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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 19:19

germe-1-.jpg

 

A ne pas perdre de vue dans ces temps difficiles : l'accumulation de matière lourde n'est que celle de la terre sur la graine à germer. Terre et fumier.

 

Les maîtres du temps présent ne dissimulent plus leur volonté de nous asservir tous, quelles que soient notre couleur, notre âge, notre classe sociale, notre religion. La haine et le dégoût qu'ils inspirent est un puissant fertilisant.

 

Tous esclaves d'un même maître, le dieu de la matière. Comme l'a démontré René Guénon - béni soit-il - ce dieu là veut d'innombrables sujets. Croissez et multipliez, esclaves nus et démunis de toute liberté, de toute conscience !

 

Ce déferlement de pesanteur et de contraintes est insupportable et nous mène au cancer, au suicide, au renoncement, au goulag ou à l'hopital psychiatrique au pire, à l'éclosion tant désirée au mieux.

 

Car ce choix ne nous est pas enlevé. La pression, l'insuportable pression qui nous écrase, le rabot qui nous lamine, le vent qui nous balaie sont en vérité nos meilleurs alliés pour que nous franchissions le pas qui s'ouvre devant nous.

 

Poussés au cul par l'inconcevable, l'inadmissible. Passerions-nous, sans cela ?

 

Il y a maintenant 30 ans, je roulais en 2CV camionnette, dans laquelle ce jour là, j'avais avec l'aide d'une autre personne, péniblement déposé un gros et très lourd compresseur qu'on m'avait prêté, que j'allais rendre, et que j'avais prévu de débarquer avec de l'aide, bien sûr.

 

Pour une raison floue, je me suis soudain trouvé privé de frein. Arrivant à un stop, j'ai rétrogradé au maximum, puis j'ai ouvert la porte pour freiner au pied.

 

Et là, des flammes ont surgi de sous la voiture qui brûlait. J'ai instantanément pensé au compresseur. Je suis sorti à toute vitesse, ai ouvert les portes arrière, empoigné ce gros truc, l'ai porté sur vingt ou trente mètres avant de le poser sur le bas-côté, et de regarder flamber la voiture. Puis de me rendre compte que j'avais accompli spontanément sous la pression un tour de force. L'objet devait peser 80 ou 100 kg.

 

La sagesse populaire le sait : la peur donne des ailes.

 

Lao Yu aussi : c'est dans la chute que les ailes poussent, dit-il.

 

Nous sommes des graines spirituelles semées en terre, sur lesquelles les laborieux et fétides jardiniers du pire jettent leurs maléfices.

 

Notre choix est le suivant : mourir étouffés, vaincus, submergés par la pesanteur sous toutes ses formes, peur, regret, attachement, ou jeter hors de la carapace de notre ego ce germe puissant qui seul peut soulever cette croûte et grimper vers le ciel, renversant tous les obstacles.

 

Garder un espoir pour la soif, telle est la Voie.

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Published by Vieux Jade - dans légumes verts
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commentaires

Narf 27/05/2011 22:03


"insuportable" avec un seul p, parce qu'il en faudrait 2 pour pouvoir les supporter?


Vieux Jade 28/05/2011 13:49



Moi, les seuls que je supporte, de P, c'est les miens. Pas vous ? Généralement, quand j'en fais un, tout le monde gueulle. Alors, deux ...



Narf 27/05/2011 21:58


La photo, est-ce du café entrain de germer?!!!!


Vieux Jade 28/05/2011 13:48



Vouivoui



Mireille 27/05/2011 12:20


A la merveilleuse libération des forces vives..


Vieux Jade 28/05/2011 13:36



Avez-vous vu le craquement du barrage dans l'âge de glace ? Ce n'était pas nouveau, j'avais depuis longtemps cette image en moi, mais ça lui a donné une grande audience (terme inappropriée,
puisqu'il s'agit de vue et non pas d'ouie).



Francis 27/05/2011 08:17


Bonjour Vieux Jade,
heureux de vous retrouver, même si vos commentaires éclairés sont devenus plus rare. Au moins ils ont le mérite d'amener de belles graines dans nos jardins envahis d'une "diahrrées" d'informations
dégoutantes... Et comme vous, cultivons nos propres jardins, mettons-y les couleurs et les événements qui nous plaisent et que l'on veut partager... Comme vous le savez, je le fais aussi avec mes
peintures et je vois bien la réaction des personnes qui les regardent. Ils aiment s'y projeter car dans le monde de la matière lourde, ils étouffent et cherchent des issues à cette pesanteur. Une
évasion salutaire, un morceau de rêve que ne leur offre pas la consommation outrancière...
Ils y a mille manière de s'occuper de son jardin, pourvu qu'il soit personnalisé et partagé...
Merci de nous ouvrir encore le votre avec ses fruits parfois acides et ses bouquets de plantes sauvages !


Vieux Jade 28/05/2011 13:30



Mille et une manières, l'important étant d'être au plus près de Soi. Le regard des autres peut-être comme celui du basilic ou de la Gorgone, paralysant, ou bienveillant mais tout autant
paralysant - la crainte de décevoir (au début, ce que vous faisiez était bien, mais maintenant, je suis un peu...déçu), l'important, c'est de couper les liens.


Je suis dur, mais sans vouloir cracher sur qui que ce soit, ce serait puéril et improductif, il faut sans cesse se garder non pas de ses amis, mais des éloges, car souvent ils impliquent : je te
serai fidèle tant que tu ne me mettras pas trop en danger.


Or, la liberté, c'est de changer sans cesse, si c'est ,nécessaire, et de rester identique aussi longtemps que de besoin. La liberté, c'est vraiment d'être détaché de toute critique, fût-elle la
plus élogieuse.



nedallen 27/05/2011 08:12


La peur nous fait courrir ,donne des aiLLLLLes !!!!

Mais,
la peur d'avoir peur nous fige sur place.

c'est la version que nous utilisons le plus souvent ! Non ?

L'homme à les yeux du corps et ceux du cœur.
lesquels ne nous trompent pas ?

Bonne journée à tous .


Vieux Jade 28/05/2011 13:22



Chaque cellule a des yeux, un coeur et une conscience. Chacune est la récapitulation d'un être entier et unique. Il faut qu'elles s'éveillent toutes.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.