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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 20:02

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Les bêtes boivent dans les mares, les ruisseaux, les flaques, là où est l'eau.

L'homme creuse la terre de milliards de tubes pour boire où il a décidé de demeurer.

 

Un exemple parmi d'autres de ce qui nous a été donné en plus : le pouvoir de modifier, de choisir, de créer.

 

Quelle aventure !

 

Les anciens nous plaçaient, comme le font encore au XXème siècle les "Dialogues avec l'Ange" au centre de la création, en lien avec le monde "inférieur", qui part des minéraux et à travers les végétaux et les animaux forme une part de nous. Nos os sont de pierre, nos poumons, comme notre système veineux, nerveux et autres poussent en nous comme des arbres, et notre insatiable faim fait de nous des bêtes toujours en mouvement.

 

 

cosmographia-1-.gif

 

Cosmographie universelle, 1559

 

"Au-dessus", l'esprit divin verse comme d'une pyramide inverse, et nous donne ce désir permanent d'aller. Ultreia, allons plus loin, disaient les Jacquets. Plus loin, plus haut, plus, autrement, ailleurs. Repousser les frontières.

 

Le gigantesque bordel terrestre est le fruit de ce désir, qui se traduit tant par des actes splendides et altruistes que dans les guerres les plus sordides.  

 

De même que chaque homme a pour tâche de purifier son désir, pour accéder à la vraie liberté de l'Être, de même le monde doit se purger de cette frénésie de posséder qui lui vient de ces natures primordiales expansives.

 

Pour cela, il doit cesser de considérer l'autre comme une proie et que le seul mouvement possible va vers l'extérieur. Toutes les sociétés qui basent leur développement sur l'agression finissent par crouler de l'intérieur.

 

"A quoi sert de gagner le monde si c'est pour perdre son âme ?" Marc, 8, 36.

 

C'est un boulot prenant, de faire demi-tour, et revenir au centre. Mais si ce monde ne se réforme pas ainsi, s'il ne renoue pas avec des valeurs spirituelles, profondes, ontologiques, il se disloquera inévitablement.

 

C'est d'ailleurs commencé, ça craque de partout.

 

Les animaux ont beaucoup à nous apprendre, eux qui, comme le disait le Christ ne tissent ni ne filent, ne sèment ni ne récoltent, mais sont vêtus et nourris gratuitement.

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Published by Vieux Jade - dans fleurs des champs
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commentaires

Lléa 23/06/2011 01:52


Coucou,


Merci Jade. Entièrement d'accord avec ce que tu exprimes. Oui, nous avons tout a apprendre des animaux. C' est d'une simplicité limpide et pourtant peu comprenne.

Jade, as tu remarqué que les animaux, lorsqu'ils se sentent mourir, ils s'isolent? Les chats, souvent ....

Jadou, j'ai toujours du mal a poster, désolée. Patience, il faut avoir. JADE, cela va terminer en mutinerie, je te le di(s)t! :)


Bien a vous toutes et tous, Léa.


Vieux Jade 23/06/2011 08:26



La personne qui va mourir s'isole aussi, en retrait en elle-même.


Bon, devant la révolte qui gronde, je vais encore enlever quelques plaies listes (déjà 9 le dernier coup). Bientôt, ce blog sera un désert musical...



Paul 22/06/2011 20:20


Je pense qu'il y a bien longtemps les hommes n'avaient même pas à apprendre de la nature, il n'y avait pas séparation, ils faisaient partie intégrante de celle-ci.
Que c'est-il passé ? Manipulations extérieures ? Mutations ? Dégénérescence ?


Vieux Jade 23/06/2011 08:21



Tout simplement l'apprentissage de la conscience. Vercors avait écrit un bouquin dont le titre était : les animaux dénaturés. L'esprit explore la matière, s'explore lui-même. En nous, ici, il
visite un état particulier, un point dans l'infini.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.