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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 20:27

Longtemps, pour moi, le Seigneur des mouches, Belzébuth, représentait la distraction, la dispersion, l'ennemi qui perturbe le repos et la quiétude.

 

Quiétude indispensable au travail sur soi, c'està-dire sur les diverses parties plus ou moins connues et acceptées de nous-mêmes.

 

Dans ce sens, la mouche, comme tout symbole est ambivalente : elle nuit à la concentration, mais aide à surmonter sa nuisance même. Elle peut même réveiller ceux qui s'endorment. Sa puissance perturbatrice peut aussi symboliser l'influence de ce que nous n'aimons pas en nous.

 

 

 
Cette vidéo montre bien que le seul travail efficace sur l'extérieur passe par l'intérieur. Chaque problème réglé par la violence génère d'autres problèmes, qui à leur tour...
 
On emploie le mot "mouche" d'une autre façon, pour désigner l'abeille, dite "mouche à miel", pour la différencier, si besoin était, de la mouche à merde.
 
L'organisation de la société des hommes tend naturellement au modèle de la ruche. La tripartition repérée par Georges Dumézil sous-tend le présent, le passé, et l'avenir, ou du moins le projet présenté sous le sigle de N.O.M., avec quelques "améliorations" au profit exclusif de ses promoteurs, les immondocrates.
 
A une société composée d'êtres naturels complémentaires, ces porcs cherchent à substituer une vulgaire ruche, dont ils seront les propriétaires exclusifs, et dans laquelle chaque individu, ou numéro sera classé selon sa fonction. On le voit déjà : le sérail, ou du moins les valets haut de gamme, riches de tout aussi longtemps qu'ils sont utiles et perversement serviles, et leur prolongement, le muscle inconscient cuirassé de noir et armé des dernières armes létales ou non, c'est selon, et puis les techniciens, chargés de programmes longuements médités et de répondre à tout nouveau désir des immondes, et, au dessous, la viande,le populo, vous, moi, vos enfants et les miens.
 
Comme dans la ruche, une fois défini, nul ne changera plus. Qu'importe de changer ? Qu'importe le devenir, puisque le seul objet de l'esclave, c'est le service.
 
Tout ce qui perturbe le service doit être durement réprimé, extirpé.
 
Le début, bien sûr, est la mise en conditions. L'éducation prime tout, comme l'avaient compris nazis et communistes. L'éducation, on le voit déjà très nettement, consiste à rendre évident pour tous qu'il n'y a qu'un seul monde : Ici et maintenant. Cette parole, qui dans certains cas, comprise autrement peut être libératrice, s'entend dans ce contexte comme une énorme aiguille au coeur du papillon. Ici et maintenant est une condamnation.
 
Dès maintenant, tout ce qui fédère, coagule, assemble, rassemble n'a qu'un but : nous rendre ou nous convaincre plutôt, que nous, chacun de nous, sommes responsable de la collectivité. C'était flagrant dans le monde communiste, c'est plus soft ici, mais tout ne parle que du milieu, du macro organisme. Toutes les idées vont dans ce sens. Même celles de la prétendue "dissidence".
 
Ce qui est vraiment interdit et sanctionné, c'est de se considérer comme en dehors. De vivre et surtout de penser à ce qu'est véritablement l'homme, chaque homme : un être unique, vivant une destinée unique, et un potentiel unique de réalisation de ses prémisses.
 
Nous ne sommes pas des mouches, et pas plus des mouches à miel, ni les membres d'un collectif, familial, national, religieux, traditionnel, économique ou autre. Nous ne le sommes qu'accessoirement, par dessus le marché. Nous ne sommes pas des travailleurs, pas des citoyens, pas des assujettis à la tva, des foyers fiscaux, de la chair à canon, des emprunteurs, des élèves, des parents, des automobilistes, des piétons ou des motards. Nous ne sommes les frères et les voisins de personne. Nous ne sommes pas des moutons, et encore moins des brebis égarées. L'humanité n'est pas une grande famille, ni la france ni rien, ni riche, ni pauvre, ni sain, fou ou bancal, ni même les enfants de nos parents. Nous sommes dans un champ d'expériences. Et tôt ou tard, il faut expérimenter que nous ne sommes pas DE ce monde. Et que rien ne peut nous définir, que rien ne suffira jamais à nous circonscrire. C'est absolument VITAL. 
 
Or il y a en ce monde une volonté acharnée à détruire notre liberté, à nous coller comme des mouches, encore.
 
Cette pesanteur, cette force qui nous ramène au sol, nous rapetisse, nous serine que : vous n'êtes que ceci ou cela, nous hypnotise et suce nos énergies, cette puissante force contraire doit être utilisée comme le moteur qui nous propulsera vers notre but, comme le bras qui tire la flèche en arrière jusqu'à la rupture.
 
En ce sens, l'obstacle concourt au dépassement. L'obstacle est une indispensable partie du tout. Donc de nous-même.
 
 
PS : les jours qui viennent vont être un peu chargés. Pour les accros (si si, j'ai des noms), vous pouvez explorer les oubliettes de ce blog, il y a pas loin de neuf cent articles en magasin. Est-ce que ça se bonifie avec le temps ? 
I don't know. 

 

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Published by Vieux Jade - dans légumes verts
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commentaires

Alfarange 04/07/2011 21:00


Belle méditation!
L'humain, dénominateur commun à retrouver perpétuellement derrière la condition, qu'elle soit sociale, culturelle, économique... mais identité seule à être partagée par tout homme du monde! Seule
identité universelle -si l'on veut- qui soit pour nous tous!
Merci :)


Vieux Jade 05/07/2011 11:43



Sujet, pas objet.



danielleg 25/06/2011 08:20


Beau, Beau :))))))


Vieux Jade 26/06/2011 21:08



Bobo ?



Marie Christine 24/06/2011 12:22


Un petit coucou Vieux Jade pour vous dire que j'apprécie toujours vos articles et que j'en copie certains pour les relire, celui-ci en fera partie lorsque j'aurai besoin de me "recadrer". Merci.


Vieux Jade 25/06/2011 06:48



Merci de votre fidélité.



danielleg 24/06/2011 12:14


On se soigne, Docteur Jade! :)))
Bises a tous.


Vieux Jade 25/06/2011 06:48



Dr Jade ou Mr Louf ?





 



la Bulle 23/06/2011 22:39


VJ . Te rends tu compte si on était tous comme toi ?
Combien de foi l'ai je entendu ça .
En fait je suis parce que je suis .


Vieux Jade 24/06/2011 07:23



Si tout le monde était "comme moi", tout le monde serait le clone de tout le monde. Quelle horreur !



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.