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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 21:12

 

Les impressionnants escaliers en spirale du musée du Vatican/ ©Syaza Mohammed Shakharulain

 

 

On nous le refait chaque année, le coup de la trêve.

 

Prétendument des confiseurs, parce que les ennemis jurés se seraient mis d'accord pour s'accorder quelque repos dans le sucre candi, le repos du guerrier, des femmes toutes chaudes en habit de Père Noël et bas résilles, du foie gras bien gras et bien fondant sur les tartines  toastées dans une gorgée de Chateau-Yquem (pas de récolte en 2012, ce qui est un gage de qualité pour une appellation d'un tel prestige, nous dit Bernard Arnault, fuyard fiscal élevé en couveuse), moka profond, Armagnac centenaire et herbes aromatiques roulées de Cuba, sur la cuisse des femmes, comme le dit la légende.

 

Les ennemis jurés, tels larrons en foire se sont peut-être accordés quelque repos dans cette passionnante partie qui consiste à être l'Élu, celui qui enfourchera le trône ultime, sur les cadavres amoncelés en pyramide de ses adversaires, mais je doute que la trêve s'étende jusqu'en bas, aux racines souffrantes du monde.

 

Là, on égorge sans relâche, Noël ou pas, au coin des rues, au fond des bouges, au fond des geôles, on assassine, on viole et on torture pour un sou, une frite, pour rien, le plaisir de faire mal, du mal, le mal, de se sentir riche de cette pauvre différence entre un pauvre con mort et un pauvre con croyant survivre. Les bombes éclatent et les schrapnels, les couteaux sortent.

 

Pendant que les foules vides et avides s'agglutinent dans les dégueuloirs de bouffe et de marchandises fausses et sans valeur, les vautours en chef se font des politesses goguenardes en échangeant quelques bribes de leur viande pourrie et nauséabonde.

 

C'est la vie. La toute petite.

 

J'ai rêvé une autre étymologie pour trêve, que l' officielle.

 

J'ai imaginé que le mot découlait du latin trivium, trois routes, qui a donné le nom de plusieurs villes européennes : Trèves.

 

Imaginé qu'il est possible de découvrir une troisième voie, un troisième état, où ne soit ni vainqueur, ni vaincu.

 

Imaginé que dans cette expérience, seuls ceux qui sortent de ce schéma trouvent la porte de la cage.

 

Imaginé que la troisième voie est ascendante, et qu'elle s'étend aussi haut dans le Ciel qu'elle s'insinue loin dans les Profondeurs, là où demeure la Mémoire de tout, de Tout. Cette voie étroite rappelée par le Christ existe et nous est sans cesse offerte. 

 

Pour moi, l'expression "trêve de Noël" signifie précisément qu'au solstice d'hiver, qui est un répit entre l'éternel combat du Jour et de la Nuit, des Dieux et des Géants, du froid, du chaud, de l'Aigle et du Serpent il y a une porte, aujourd'hui dissimulée par les monceaux de victuailles puantes et les faux rituels, justement déversés là à foison pour la dissimuler, en faire perdre la trace, le souvenir, une petite porte toute simple qu'il suffit de pousser pour déboucher sur ce chemin nouveau qui monte en spirale jusqu'au Ciel, cette troisième voie qu'empruntent celles et ceux qui rejettent aussi bien l'esclavage que la domination.

 

La voie des Hommes Libres, qui rient des fins et des débuts, et des nuages qui s'amoncellent, et ne sont rien que le décor des cauchemars qui ne cessent de nous presser : éveille-toi, ouvre les yeux, souviens-toi, reviens, reviens, reviens...

 

escalier en spirale

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Vieux Jade - dans légumes verts
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commentaires

roro 24/12/2012 19:19


eutanisions tous les éléphants car ca trompe ca trompe..

roro 24/12/2012 19:18


ok ,moi c'est l'alcool qui me surnage , toi ton tremplein me semble grave.


bisous ,personne n'aide persone .


sauf le vieux conifère ,peut etre,bisous .

danielleg 23/12/2012 17:38


Merci Léa,  pour eux.


Gros Bisous! 



LLéa 23/12/2012 15:09


Danielle, bonjour,


 


Merci. très belle photo! Pour qui aime les animaux. 


 


Bonjour Isabelle ,

Merci d'avoir signé notre pétition "Ville de Lyon: Stoppez la décision d'euthanasier les deux éléphants, Baby et Nepal".

Pouvez-vous contribuer au succès de cette pétition en demandant à vos amis de signer à leur tour? C'est très facile de la partager avec vos amis sur Facebook. Il vous suffit de cliquer ici pour partager la pétition sur Facebook.

Vous trouverez aussi ci-dessous un modèle d'e-mail que vous pouvez faire suivre à vos amis.

Merci encore. Ensemble, nous faisons changer les choses.

SPA de Lyon et du Sud-Est


Bien a vous,

LLéa 23/12/2012 15:01


Bonjour Roro,


 


Non, non Roro, ne sauter pas! Faut pas aller ou Léa va! Un aveugle ne peut guider personne. Chacun a un voie, propre a lui, SA voie.


Je ne sais plus ui a dit: Dès que vous suivez quelqu'un, vous cessez de suivre la vérité.


 


Roro, quand je suis partie, pour vivre comme Cosette, la première nuit dans le nouvel endroit, j'ai fait un rève. Roro, je ne rève pratiquement jamais, ou alors, ne me souvient que des
récurrants.


 


Pour situer. Quand j'étais petite, je ramenais souvent des animaux a la maison. Entre autre, étant ado, un bébé chien que le maître avait l'intention de faire disparaître, s'il ne trouvait
personne pour s'occuper de lui. Je suis rentrée a la maison avec le chien dans une boite a chaussures et l'ai planqué quelque temps, dans ma chambre, au grenier, parce que j'avais un peu peur que
maman gronde. Cela s'est très bien arrangé par la suite et ce gros toutou a fini ses jours, vieux et heureux. Il était de pelage noir, avec l'entre yeux et le bout de la queue de
couleur blanche. Ce chien tant aimé? Le rapport? J'y viens ...


 


En bref: Léa était tombée dans un ravin.  Et dans ce cas la, Il n'y a que deux solutions. Se ramasser grave, plus bas, complètement applatie comme une crèpe, ou trouver de
quoi remonter. En haut, au bord de la falaise, il y avait plein de mains tendues. De toutes les "sortes". Fines, trappues, douces, caleuses, baguées, manicurées, etc ... il y avait même
celle du pape, je l'ai reconnue a sa grosse bagouze en or, qui est un grand signe de voeux de pauvreté. :)


Toute le haut de la falaise frétillait de mains tendues. Un balet de vient. De prend moi. Oh! Pétard! Et dans ce fouilli de chair ... une belle queue, pleine de poils. Le bout blanc. J'ai
chopé la queue sans aucune hésitation ... :)


Roro. Je préfère me retrouver en face d'une meute de loups, plutôt que celle d'humains.


 


Grosses bises,


 


 

Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.