Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 19:09

 

 

Décidément un peu fainéant - à ne pas confondre avec feignant, le premier ne fout rien, le deuxième qui est également fainéant fait semblant de faire quelque chose - en ce moment, je vous recolle des vieux trucs moisis. Celui-ci date du 18 juin 2010.

 

anotomy-1-.gif

 

Quand j’étais petit, interdit de parler de zézette. A douze ans, fallait piteusement aller dans le dictionnaire pour décoder les mots « pénis », « vulve », « verge », lesquels selon l’audace de l’éditeur pouvaient ou non être agrémentés d’une gravure en noir et blanc ; ignorant la possibilité même qu’il existât un clitoris, et sachant par expérience que les mots "couille" et "chatte" n’y figuraient pas, je n’ai pas beaucoup usé de la lettre C.

 

Ma môman, vers mes quatorze ans, cédant aux injonctions des pédagogues pré-soixante huitards me mit un jour dans les mains d’un air mystérieux et embarrassé un livre du père Marc Oraison, une fine gâchette de la littérature underground, lequel eût pour effet de me livrer enfin la théorie de l’accouplement chez l’homo sapiens sapiens (et des meilleures). Lequel accouplement, comme nul ne l’ignore plus désormais, consiste pour le mâle à s’immiscer dans les affaires secrètes de Madame afin d’y fourguer au plus vite sa progéniture avant de s’endormir. Rendez-vous dans neuf mois.

 

Afin qu’on ne meure pas complètement idiot, il y avait un paragraphe d’au moins dix lignes sur des étrangetés réservées à quelques pécheurs décidés et décidément réprouvés, dont je me demande encore si j’ai tout compris, tellement c’était obscurément dit. Ca s’appelait des perversions. Enfin, c'était en 69 ; il était bon que mes lectrices et lecteurs le sussent.

 

Aujourd’hui, heureusement, tout ce qui était précédemment bien calfeutré au fond des braguettes est opportunément aéré. Il était temps.

 

Insatisfait par nature et par vocation, je trouve maintenant dommage par contre que la saturation émousse les sens. Difficile aujourd’hui de faire un pas sans buter sur un ou plusieurs nibards XXL, des culs à damner une ampoule électrique, des distributeurs de capotes parfumées à la vanille, des pénétrations multiples comme la pince du même nom, comme si c'était le quotidien, de ne pas glisser dans le foutre épandu sur tous les trottoirs de Sodome.

 

Mais, par un prévisible retour de l’éternel balancier, bientôt la chair exposée aux devantures du tripier ne paiera plus. Devenue invisible. Pour que le commerce perdure, il faudra changer. La prochaine mode sera vertueuse. Fini le grand week-end érotique, la fête de tous les seins, limez-vous les uns les autres.  

 

On fera des cachotteries, la grande purge, des auto da fé, on reviendra aux jupes à volants et au langage pudibond. Préfèreront les charmes cachés de la burqa. Burqa à Cabourg. Cagoules à Houlgate.

 

On séparera à nouveau les filles des garçons dans les écoles républicaines. On ne verra plus Sarko et Gounette en slip à la plage avec les Zob amas. On ne verra plus rien, d’ailleurs, sous le pétrole.

 

Tout sera interdit, sauf ce qui sera obligatoire. Et encore.

Partager cet article

Repost 0
Published by Vieux Jade - dans compost
commenter cet article

commentaires

Korrigan 18/01/2012 19:34

N’est-ce pas Flaubert qui parlant d’érection précisait que cette appellation ne s’imposait que dans une seule situation, celle des monuments ?

Ce en quoi il avait probablement raison sur certains sujets si on en juge par la qualité et la quantité des insipidités, flagorneries et autres mystifications inlassablement proclamées avec force
et conviction au quotidien par des monuments de la trivialité :

Ces aussi tristes que comiques politiciens prétendant aux prochaines érections présidentielles, chantres de la déréliction et apôtres de la médiocrité.

Vieux Jade 18/01/2012 21:00



On a les polichinelles qu'on mérite. Si une part de plus en plus grande des gens ne votent pas, c'est qu'ils méritent bien mieux, qu'ils valent bien mieux que les pantins qu'on leur présente. En
ce sens, il y a une sorte d'érection silencieuse de milliers, de millions de gens dont la masse critique finira bien par changer la donne. Ces gens ne sont pas "les français", ils sont de plus en
plus humains. 



ned 18/01/2012 08:49

Fainéant , c'est celui qui FAIT...NÉANT,
c'est un actif au point zéro .../...

qui peut quand même en faire un héros...
et lui laisser du temps pour s'occuper d'ÉROS ?
... et faire sans blanc !
Délires, délires, délires du matin !!!!!

donc dé lié ?

Bon jour..;

Vieux Jade 18/01/2012 18:08



Hé bé, ça travaille sous le chapeau !



ned 17/01/2012 22:45

.../...fainéant - à ne pas confondre avec feignant,

Merci je "navet" jamais fait la "navette" entre ces 2 mots si proches et si loin ! ! !
Il est vrai que le verbe feindre est peu conjugué de nos jours, pourtant il y en a qui s'y entendent ! ^.^
-

Amitiés

Vieux Jade 18/01/2012 07:42



Accepter de ne rien faire (le péché suprême) n'est pas facile, j'en sais qq chose. Donc certains s'activent à faire semblant. Semblant d'être utiles, indispensable, même. Souvent, il vaudrait
mieux pour tout le monde qu'ils ne fassent rien, et surtout pas semblant.



ned 17/01/2012 20:37

18 juin jour de la pelle ?

Vieux Jade 17/01/2012 21:24



La célèbre pelle, oui. En fait de pelle, il en faudrait une grande pour foutre en enfer tous les crapauds qui s'engraissent sur notre dos. Une pelle à déchets.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.