des épais.

 

C'est justement son épaisseur, cette espèce de coquille, qui est en cause lors des tribulations. Les tribulations sont ce mouvement qui agite le tamis, et que chacun ressent.

 

Un tamis est une grille dont toutes les mailles identiques servent à séparer les matières épaisses des matières fines. Gamin, j'ai souvent secoué le tamis pour aider les goujats à cribler le sable qui, mélangé à l'eau et au ciment, faisait le mortier. Le sable fin passait, les cailloux restaient, qu'on jetait.

 

Le temps secoue et sépare.

 

" […] Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu'à ce que le déluge vînt et les emportât tous: il en sera de même à l'avènement du Fils de l'homme. Alors, de deux hommes qui seront dans un champ, l'un sera pris et l'autre laissé; de deux femmes qui moudront à la meule, l'une sera prise et l'autre laissée. Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra. (Matthieu 24/38-42).

 

L'un sera pris, l'autre laissé, c'est clair. D'un point de vue un peu plus subtil, on peut penser qu'en nous, certaines composantes grossières ne passeront pas, alors que notre être le plus subtil survivra.

 

Mais peut-être que tout simplement certains révéleront leur grossière nature de cailloux, quand d'autres se sublimeront. Qui peut savoir ?

 

Et qui peut savoir s'il sera du sable fin dont seront fait les murs du prochain palais, ou de la roche dont seront comblées les ornières ?

 

Le sable, précieuse silice qui, cuite, se change en verre et la roche vulgaire et sans charme ont la même nature. L'un et l'autre ont leur utilité, leur nécessité. Le sable n'est que la roche longuement roulée et moulue. Pas de différence de nature.

 

Le sable ne peut mépriser la roche dont il est un fragment, ni la roche rejeter le sable son fils.

 

Un sable pourri d'orgueil fera un verre cassant dont aucun artiste ne voudra. Ce sable là sera jeté.

 

Que la beauté, la pureté, la gratuité, l'ouverture complète à l'autre et à ce qui advient, qui peut-être composent ce que saint Paul appelait de ce mot difficile à percer  : "charité", s'élèvent au-dessus de l'égoisme soudain cristallisé, minéralisé, jeté à la vue, reconnu, et que deux mondes différents s'édifient sur leurs différentes bases, je le souhaite, je l'appelle de mes voeux, je l'attends.

 

Bien sûr, c'est d'une cathédrale de lumière, d'amour et de paix, que je voudrais participer, pas d'un monde noir et cruel.

 

Mais nul ne sait vraiment dans quelle brouette il se trouve, ou se trouvera.  

 

 

 

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Published by Vieux Jade - dans compost
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commentaires

LLéa 15/02/2014 22:51


Coucou,


 


Merci a toutes, tous,


 



anne 15/02/2014 20:07


Oups, Vie bien sur :)

Anne 15/02/2014 20:05


 Meilleure fin de vie aussi à vous tous.


Mais nul ne sait vraiment dans quelle brouette il se trouve, ou se
trouvera.  


Nul ne sait vraiment, oui...


Souhaitons le pour tous les êtres.


Meilleures  fin de vie à vous aussi et que la lumière éclaire nos pas!

Ned de http://mabouillotte-et-mondoudou.over-blog. 15/02/2014 17:30


Bonne fin de Vie à vous aussi !


Avec un V majuscule bien sûr, où avais-je la Tête ! Merci d'avoir rectifié .

danielleg 15/02/2014 16:29


Merci Ned :)


Bonne fin de Vie à vous aussi ! :)

Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.