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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 13:51

chine 2009 020
L’anneau, l’anneau Unique, Seigneur des anneaux, l’anneau maître est le 20 ème : 3 pour les elfes immortels et lumineux, 7 pour les nains qui représentent la diffraction de la lumière dans la matière, 9 pour les hommes en qui la lumière peut renaître, et un pour les dominer tous. 2 à l’échelle des dizaines, placé avant 21 c’est un peu l’équivalent de 666 qui empêche l’accès au 7 en majesté.

C’est l’obstacle, la tentation majeure placée sur le chemin du retour. Comme 666, il forme un cercle fermé.

 

D’après le site Rosa Mystica, le 20 :

 

Représente "la différenciation fondamentale qui crée dans le monde deux pôles relativement antagonistes, et particulièrement l'opposition: esprit‑matière", selon R. Allendy.

×    J. Boehme appelle ce nombre "le Diable", c'est-à-dire le monde matériel opposé au monde spirituel.

×    Le nombre 20 est considéré comme néfaste pour Saint Jérome parce qu'il indique la lutte universelle, mais il représente également la source de toute l'énergie du monde.

×    Ce nombre est représenté en hébreu par la lettre caph, k, en forme de main ouverte, pour saisir et tenir. La onzième arcane du Tarot, qui correspond à cette lettre, et par conséquent à ce nombre, est "la Force" qui exprime l'énergie, l'activité, le travail, selon R. Allendy.

 

 

L’anneau a au moins deux pouvoirs : rendre fou en rongeant l’âme, rendre invisible. Aux yeux de qui ? Dans les deux cas, il provoque l’exclusion. Sméagol se met au ban de l’humanité, car il a échangé l’amitié des hommes ou des hobbits contre la fascination pour la solitude. Dans cette solitude, d’ailleurs, il se dédouble. La perte de l’anneau et la rencontre des hobbits provoque en lui une ambivalence remarquable, que le mépris des hommes et l’avidité retrouvée effaceront de nouveau.

Etre invisible permet de fuir le monde des hommes, mais ouvre la porte aux monstres de l’intérieur, de l’au-delà.

L’anneau (dans le film, tout au moins, je n’ai pas le souvenir de ça dans le livre) se porte à l’index. Etre mis à l’index, c’est être montré du doigt, désigné pour être retranché de la communauté. Exclu.

L’anneau donne le pouvoir, donne la clef de la puissance pyramidale, mais retranche son possesseur du monde des vivants. Les tyrans s’enferment dans des tours. Ils ne connaissent rien de l’amour. Leur existence est masturbatoire et dépressive.

Le créateur de l’anneau règne alors par la terreur sur des esclaves toujours prêts à s’entre-déchirer, dont le seul ressort est la soif de la destruction de ce qui incarne la fragilité et la beauté. La cohésion des troupes de Sauron ne tient qu’à l’extrême rigueur qu’il exerce sur elles. A chaque instant le goût de la rivalité en met le vilain ordre en péril.

Il s’agit d’une autre forme de fragilité, à l’opposé de celle des fleurs : ce qui vit sous la contrainte et la compression est toujours prêt à se fissurer, à éclater.

 

Sur l’autre rive, celle des elfes, des hobbits, des hommes et des nains, on retrouve cette tendance à la compétition, à la désorganisation due à l’effet de l’anneau : les elfes et les nains se méprisent, les hommes traitent les hobbits avec condescendance. On a ici la même disparité que dans les troupes de Sauron ou de Saroumane : orques, trolls, uruk-haï, qui sont le fruit de manipulations génétiques à peu près équivalentes à celles que nous préparent les sorciers de Baxter, gobelins, etc, mais ici nulle contrainte. La Communauté est faite de volontaires, qui comme le leur dit l’elfe Elrond sont libres à chaque instant d’arrêter leur voyage.

Le monde des hommes est également divisé : Minas Tirit et Edoras sont alliées, certes, mais de loin, et chacun nourrit des rancoeurs. Les morts de la montagne, eux, ont trahi. Depuis, ils n’ont pas trouvé le repos. L’intendant Denethor, révolté à l’idée qu’un Roi puisse revenir s’isole dans son orgueil et son amertume, comme ses ennemis noirs.

 

Au cœur de chacun : la division. La séparation. Telle est l’influence de l’anneau. C’est patent chez Frodon, bien sûr. Mais Tolkien est subtil : si Frodon écarte Sam, il a une sorte de tendresse pour Gollum, victime consentante du même sortilège. Frodon forme le lien entre le monde de l’amitié et celui de la solitude. C’est un personnage à la fois complet et divisé, car il est l’image du cœur.

 

Si les guerriers racontent l’histoire extérieure et visible du dernier combat que livre la création toute entière, Frodon, Sam et Gollum représentent le combat invisible qui a lieu dans l’intime de chacun de nous. Les troupes livreront leur dernier combat devant les portes noires, à l’extérieur. Frodon et les deux irréconciliables adversaires traversent, eux, le royaume du Mordor et remontent à l’origine, à la source. Ce n’est pas la source claire de la vie, c’est le volcan bouillonnant des passions, dans le feu duquel a été forgé l’anneau. Ils escaladent une pyramide qui n’est plus celle du pouvoir, mais celle de la dépossession, de la perte de soi. Et jusqu’au dernier instant, rien n’est joué. Il faut que Gollum, qui est l’esclave intégral de ses passions disparaisse pour toujours.

 

Tolkien prétendait avoir écrit un livre « profondément chrétien ».  Son ami et rival Clive Stapelton Lewis, lui-même auteur de la puissante trilogie dite « cosmique » et des Chroniques de Narnia, décrit à la fin de sa trilogie, dans le roman traduit sous le nom de « Cette hideuse puissance » une scène de banquet unique dans toute la littérature, qui signe la fin du « mal » par l’accomplissement de son principe : la division.

 

Pour citer Marc, 3.24 : « Si un royaume est divisé contre lui-même, il ne peut subsister ».

 

L’anneau tentera tous ceux qui l’approchent, elfes, hommes, hobbits, Gandalf lui-même. La tentation du pouvoir et de l’orgueilleuse solitude nous habite tous. La guerre est âpre et cruelle, à l’extérieur comme à l’intérieur.

 

Le Roi apparent n’est couronné et marié que lorsque Frodon, le héros intérieur a été vaincu par Gollum, qui a enfin révélé sa totale aliénation. Dans le feu de la Crevasse du Destin, Sam, l’ami fidèle est vaincu lui aussi. Gollum triomphe en coupant l’index de Frodon, le doigt qui isole car il désigne l’extérieur, les objets, commande. Privé de son index, Frodon est privé de l’anneau. Il revient à lui. On saisit mieux pourquoi l’anneau rend invisible : l’index écarte le regard de Soi. L’intérieur nous devient invisible, lorsque par un geste nous séparons le monde en deux : l’autre, et Nous. Nous devenons Autre, l’Autre, étranger à nous-même. Tellement étranger que seule la possession d’un cercle indéfiniment masturbatoire reste notre seul moteur, jusqu’à la folie sanguinaire. Tellement étranger que Gollum préfère le néant à toute vie. Les ténèbres extérieures.

 

Tolkien était un ami des hommes et de la joie, érudit buveur de pintes à l’enseigne de l’Eagle and Child. Il remuait dans son cœur ce que nous remuons tous ; il a vécu un temps de guerres et de folie, comme nous allons le faire, sans doute. Il apporte la preuve que rien n’est simple, mais que dans l’inextricable, demeure un chemin, réservé à ceux qui veillent. Il nous dit que rien n’est gagné, certes, mais que rien n’est jamais perdu.

 

La question essentielle, c’est : qu’allons-nous faire du temps qui nous est imparti ?

 

Puisse ce texte puissant et profond, et le film remarquable qu’en a tiré Peter Jackson nous aider et nous inspirer en ces temps difficiles.

 

 

 

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 13:48

Certains mots ont une étymologie douteuse qui tient plus de la rumeur que du bon sens.

Un exemple flagrant en est le mot con, l’un des plus usités de la langue française.

Une rapide recherche sur Wikimachin nous ressert les vieux plats réchauffés depuis le déluge : le con est un con par assimilation au sexe féminin.

 

Exemple : « Con » est un mot français vulgaire qui désigne à l’origine le sexe de la femme.

 

Quelle connerie. Quel bel exemple de misogynie, laquelle n’est que l’une des innombrables variantes de la connerie. 

 

Brassens qui en connaissait un rayon parle d’homonymie. Même nom ne signifie pas même origine.

 

«Ce con a pris tout ce qu’il y avait. La male peste soit de cette homonymie. C’est injuste Madame et c’est désobligeant. Que ce morceau de roi de votre anatomie porte le même nom qu’une foule de gens.» (Georges Brassens, Le Blason)

 

Bien sûr, tous les cons, vous et moi, tous, naissons du sexe de notre mère, le cunnus. Mais le sexe féminin n’a rien de commun avec l’insulte quotidienne. Cet organe caché et velu a donné son nom au lapin, animal doux et timide, au nez humide dont l’élevage est la cuniculture, puis au chat, devenu la chatte en argot, laquelle aime la caresse.

 

Certaines villes de France portent le nom de « Cosne ». Ce toponyme décrit le con-fluent de rivières sur lequel elles ont été fondées. C’est ce fil qu’il faut dérouler pour découvrir ce qu'est réellement un con.

 

La préposition latine {cum} signifie {avec} et véhicule la notion d’appartenance.

 

De très nombreux mots français en sont com-posés. Le plus approprié à cette petite étude est le mot : com-mun.

 

A l’origine, ce qui est commun appartient à tous (l’air, par exemple, après la spoliation de l'eau et de la terre, et jusqu'à la taxe carbone est le dernier bien commun) ; par glissement et appauvrissement, ce qui est commun est devenu ce qui est banal, sans intérêt. Un homme du commun, des gens communs. On perçoit également dans commun la notion de troupeau.

 

Un com-, que j’écrirai dorénavant con, c’est quelqu’un qui, contrairement à moi, moi qui suis distingué et unique, un con c’est quelqu’un d’indifférencié, un membre du troupeau des autres, du vulgaire. Un vulgaire con, c’est un pléonasme, une redondance. Dire : une bande de cons, une foule de cons, revient à souligner l’aspect grégaire de la connerie. Vous êtes tous des cons ! entend-on parfois.

 

La connerie, c’est le fait de ne pas penser par soi-même. Dire une connerie, c’est émettre une opinion irréfléchie, banale, imposée par la pensée commune.

 

Par prudence, je ne dirai rien des communistes. Quoi qu’ils ne sont pas nécessairement plus cons que ceux du troupeau d’en face, ou des cheptels d’à côté, religieux, sectaires, sportifs, tous gavés de lieux-communs. Plasmatiques. Uniformes. Veaux. Seule change la couleur du poil.

 

Le con ne pense pas, il est fier et heureux d’exprimer la voix de la masse bien pensante. Plus il est con, plus il est décoré par la majorité.

 

La sagesse populaire dit que l’on est toujours le con de quelqu’un d’autre. Bien sûr, car chacun de nous se perçoit comme distingué et unique ; les autres sont donc forcément et par simple opposition des cons, gens du commun, gens communs incapables de saisir notre distinction, notre unicité.

 

Il se trouvera toujours des cons pour nous traiter de cons, même lorsque nous serons parvenus à penser par nous-mêmes, lorsque notre être sera débarrassé de toutes les scories de l’hérédité et de l’éducation. C’est inévitable. Car ces cons, dans leur irréductible connerie sont incapables de distinguer le diamant du charbon.

 

Le véritable problème des cons, c’est qu’ils ne savent pas qu’ils le sont, et à quel point.

 

Il serait donc charitable de les en avertir.

 

Hein, quoi ? J’ai dit une connerie ?

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 13:46

gorges du Tarn mai 2009 095

 

Très chers cons,

 

Sachez d’abord que vous n’êtes pas des citoyens.

Tout ce que vous avez entendu à ce sujet n’est que sirop et glu pour les petites mouches.

Vous n’appartenez à personne, pas plus à la famille, à la cité, à une entreprise qu’à l’état. L’état, ce n’est pas vous. Les soi-disant élus ne le sont pas. Ce ne sont que des voleurs et des vampires qui se nourrissent de votre sueur, de votre sang.

Ils n’ont qu’une seule arme : la poudre de Perlimpinpin.

Ou poudre d’endormissement, qu’ils vous jettent au visage, en psalmodiant, du fond de leurs antres de sorciers, de l’autre côté du miroir : dors, je le veux. Dors, tu m’appartiens. Tu es à moi.

 

Leur seul pouvoir est un pouvoir de sorcier, par lequel ils disposent à leur gré de votre existence.

 

Personne d’autre que vous ne peut rompre ce cercle. Vous le pouvez. Ce pouvoir vous appartient. C’est un vrai pouvoir.

 

Guerre après guerre, on vous a appelé à l’assaut, frères contre frères. Les tambours ont battu, jusqu’à ce que la terre vomisse tout ce sang que vous avez répandu ou versé, les uns contre les autres. Mais ça ne les gêne pas de marcher dans le sang, ils ont la peau dure. Ca ne leur coûte rien, ce n’est pas leur précieux sang.

 

Le seul pouvoir des voleurs de vie réside dans leur sorcellerie, et leur sorcellerie est puissante. Elle vous suit jour après jour de votre radio-réveil à la dernière émission de télévision. A chaque instant vous obéissez aux ordres : feu rouge, interdit, stop ! feu vert, permis, et aux invitations : clique, achète, emprunte, réponds, heureux élu, vote, choisis, compare, donne ton avis, homme important, on s’occupe de tout, dors, dors, JE LE VEUX.

 

Quand l’invitation ne fonctionne pas, on vous convoque. De concitoyens, vous devenez des convoqués. Toujours des cons. Complices consentants et considérés comme rien.

 

Votre nom ne sert qu’à vous classer par ordre alphabétique. Regardez votre numéro de téléphone : il commence par ce que vous êtes, ce que nous sommes tous aux yeux de nos manipulateurs : ZERO. On sonne zéro, et tout le monde décroche. Petit, on voulait être Zorro, et puis…

 

Guerre après guerre, vos grand - pères, vos pères, séduits par de grandes et nobles idées de patrie et de civilisation sont allés répandre leurs tripes parmi la tripe adverse, pour ne pas rentrer ou rentrer amer et vaincus, déchirés, estropiés, pour satisfaire les appétits de pouvoir et les délires démesurés de nabots hystériques.

 

Ils ont servi de marche-pieds, de paillassons, vos glorieux et crétins ancêtres. Et les miens.

 

Aujourd’hui, on vous demande de vous prononcer sur l’identité française. Au lieu de réfléchir sur le passé, vous vous prenez gravement le menton pour essayer de répondre à cette formidable énigme : qu’est-ce qu’un français ? Moi je peux y répondre : un français ne se distingue en aucune manière de qui que ce soit, car c’est un con, comme les autres. Il passe sa vie à essayer de répondre à des questions qui n’en sont pas, qui sont des pièges faits pour qu’on y tombe. Rien d’autre.

Demandez-vous – et ça, c’est une vraie question – ce qu’a pu penser le pauvre con de poilu pas encore complètement étripé le 11 novembre 1918, et qui après avoir étripé du boche, du schleuh, du vert de gris durant 4 ans, s’est vu interdire de continuer au motif que la guerre était finie. Finie ? Oui, finie. C’est bon. On a gagné. Merci, et casse toi, pauvre con, va bosser, retourne dans ta cambrousse, ton usine, qu’on fasse du commerce avec ces braves allemands qui sont nos frères, après tout. Du moment qu’ils paient au terme convenu.

 

Aujourd’hui, moi qui ne suis rien, pas élu, obscure vermine du fond du trou du cul du monde, je vous appelle une fois encore au combat, à l’insurrection. Oh, je ne vous demande pas de prendre les armes – il n’y en a plus, elles sont toutes entres mains de leurs milices gouvernementales – ou de jeter des bombes, pour tuer de pauvres cons comme vous, assez de sang !

 

Cette fois, je vous convoque comme les presque morts que vous êtes déjà à vous réveiller, à ouvrir les yeux et à comprendre l’enjeu en cours.

 

La guerre n’a pas lieu comme on vous le rabâche, comme le psalmodient les sorciers dans leurs antres, la guerre n’est pas entre le monde civilisé et les terroristes, non. La guerre est allumée entre les pouvoirs en place et l’espèce humaine. Eteignez les télévisions et les radios, n’achetez plus vos journaux favoris, qui sont tous les instruments des pouvoirs, et laissez vous, allez, une semaine, une semaine, ce n’est rien, pour soulever le voile, et rien n’est plus facile.

 

Tout le monde a vu le film de Peter Jackson : le Seigneur des Anneaux. Chacun se souvient du roi Theoden envoûté par Grima « langue de serpent », instrument du mage Saroumane. Nous sommes tous des rois, et tous envoûtés par la langue de serpent des medias officiels. Pour le savoir, il faut fermer la langue de serpent.

 

Très chers cons, qui êtes mes très chers frères en humanité, je vous adjure de renoncer, ne serait-ce qu’une semaine, à votre délicieuse et atroce cure de morphine. Fermez tous les écrans, éteignez toutes les radios, surtout laissez vos journaux en tas, ne les ouvrez pas.

 

Une semaine durant, allez, faites cela pour Noël, ce sera enfin un vrai Noël, une semaine durant, sortez de l’envoûtement, asseyez-vous, comme vous voulez, où vous voulez, voyez, vous êtes libres, personne n’a d’ordre ou de suggestion à vous faire, posez-vous, sortez de la triple malédiction du travail, de la responsabilité et de la subsistance qui a été mise sur vos épaules, comme un joug sur le bétail, respirez avec conscience et délicatesse, sans hâte (votre vie n’est que hâte !) et dites : JE SUIS. JE SUIS. JE SUIS VIVANT.

 

Si vous êtes vraiment, si vraiment vous êtes vivant, votre être va se manifester. Par des larmes, souvent, au début.

 

Mes chers amis, voici l’arme dont vous serez équipés dans cette guerre d’un genre nouveau, celle des hommes contre les vampires qui prétendent être vos chefs, sans aucune légitimité.

 

La majorité sert-elle de légitimité ? Même si c’était vrai – et c’est entièrement faux, car NUL N’A DE DROIT SUR QUICONQUE  - la majorité en France n’est-elle pas celle des non votants ? Alors quelle légitimité a le soi-disant président (minuscule mais dangereux vibrion) qui passe, repasse et occupe la télé, comme si ça coulait de source ?

 

Vous, vous passez à la télé ? Pour dire, par exemple : Personne, je dis bien : PERSONNE n’a le droit de penser et de parler à ma place !

 

Quelle est la légitimité des partis politiques ? Les socialistes d’opérette – Strauss-Kahn, Fabius, Ségolène – et les faux facteurs vous semblent-ils dignes d’être vos chefs ? Avez-vous besoin de chefs ?

 

Mais il faut bien une autorité, direz-vous. Ah bon ? N’êtes-vous pas une autorité suffisante ? N’êtes vous pas votre propre maître ? N’avez-vous pas envie, au moins une fois dans le laps de temps qui vous est imparti de devenir ce que Vous êtes : un Maître ?

 

Etre un maître, ce n’est évidemment pas grimper sur les autres pour leur empêcher d’être ce qu’ils sont : des maîtres.

 

Chers frères et sœurs humains, aujourd’hui je vous appelle à une mobilisation d’un genre nouveau : la guerre des maîtres contre les esclavagistes. Votre guerre contre celle de ceux qui prétendent être vos maîtres.

 

Ouvrez les yeux, et voyez ce que vous êtes, et ce que sont vos prétendus maîtres. Choisissez enfin de ne pas mourir comme du bétail que vous n’êtes pas, et de vivre comme des femmes et des hommes : DEBOUT. Refusez les poisons et toutes les addictions.

 

Le premier combat de cette nouvelle guerre, et ce n’est pas le dernier sur le chemin de votre liberté enfin retrouvée, c’est de ne pas accepter dans l’intime de votre corps le venin des vaccins faits pour vous diminuer, vous estropier ou vous tuer. Au mieux, ils ne servent à rien. Qu’à engraisser fabuleusement les vampires. Au pire, ils vous tueront, vous ou les vôtres.

 

Le premier acte de cette guerre d’un genre nouveau, c’est d’éteindre vos téléphones et vos écrans. De prendre le temps. De réfléchir avant d’acheter, de répondre aux injonctions de toutes sortes. De ne pas aller systématiquement partout où l’on vous convie, même et SURTOUT si TOUT LE MONDE vous répète sans relâche que c’est justement là qu’il faut aller.  N’achetez plus les best seller, n’allez plus voir les films cultes, snobez les stars, ignorez les pipol, achetez des bagnoles merdiques, marchez à pied, ne vous parfumez plus, traversez hors des passages cloutés. Faites tout ce qui vous est modérément interdit. Traînez les pieds, devenez sourds, rétifs, réticents. Laissez-vous exister, penser, réfléchir. Roulez à 10 km / heure dans les villes et à 30 là où on vous permet 70. Devenez-conscients que la désobéissance n’est pas une vertu en soi, bien sûr, mais qu’elle vous rend conscient de la liberté qui est la vôtre et qu’on vous enlève à chaque instant. Car à chaque instant, vous pouvez poser une ou toutes les chaînes. C’est entre vos mains. Les vôtres.

 

Levez-vous, dites : NON, mon corps est mon bien, pas celui des buveurs de sang. Bien sûr, les sirènes, aimables d’abord, puis casquées ensuite viendront vous exposer votre culpabilité, votre responsabilité de citoyen.

 

Mais, mes très chers cons, souvenez-vous que vous êtes UNIQUES. Soyez vraiment cons, refusez ce genre de citoyenneté obligatoire ou fortement recommandée à coup de propagande : dites NON. Chacun de nous est unique et précieux. Et respecter l’autre, c’est d’abord se respecter soi-même. La propagande de l’ennemi répète à chaque minute que s’empoisonner est un acte vertueux. Et que ceux qui refuseront de boire le poison sont des monstres et des traîtres.

La terrifiante pandémie annoncée est morte de fatigue. Qu’importe, il faudra payer les millions de doses de pourriture achetée à votre compte. Qu’importe ? Il faudra que les esclaves-médecins prescrivent à tour de bras et à titre préventif (de quoi ?) le Tamiflu, dont vous devriez quand même, si vous aimez vraiment vous faire peur,  lire les effets indésirables.

 

Très chers cons, n’en avez-vous pas assez d’être pris pour des cons ? L’êtes-vous vraiment, ou n’êtes vous qu’endormis et hypnotisés, victimes de l’ensorcellement des vampires ?

 

Si vous tenez vraiment à dormir, tant pis pour vous. Vous serez laissé à votre sort, sur le tapis roulant, et vous deviendrez le bétail qui accepte tout.

 

Si ce  message vous parvient, alors tenez-vous prêt. Nul ne sait ce que sera demain. Une seule certitude : toutes les guerres ont été gagnées par le petit nombre de ceux qui n’ont pas plié, quel qu’en soit le nombre. Ce n’est pas le nombre qui importe, mais la détermination. Pas la quantité, la qualité.

 

Vous pouvez être de sacrés cons, des cons sacrés, et renverser, avec l’aide de Dieu, les murs qui se resserrent autour de vous, quelle que soit votre identité – française, chrétienne, bouddhiste, musulmane.

 

Si vous êtes de ceux qui sont venus ici, en ce lieu, en ce temps pour vous battre et galvaniser les énergies des hommes, alors ne pliez pas, préparez-vous à la guerre, quelle qu’en soit la forme.

 

Cette guerre est nouvelle et unique, car c’est la guerre des hommes et femmes (n’oublions pas les nombreux enfants) du monde entier contre l’envahisseur, le maître des images et de toutes les sorcelleries.

 

Cette guerre, comme toutes les guerres, nous la gagnerons.

 

Nous sommes seuls, minables. Mais nous sommes nombreux, bien que le petit nombre. Nos armes : la lucidité, la sincérité. Nos alliés : les forces de lumière. Le rire, la joie, la liberté intérieure. Et plus nous irons, plus cela sera menacé, et plus cela grandira.

 

C’est ici la guerre de la légèreté, de la danse, du rire, de la joie, de l’amour contre les forces machinales de la pesanteur. La guerre d’Abel, l’ami de Dieu contre les armées de Caïn. ÊTRE contre avoir.

 

Notre ennemi n’a qu’une seule arme : la peur, le sort jeté, l’ensorcellement, la répétition d’un seul message, sous des milliers de formes : Bétail, tu m’appartiens.

 

Frères et sœurs, chers cons, chers amis, chère chair toujours meurtrie, chère lumière dans des habits de peau, le temps est venu de montrer quelle lumière est la vôtre. Vos ennemis sont morts, et des simulacres. Vous êtes vivants. La mort de vos corps est sans importance. Eux se reproduisent à l’infini, car ils ne sont que le reflet d’un esprit unique, un esprit qui n’EST pas, alors que Vous ÊTES.

 

Eveillez vous, ouvrez les yeux. Il n’y aura pas de message, pas de mot d’ordre, pas de consigne. Cette guerre est vraiment nouvelle. Vous saurez toujours quelle conduite tenir, car vous êtes libres. Pas d’état-major, de planqués qui envoient le bétail au casse-pipe. Cette guerre est la guerre d’hommes libres contre les rouages d’une machine. Tout comportement machinal sera donc une victoire de l’ennemi. Tout comportement véritablement humain rapprochera la défaite de l’ennemi.

 

La ligne de front est dans le cœur de chacun.

 

Comme disaient les héros d’autrefois : UN POUR TOUS, TOUS POUR UN. C’est la devise des hommes de cœur. UN, c’est l’Esprit qui nous unit tous, quelles que soient nos différences apparentes. C’est sur ces différences que table la Bête. Oublions-les.

 

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 13:45

pierres 06082009 028

Pour être franc, je ne m’attendais pas à l’espèce de raz de marée qu’a soulevé mon texte intitulé : « Noël 2009 : appel à la guerre ». Evidemment, ce n’est pas un événement planétaire, mais c’est un texte qui a eu un certain retentissement et j’ai le sentiment d’avoir à préciser certains points qui ont peut-être été exprimés un peu vite.

 

J’ai parlé de guerre, et c’est un gros mot. Je ne renie pas ce mot. La guerre est un état d’activité intense. La guerre est toujours extérieure : l’ennemi, c’est l’autre ; et intérieure : je me bats contre ma fatigue, mon dégoût, le découragement. Le héros n’est pas celui qui emporte le match, c’est celui qui a surmonté toutes les difficultés. Dans la guerre de Troie, Hector est un héros vaincu, mais un véritable héros. Vaincre n’est rien, si nous ne nous sommes pas vaincus nous-mêmes. Un boxeur professionnel qui écrase un adolescent n’est pas un héros, mais un lâche.

 

L’exemple le plus immédiat qui me vienne de la double guerre est celle qui oppose toutes les femmes, tous les enfants, tous les hommes, au visage frénétique et souriant du marketing (le terme franglais reflète bien l’horreur cachée sous le maquillage).

 

L’ennemi, qui est-ce ? Le monstre dégueulant ses milliards de produits de ses millions de bouches, fascinant tentateur protéiforme, ou est-ce moi, estomac béant, jamais repu ?

 

C’est moi, bien sûr. La pieuvre ne fait que refléter la faim insatiable qui me hante. Je ne pourrai jamais la vaincre si je n’ai pas résolu en moi ce qui me pousse sans relâche à dévorer le monde.

 

Cependant, c’est l’horreur que finit par m’inspirer toute la vilenie qui suinte de la bête qui me révèle ce qui en moi la suscite et l’attire.

 

J’ai donc besoin de Voir le vrai visage de la Bête, qui n’est en fait que mon reflet, le reflet de mon avidité, de mon angoisse, de mon désespoir dans le miroir que me tend le Rêve.

 

Alors, bien sûr, la guerre passe par plusieurs étapes, plusieurs découvertes : découvrir l’ennemi extérieur, le haïr suffisamment pour lancer ma guerre, échouer suffisamment de fois pour comprendre que là n’est pas le véritable ennemi ni le véritable champ de bataille. Plus tard, voir que l’ennemi n’est en fait que l’aide qui nous est donnée pour découvrir ce qui nous blesse. Enfin, guérir et réparer cette blessure.

 

Jusqu’à un certain stade, la vigilance porte sur le front extérieur, puis s’inverse. Mais prendre connaissance de toutes les caractéristiques haineuses et effrayantes de l’extérieur est un chemin obligé vers notre propre mystère. Et dans l’ascension de la montagne, tous ne marchent pas à la même hauteur, ni à la même vitesse.

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 10:55

gorges du Tarn mai 2009 376 

La tragi-comédie de la prétendue pandémie de grippe, dont le scénario a minutieusement été élaboré dans l’ombre par des intelligences carnassières ne doit pas faire illusion : il s’agit purement et simplement de mettre la main une fois pour toutes sur votre vie privée, et même sur votre vie tout court.

 

Rien d’autre.

 

Si en début d’analyse on peut s’interroger sur les motivations réelles – appât du gain, souci des politiques de protéger les foules ou de se protéger des reproches – à un certain moment, l’adversaire, comme au poker dévoile clairement son jeu.

 

Dans un article paru le 29 septembre 2009 dans « Libération », le dénommé Eric Favereau, évoquant la réticence du corps médical à se faire vacciner, met le doigt sur le nœud de la question :

 

 «On n’a pas assez de recul» ou «je préfère avoir la grippe que prendre le risque du vaccin». Voire : «On ne sait pas tout.» Ou encore : «Et puis il y a ces adjuvants que l’on met pour favoriser la réponse immunitaire, ce n’est pas sain.» Non, ce ne sont pas des patients qui parlent, mais des médecins qui font part de leurs hésitations. Et ils sont, de fait, relativement nombreux. Selon un sondage publié le 21 septembre dans le Quotidien du médecin, les médecins libéraux rechignent à participer aux plans de vaccination : seuls 42% sont prêts à se porter volontaires. Bizarre… Les médecins seraient-ils comme tout le monde, aussi sensibles à l’air du temps qu’aux vieilles controverses sur l’intérêt du vaccin ?

D’abord, un rappel : cette réticence n’est pas franchement nouvelle. Selon l’espace éthique des hôpitaux de Paris, ces données sur le vaccin pandémique sont à mettre en parallèle avec celles, bien connues, sur le vaccin contre la grippe saisonnière. «Seulement 40% des répondants se sont fait vacciner au cours des trois dernières saisons grippales. Les médecins qui se sont fait systématiquement vacciner contre la grippe saisonnière sont globalement les mêmes que ceux qui déclarent être sûrs de vouloir se faire vacciner contre le virus de la grippe A (H1N1)

De fait, les soignants n’ont jamais été les bons élèves de la vaccination. Les raisons ? Elles sont multiples. Les médecins n’aiment pas trop les ordres venus d’en haut. Et encore moins ceux des pouvoirs publics. Dans leur histoire, ils ont toujours rechigné à obéir à des injonctions thérapeutiques. Et la problématique de la vaccination confirme cette méfiance. Comme s’il s’agissait de leurs libertés, et non pas d’une question de santé publique. «Cela va fournir du grain à moudre à nos décideurs de santé pour nous contrôler encore plus», analyse un médecin généraliste. Au point que le syndicat de médecins généralistes, MG-France, n’ose pas lancer «un appel à la vaccination». Mais ce qui n’en finit pas d’interroger, c’est que cette vaccination est aussi faite pour les autres. Non pas seulement pour se protéger, mais aussi pour ne pas contaminer les patients. Comme le rappelle Louis Puybasset, professeur de médecine à la Pitié, «l’éthique professionnelle impose à un soignant de se demander d’abord ce qu’il doit faire pour les patients dont il a la charge, avant de penser à sa situation personnelle». Surprenant qu’en ces temps pandémiques, il faille le répéter.


Voilà qui a le mérite de la clarté. La liberté qui fut l’enjeu de tant de révolutions et de grands discours, même si l’on peut décemment douter de leur sincérité, au moins servait jusque là de prétexte.

 

Maintenant, elle sert d’épouvantail. Par la plume d’un obscur flic moral, payé pour saper le décor en place et allumer la vindicte du pauvre peuple, toujours prompt à obéir à toutes les injonctions.

 

Nous sommes donc en phase clairement identifiée de retournement. Ce n’est pas nouveau, puisque déjà dans l’Espagne de 36 les bolcheviques assassinaient les anarchistes. Mais ici le phénomène prend de l’ampleur, puisque le système commence à flinguer par mercenaire interposé un de ses principaux soutiens, le corps médical. On lit ici et là que dans certains pays les militaires, les gendarmes et les étudiants sont formés à vacciner.

 

Nous sommes donc arrivés à un point crucial de notre destinée, en tant qu’individus, et en tant qu’espèce. Faute de votre consentement, on vous injectera de force une substance inconnue. Demain, vous aurez même oublié que vous aviez un nom, que votre corps vous appartenait, que vous n’étiez pas qu’une simple brique dans le mur. C’est maintenant que tout bascule.

 

Comment en est-on arrivés là ?

 

Vous êtes nés libre. Je suis, tu es, nous sommes nés libres. Nous le sommes encore. C’est bien ce qu’il y a de plus incroyable, certes, pour chacun, tant on a tenté de nous briser, à chaque instant de notre vie, et maintenant encore. Nous sommes des esclaves, habitués à obéir.

 

Nous ne sommes que les prisonniers de la caverne de Platon, mythe bien connu auquel nul ne comprend rien. Nous sommes englués dans le rêve de la planète, comme dit Miguel Ruiz, comme des milliards de mouches, rêvant que nous sommes libres, alors même que l’araignée nous dévore en nous déversant son venin hypnotique, par ses milliards d’injonctions, de suggestions, de menaces et de câlins. Son autorité. Relisez l’article : « nos décideurs de santé ». Mais qui leur a conféré ce titre, si ce n’est nous, habilement convaincus que nous devons avoir des maîtres ?

 

C’est pourtant tellement simple : descendus dans ce monde, nous n’avons rien signé, aucun pacte qui nous lie corps et âme à une quelconque autorité. Aucune autorité n’est légitime, puisqu’aucune n’a reçu notre consentement formel et conscient. Nous pouvons donc aujourd’hui en toute légalité, puisqu’aucune autorité n’est habilitée à nous imposer quelque loi que ce soit, nous pouvons secouer le joug qui a été posé à notre insu sur nos épaules, et vivre comme nous l’entendons. Nul médecin, nul être humain n’a d’obligation vis-à-vis de qui que ce soit. Toute affirmation contraire ne sera qu’une énième tentative de culpabilisation, cette merveilleuse culpabilisation qui marche si bien, encore et encore. Pourquoi rester victime ? Pourquoi se laisser impressionner par la prétendue autorité de qui que ce soit ?

 

Nous touchons là à des notions dont parle le Christ : rendre à César (celui qui est coupé, d’une racine qui a donné ciseaux, scission, secte, ce qui est d’autant plus savoureux que cette innombrable secte des obéissants dénonce comme telle tout ce qui se refuse à elle) ce qui lui revient, c'est-à-dire dans cet exemple payer l’impôt, qui est une forme de participation à la vie de la communauté, et  à Dieu (notre âme immortelle) ce qui lui revient. Or, ce qui touche à notre liberté intime, notre foi, nos conceptions, la santé de notre corps, le choix de nos aliments et de notre mode de vie, est du domaine de Dieu, pas de César.

 

Lorsque celui-ci assiège notre forteresse, exige notre corps et notre liberté, sur laquelle il n’a aucun droit, nous avons le droit – et le devoir, si nous voulons rester des hommes – de refuser.

 

A l’époque du Christ, puis de nombreuses fois au long de l’histoire, ça a mal fini : par le martyre et toutes sortes de violences.

 

C’est probablement ce qui nous attend, une fois encore. Nous montons au Gologotha.

 

Mais au moins les choses sont claires : nous ne sommes pas en train de nous demander si oui ou non c’est bien prudent de se laisser injecter cette merde, nous devons choisir si oui ou non nous voulons vivre comme des chiens ou des esclaves, à genoux, méprisés, insultés, écrasés, ou si nous voulons vivre debout, libres, en paix avec nous-mêmes.

Ou peut-être mourir debout, libres, en paix.

 

Comme est mort le divin Socrate.

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Published by vieux jade - dans attention ça pique
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Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

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Lave

Après l’explosion

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Coule la lave

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Lave la lave

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Larmes sans sel

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Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.