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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 08:00

Les matrices périnatales (d’après Stanislav Grof)  

 

Périnatal : autour de la naissance. Tout tourne autour de notre nombril !

 

Pour ceux qui ont besoin de preuves, un psychiatre tchèque, Stan Grof a dessiné autour de ce nombril une nouvelle cartographie de la psyché, déployée grâce à des milliers de récits de voyageurs en état de conscience élargie.

 

Et moi j’ai mis mes pieds dans les traces laissées par les très grands pieds de ce Géant ! Après les voyages à l’autre bout de la Terre où je me cherchais désespérément, j’ai fini par réaliser grâce à la sophrologie, la méditation, la respiration holotropique, les voyages chamaniques que ce que je cherchais au loin, se trouvait là où j’évitais de chercher avant : à l’intérieur !

 

A l’intérieur de quoi ? À l’intérieur de « moi ». Et comment va-t-on à l’intérieur de soi ? En tournant d’abord autour de son nombril : indispensable phase de « et moi et moi et moi »…jusqu’à user suffisamment la structure égotique pour la rendre moins emprisonnante, l’assouplir, la rendre presque transparente…et comme elle a tendance à repousser (comme les ongles de VJ), il est nécessaire de la raboter, la limer, la polir…mais pas trop ! Il n’est pas ici question de s’exploser la tête, de se déstructurer dangereusement. Il est question de liberté de l’Être.

 

Mais revenons à nos nombrils. La porte d’entrée de tout voyage intérieur est LE CORPS. Sans cet accès, le voyage risque fort de tourner autour du pot, celui du mental qui tourne comme un poisson rouge dans son bocal. Efficace pour se comprendre. Inefficace pour se connaitre. Efficace pour se rendre dingue et malheureux. Inefficace pour accéder à la Liberté de l’Être.

 

Commençons tout de suite. Je vous propose tout en lisant ces quelques lignes de prendre conscience de la position de votre corps. Question idiote : est-elle confortable ? Réponse plus que probable : non pas vraiment ! Alors pause : installez-vous confortablement, si possible le dos droit, les épaules relâchées, les mâchoires desserrées. Maintenant, faites trois grandes respirations : inspirez profondément en prenant le plus d’air possible et soufflez comme si vous poussiez un long soupir… allez, encore une fois…et une petite dernière… Comment vous sentez-vous maintenant ? Recommencez en fermant les yeux cette fois.

 

Simple et efficace. A pratiquer sans modération. Le souffle qui nous traverse sans relâche est notre principal allié sur ce chemin de conscience. Pourquoi ce détour pour parler des matrices périnatales ?

Parce que les matrices, en s’appuyant sur le processus de la naissance biologique, révèlent le cheminement de la goutte de conscience qui s’est engagée dans l’aventure de l’incarnation.

 

La porte d’entrée du voyage terrestre pour chacun d’entre nous est la rencontre des deux gamètes de nos parents biologiques, la gestation dans le ventre de notre mère et l’accouchement hors de ce corps. Nous sommes tous passés par là. Et si notre mémoire consciente nous fait défaut sur ce point, notre mémoire inconsciente et corporelle parle à chaque instant de notre vie.

Pour ceux d’entre vous qui ont assisté à un accouchement, pour celles (et ceux qui sont empathiques) qui ont accouché, il est inutile de préciser combien cet événement est inoubliable. Riche en sensations, en émotions. Terrifiant, magnifique, douloureux, magique… Une lutte à mort, une lutte pour la vie, un moment de pur bonheur, un pire cauchemar…

 

Cet événement majeur laisse des traces indélébiles sur notre corps et notre psyché. Ces traces vont conditionner toute notre vie : à chaque fois que nous aurons à vivre un passage important ou insignifiant, nous repasserons par le même processus qui nous a vus naitre. Et si la naissance a été difficile ? Elle a toujours été traumatisante. Pour vous en convaincre, visualisez le visage d’un nouveau-né qui sort du ventre de sa mère et vous commencerez à vous rappeler…

 

Donc à chaque passage, nous revivons notre naissance et ses traumas spécifiques. A chaque fois ? Oui, jusqu’à ce que le processus complet de la naissance ait été revécu avec le dénouement des traumatismes initiaux. C’est en tout cas la vision de Stan Grof.

 

Si notre mère a voulu avorter, si elle a perdu sa mère/son mari/sa fortune quand elle était enceinte, si elle a vécu la félicité la plus pure en fusionnant avec son ventre, si elle a failli mourir ou si elle est morte en couches, si nous avons failli y rester, si on est venu nous chercher par forceps ou par césarienne, si la sage-femme avait les mains glacés et la délicatesse d’un bucheron, si le médecin a déclenché l’accouchement pour pouvoir partir en vacances, si nous sommes né dans l’eau avec des dauphins (si, c’est possible : http://www.youtube.com/watch?v=LX3glqDsWS8) …tout ça s’imprime dans notre corps et notre psyché.

 

Pourtant, rien n’est figé et c’est là tout l’intérêt que je porte à la théorie de Grof. En effet, le processus périnatal transcende la biologie : comme les poupées gigognes, il comporte plusieurs dimensions emboitées ou superposées. Les expériences de revécus de naissance sont souvent mêlées ou associées à des séries d’expériences transpersonnelles de nature mythologique, mystique, archétypale, historique, sociopolitique, anthropologique ou phylogénique.

 

Rien que ça, me direz-vous ! Et oui il est question ici de notre Liberté d’Être et aussi de notre essence multidimensionnelle. Nous sommes plus que ce que nous croyons être. Et le processus d’auto-exploration nous met en chemin pour nous rencontrer dans toutes nos dimensions, de la plus lumineuse à la plus ombrageuse, de la plus personnelle et biographique à la plus collective et transpersonnelle, de la plus consciente à la plus inconsciente…

 

J’ai la croyance que nous venons d’ailleurs, de très loin pour certains d’entre nous. Avec des mémoires d’outre-tombe et des sacs à dos karmiques. Avec des leçons à apprendre, des histoires à raconter, des devoirs à accomplir. Pour cette vie présente, l’enseignement commence dès la conception par le choix de nos parents, leurs histoires transgénérationnelles, leurs gênes, leurs traumatismes corporels et psychiques et de tout ça, dans un pays et une époque spécifiques… Et vlan, nous déboulons dans ce monde, la tête la première dans le meilleur des cas !

 

Nous avons choisi le matériel le plus adéquat pour accomplir notre mission de vie. Et dans cette école de la vie, pas de gagnant, pas de perdant. C’est l’école de la conscience. Sur ce chemin, on ne va pas bien, on ne va pas mal, on est conscient. Ou plutôt on apprend à le devenir de plus en plus finement.

 

Alors ces matrices ? Elles sont quatre et déroulent tout le processus de la venue sur Terre :

 

La matrice 1 : la phase intra-utérine, l’univers amniotique ;     

La matrice 2 : la première phase clinique de l’accouchement, les contractions commencent et le col est fermé ;

La matrice 3 : le col s’ouvre et le bébé s’engage dans le vagin de sa mère ;

La matrice 4 : la délivrance.

 

Nous avons tous vécu ces quatre phases. Mais l’empreinte mémorisée par notre corps et notre psyché est unique et pour la majorité d’entre nous, une matrice en particulier a laissé une gestalt inachevée : un événement spécifique traumatisant a bloqué l’énergie et toute notre vie, nous allons répéter le scénario de notre naissance afin de le revivre pour le guérir. Sans aide et sans conscience, ça peut prendre des années voire des vies avant la résolution…

 

La Matrice 1, c’est le temps de la symbiose mère/enfant.

Pendant 9 mois, l’enfant baigne dans le liquide amniotique, en relation constante (physique, chimique, biologique et psychologique) avec sa mère. Les revécus positifs permettent à celui qui les expérimente un ressourcement profond, une réparation du corps et de l’âme. Le corps flotte, sans limite, dans une grande détente. Les visions montrent une Nature bienveillante et nourricière, l’océan, les animaux marins, le cosmos, les étoiles avec des sensations de sécurité, d’unité, de fusion avec le Tout. Tout est à sa place, indifférencié, interconnecté, pas de conscience de « moi », pas de discours mental.

 

Quand j’accompagne des personnes, les signes d’un vécu de matrice 1 sont : le corps détendu, le sourire béat, la personne peut se mettre en boule sous la couverture. Peu de phrases avec un vocabulaire ultra simple « c’est si bon… », « tout va bien… ». Souvent, pas de paroles du tout, des soupirs d’aise. Si je m’installe près d’elle, la personne peut se coller à moi, souvent sur mon ventre.

Les revécus négatifs mettent en scène des difficultés pendant la gestation : une tentative d’avortement, une maladie physique ou psychique de la mère, un état émotionnel dû à un événement traumatisant. Les visions montrent une Nature dangereuse, des animaux marins monstrueux, de l’eau polluée avec des sensations de peur diffuse, de faim ou de soif.

 

Cette fois, le corps est agité et cherche sa place sans la trouver, les traits du visage sont tendus, la personne peut ouvrir souvent les yeux pour vérifier ce qui se passe dans la pièce. Des phrases simples : « j’ai peur », « ça va pas ». Souvent, un silence angoissé. Si je m’installe près d’elle, la personne peut s’éloigner ou m’agripper puis me rejeter, se mettre à parler pour sortir de l’expérience.

 

Dans la vie, les personnes marquées par une matrice 1 négative manquent de confiance dans la Vie. Possibilité de confusion entre les fantasmes et la réalité. Et ça peut aller jusqu’à la paranoïa et des hallucinations hystériques dans les cas pathologiques.

 

La Matrice 2, c’est le cauchemar de l’enfermement, le « sans issue »

Imaginez un fœtus venant de passer 9 mois au paradis avec tous ses besoins comblés (dans le meilleur des cas). Et tout à coup, les contractions surviennent alors que le col utérin fermé empêche toute issue. Pas besoin d’explication pour comprendre que les revécus de matrice 2 sont toujours négatifs ! Au mieux, une sensation physique d’oppression, une incompréhension totale de ce qui se passe. Au pire, une angoisse de mort imminente.

 

Entre les deux, des états d’enfermement, de paranoïa plus ou moins aigüe avec l’impression que cette situation insupportable ne va jamais s’arrêter. Le danger vient clairement de l’extérieur. Les visions sont celles de prison, de camp de concentration, de machines infernales, de labyrinthe, de désert. Des sentiments de solitude, d’absurdité, d’impuissance.

 

La personne revivant cette matrice est abattue, le corps ne bouge pas beaucoup. Souvent la tête cherche à se coincer contre un obstacle et il peut y avoir des douleurs physiques intenses de type écrasement. Pas de recherche de contact physique et les phrases sont : « je ne comprends rien », « ça fait mal », « je n’en peux plus », « pourquoi ? ». Si je propose de l’aide, la réponse est « non », « de toute façon ça ne changera rien », « ce n’est pas possible ». Il peut arriver que la personne se sente en danger et ne me fasse plus confiance.

 

Les personnes fortement marquées par une matrice 2 peuvent être dépressives, hypocondriaques, paranoïaques. Tendance à l’alcoolisme ou aux intoxications médicamenteuses.

 

La Matrice 3, c’est le conflit « mort/renaissance », la lutte à mort pour vivre

Dans cette phase de l’accouchement, les contractions utérines se poursuivent mais le col de l’utérus est dilaté afin de permettre à l’enfant de s’engager dans le vagin de sa mère. C’est la lutte acharnée pour la survie. Les pressions corporelles sont intenses et les risques de suffocation sont importants. C’est un moment particulièrement complexe avec de multiples complications possibles : l’alimentation sanguine est entravée par les contractions, le cordon ombilical peut se trouver coincé par la tête ou enroulé autour du cou. Au moment de l’expulsion, le fœtus peut être en contact direct avec des matières biologiques : sang, mucosités, liquide amniotique, urine ou matières fécales.

 

Tous ces éléments influencent des revécus de matrice 3 souvent très riches et très complexes. L’aspect le plus typique est la lutte pour sortir de l’enfermement avec de possibles rencontres avec des forces titanesques, démoniaques. Ici la situation n’est plus désespérée et la personne ne se sent plus impuissante. Au contraire, elle est active et sa souffrance a du sens. Des éléments sexuels, scatologiques, de feu, de batailles sanglantes, les grands mythes avec des sacrifices humains, des rituels de mort et de renaissance, appartiennent aux revécus de cette matrice.

 

L’accompagnement d’une personne en matrice 3 peut être intense : il n’est pas rare de voir le corps se tendre, se débattre et chercher la sortie avec une énergie phénoménale. Il peut y avoir des cris, des râles, des insultes…Mais quelquefois, tout se passe très calmement en apparence avec des visions très fortes à l’intérieur de la psyché.

 

Les personnes marquées par une matrice 3, vont avoir tendance à se battre pour se sortir des situations difficiles. Les périodes de transition peuvent être intenses, avec le sentiment de savoir où aller, même face au danger.

 

La Matrice 4, c’est l’expérience aboutie de « mort/renaissance »

C’est la phase ultime de l’accouchement avec l’expulsion de l’enfant. Il nait et est confronté à la lumière du jour ou de la salle d’accouchement. Le cordon est coupé et la séparation d’avec sa mère est achevée.

Pour les revécus de matrice 4, les sentiments de danger, de mort imminente, de tension extrême vont s’intensifier jusqu’à se relâcher brusquement dans une profonde sensation de relaxation.

 

   

Prochains épisodes possibles :

Récits croustillants illustrant chacune des matrices

Aspects spirituels des matrices

Visions collectives

Relation entre les matrices et l’astrologie

 

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commentaires

LLéa 24/10/2013 23:43


Jade, bonsoir,


 


"En toute conscience, ça veut dire quoi ?"


Ce n'est que mon avis, le tien sera sans doute plus juste. Merci
Jade.


En toute conscience, c'est ne faire qu'une seule chose a la fois. En
lisant un bouquin, tout en écoutant de la musique, il y a forcément quelques lignes, ou quelques beaux airs qui se perdent. Non? C'est un peu du gâchis! :)


Je sais pas Jade .... :)


 


Je t'embrasse, 



Vieux Jade 25/10/2013 07:55



Serais-je plus "juste" pour que mon avis soit plus juste ?



LLéa 24/10/2013 01:46


Merci Elba,


 


C'est toi qui est sage. Très. :)


 


Chacun vit avec ou non, son passé. Bien ou mal.


Jade a raison quand il cite une phrase telle que: C'est grâce au passé que nous pouvons entrevoir l'avenir. OK! Pour la généralité. Du style: Tous les empires se sont ramassés, le nôtre n'y
échappera point. ;);)


Les parcours de vie sont personnels, libre a qui veut fouiller dans son passé afin d'y trouver une réponse qui rende plus libre l'esprit, qui permette d'y voir plus clair et ainsi de pouvoir
entreprendre une route plus sereine. Je n'ai pas le droit de causer a la place des autres, et je respecte les désirs de savoir antérieur.


Mon érudition a des limites, mais le coeur déborde! C'est pourquoi j'ose, souvent, trop? Trouvez vous?? donner des "conseils", alors que peut être je ne devrais pas. De quoi je me mêle! Hein? Les
amis servent aussi a cela, non?


Sérieusement. Je me permet de vous donner une clé. :) S'aimer soi,(c'est un pléonasme?) avec toutes ses casseroles, vivre avec, et aller vers les autres ....


Elba. Pour la peur du passage du pont. Ne sait pas. il n'y a que deux solutions. Ou tu le passe consciemment, la peur au ventre, ou tu penses a autre chose en l'enjambant. A Jadou! :) 


Peur, pont, ascenseur, araignée, souris, il faudrait traiter le "problème" en toute conscience. C'est quand l'on se disperse en pensées qu'il arrive des tuiles. Si, si. Une chose a la fois.


Enormes bises,


 


 


 

Vieux Jade 24/10/2013 17:24



En toute conscience, ça veut dire quoi ? En connaissant tout sur soi. On ne peut se rendre libre que de ce qu'on a repéré de ce qui n'est pas nous. J'ai en tête depuis le WE dernier un texte sur
cette inconnue : notre vraie nature.


Nous sommes ce que nous sommes : notre vraie nature. Là dessus s'est surajouté un tas de trucs. Implants, mimétisme, ordres du surmoi, traumatismes, erreurs d'interprétation et de jugement
antérieurs, etc.


Comme un objet enfoui dans la terre et qui s'est minéralisé. Il faut gratter pour retrouver ses formes et ce à quoi il pouvait servir.


Pareil pour nous. Tant qu'on a pas tout enlevé, on n'est encore pas au point où nous serons libres. Et pour enlever, il faut voir clairement ce qui est nous : notre vraie nature, et ce qui nous
est étranger.



elba 24/10/2013 00:04


A la suite de la lecture du com de LLéa, j'en arrive à un petit délire perso :


... Et si... Si nous n'avions pas de passé, si nous ne tentions pas absolument d'expliquer ce que nous pensons être, par le biais de ce passé...


Nous nous contenterions d'exister, tout en nous disant, peut-être, que nous avons du boulot à faire sur nous-mêmes pour que le monde devienne ce que nous rêvons qu'il soit... Pour devenir ce que
nous voulons être.


Non ?


Si je mets ça plus au clair avec un exemple concret : j'ai la phobie des ponts qui enjambent de l'eau (surtout ceux qui sont hauts) et je refuse de conduire dessus car ça me tétanise. Dois-je
vraiment me demander à quoi c'est dû, et me contenter de me dire que peut-être je souffre de vertige à cause d'un truc ou un autre qui aurait eu lieu dans le passé ?


Eh bien en fait, non. Ce qui s'est passé a eu une raison ou une cause, sans nul doute. Mais à présent les choses sont différentes, et si j'ai envie de transgresser ma peur, je dois regarder vers
l'avenir. Vivre ce que je vis au jour le jour, et me donner quelques petits challenges pour que mon état se modifie et que je n'aie plus d'appréhension face au vide. Comprendre me donnera un
savoir, certes, mais ne réglera pas le problème.


Donc, LLéa pour moi, tu as une philosophie de sage : sans tenir compte du passé, nous pouvons changer les choses de l'avenir en vivant notre présent selon notre coeur et notre volonté. Et en nous
aidant les uns les autres.


Le fait est là (vertige, claustrophobie ou autre). Et c'est à partir de ce fait que nous avons un travail à faire sur nous-mêmes... Qu'importe d'où viennent les causes de nos mal-être ! (ça se dit, "mal-être" au pluriel ? ^^)


... Je trouve que c'est assez passionnant, toutes ces discussions/échanges. Ca a le mérite de nous faire un peu réfléchir, ce qui est une bonne chose. Douce nuit à tous.


 


PS - ceci dit, il n'empêche que nous avons tous un passé et qu'il est certainement "responsable" tout du moins en partie, de ce que nous sommes devenus à présent... ^^

Vieux Jade 24/10/2013 17:14



Dans le passé, quelqu'un m'a attaché un boulet au pîed. Aujourd('hui, j'ai envie de m'envoler. Il fait beau, les oiseaux m'appellent. Je me fabrique un bel aéroplange genre Leonard de Vinci, et
je bats des ailes comme un fou.


Et je reste au sol. Il faut d'abord que je lime la chaîne du boulet. Alors, mon travail du jour, ça peut être de limer la chaîne, pour m'envoler demain. Mais combien savent qu'ils ont un boulet
au pied, tant ce boulet leur paraît normal, naturel, et partie intégrante d'eux-mêmes ?



LLéa 23/10/2013 21:02


Jadou,


 


"Lléa, il y a une phrase bien connue qui dit que le passé explique le
présent." Oui et non Jade.


"Ca me paraît indispensable." Pas toujours. Selon la perception
personnelle.


"D'ailleurs, il y a 3 questions fondamentales : d'où venons-nous, et ce
genre d'introspection et de nettoyage des mémoires peut aider à y répondre, qui sommes-nous, et où allons-nous." C'est comme tu veux, Jade, si cela permet d'avancer dans le juste et de ne
 faire que le juste.


Jadou, a force de fuiner dans le passé on y oublie le présent. Et sans
présent, pas de futur.


 


Enormes bises, 


 


PS. Avec humbleté. Jade, pourrais tu cesser de m"amputer unL. Merci.
:)

Vieux Jade 24/10/2013 17:10



D'accord sur une chose, parce que j'ai déjà recontré ça : se repasser le passé en boucle, non seulement c'est inutile, mais c'est même contre-productif. Oui.


Simplement, certaines choses ne s'expliquent QUE par des vécus antérieurs. On peut faire comme si ça n'existait pas, où soigner la surface. Alors s'y complaire, évidemment non. Mais soulever le
tapis pour voir ce qu'il y a dessous, oui.


Je mets bien 2 l, puisque Ll. Mais ça te fait voler en rond, un L et un l ? OK. J'le f'rai pu.



Benoit 23/10/2013 11:39


Ben zut, j'avais pas lu le billet précédent ...


Lila c'est un super prénom et je songe que je vais apprécier les publications de la personne qui le porte. 


Je ne suis pas étonné d'un tel parfum dans les jardins de Vieux Jade !


 


Merci donc Lila !


 

Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.