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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 10:39

 


Now in Vienna there's ten pretty women
There's a shoulder where Death comes to cry
There's a lobby with nine hundred windows
There's a tree where the doves go to die
There's a piece that was torn from the morning
And it hangs in the Gallery of Frost
Ay, Ay, Ay, Ay
Take this waltz, take this waltz
Take this waltz with the clamp on its jaws
Oh I want you, I want you, I want you
On a chair with a dead magazine
In the cave at the tip of the lily
In some hallways where love's never been
On a bed where the moon has been sweating
In a cry filled with footsteps and sand
Ay, Ay, Ay, Ay
Take this waltz, take this waltz
Take its broken waist in your hand

This waltz, this waltz, this waltz, this waltz
With its very own breath of brandy and Death
Dragging its tail in the sea

There's a concert hall in Vienna
Where your mouth had a thousand reviews
There's a bar where the boys have stopped talking
They've been sentenced to death by the blues
Ah, but who is it climbs to your picture
With a garland of freshly cut tears?
Ay, Ay, Ay, Ay
Take this waltz, take this waltz
Take this waltz it's been dying for years

There's an attic where children are playing
Where I've got to lie down with you soon
In a dream of Hungarian lanterns
In the mist of some sweet afternoon
And I'll see what you've chained to your sorrow
All your sheep and your lilies of snow
Ay, Ay, Ay, Ay
Take this waltz, take this waltz
With its "I'll never forget you, you know!"

This waltz, this waltz, this waltz, this waltz ...

And I'll dance with you in Vienna
I'll be wearing a river's disguise
The hyacinth wild on my shoulder,
My mouth on the dew of your thighs
And I'll bury my soul in a scrapbook,
With the photographs there, and the moss
And I'll yield to the flood of your beauty
My cheap violin and my cross
And you'll carry me down on your dancing
To the pools that you lift on your wrist
Oh my love, Oh my love
Take this waltz, take this waltz
It's yours now. It's all that there is.

   

Chères et chers amis, je voulais tout d'abord rassurer celles et ceux qui ont déduit de la présentation maladroite ou sybilline du texte précédent que je nourrissais des projets suicidaires. Vouloir poser ses vieilles fringues, se défaire de ces "moi moi moi" peut sans doute être assimilé à une pulsion de mort, dont nul ne sait la portée. Mon organisme incarné l'est toujours.

 

Je vis, je vais, et je m'interroge sans cesse. Tais ton mental, entends-je. Est-ce mon mental, qui parle ? Et si c'est lui, suis-je venu ici pour m'endormir dans la félicité, l'opium de la calmitude, pour causer royal ? Comment guérir cette colère qui flambe en mon ventre ? 

 

Je n'ai pas de réponse. A rien. Je suis fatigué et triste, parfois, de voir l'insondable profondeur de la sottise des hommes. J'ai l'impression de ramper dans un étroit couloir entre d'épaisses murailles aveugles. De part et d'autre, les armées en marche l'une contre l'autre, l'une se réclamant d'un dieu clément et miséricordieux, l'autre d'un Progrès (le père) toujours remis aux calendes, et de la sainte Sécurité (la mère), chacune enfonçant dans le sang l’hypocrisie et le mensonge jusqu'aux hanches.

 

Peut-être sont-ce les hanches agitées de soubresauts qui nous mettent au monde ? Peut-être que les humains qui échappent à cet enrôlement presqu'obligé sont les cellules de l'enfant à naître ? Pas de réponse. Des questions, sans cesse. Une foi, une espérance, un poids constant. Un sol mouvant dans un horizon qui s'assombrit. C'est mon lot, c'est le vôtre. C'est le lot de tout ce qui a ici un coeur battant pour ressentir, les yeux et les oreilles en alerte.

 

"Priez sans cesse". Prier, c'est quoi ? Pour moi, ne pas relâcher sa vigilance, et fonder son espérance, même attaquée de toute part, sur le fait que nous ne sommes pas d'ici, et donc insubmersibles à cette marée d'immondices qu'on nous présente comme "la vie".

 

Toujours pas de réponses ...

 

 

Après quinze jours de réflexion quant à l'avenir de ce blog, j'ai décidé les choses suivantes :

 

- parce que je ne me sens pas le droit de fermer le robinet d'une source toujours active, et pour répondre à votre demande qui m'honore et honore ce qui me traverse, j'ai décidé, malgré une terrible envie de tout arrêter, de continuer à écrire ce qui vient ;

 

- parce que répondre aux commentaires, même les plus gentils et cordiaux est, bizarrement, ce qui réclame le plus de présence et d'énergie, je décide unilatéralement de mon droit souverain à ne plus y répondre systématiquement ; cependant je laisse les commentaires ouverts comme espace libre d'échange entre les lecteurs. Ça ne signifie pas que je n'interviendrai plus : j'interviendrai pour sabrer les injures ou les médiocrités trop flagrantes, et quand je me sentirai assez léger pour participer. Mais je mets un terme à la courtoisie convenue qui voudrait que le blogueur soit tenu à une réponse : non, mon énergie est prise ailleurs. Vivre et écrire me bouffent suffisamment, et répondre aux commentaires me racle à fond. Donc, pour une question de survie, je stoppe toute obligation à ce niveau. Si toutefois, ça posait problème, j'arrêterais soit les commentaires, soit carrément le blog. Ce n'est pas une menace, mais je voudrais que l'on comprenne que je ne passe pas ma vie devant mon écran, et que cette relation que j'ai beaucoup aimée peut exister sans ce genre de dialogue : « tu m'aimes oui je t'aime et toi tu m'aimes oui moi aussi je t' » ou « c’est nul j’y comprends rien ou t'as rien compris ou machin l'a déjà dit ... »    

 

Pour ne pas oublier que ce juif de Cohen a chanté un poème de ce pédé de Lorca (son assassin s'était d'ailleurs vanté, jusqu'à sa propre mort, d'avoir achevé le poète en tirant "deux balles dans le cul à ce pédé"), j'en remets une couche (un peu plus bas).

 

Ni nègre, ni juif, ni pédé, je refuse d'être de ceux qui tuent les pédés, les nègres et les juifs, qui trafiquent les êtres humains et asservissent mes amies les femmes, violent et embrigadent, baisent les enfants, partent en guerre, mentent et font commerce de leur mensonge, je refuse cette saloperie qu'on nous vend comme "le monde".

 

 

 

 

Les douleurs dorsales sont légion, et je trouve que c'est une bonne nouvelle, même quand on n'est pas kiné. Car les porcs qui s'engraissent de cette boue étant vautrés dans l'abjection ignorent ce qu'est la souffrance de porter le poids de l'Enfant qui naît dans le torrent de leurs sanies.

 

Si tant de gens souffrent dans leur échine, c'est qu'ils marchent encore et résistent. Dans les décombres et le désespoir, faisant face comme ils peuvent, nombre d'humains avancent encore en se donnant la main. Certains marchent à genoux, tant le poids est lourd. Et c'est beau. C'est le sel de la Terre.  

 

Puissiez-vous marcher jusqu'à l'autre rive, toujours en alerte, et trouver en vous le réconfort, et le donner à mesure à qui en a besoin.

 

Tel est mon souhait. Telle est mon espérance. 

 

  En Viena hay diez muchachas,
un hombro donde solloza la muerte
y un bosque de palomas disecadas.
Hay un fragmento de la mañana
en el museo de la escarcha.
Hay un salón con mil ventanas.
¡Ay, ay, ay, ay!
Toma este vals, este vals,
este vals con la boca cerrada.

En Viena hay cuatro espejos
donde juegan tu boca y los ecos.
Hay una muerte para piano
que pinta de azul a los muchachos.
Hay mendigos por los tejados,
hay frescas guirnaldas de llanto.
¡Ay, ay, ay, ay!
Toma este vals, este vals,
este vals que se muere en mis brazos.

Este vals, este vals, este vals, este vals,
de sí, de muerte y de coñac,
que moja su cola en el mar.
Porque te quiero, te quiero amor mío,
en el desván donde juegan los niños,
soñando viejas luces de Hungría
por los rumores de la tarde tibia,
viendo ovejas y lirios de nieve
por el silencio oscuro de tu frente.
¡Ay, ay, ay, ay!
Toma este vals, este vals,
este vals de quebrada cintura.

Este vals, este vals, este vals, este vals,
de sí, de muerte y de coñac,
que moja su cola en el mar.

En Viena bailaré contigo
con un disfraz que tenga cabeza de río.
¡Mira qué orillas tengo de jacintos!
Dejaré mi boca entre tus piernas,
mi alma en fotografías y azucenas,
y en las ondas oscuras de tu andar.
Quiero amor mío, amor mío, dejar
violín y sepulcro, las cintas del vals.
Quiero amor mío, amor mío, dejar
violín y sepulcro, las cintas del vals.
¡Ay, ay, ay, ay!
Toma este vals, este vals,
este vals del "te quiero siempre".

Este vals, este vals, este vals, este vals,
de sí, de muerte y de coñac,
que moja su cola en el mar.

Este vals, este vals, este vals, este vals,
de sí, de muerte y de coñac,
que moja su cola en el mar.

Porque te quiero, te quiero amor mío,
en el desván donde juegan los niños,
soñando viejas luces de Hungría
por los rumores de la tarde tibia ...

 

 

Ni nègre, ni juif, ni pédé, ni rien, ou tout cela à la fois, car " rien de ce qui est humain ne m'est étranger", je ne veux vraiment plus qu'une chose : être rien. C'est ce que j'exposais peut-être trop crûment dans le dernier texte, et qui a fait craindre à certains que je voulais abréger mon histoire. Non. Je reste là, patiemment, aussi ouvert que possible.

 

Oui, ce que je cherche, de plus en plus, c'est : n'être rien. Nulla res. Chaque jour un peu moins. Décroissant. Est-ce concevable ? Sans doute pas complètement. Presque rien, oui. Le moins qui soit. Invisible. Silencieux. Si c'est possible, c'est là que je vais, peu à peu.

 

Je vous serre sur mon coeur.

 

 

 

 

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Published by Vieux Jade
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commentaires

Antidote 13/07/2012 19:28


Merci.


Merci pour tout :)

Vieux Jade 14/07/2012 22:29



Merci à vous, pour votre présence fidèle.



Cassandre 13/07/2012 15:27


Il y a quelques jours ,'ai reçu par mail ce texte. Il m'a plu alors je le poste ici car je pense qu'il est d'actualités







Sujet : Dans le ventre d´une mère



















Deux bébés discutent.

- Bébé 1 : Et toi, tu crois à la vie après l’accouchement ?

- Bébé 2 : Bien sûr. C’est évident que la vie après l’accouchement existe. Nous sommes ici pour devenir forts et nous préparer pour ce qui nous attend après.

- Bébé 1: Pffff... tout ça, c’est insensé. Il n’y a rien après l’accouchement ! A quoi ressemblerait une vie hors du ventre ?

- Bébé 2 : Eh bien, il y a beaucoup d'histoires à propos de "l'autre côté"... On dit que, là-bas, il y a beaucoup de lumière, beaucoup de joie et d'émotions, des milliers de choses à vivre... Par
exemple, il paraît que là-bas on va manger avec notre bouche.

- Bébé 1 : Mais c’est n’importe quoi ! Nous avons notre cordon ombilical et c’est ça qui nous nourrit. Tout le monde le sait. On ne se nourrit pas par la bouche ! Et, bien sûr, il n’y a jamais eu
de revenant de cette autre vie... donc, tout ça, ce sont des histoires de personnes naïves. La vie se termine tout simplement à l’accouchement. C'est comme ça, il faut l'accepter.

- Bébé 2 : Et bien, permet moi de penser autrement. C'est sûr, je ne sais pas exactement à quoi cette vie après l’accouchement va ressembler, et je ne pourrais rien te prouver. Mais j'aime croire
que, dans la vie qui vient, nous verrons notre maman et elle prendra soin de nous.

- Bébé 1 : "Maman" ? Tu veux dire que tu crois en "maman" ??? Ah ! Et où se trouve-t-elle ?

- Bébé 2 : Mais partout, tu vois bien ! Elle est partout, autour de nous ! Nous sommes faits d'elle et c'est grâce à elle que nous vivons. Sans elle, nous ne serions pas là.

- Bébé 1 : C’est absurde ! Je n’ai jamais vu aucune maman donc c’est évident qu’elle n’existe pas.

- Bébé 2 : Je ne suis pas d’accord, ça c'est ton point de vue. Car, parfois lorsque tout devient calme, on peut entendre quand elle chante… On peut sentir quand elle caresse
notre monde… Je suis certain que notre Vraie vie va commencer après l’'accouchement.

bonnes vacances





Olivier Hibon
Formateur, Psycho-sexo-thérapeute.





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Vieux Jade 14/07/2012 22:30



Excellente histoire, merci :)



LLéa 13/07/2012 13:40


:)


 


Coucou, bonjour,


 


Merci a toutes et tous.


 


"Oui, ce que je cherche, de plus en plus, c'est : n'être rien. Nulla res."


 


Rho ..., tu ne vas pas aimé du tout, mais alors du tout!


 


Rien? Tu n'y arrivera jamais. :)


Pourquoi?


Parce que pour ma "petite âme", tu es tout.


Rassures toi, tu n'es pas le seul. Chaque "croisement" dans ma vie,(peu importe la "matière") est tout.


 


Enormes bises.


 

Vieux Jade 14/07/2012 22:30


Ouf que je suis pas le seul, j'aurais les chocottes :)


Marilou 13/07/2012 10:14


Bon retour au Jardin...! Pas de souci pour les réponses, c'est comme vous voulez..


Superbe TEXTE, c'est TOUT ce qu'on vit ! 


Devenir "Rien", mais IMMENSE !


Merci VJ et toutes et tous !


A+, Ici ou Ailleurs !


Bises


 


 

Vieux Jade 14/07/2012 22:32


Immense = sans mesure. Sans mental, en fait. Est-ce possible ? Faut que le monde change. Dépêche toi, le monde !


geronimo87 12/07/2012 19:43


Bonsoir à tous.


Facile : passer sur terre sans rien changer au décor!?!?!? Gluppps


 

Vieux Jade 14/07/2012 22:32


Pourquoi ne pas en profiter pour mettre un peu d'ordre ?


Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.