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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 21:14

Vous avez remarqué que cette halte de quelques mois a changé ma façon d'écrire : moins de billets quotidiens, plus ou moins brefs et concis, au profit de contes et de nouvelles plus ou moins longs.

 

Manifestement, ça désarçonne un peu, si j'en juge par le petit nombre de réactions, même si elles sont plutôt positives, et celui des reprises par les amis qui me font l'honneur de me publier chez eux.

 

Peut-être que ce n'est pas très bon, que je suis un conteur laborieux. Difficile d'être juge et partie. Il me semble que j'excelle plus dans les textes brefs et incisifs. Et puis, le ouèbe n'est peut-être pas l'endroit propice à la lecture de textes de dix pages. Trouvez moi un éditeur, alors. Ce qui est sûr, c'est qu'il m'est beaucoup plus facile d'écrire dix petits billets sur un sujet de l'air du temps, que de mettre en chantier contes et nouvelles où, mine de rien, je peine à la tâche.

 

Né sous le signe du Cheval, toujours piaffant, voici que je découvre l'art de la patience. Écrire un conte, c'est buter sur une idée, la ramasser, et puis la contempler. Que vais-je en faire ? Comment la sculpter, l'entamer, l'équilibrer, lui donner les proportions idéales, sans qu'elle perde son sens ou son caractère ?

 

Le travail se fait alors dans l'ombre. J'ai des contes commencés il y a un mois, deux mois, qui peut-être se perdront dans l'oubli, mais peut-être surgiront d'un coup, un matin, pour s'écrire quasiment seuls. Plus qu'à nettoyer un peu le bébé, lui défroisser les ailes.

 

Et puis, de temps en temps, un texte classique ou deux, comme j'en écrivais avant s'épanouiront en un clin d'oeil.

 

Comme j'en ai averti l'honorable assemblée de mes lecteurs à plusieurs reprises depuis mes débuts de bloggueur, JE n'écris pas. Ça s'écrit. A son rythme. Et ce tempo, j'y tiens. Pas question de faire du bourrage.

 

Si vous êtes très gentils et très sages, je vous donnerai un de ces jours le plus long texte que j'aie jamais écrit, sur une aventure nocturne. J'espère que les goulus prendront le temps de le savourer.

 

Comme j'ai appris récemment à mâcher ma nourriture. Mais ça, c'est une autre histoire que je raconterai un peu plus tard.

 

Bise à toutes et tous.

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Published by Vieux Jade - dans petites graines
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commentaires

LLéa 11/09/2013 21:12


Merci Elba,


 


Effondrée .... :)


 


Bises a toutes et tous,

Elena 10/09/2013 18:03


Certains dechets n'alimentent-ils pas aussi le compost ? Cela dit un recueil, ça fait joli, ça sonne bien mais en trois volumes alors (au moins...) avec un volume entier consacré à tous les
renvois.


Non, en fait, c'est tout une encyclopédie avec des pages qu'on tourne, ce serait idéale ;-) et l'on pourrait s'endormir avec sans avoir tous ces fils à faire suivre :-) !!


Autour du mot "continuer", j'entends "conte de la nuit", un pur hasard...


Bon, faut que j'y ailles mais je reviens bien vite,  j'aimerai n'avoir que cela à faire ...


Bye

elba 10/09/2013 12:05


A l'instar de Géronimo, j'ai moins de plaisir à lire sur le net que dans un vrai livre avec des vraies pages que l'on tourne... et puis c'est plus pratique lorsque l'on veut lire au lit avant de
s'endormir... Bien que j'avoue ne pas avoir essayé de mettre ma box, mon écran, ma colonne et mon clavier sur mon
lit... ^^... sans parler de tous les fils à traîner ! (Eh oui, je sais : je ne suis pas moderne !)


Surtout effectivement lorsqu'il s'agit d'un long texte.


 


Mais comme le dit l'effrontée LLéa, faites comme vous le sentez, VJ. Et vous aurez comme lecteurs les gens que ça intéresse. Nous, par exemple ?


Merci en tout cas de continuer à nous enchanter, à nous faire réfléchir aussi.


Bisou.


 

Vieux Jade 10/09/2013 17:27



" j'avoue ne pas avoir essayé de mettre ma box, mon écran, ma colonne et mon clavier sur mon lit... ^^... sans parler de tous les fils à traîner"


Pas de hâte, la puce arrive.


;)))



LLéa 10/09/2013 10:36


Bonjour,


 


Il se dit .... plus c'est long, plus c'est bon!


Mais aussi, vite fait, bien fait.


:))))


Je recommence. ;)


Jade fait comme tu le sens. Aucun soucis. Court ou long, tu es assez apprecié pour que l'adptation du côté des lecteurs se fasse.


 


Grosses bises,


 

Vieux Jade 10/09/2013 17:26



" plus c'est long, plus c'est bon!


Mais aussi, vite fait, bien fait. "


Ça, c'est de la sagesse, où je n'y entends rien, bravo !



Ed 10/09/2013 10:13


Bonjour Vieux Jade,


Le ouèbe, comme vous l'écrivez, est conçu comme une machine à transmettre des informations rapides, nouvelles sans cesse renouvelées, afflux constant de courants brefs, parfois violents, un
maelström qui engloutit celui n'y prend pas garde.


Vous donnez maintenant à lire des contes sans régler de comptes. Merci !!!


Continuez, s'il vous plaît bien entendu.


Au lieu de se faire attraper par le temps, prenons-le ce temps. Ce changement de tempo est une autre invitation à laquelle je prends beaucoup de plaisir. Vous aussi je l'espère.


A un jour,


Ed


 

Vieux Jade 10/09/2013 17:25



Oui, c'est cela : lire les titres suffit à la plupart pour avoir cette chose précieuse et nourrissante : un avis. Lire en travers, et balancer un glaviot bien gras pour montrer comment qu'on est
intelligent, critique et perspicace, c'est l'un des sports en vogue sur le ouèbe.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.