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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 16:54

Par où commencer l'histoire de ce dimanche après-midi ?

 

Style enfantin, obligatoirement. Poser le décor, puis l'action.

 

Il faisait beau. Gelée blanche le matin, puis un vif soleil printanier. A midi, nous testons deux vins, un Chardonnay et un Pinot noir récoltés à Limoux, puis investissons pour la première fois avec bonheur la véranda depuis sa fermeture vers novembre.

 

Mme VJ, qui lisait Mc Kenna, me dit soudain : tu en es où, du bêchage ? - Laisse tomber, c'est trop dur, je le ferai. - Mais j'ai envie de bêcher. Et puis si tu meurs, faut que je sache.

 

Pourquoi pas ?

 

Je sors la bêche à dents, et lui montre comment bêcher. Rien d'ésotérique, de la méthode, c'est tout.

 

La voilà bêchant. Tout sauf une bêcheuse, Mme VJ, et pourtant, elle bêche. Moi ? Mort de rire.

 

- T'imagines les copains ? Tu fais la cuisine, la vaisselle, et pour finir le jardin ? OOOh, cette fois ci je suis foutu, je passe pour le tortionnaire complet.

 

Elle rigole, et bêche. Je mets "Galliano joue Bach" à fond, et Mme bêche en musique, soutenue par la gent ailée.

 

Stimulé par l'exemple, je soulève ma paresse et déleste les Buddleia de leur bois mort.

 

Soudain, elle trouve un obstacle. Une pierre, dis-je. Mais en fait de pierre, elle exhume un sac Leclerc contenant le cadavre d'un animal que, vue l'odeur, nous n'avons pas cherché à identifier. Un ragondin ? Tous ses poils, des asticots partout. Ce n'est pas très vieux.

 

C'est le deuxième, dit-elle. Lorsqu'elle avait nettoyé le foin que l'âne piétine et gâche ainsi, elle avait déjà trouvé un cadavre d'animal dans un sac plastique.

 

Rien d'étonnant, en soi, quand on vit comme elle et moi depuis l'enfance à la campagne : des saloperies destinées à nuire. De la magie noire de base.

 

Si c'est contre nous dirigé, et c'est probable, c'est un fiasco. On se porte à merveille. Mais c'est toujours intrigant de découvrir de la malveillance quand on vit comme nous hors du monde.

 

Pour s'abaisser à ça, il a fallu y penser, le mettre en pratique, surveiller nos absences, entrer chez nous, creuser, accomplir ce forfait. Quelle conviction, quelle haine, quand on y pense.

 

Mais c'est le prix à payer pour parler librement. Moi qui n'ai pas le moindre ennemi, personne à qui je souhaite le moindre mal, j'ai sans doute beaucoup d'ennemis. L'éternelle histoire de ceux qui ne s'impliquent pas.

 

On a juste jeté cet horrible cadavre puant. Quel que soit l'envoyeur, c'est son problème, pas le nôtre. Qu'il (elle) se guérisse de sa maladie, on n'en ajoutera pas.

 

Si ça nous est proposé, on fera en sorte de nettoyer son caca pour lui.

 

 

IMGP1746.JPG

 

 

L'extérieur de l'objet

 

 

IMGP1748.JPG

 

 

L'horreur elle-même (vous pouvez imaginer l'odeur)

 

 

IMGP1749.JPG

 

On se refait une santé

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Published by Vieux Jade - dans attention ça pique
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commentaires

la bulle 07/03/2011 11:58


Et les chiens qu'ont ils preferé,? Le ragodin ou le Fido ?


Vieux Jade 07/03/2011 13:01



Je me suis abstenu de leur demander leur avis, c'était vraiment une horreur. Dans la terre le cadavre se dissout, mais pas dans le plastique. Horrible.



Benoit 07/03/2011 09:41


Palpitants, les "comme en terre", comme l'histoire qui les suscite ! Vous savez quoi, la haine, c'est fatigant, c'est lourd !

Oui aux coeurs légers !

Bravo Vieux Jade et Mme !


Vieux Jade 07/03/2011 12:59



C'est lourd, sûrement, mais ça fait une occupation. Rivé sur sa haine, bouark.



Narf 07/03/2011 08:25


Mince! J'suis dépassée là! Quelle drôle de monde! J'n'ai jamais eu ce genre de relation avec mes voisins... bon, pour m'éclairer, j'vais me chercher un dessin animé sur Dingo et les relations de
voisinage...pourvu qu'il ait traité ce sujet... j'ai tant à apprendre... serait temps que j'ouvre les yeux et devienne enfin sérieuse.


LLéa 07/03/2011 02:25


Bonsoir,


Jade, si cela était un mauvais sort, les personnes qui vous en voudraient, auraient cloué le cadavre sur la porte.

C'est surement un de tes voisins, qui en observant vos absences, déplacements, en a profité pour mettre cette dépouille chez vous , plutôt que chez lui!

Et si vous n'êtes pas natifs de la région, les jalousies sont fort possibles. Jade, le grand bonheur des uns emmerde les autres. N'y faites pas attention, et aimez vous très fort! Les gens qui font
ces choses n'ont pas d'âmes, ils devraient être heureux de votre bonheur!

PS. Derrière chez moi, il y a un ruisseau. De temps en temps après de grosses pluies, je vais nettoyer les branchages qui bloquent la grille du bas. Un jour j'y ai trouvé une dépouille. Juste la
fourrure. Je pensais que c'était la peau d'un lapin. Jade, la fourrure avait une queue! C'était un chat! Qui est capable de cela?

Le mot humain ne veut plus rien dire!


Gros bisous a vous deux, Léa.


Vieux Jade 07/03/2011 07:50



Non, les choses qu'on enterre, ça se fait aussi, les oeufs par exemple, spécialement traités. Mais ça ne nous empêche pas de dormir. Ouf.



Larmuse 07/03/2011 01:39


Bonsoir Monsieur et Madame vieux-Jade(enchanté puisqu'on est dans la magie!)
Mon humble avis est que le bonheur à une odeur désagréable pour certains nez qui ne plongeront jamais dans ce délicieux breuvage..fort,intense,éphémère..
Mââme Larmuse et moi même(qui fêtions ce jour passé nos 20 années de routes communes)vivons dans un petit village de 200âmes(si on peut dire) plus les vaches..étant coutelier-forgeron,nous vivions
en apparence dans la frugalité..ce qui convenait trés bien à nos voisins notables paysans qui sont nés quelque part, eux..
Le jour où nous avons repris l'épicerie du Village voisin(chef lieu de canton excusez-moi du peu)les regards se sont transformés.Ils sont passés de l'oeil humide de la pitié à celui nettement plus
sec de l'injustice:comment des gens qui ne sont pas d'ici ose faire ça.Le Village en question se divise effectivement en 5 familles,dont nous ne faisons évidemment pas partie car nous n'en avons
pas..de famille.Donc ne faisant pas partie de la famille nous avons osé reprendre l'épicerie,osé faire du bio,osé le faire pas cher...et osé prendre des vacances de temps en temps histoire de
participer à la vie de nos enfants..ce qui est un comble dans ce métier:tout le monde sait qu'un épicier,fait du profit,vend de la merde ne prend pas de congés et surtout se fout de ses
enfants.
Mââme Larmuse(la patronne) et moi même(le conjoint collaborateur)ayant conscience qu'au Japon et partout dans le monde la caste des commerçants est la plus basse des castes car elle ne fait que
spéculer et ne produit rien de ses mains,avons décidés de faire ce sale boulot proprement..pour ne pas paraphraser Belmondo qui jouait un cambrioleur et qui disait:je fais un sale métier mais j'ai
une excuse.je le fais salement.(mes références à belmondo sont rares mais celle-ci...)
Les façons de faire et de penser que nous exposons librement dans notre boutique ne sont certes pas du gout de tous..emprisonnés qu'ils sont dans la famille,mais que voulez vous on ne se refait
pas..
Nous avons gagné une nouvelle clientèle venue d'ailleurs..malheureusement nos voisins ont perdus les pôvres jeunes,un peu bizarre et repliés sur eux même...et ça réellement c'est intolérable!
Avoir quelqu'un de plus miséreux,voir de plus con(sinon pourquoi serait-il miséreux)que soi,ça aide à supporter sa vie.
Bon là où ils se plantent c'est que nous sommes encore plus dans la dèche qu'avant...mais ça c'est pareil:un épicier dans la merde c'est de la science fiction!
Donc pour palier à toutes ces pensées négatives qui nous entourent(il y en a quand même des positives)nous méditons,nous buvons,nous vivons,nous nous cultivons, et surtout,surtout nous nous
aimons..et ça,ça les emmerdes fondamentalement.
Mais pour ça, de tout notre coeur, nous les plaignons..car la douleur est dans leur camp..qu'est ce qu'une vie sans amour et pleine d'amertume?
Même si cette haine est effrayante,je considère qu'ils nous font partager ce qu'ils font le mieux...haïr.
nous leur rendons la pareil et nous leur faisons partager notre amour..ce qui nous donne des relations assez neutres mais équilibrés..leur magie et puis la notre.
Un jour (nous avons déménagé 15 fois en 20 ans)nous partirons..et eux resteront.
Je ne dis pas ici que nous sommes meilleurs que ces gens,nous vivons simplement une autre réalité qui n'est pas visiblement mélangeable,comme l'huile et l'eau..c'est dommage,mais c'est ainsi.
Mais franchement la haine c'est pas une vie.
NB:Le mot paysan au début de ce message est évidemment utilisé dans le sens le plus péjoratif du terme...rien à voir avec des personnages comme Vincenot et ses grands-parents,compagnons du devoir
qui avaient compris des choses que je cherche encore.
Les paysans dont je vous parle dans ce message ont trouvés des choses dont je ne veux rien savoir.
Pour envahir..j'envahis!
douce nuit à vous deux!


Vieux Jade 07/03/2011 07:48



Le sage et le juge. Beaucoup de juges, peu de sages. Bonne journée. J'ai un petit cousin qui fabrique des couteaux. Très beaux couteaux.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.