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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 15:20

Sur certains conseils aussi avisés qu'enthousiastes, je viens d'achever la lecture d'un gros bouquin de 700 pages : "Lucie dans le Ciel", de Tom Verdier. Attention de ne pas confondre avec un autre livre sorti à peu près en même temps, et qui porte le même titre.

 

C'est un roman très autobiographique qui fait un tour absolument complet de toutes les questions que peuvent susciter les faits suivant : comportements addictifs, avantages et limites des substances modifiant la perception de soi et du monde, arsenal de lois répressives, confusion générale et amalgames, et en particulier des politiques, avec les conséquences qui en découlent, expériences de sevrage réussies et mises au placard, effet de diverses substances connues de tout temps et d'autres récemment mises au point, méfaits de certains médicaments et traitements substitutifs, perspectives d'évolution de la conscience collective, j'en oublie, c'est plein de boucles, bref, un joyau à nombreuses facettes qui toutes s'éclairent et éclairent ce dont la peur de l'inconnu soigneusement entretenue a fait un énorme et incontournable problème : ce que les media appellent "la drogue".

 

Que vous soyez consommateur actif, occasionnel, ou non ; proche, ou parent de consommateurs, que vous soyez pour, ou contre, ou indécis ; que vous sentiez concerné, ou non ; que vous soyez accros à la vitesse, à l'argent, au pinard, au farniente, au jeu, au glucose, à la télé ou revenu de tout, je serais étonné que vous n'ayez pas quelque chose à glaner dans ce livre.

 

Car le problème de l'addiction dépasse très largement celui des produits classés stupéfiants. Elle est partout.

 

L'auteur est jeune (la trentaine, je crois), remarquablement documenté, et remarquablement conscient de ce qu'il expose.

 

A mettre entre toutes les mains de bonne foi, les mains de ceux qui veulent vraiment que le monde change, et pas en pire.

 

Si vraiment vous n'aviez qu'un livre à lire, celui-ci s'impose.   

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Published by Vieux Jade - dans fleurs des champs
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commentaires

danielleg 29/07/2011 19:07


Et bien oui, avec plaisir!
Donc Jade, je vous demande l'email de Léa, avec son accord bien sur.
Vous pouvez donner mon email a Narf aussi!
Le blog de Jade a des personnages très sympa, voilà!
Une bonne soirée a tous!


Vieux Jade 31/07/2011 21:28



Je m'occupe de ça des deux mains. Là chuis un peu occupé.



Lléa 29/07/2011 18:25


Danielle, bonsoir,


"Ben ,Léa?"

Si vous désirer rester en contact, demander mon Email a Jade. Bien a vous, amitiés, Léa.


danielleg 29/07/2011 10:44


Soyons fous! :)))
Trouvé ce matin en promenant lulu pleins de champignons la nature aussi s'imagine être en automne!
J'ai ramassé des orties aussi, donc ce midi potages d'orties et omelette aux champignons! miam miam :)


Vieux Jade 29/07/2011 11:14



On a mangé des mousserons. C'est normal, terre chaude bien arrosée. Mais les champi c'est mystérieux. Parfois ils sortent, sur un coup de tête, dirais-je, et parfois : personne. Bonne journée.



danielleg 29/07/2011 07:29


Pour mi ce sera une overdose du Grand Patron siwouplê!
Ben ,Léa?
Bisous a tous!


Vieux Jade 29/07/2011 08:23



Chais pas si c'est bien raisonnable  :)



Narf 28/07/2011 05:32


Moi vouloir!!! J'ai effectivement raté le commentaire dont tu parles. Voilà mon adresse mail hacemoi@free.fr pour avoir l'autre... A bientôt alors!


Vieux Jade 28/07/2011 08:33



hacévou ?



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.