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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 12:16

24-avril-2010-046.jpg

 

Dimanche

Il pleut des pétales

Du cerisier et des pommiers d'amour

 

L'air est tiède

Les chiens ont mangé et sont calmes

Le chat se roule dans la poussière

 

Les oiseaux font comme chez eux

Et se racontent toutes sortes d'histoires

 

Trois canards rayent le ciel

Puis éclaboussent la rivière

De leurs cols verts

 

Dimanche

Des hommes s'affairent

Dans les bunkers

S'activent des hommes de fer

Qui préparent le prochain déluge

C'est décidé c'est pour demain

Pour notre bien

C'est presque fait

 

Mais aujourd'hui mon coeur est calme

Comme le monde

Tout ce qui palpite

Tout ce qui chante

Tout ce qui passe

 

 

J' étais dans mon jardin, le jardin de terre, pas celui que je trace sur la flaque de mon écran, les canards qui vivent sur la rivière se sont bagarrés - c'est très bagarreur, le colvert - trois d'entre eux se sont envolés, puis sont passé deux ou trois fois au dessus de moi, avant de se poser dans un grand fracas d'éclaboussures. Pendant ce temps, les canes couvent.

 

Pendant ce temps les hommes aussi - certains hommes - couvent d'horribles choses noires.

Tel est le monde.

 

Au plus noir du monde, la lumière et la paix éternelles demeurent, comme la flaque de mon écran et toutes les flaques d'eau du monde demeurent vierges lorsque retombe le grand vent qui les ride et les soulève. 

 

J'étais dans ce jardin, le temps de prendre deux canards par le bout de leur image, puis de lire sur le blog de Sevim que rien n'arrive jamais par hasard, que tout est lié, signe, vrai, et songe dans le même temps.

 

Que le monde est magique et nous aime.

 

Merci.

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commentaires

Y
<br /> Ma rue est bordée de cerisiers fleuris.<br /> <br /> Hier matin pendant la marche, un vol de cygnes. Des anges ont arrêté le temps.<br /> <br /> Ensuite sur la plage, au loin, dans l'eau, dans cette luminosité particulière du Nord, comme à travers un léger voile, des chevaux galopants et un chien ivre les poursuivant. Le monde est Magique!<br /> <br /> <br />
Répondre
V
<br /> <br /> Comme on le voit, exactement. Comme on est.<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> Cher poète,<br /> <br /> Trois canards cols verts rayent le ciel.Ils sont passés dans mon ciel,ils le font régulièrement,et sont toujours au nombre de trois.Véridique,sans blague!<br /> <br /> Sont ce les mêmes coin-coin?Ils ratissent large,dites donc!<br /> <br /> <br /> Pour le fan club de notre poète Jade,<br /> <br /> Jade,as t'il un défaut?<br /> -Bien sûr,comme nous tous!<br /> Savez vous lequel?<br /> -Il me semble que oui!<br /> Pourriez vous nous en dire plus?<br /> -Oui,mais,sauriez vous garder un secret?<br /> Sans aucun problème!<br /> -Eh,bien,moi aussi!<br /> <br /> C'est pour rire,grosses bises,Léa.<br /> <br /> <br />
Répondre
V
<br /> <br /> Les "miens", c'est vraiment Donald, ils passent la moitié de leur temps à régler des histoires de territoire ou de fesse. Y a du remue-ménage.<br /> <br /> <br /> Une expression dit: avoir les défauts de ses qualités. Trop ci, trop ça. Trop poli pour être honnête. Plus jeune j'avais tendance à être trop honnête pour être poli. Maintenant je la ferme, c'est<br /> un progrès ?<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> Vieux Jade, vous êtes un vrai poète. Beaucoup d'humour et de sensibilité.<br /> Mais vous devez bien avoir un gros défaut. Allez vous pouvez bien nous le dire, maintenant ça y est, nous sommes "fan".<br /> <br /> <br />
Répondre
V
<br /> <br /> Un défaut, dites vous ? Bé non, je ne vois pas ? Faudrait peut-être demander à ma femme et à mes enfants ? :)<br /> <br /> <br /> CG Jung a dit une fois qu'il avait rencontré un homme qui passait pour un saint, tant il semblait parfait. Et Jung lui-même était impressionné, jusqu'au jour, dit-il, où il a rencontré la femme<br /> de ce monsieur.<br /> <br /> <br /> <br />

Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.