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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 09:27
Dans l'un des livres de Gustav Meyrink, j'ai oublié lequel, peu importe, et, même si l'envie ne me manque pas de relire Meyrink une fois encore, le temps me fait défaut pour cela, un lama prédit l'affreuse guerre de 14/18, parce que les humains sont précipités les uns contre les autres par une volonté inflexible, comme des fourmis attirées par l'affreuse magie du sucre.
 
Cette volonté, je la crois réelle et parfaitement efficace. Elle façonne la destinée collective. Comme une rivière coule selon une pente donnée. Les rivières joignent la mer, où tout se dilue.
 
Et pourtant, certains poissons remontent le courant. Le saumon, qui figure dans l'art symbolique celte, a ce pouvoir, chèrement acquis.
 
Une sépulture, en Occident, se compose d'une dalle horizontale pesante, censée recouvrir le corps et l'empêcher de foutre le camp, ce qui serait embarrassant pour les héritiers, et d'une pierre verticale où figurent les données anthropométriques du défunt.
 
Notre existence terrestre est ainsi, à l'image de la croix : l'horizontal est soumis au destin collectif. S'il y a une guerre en un pays donné, nul n'y échappe.
 
Certains meurent, d'autres en réchappent. Horizontal. Le vertical, c'est la réponse que nous avons apportée aux questions cruciales que ce maëlstrom brutal a soulevé. Il n'est pas ici question de couleur de peau, d'appartenance à une religion, de politique ou de philosophie.
 
Qu'importe ce qu'on professe, qu'on croit, ou qu'on prétend être, quand la question cruciale - tel est le mot - se pose soudain ?
 
La question ? Qui la connaît ? Pour chacun de nous, elle a un visage, un sens particulier.
 
C'est comme un saut d'obstacles. L'obstacle, le koan, la question, sous leurs infinies variations, n'ont qu'un sens : Es-tu enfin devenu un être humain ?
 
As-tu trouvé la verticalité ?
 
L'être humain, j'ignore ce que c'est. Souvent, du haut de moi, j'ignore, je juge et je sépare.
 
L'homme a reçu le don de la parole. Sans doute n'est-il pas le seul. Les merles et mon chien parlent. Quand souvent les humains grognent et aboient.
 
Pourtant, lorsqu’on franchit cette apparence cuirassée, après avoir encore traversé les marécages de l’avidité et de toutes les pulsions diversement érotiques, reste souvent un enfant qui pleure dans ce monde indéchiffrable où il a été jeté, sans que personne ne  lui vienne en aide.
 
Il semble naturel de lui tendre la main, mais c'est souvent pour qu'il décharge toute sa haine et sa frustration.
 
La guerre qui est en cours - le temps n'existe pas - est très difficile à comprendre, si l'on se base sur les informations officielles.
 
En fait - en fait, cette commodité de langage dont beaucoup abusent, ça signifie : non pas ce qui est dit, car c'est du vent, mais ce qui constitue une base palpable - la guerre porte justement sur ce qui fait le caractère unique de l'être humain : sa capacité à retourner, comme le saumon, à sa source, à la fois riche d’expérience, et exténué par le voyage, réduit à son essence.
 
Elle a lieu, cette guerre, dans tous les temps, entre deux projets : le premier, symbolisé par la ruche chère aux francs-maçons, à la révolution française et à napoléon, et par toutes les variétés de pyramides, qui a pour ambition de constituer de toute l'humanité un seul ensemble différencié par ses seules fonctions (l'ancienne tripartition soulignée par Dumézil, par exemple) ; le second : l'échappée belle, que devraient porter les religions, qui ont failli.
 
L’échappée belle. C'est un sujet de rêverie facile. Dans la pratique, c'est un peu plus ardu. La libération porte bien son nom : elle consiste à ressentir puis, souvent après une phase douloureuse et peu efficace de révolte, à identifier tous les liens qui retiennent ici notre être intelligent.  
 
Les plus misérables des hommes sont soumis à toutes sortes de domination : on les appelle esclaves. Mais l'esclave Epictète était bien plus libre que ses maîtres.
 
Il existe tant d'autres esclavages que la brutale et légale domination...
 
Je n'ai pas pour but de faire un traité des chaînes qui nous rivent à la pesanteur.
 
Les révolutionnaires en carton qui versent généreusement le sang des autres sont esclaves de leurs rêves de grandeur, de puissance, de leurs pulsions infantiles. Jamais aucune révolution n'a libéré qui que ce soit, sauf, comme les guerres et en fait chaque instant de toute vie, à un degré moindre, ceux qui, confrontés à la question cruciale, ont choisi enfin l'humanité.
 
Les médecins modernes qui administrent le poison sans plus rien savoir des équilibres vitaux sont les esclaves de la machine à décerveler. Comme les paysans fonctionnaires et les "artistes". Et les cohortes de psychanalystes qui ont pour fonction de ramener les brebis errantes à la litière commune. 
 
Nos racines sont dans le ciel, d'où vient la sève. Ceux qui l'ignorent, fussent-ils encensés par la république sont des singes sans vertu et sans noblesse. Des rouages.
 
Entre le comportement de rouages que nous proposent tous les catéchismes, et principalement le catéchisme républicain, qui adore le dieu de la ruche, et la déesse raison, entre ces rêves d'épicier et la transfiguration de l'homme que nous offrent en perspective les gnostiques, seuls ces derniers ont une véritable vision de la liberté et de la dignité de l'Homme.  
 
D'un côté, les menaces constantes, l'intimidation, le poids de la loi, l'équarissage pour tous (Vian), afin que nul ne dépasse, et Monsieur Valls roulant ses gros yeux d'hyper-thyroidien s'y emploie à fond, sous les éternels et commodes prétextes de la sécurité, comme ses collègues d'outre-france le font ailleurs, les méchants chiens de garde, - au troupeau nul n'échappera, de l'autre : la paix qui vient de l'intérieur. En chaque homme dort un germe souvent écrasé sous la peur et le conformisme. Curieux que dans ce mot on trouve : confort. Tellement plus confortable de se conformer aux ordres, aux injonctions, aux courants de société, à la télé.
 
Sous les vagues de la surface, il y a pourtant un monde en paix, où le bruit et la peur sont inconnus. Au fond de la mer, l’ancrage.
 
Ceux qui s’amarrent à ce silence échappent à la loi commune. La crainte n’agit plus sur eux. La mort ne leur fait pas peur. Les menaces et les promesses de sécurité les font rire.
 
Ce sont bien sûr des terroristes, qui mettent en danger la cohésion de la ruche. La colle de cette nouvelle Babel, c’est la peur qui coule dans les veines, et son produit, par oxydation : la soumission.
 
 
Il est insupportable au système que quiconque échappe à la peur, et à la soumission. Que quelqu’un prétende à la verticalité dans un monde républicain. Que quelqu'un se réclame d'une essence venue d'ailleurs, et insoumise au prétendu grand architecte de l'univers, qui n'est qu'un clown avec des pinceaux.
 
La question s'est posée souvent. Il y a quelques siècles, 7, Manuel Valls a écrasé le pays et la fraternité cathare, comme il avait cloué auparavant les camarades de Spartacus.
 
Au nom de l'ordre républicain. Ou catholique. Même si ces deux là semblent se déchirer, ils sont de la même écurie. Je m'en souviens, j'y étais. De l'autre côté, déja. Il y avait aussi l'homme au visage plat, Fenech, le renard des sables. Les chiens de garde. On les retrouve toujours, à chaque épisode, increvables. 
 
Ils croient dur comme fer à leur importance, et à leur vérité. Ils servent la ruche et la serviront toujours. Leur mission : que nul ne s'échappe.
 
La vôtre - si vous l'acceptez : foutre le camp.
 
Pour cela, une seule méthode : défaire tous les liens, jusqu'aux plus ténus, toute volonté de domination, toute soumission, toute dépendance, tout lien, sauf ce plus petit dénominateur commun : ce qui fait d'un être humain un être unique, un frère, une soeur, un autre soi-même, quand il s'est dévêtu lui aussi de toute autorité, de toute soumission, de toute appartenance, de toute dépendance.
 
On ne peut aider que celle ou celui qui ont pris conscience de leur servitude. Le reste est servir des perles aux cochons.
 
Il est donc de plus en plus nécessaire d'apprendre à distinguer les humains des cochons. Et, s'il y a plus d'humains véritables qu'on pourrait croire à première vue, le nombre des porcs est immense, et leur malignité redoutable. Il y a même de gentils cochons dont la toxicité est parfaitement inconsciente.
 
Et tant d'hybrides, dont je suis, aussi, bien sûr. 
 
Puis, quand plus rien n'a d'importance - c'est difficile, car il faut en même temps veiller à ne rien troubler, de l'ordre des choses - rien n'a plus de poids.
 
Alors on peut voler, sûrement. 
 
 
 
 
 
 

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Published by Vieux Jade - dans sauvages
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commentaires

LLéa 24/01/2014 23:47


Coucou,


Merci a toutes et tous.


Super heureuse pour toi Narfette. :)


------


"Il y a même de gentils cochons dont la toxicité est parfaitement inconsciente".


Je ne voulais rien ajouter pour ne pas faire de la peine. Pourquoi cette phrase m'a t'elle un peu gènée? Jade tu voulais dire quoi? Parlais tu des associations humanitaires qui sont sponsorisées
par des fabricants d'armes? Ben, on sait .... oui! Et comment faisons nous alors, pour aider toutes les personnes qui n'ont rien? Faut bien que quelqu'un aide au financement!


Nan, t'es pas d'accord? :) A moins que tu ne veuille financer toi? Rho .... chic de ta part! Je t'aime! :)


http://lesbrindherbes.org/2014/01/23/faire-du-bien-a-autrui-serait-aussi-bon-pour-le-coeur-et-les-12-symptomes-de-la-paix-interieure/


Poutoux, a toux,

Vieux Jade 25/01/2014 09:17



Non, je songeais à des gens pleins de bonnes intentions qui ne songentqu'à castrer, réprimer, empêcher, ramener aux limites...


Pas mal, les 12 symptômes...merci



Pégase 24/01/2014 13:25


Je comprends, et je vous remercie Elba pour cette réponse. Je reste et resterai toujours sur cet axe malgrés mes doutes, mes erreurs, mes coups de gueule, mes écorchures plein
l'âme et le corps, mais aussi mes enthousiasmes, mes furies de joie, mes impétuosités et ma violence d'aimer, mes insoumissions, mes tornades face au mensonge et la médiocrité, mon
incapacité à la raisonnabilité avec l'a peu prés, mon entêtement chronique à vouloir toujours tout fusionner........


Mais,si j'ai posé cette question c'est aussi parce que je sais qu'une partie de moi est resté là bas et que moi non plus, je n'arrive plus à recoller les morceaux.  

elba 24/01/2014 08:14


Rien d'autre n'a d'importance que l'amour. "Manuel Valls", celui d'aujourd'hui et d'hier, est quelqu'un qui ne s'aime pas et tente de faire payer ça aux autres.


Ca se voit sur leur visage.


Je les plains de tout mon coeur, ces gens-là. Tant que l'étincelle d'amour est en nous, le feu de joie peut reprendre à tout moment, même si le feu s'éteint - ou si nous le croyons éteint - et je
constate chaque jour que l'étincelle est bien là.


Je suis heureuse pour Narf. Heureuse à chaque fois que je vois que l'amour est présent. Qu'il nous fasse verser des larmes d'impuissance face à certaines embûches de la vie qui atteignent
certains d'entre nous, ou qu'il fasse naître un sourire lorsque tout s'arrange. Rappelons-nous toujours que nous ne sommes pas séparés.


Sauf si nous nous croyons supérieur(e) aux autres.

Vieux Jade 25/01/2014 09:12



"Rappelons-nous toujours que nous ne sommes pas séparés.


Sauf si nous nous croyons supérieur(e) aux autres. "


Merci pour cette phrase, qui m'a permis d'avancer dans ma compréhension. Si bien que je développerai un de ces jours.


Bises.



Pégase 23/01/2014 23:15


Je m'en souviens, j'y étais.


Je me demandais qu'avons nous sur la période egyptienne ? Cet épisode là qu'elle fût-il?

Vieux Jade 25/01/2014 09:10



C'est bouché, je crois...



Narf 23/01/2014 00:19


Coucou et merci à tous. Juste pour dire que ce soir, revirement de situation, c'est son père qui pleurait au téléphone. Une petite éclaircie paraît même possible... chose incroyable, impensable
depuis des années... Comme quoi, on n'a aucune idée des forces invisibles en jeu et de ce que sera demain. Se peut-il que dans les pires désordres naisse néanmoins une mince pousse de bonheur, de
paix, fragile, inattendue, et pourtant bien là? espoir, confiance et sérénité là. Apaisement au creux de la tempête. Une ombre de vol puissant. Ha c'est donc ça: ^^


 

Vieux Jade 25/01/2014 09:08



http://www.bing.com/videos/search?q=todo+cambia&docid=4621094019859969&mid=C4901D0E5F010A141F19C4901D0E5F010A141F19&view=detail&FORM=VIRE4



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

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Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.