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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 11:54

Titre inspiré d'un commentaire de M. Ned et d'une discussion avec Mme VJ, cette source intarissable de sagesse toujours marquée au sceau de l'expérience.

 

La chair, considérée comme l'aboutissement de l'incarnation, est l'interface entre les molécules émanées de l'Être Unique après l'explosion que les kabbalistes appellent : Tsim Tsoum, et les scientifiques : Big Bang, et les différentes strates de l'Esprit immatériel qui peu à peu se concrétise et se solidifie.

 

Le phénomène (en grec, apparence de ce qui vient à la lumière, ce qui se révèle à la perception) de la chair, même s'il tombe sous le sens, ou les sens, qui sont en ce temps le seul vecteur, ou le plus immédiat de correspondance entre les humains perdus chacun sur son îlot, le phénomène de la chair, tout entier dans l'apparence, visuelle des formes, olfactive des phéromones, dans le velours des voix traduit tour à tour le désir et le rejet.

 

Ce que les anciens poètes ont traduit à leur manière.

 

La chair est périssable, et l'amour de la chair tout autant. Les gastronomes les plus réputés ont fini aux tisanes drainantes, et les amants légendaires grabataires, objets de répulsion.

 

La chair, le corps, en français actuel, n'est selon la Tradition que la nième couche de plus en plus épaisse de la racine du Réel.(Noter au passage l'adéquation entre le français couche et le sanscrit kosha, alors que d'après l'étymologie officielle, on aurait affaire à deux racines différentes).

 

Dans cette perspective, la "libération sexuelle" du milieu du XXème siècle qui a consisté à encourager les générations impressionnables, au nom de la liberté à multiplier les rencontres sexuelles ressemble plus à une tentative de dispersion, une continuation du Big Bang séparateur qu'à une réintégration.

 

Sans la moindre connotation moralisatrice, et pour employer un terme connu, on pourrait dire, pour désigner ce mouvement centrifuge dire : "satanisme".

 

Dans la même optique, seule une réunion des âmes dans ce qui précède la chair, donc dans leur origine commune peut servir à la réintégration, pour dire le voyage de retour des âmes émanées vers leur soleil émanant.

 

De la périphérie vers le Centre. Ce que font les incroyables saumons de retour vers le lieu de leur naissance. 

 

Autrement dit encore, j'insiste parce que c'est véritablement LA seule question qui (m')importe : retourner au centre implique que l'on reconnaisse les âmes soeurs, et que pour notre réunion nous abandonnions les bénéfices extérieurs, immédiats, palpables, charnels, qui attirent de plus en plus loin vers l'extérieur, au profit de l'essentiel, lequel ramène au centre commun.

 

Techniquement, c'est privilégier le souvenir plutôt que la curiosité.

 

Chacun peut voir que l'ensemble des media fait constamment l'apologie de la curiosité, érigée en vertu.  

 

Le désir sexuel, pour faire simple, n'a pas forcément de rapport avec les affinités réelles.  

 

Le désastre familial ambiant en est un exemple criant.

 

Les baiseurs de 1968 en sont un autre : la plupart vieillissent seuls et amers, quand leurs parents qu'ils tenaient en mépris ont souvent surmonté de multiples épreuves en restant unis jusqu'à la plus profonde dégradation physique et mentale.   

 

L'époque actuelle est encore pire, si possible : des femmes (en français orwello-peillonien : mammifères dotées de mamelles injustement efficaces) de plus en plus nombreuses s'insurgent contre le fait qu'elles auraient à allaiter, tâche jugée dégradante, presque dégueulasse, imputant sur le temps de repos défini par la loi et susceptible de porter atteinte à l'image si précieuse de leur corps qu'elles rêveraient toujours adolescent, dégradante aussi bien (ou mal) que la grossesse, qui fait de toute nymphe une bonbonne explosive et suintante ; d'où l'on verra certainement sous peu des avocats positivistes assigner Dame Nature aux fins de la voir condamner pour discrimination. On l'a rêvé ? Nul doute que Taubira le fera, ou l'un de ses clones. 

 

Une fois fait l'inventaire des charmes de la chair, après avoir beaucoup baisé, s'il faut le dire ainsi, l'être humain pas tout à fait abandonné de Dieu, ou de sa Source généreuse et compatissante s'aperçoit que ce qui compte ne réside en aucun cas dans l'attraction superficielle des humeurs.

 

Mais bien dans le ou les stades qui précédent l'incarnation ; que les Anciens, par exemple les Indiens des temps passés désignaient par exemple par l'attraction astrologique des temps et lieux de la naissance, qui présidait aux unions.

 

Cela dit, le temps présent, dont le désordre apparent est souvent ressenti comme un signe extérieur de pauvreté me semble riche et fécond.

 

Peut-être parce que j'ai la chance d'avoir participé avec bonheur à ce qu'on appelle une "famille recomposée", et assez complexe, et parce que cette "fausse" famille est devenue un vrai centre de force et d'affection mutuelle, malgré quelques cahots, je crois que, comme au rugby, tout essai peut être positivement transformé.

 

Tout dépend de l'équipe, et de sa motivation. Quand l'un flanche, tous se portent à son secours.

 

L'apparent échec sociétal des couples basés sur les phéromones et l'automatisme des relations hasardeuses peut être sublimé par l'expérience des échecs intelligemment compris et assimilés, la connaissance des véritables attirances, basées sur les relations invisibles et pourtant sensibles des affinités secrètes, que la Tradition nomme : AMOUR, ou ANIMAE OPERA, l'Oeuvre ou le partage des âmes, ou ANIMAE AOUR, la Lumière des âmes.

 

C'est pourquoi de l'échec de couples primaires peuvent naître la réussite de couples plus mûrs, fondés non plus sur le vernis des apparences, mais sur les ressorts profonds des affinités réelles.

 

Le vrai amour, dans ce monde terminal ne se fonde pas sur l'aspect, la surface, la peau, la sueur. Au contraire, l'amour doit surmonter la sueur, qui a une odeur âcre et spécifique. L'amour surmonte.  

 

Ne me croyez pas sur parole - et je ne suis pas le Bouddha, juste un petit reflet dans un miroir de poche - expérimentez simplement, si vous ne l'avez pas encore fait, ce que j'affirme, et peut-être que votre expérience différera de la mienne : la relation qui nait du frottement des peaux et des humeurs est comme un feu de paille, qui brûle vite et laisse désemparé face au froid glacial de la solitude.

 

La chaleur discrète et douteuse qui s'assemble parfois difficilement et lentement à partir des relations timides, et cependant audacieuses, aventureuses,respectueuses et progressives de deux êtres désireux de ne rien imposer l'un à l'autre peut ressembler, en comparaison pour une âme neuve et ardente, à une bouillotte de vieillards, je l'admets.

 

Cependant, c'est ici que gît la vertu secrète, l'aimentation, disaient les anciens alchimistes, qui rassemble les parties disjointes de l'Un primordial.

 

Ce n'est pas Madame la Chouette qui hulule depuis dix minutes (il est 23 h 35) qui me contredira, je crois. 

 

 

 

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Published by Vieux Jade - dans légumes verts
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commentaires

Elena 19/11/2013 11:05


Rocking chair, quel "drôle" de mot, pourquoi "rocking" pour parler de détente ...  la minéralisation de la chaire dans les affaires ?


 


 

Vieux Jade 19/11/2013 20:12



To rock, se balancer, rocking chair, chaise qui permet de se balancer. C'est vrai, on a "chaire" en français..



Elena 18/11/2013 18:40


Me suis bien amusée à vous lire, un peu tardivement ...


cependant il me vient une remarque: si c'est trop chair ça vaut pas le coup ;-)


 


:)


 


 

Vieux Jade 19/11/2013 08:27



Quoiqu'un rocking chair ?



LLéa 18/11/2013 16:56


:)


 


Tu es bref! 


 


:)

Vieux Jade 18/11/2013 18:44



Je me marre comme une baleine :)



LLéa 18/11/2013 11:27


:)


 


Il pleut.


Sur un banc, sous un lampadaire, deux petits vieux (deux petites personnes agées :) ), chaussons aux pieds.


Madame a droite, tristounette, monsieur a gauche, l'air ronchon.


Au milieu, espace du aux "hostilités", mais assez restreint, afin que monsieur protège madame de la pluie, avec un beau parapluie.


Légende: L'amour c'est de prendre soin des autres même quand tu es énervé. 


 


Belle journée a toutes et tous,

Vieux Jade 18/11/2013 11:43



Dans l'amour, y a toujours des pépins ;)



LLéa 17/11/2013 20:31



Vieux Jade 18/11/2013 09:02



KEZAKO ?



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.