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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 11:51

Vanités J D Chapman vers araignéeJack et Dino Chapman 

 

 

J’ai rencontré un homme de 56 ans, comme moi. Un manuel, un terrestre. Fort comme un truc, haut comme trois pommes, aussi large que haut. M’aime bien. M’a rendu service. M’a payé à boire, malgré mes refus. Ne pas boire en la circonstance eût été une injure. 

 

Dans la conversation – sa langue est directe, malgré un naturel d’espion, il espionne tous ses voisins et m’a tout dit d’eux, enfin, sa version – il me dit : « Machin, un jour, il est venu m’engueuler chez moi (parce qu’il l’espionnait ?) : il en a pas eu chagrin, j’y ai tapé dans la gueule, il est allé au tribunal, y réclamait 2 millions. J’étais bien copain avec le conseiller général. Y m’a dit : j’espère que tu l’as bourré à fond, ce connard. Ça m’a coûté deux mille balles ».

 

Racontant l’histoire à Mme, je dis : il reste pas mal de préhistoriques. Elle confirme.

 

Plus tard, on parle de la langue. Et me reviennent les souvenirs de cette putain de langue de pute que j’avais, autrefois.

 

En début de scolarité, ayant un peu d’avance sur mes condisciples, j’avais une ou deux tailles en moins. Deux ou trois fois, pour convaincre les plus tenaces, il m’a bien fallu leur taper dans la gueule. Un allongé dans un sautoir, une fois. KO.

 

Mais, le plus souvent, c’était mon putain d’esprit critique et ma putain de langue qui les allongeaient pour le compte. Sans égal pour te déshabiller un mec devant tout le monde, dessiné en deux traits tout ce que tout le monde voyait sans l’avoir jamais vu.

 

Torché, le mec, ensuite. Toute l’année, il se trimballait la queue basse le costard dessiné ce jour-là.

 

Ça s’appelle de l’autodéfense. On fait ce qu’on peut. Et que celui ou celle qui n’ont jamais été largués dans des pensionnats à neuf ans me jettent la première pierre.

 

Préhistorique, je l’ai été. Comme tout le monde. Comme mon "copain" de tout à l’heure. Tapé dans la gueule. Le prix de la tranquillité.

 

Putain de langue. Tiens ta langue dans son enclos, car elle griffe, mord et se repaît de tripes fumantes.

 

Bien plus tard, j’ai découvert que la langue pouvait aider, rassurer, conforter. L’épée peut devenir charrue.

 

Je ne hais pas les langues de pute, les mauvaises langues. Au moins, ce sont des langues vivantes. Des êtres qui souffrent et ne voient qu’une face du monde. Ces langues là n’ont qu’à basculer de l’autre côté pour devenir des guides, et la vie sait le faire.

 

Mais les affreuses langues qui déversent le gluant sirop du mensonge, l'exécrable potion officielle d’endormissement, la consternante langue de bois, je les exècre. Les langues qui déguisent la vérité pour leur immonde profit,en toute conscience et sans jamais faire le compte des meurtres induits, je leur souhaite de mourir en toute logique dans cet épisode d’un irrémédiable cancer, d’une maladie vénérienne de la langue.

 

Que leur langue pourrisse dans la terreur de leur bouche, que leur bouche s'emplisse de pus et d'asticots jusqu'à ce que leur cœur jette enfin l’éponge et cherche moyen de réparer le désastre.

 

Telle est ma malédiction (mauvaise parole) et ma bénédiction.

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Published by Vieux Jade - dans extrême
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commentaires

danielleg 02/02/2011 11:00


Je crois,que nous sommes tous veinard!
Car , pour chacuns de nous, arrive ce moment,ou émergera cette si merveilleuse nature,qui "EST AMOUR"
Amitiés et belle journée a tous.


LLéa 01/02/2011 21:29


Bonsoir Danielle,


Oh .... veinarde que vous êtes! Saint AMOUR. Ce n'est surement pas un hasard, et je suis certaine que Saint Amour vous correspond parfaitement.


Amitiés, Léa.


Bises a toutes et tous.


danielleg 01/02/2011 12:40


Savez vous,toutes deux Léa et Narf que ma date de naissance est le 9 Aout!


St AMOUR ! Il me semble,Jade que c'est le nom d'un vin aussi?
belle journée a vous tous.

(Pleins d'Amour aussi!)


Vieux Jade 01/02/2011 18:13



Encore un Lion ! (il parait que les Lions sont en fait des Cancer, etc. On aurait un signe d'avance ou de retard, chais pu. (etpi j'm'en fous un peu, ça m'empêche pas de respirer).


ST AMOUR, oui, c'est un beaujolpif. Dans le Sud Ouest, il y a un endroit qui s'appelle : la Chambre d'Amour.


Dans l'Allier, il y a aussi ST PLAISIR. Pas mal ?



benoit 01/02/2011 09:44


Coucou,

non, ce n'est pas depuis cette terre que ces mots sont issus, mais de nébuleuses silencieuses , millénaires, aux pouvoirs bien plus vastes que ceux de la parole, mais laquelle de parole hein, celle
que l'on donne hors mensonge?

Ne dit on pas quelques fois que ce que dit la langue est ce qui déborde du coeur ? Tant ce cas là, quel outil de construction ou de déconstruction !

Vieux Jade, encore merci pour les truculences offertes à la fenêtre électronique que tu animes d'ombres chinoises, chinées aux méandres des élans de tes coeur et âme !

PS: Perso, je love l’araignée au plafond du crâne qui crane avec toute sa vie de putréfaction plastique. Langue de ruminant pendante de ne plus rien avoir à dire ...

Bon temps à toutes et tous !


Vieux Jade 01/02/2011 18:11



Les mots, lorsqu'ils viennent spontanément, traversent la paroi qui nous isole du Centre. Mais les mots derrière lesquels les hommes se cachent ne sont pas responsables d'eux. Le mot est toujours
vierge.



Miche 01/02/2011 03:14


Certes… pour autant, rien ne nous oblige à perdurer dans nos erreurs.

L’auto-défense est encore une sacrée excuse pour ne pas prendre ses responsabilités.
Il ne s’agit pas de juger d’autrui, mais non plus de l’affaiblir de nos justifications.

Elle est superbe cette tête en décomposition ! Ca réveille !


Vieux Jade 01/02/2011 07:46



Avez vous lu "Farnese" ? Cette tête m'en rappelle certaines scènes.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.