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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 10:35

Avoir évoqué la ville de Condom dans le Gers m’a rappelé deux ou trois histoires qu’on se racontait dans les cours d’école.

 

Jusqu’à ces derniers jours, j’aurais eu du mal à imaginer l’ histoire  des capotes anglaises, et le fait que les temps les plus reculés les employaient déjà, sous une forme ou une autre. C'est tout juste si à la préhistoire on n'en taillait pas dans le silex, avant de passer aux capotes en glaise.

 

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Voici l’histoire de Georges et de Germaine, un peu relouquée à ma sauce :

 

M. le baron de la Burnemolle, de son épouse Clara Bouguerie Dubulb, qui lui a cependant apporté de grands biens, n’a eu qu’un héritier, noir comme une crotte de bique et déluré comme un pruneau.

C’est pourquoi il enrage de voir que son métayer Georges, un grand gaillard plein de vie, a déjà collé à sa Germaine huit enfants en sept ans, qui courent partout en braillant, causant d’affreuses migraines à son cher petit Marc Antoine.

Excédé, il convoque un jour le bonhomme, et lui expose que s’il continue à l’ensemencer de la sorte, la pauvre Germaine bientôt dépérira.

Inquiet, Georges l’écoute en triturant sa casquette entre ses mains.

Un quart d’heure plus tard, l’affaire est conclue : Georges avant l’amour enfilera une double peau comme en vend le pharmacien de la ville voisine. M. le baron en envoie quérir une boîte.

Quelques jours plus tard, Georges revient, piteux. C’est que ça fait un mal de chien, ces affaires là, tellement que c’est serré, qu’il les a toutes éclatées. Horriblement vexé car la même taille lui serait démesurée, le baron envoie chercher une boîte de XXL.

La semaine suivante, Georges est de retour au château, l’air content. Tout s’est parfaitement passé, c’est la bonne taille. Mais il faudrait en renvoyer chercher. Comment ? Une boîte en une semaine ? Le baron n’en peut plus. Une boîte lui fait un an, à lui. Et encore.

Soupirant, il envoie faire provision de douze boîtes de latex.

Puis il retourne à Paris. Ses affaires ayant subi des complications, il ne revient pas l’été suivant.

Le voici de retour. On ouvre les persiennes et les fenêtres du château, on ôte les housses des meubles, lorsque soudain, venus de la ferme toute proche éclatent des hurlements de bambin.

Le baron prend sa canne, et s’en va d’un pas furibond.

Mais enfin, que s’est-il passé, Georges ? Qu’est-ce que c’est que ces deux marmots ? Des jumeaux, M. le baron. Et ta femme est encore enceinte ? Mais les capotes, tu n’en mets plus ? Ben si, M’sieu le baron. Tu te fous de moi ? Si tu mettais des capotes avant d’enfiler Germaine, elle serait pas encore enceinte, explose-t-il. Mais j’en mets, M’sieu le baron.

Fais moi voir ça, crache le baron. Germaine, apporte une capote à m’sieu le baron. Germaine apporte un étui de laine aux proportions imposantes. C’est ça tes capotes, hurle le baron ? Ben oui. C’est que ça coûte les yeux de la tête, ces affaires, la récolte n’a point été bonne, les bestiaux se vendent point, alors, pour faire des économies, maintenant, c’est la Germaine qui les tricote, les capotes.

 

Bon, j’ai pas de rire en boîte, moi. Chuis pas si technologiquement équipé. Mais normalement, là, il y a du rire en boîte.

 

Ectac.Preservatif.03-1-.jpg

Sur ce, je m'en vais faire un petit BRèQUE d'une durée inconnue. J'ai besoin de ne rien faire, de lire, de ne rien dire. Merci à vous toutes et tous, et à bientôt.

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commentaires

danielleg 08/12/2010 10:29


Pour finir j'ai opter pour la shungite,plus naturelle peut etre.
J'ai trouvé une boutique 'les jardins du mieux etre' des personnes charmantes,et chose qui n'est pas très courante il travaille dans la confiance!
Ils envoient la marchandise avant d'etre payé!
Incroyable n'est ce pas?
Belle journée a tous,et toutes.


Narf 07/12/2010 20:17


OK Léa! Merci de me rassurer!

S'énivrer Vieux Jade! Pas se saoûler! Juste profiter de la splendeur de la vie, à sa juste mesure! Hic, c'est déja le signe d'un trop-plein, d'une overdose! Je ne sais plus où j'ai lu: "garder
toujours le fil du merveilleux! Rester toujours attaché au merveilleux. Ne pas décrocher. Sauvegarder cela envers et contre tout." enfin des mots dans le genre... jouir de cette merveilleuse vie
quoi! Ne pas en perdre une miette!

Bon temps, bonnes heures, à toi Léa, à vous Vieux Jade, à toutes, à tous!


LLéa 07/12/2010 14:33


Narf , bonjour ,


Non , aucun souci , tu n'exagères pas .


Ceux qui veulent lire le font et ceux qui ne prennent pas le temps , c'est qu'il devait en être ainsi .


Bisous . Bon jour a tous (tes) , Léa .


Vieux Jade 07/12/2010 16:56



CQFD, merci.



danielleg 07/12/2010 12:44


Tout a fait autre chose.
Sur le conseil de Yog,il semblerait que vous ayez une pierre pour les mauvaises émanations de l'ordinateur.
Pouvez vous m'en informer.
Merci a vous Jade.


Vieux Jade 07/12/2010 16:56



Il y a deux possibilités : l'orgonite, qui n'est pas une pierre mais un cristal et des particules métalliques comprimées dans de la résine. Sinon, il y a une argile spécifique : la
shungite.



Antidote 07/12/2010 09:08


Tout est bien, tout est en ordre Vieux Jade.
Merci pour toutes ces pages d'humour, d'investigation, d'inspiration et d'interrogations.
"Aime et fais ce que voudras"....


Vieux Jade 07/12/2010 10:12



 


L’abbaye de Thélème, Gargantua, chapitre LVII (1534).


 


L’extrait :


 


Toute leur vie était dirigée non par les lois, statuts ou règles, mais selon leur bon vouloir et libre-arbitre. Ils se levaient du lit quand bon leur semblait,
buvaient, mangeaient, travaillaient, dormaient quand le désir leur venait. Nul ne les éveillait, nul ne les forçait ni à boire, ni à manger, ni à faire quoi que ce soit... Ainsi l'avait établi
Gargantua. Toute leur règle tenait en cette clause :


FAIS CE QUE VOUDRAS,


car des gens libres, bien nés, biens instruits, vivant en honnête compagnie, ont par nature un instinct et un aiguillon qui pousse toujours vers la vertu et retire
du vice; c'est ce qu'ils nommaient l'honneur. Ceux-ci, quand ils sont écrasés et asservis par une vile sujétion et contrainte, se détournent de la noble passion par laquelle ils tendaient
librement à la vertu, afin de démettre et enfreindre ce joug de servitude; car nous entreprenons toujours les choses défendues et convoitons ce qui nous est dénié.


Par cette liberté, ils entrèrent en une louable émulation à faire tout ce qu'ils voyaient plaire à un seul. Si l'un ou l'une disait : " Buvons ", tous buvaient.
S'il disait: "Jouons ", tous jouaient. S'il disait: " Allons nous ébattre dans les champs ", tous y allaient. Si c'était pour chasser, les dames, montées sur de belles haquenées, avec leur
palefroi richement harnaché, sur le poing mignonne- ment engantelé portaient chacune ou un épervier, ou un laneret, ou un émerillon; les hommes portaient les autres oiseaux.


Ils étaient tant noblement instruits qu'il n'y avait parmi eux personne qui ne sût lire, écrire, chanter, jouer d'instruments harmonieux, parler cinq à six langues
et en celles-ci composer, tant en vers qu'en prose. Jamais ne furent vus chevaliers si preux, si galants, si habiles à pied et à cheval, plus verts, mieux remuant, maniant mieux toutes les armes.
Jamais ne furent vues dames si élégantes, si mignonnes, moins fâcheuses, plus doctes à la main, à l'aiguille, à tous les actes féminins honnêtes et libres, qu'étaient celles-là. Pour cette
raison, quand le temps était venu pour l'un des habitants de cette abbaye d'en sortir, soit à la demande de ses parents, ou pour une autre cause, il emmenait une des dames, celle qui l'aurait
pris pour son dévot, et ils étaient mariés ensemble; et ils avaient si bien vécu à Thélème en dévotion et amitié, qu'ils continuaient d'autant mieux dans le mariage; aussi s'aimaient-ils à la fin
de leurs jours comme au premier de leurs noces.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.