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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 13:40

Un texte d'Omraam Mikhaël Aïvanhov:

 

 

"Depuis des siècles et des millénaires un grand nombre de religions, de courants de pensée, de tendances philosophiques sont apparues dans l'histoire, et pour simplifier, on peut diviser ces tendances en deux catégories : celles qui poussent l'homme à s'évader de la terre, et celles qui, au contraire, le poussent à s'y accrocher.

Le système philosophique qui donne aux créatures le désir d'abandonner la terre sous prétexte qu'elle n'est qu'un monde d'imperfections et de souffrance, on peut dire, pour résumer d'un mot, que c'est le bouddhisme, et le bouddhisme a d'ailleurs plus ou moins influencé d'autres mouvements spiritualistes. Quant à la philosophie qui pousse les humains à s'accrocher à la terre, à chercher tout leur bonheur et toute leur satisfaction sur la terre, c'est évidemment le matérialisme.

« Et le christianisme, direz-vous, dans quelle catégorie le placer ? » Ah, le christianisme, c'est là la question… Le christianisme ne sait pas lui-même ce qu'il est, il ne se connaît pas. D'ailleurs, le christianisme et la philosophie du Christ, ce sont deux choses différentes.

Le christianisme pourrait être la vraie philosophie du Christ si les chrétiens comprenaient que tout en étant des spiritualistes, ils doivent aussi s'occuper de la terre, travailler sur elle avec leurs pensées, leurs sentiments et leurs actes pour en faire un jardin que Dieu viendra visiter. Ni ceux qui veulent s'accrocher à la terre, ni ceux qui ne pensent qu'à la quitter n'arriveront à réaliser le bonheur de l'humanité. La troisième solution, qui est la véritable philosophie du Christ, de tous les grands initiés, et donc aussi la nôtre, c'est de ne pas fuir pour se réfugier dans le Ciel, mais de s'imprégner de tout ce qui est dans le Ciel pour le faire descendre ensuite sur la terre afin qu'elle devienne un jardin de Paradis, le Royaume de Dieu. Le véritable spiritualiste, le véritable chrétien ne maîtrise pas la terre, il travaille à la transformer.

C'est pourquoi je vous ai dit que le résumé de la philosophie de Jésus, c'est la prière qu'il a donnée à ses disciples. Cette prière est tout un programme : « Notre Père qui est aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au Ciel… »

Les bouddhistes, eux, n'ont jamais dit que la terre devait être comme le ciel. Au contraire, ils quittaient la terre pour aller au Ciel, et il ne pensaient même pas qu'il est possible de transformer la terre. Mais Jésus, lui, avait la foi qu'un jour les hommes pourraient s'unir pour organiser la terre et en faire une demeure où tous les esprits lumineux viendraient habiter. Il le croyait et il a donné tout un programme à réaliser.

Mais pour que la terre soit comme le Ciel, il ne suffit pas de réciter :

« Que ta volonté soit faite sur la terre comme au Ciel ! » Car rien ne sera jamais arrangé ainsi. C'est nous qui, en travaillant, devons réaliser ce programme. Qu'on ne s'imagine pas qu'on se croisant les bras et en méditant de quitter la terre, on persuadera le Seigneur de venir tout arranger. Jamais de la vie ! C'est par le travail de chacun que cette prière se réalisera.

Si certains chrétiens, influencés par d'autres doctrines, veulent quitter le monde, c'est leur affaire, mais ils doivent savoir que Jésus n'a jamais donné une philosophie pareille et que c'est une idée qui a été introduite par la suite. Car une religion ne reste jamais aussi pure qu'elle l’était à l'origine, elle reçoit toujours les influences d'autres philosophies, d'autres religions.

La religion de Jésus, c'est la plus haute spiritualité orientée vers un travail à réaliser ici sur la terre. Et tous ceux qui se sont réfugiés dans les couvents, dans les monastères ou dans des grottes, évidemment, c'est bien, mais la majorité d'entre eux ne pensait qu'à leur âme, ils voulaient toujours sauver leur âme, et ce n'est pas de l'amour, cela, ce n'est pas l'enseignement du Christ.

Jésus a apporté un enseignement d'amour et de fraternité qui n'existait alors dans aucune religion. Quand il disait : « Jérusalem, Jérusalem… Combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes »… déjà il sous-entendait une vie de fraternité et d'amour entre les hommes. Et quand il priait pour que tout soit sur la terre comme au ciel, c'est parce qu'en haut toutes les créatures sont comme un seul être : elles se comprennent, elles s’aiment, elles communiquent entre elles, alors qu'ici, sur la terre, elles sont séparées, divisées, hostiles. Dans des conditions pareilles l'ordre qui existe en haut est encore loin de s'installer sur la terre.

 

Dans la Table d'Émeraude Hermès Trismégiste dit : « Ce qui est en bas et comme ce qui est en haut » ; c'est-à-dire que tout ce qui est en bas sur la terre et comme ce qui est en haut dans le Ciel. Si on compare cette phrase avec celle de Jésus : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au Ciel », on peut dire qu'Hermès constate une chose tandis que Jésus la souhaite. En réalité ces deux phrases concernent des régions différentes. Quand Hermès Trismégiste dit : ce qui est en bas et comme ce qui est en haut, il parle des trois monde minéral, végétal, animal, qui sont en effet un fidèle reflet du monde d'en haut. Seuls les hommes, par ce qu'ils ont été dotés d'une volonté libre, ce qui n'est pas le cas des minéraux, des végétaux et des animaux, ne respectent pas cette loi des correspondances. Le monde humain est le seul pour lequel on ne peut pas dire : « Ce qui est en bas et comme ce qui est en haut ». C'est pourquoi Jésus à formulé ce souhait : « Que ta volonté soit faite sur la terre - c'est-à-dire dans le monde des humains - comme au Ciel. »

Hermès Trismégiste possédait « la science des trois mondes », d'où son nom « Trismégiste» : trois fois très grand, et ces trois mondes ont été interprétés par tous les commentateurs comme le monde divin, le monde astral et le monde physique. C'est juste, mais Hermès Trismégiste parlait aussi du règne minéral d'où il tirait la Pierre philosophale, du règne végétal qui lui donnait la quintessence appelée élixir de la vie immortelle, et du règne animal où il trouvait la puissance de la baguette magique. Quant au monde des hommes, c'est donc Jésus qui s'en est occupé. En disant : « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au Ciel », chacun doit travailler à se mettre en harmonie avec l'ordre cosmique.

Malheureusement, ce n'est pas l'interprétation que les chrétiens ont donnée de cette phrase. Il la répètent, mais ils ne se sentent pas du tout obligés d'introduire le Royaume de Dieu en eux-mêmes, ils veulent que ça vienne comme ça, de l'extérieur, pour qu'ils puissent en profiter. Eh bien, non, de cette façon il ne viendra jamais, et s'il n'est pas encore venu, c'est que les hommes ne savent pas comment le souhaiter, le demander. S'ils le savaient, il serait déjà venu… Vous voulez savoir comment on doit le demander ? Exactement comme je vous le dis : chacun doit le réaliser d'abord en soi-même, et alors il se réalisera aussi à l'extérieur. Ce n'est qu'à cette condition que le Royaume de Dieu pourra venir sur la terre. Comment viendrait-il chez les humains dont le coeur et l'intellect sont remplis de désordre, d'égoïsme et de méchanceté ? Les transformations extérieures véritables ne peuvent se faire qu'après les transformations intérieures, parce que le monde extérieur est un reflet, une concrétisation, une matérialisation du monde spirituel. Rien ne peut venir extérieurement qui ne soit d'abord venu intérieurement. Comment un homme stupide fera-t-il quelque chose d'intelligent puisqu'intérieurement l'intelligence manque ?

Le Royaume de Dieu ne peut pas exister extérieurement il n'existe pas d'abord intérieurement. Le Royaume de Dieu sur la terre est un ordre social constitué par des êtres éclairés, désintéressés et animés d'un haut idéal. S'ils ne le sont pas, comment voulez-vous que cet ordre existe ? Il ne peut se maintenir que grâce aux individus, à leur caractère, à leurs qualités et vertus. C'est formidable que les humains n'aient pas encore compris cela ! La majorité des hommes font comme s'ils étaient venus sur la terre seulement pour manger, boire, s'amuser, faire des bêtises, ou bien pour souffrir et être malheureux… La vérité, c'est qu'ils sont venus pour être comme des ouvriers sur un chantier, mais ils ne le savent pas, ils ont oublié que leur mission est de manifester la divinité enfouie en eux, de devenir comme Dieu lui-même.

Dans les plans supérieurs, la matière est si subtile qu'elle obéit instantanément à la pensée, à l'imagination, à la volonté. On peut tout faire avec cette matière-là. Vous pensez, par exemple, un mouvement de gymnastique ou de danse très compliquée : par l'imagination vous pouvez l’exécuter parfaitement, mais s'il faut que vous l’exécutiez dans le plan physique, c'est là que commencent les difficultés ! Vous devez donc faire des exercices jusqu'à ce que vous réussissiez. Il en est de même pour toutes les activités : les créations mentales ne suffisent pas, c'est dans le plan physique qu'il faut réaliser. D'ailleurs, si l'homme restait dans ces régions subtiles ou le travail de création est tellement facile, il ne se développerait pas beaucoup. C'est pourquoi il vient sur la terre pour pouvoir faire apparaître, à travers cette matière opaque et grossière, la beauté et la splendeur de Dieu.

Quand l'homme fera vibrer tout son être à l'unisson avec le monde divin, il reflétera enfin la beauté, la lumière, l'intelligence parfaites. Et comme la terre, c'est-à-dire la planète sur laquelle nous vivons, est liée au corps physique des humains, elle aussi va se transformer, elle aussi deviendra subtile, vibrante, lumineuse, et elle produira d'autres fruits, d'autres plantes, d'autres fleurs. Tout changera à cause de la vie des humains, quand ils auront compris le travail qu'il doivent faire sur eux-mêmes, tout d'abord, pour se transformer, et la terre deviendra alors vraiment le réceptacle du ciel.

Mais où sont les ouvriers qui veulent réaliser ce travail ? Les hommes ont une autre philosophie dans leur tête, c’est pourquoi ils reviendront sur la terre jusqu'à ce qu'ils arrivent à faire d'elle un jardin de paradis. Quand ils y seront arrivés, ils la quitteront pour aller sur d'autres planètes et ils laisseront la terre aux animaux qui, eux aussi, évolueront. Vous êtes étonnés, n'est-ce pas ? Mais en attendant c'est sur la terre qu'ils doivent travailler. C'est entendu, on souffre sur la terre, on est malheureux. Mais à cause de quoi et par la faute de qui ? Des humains ! Et la souffrance n'est pas une raison suffisante pour abandonner le champ de bataille et s'enfuir. Le Ciel n'accepte pas les déserteurs. Vous direz : « Mais moi, je n'aspirais qu'au paradis, à la béatitude, parce que j'aime la paix, la lumière, la beauté ». C'est entendu, on le prendra en considération, ce sera noté comme une qualité. Mais ce n'est pas suffisant, parce que le travail n'est pas accompli, la tâche n'est pas achevée.

Cette terre, qui est tellement grossière et opaque, il faut des millions d'années et des millions d'être pour la transformer. Et comment la transforment-t-ils ? En la mangeant ! Mais oui, voilà encore une chose que la science n'a pas vraiment comprise : pourquoi on mange. C'est de la terre qu'on mange, un peu apprêtée, bien sûr, sous forme de légumes et de fruits, mais c'est de la terre, et cette terre doit passer à travers nous pour être avalée, digérée, puis rejetée… Avalée, digérée, rejetée… Jusqu'à ce qu'elle soit remplie des émanations et des vibrations produites par nos pensées et nos sentiments. Une fois que la terre sera ainsi imprégnée, elle deviendra lumineuse et transparente. En passant à travers nous la terre nous donne, bien sûr, quelque chose ; mais elle reçoit aussi quelque chose de nous : nos sentiments, nos pensées, notre vitalité, et c'est pourquoi elle n'est plus la même que dans le passé lointain. Elle est beaucoup plus évoluée, plus subtile, plus intelligente, parce que toutes les créatures qui ont déjà vécu sur la planète ont travaillé sur elle.

Chacun d'entre vous doit désormais penser qu'il a pour travail de transformer la terre, et ensuite, le Seigneur se prononcera, il vous dira :

« Vous avez été de bons ouvriers dans mon champ… Alors entrez, mes ouvriers, dans le Royaume de ma joie et de ma gloire. » D'ailleurs, Jésus aussi dans les Évangile parle d'ouvriers qu'on avait envoyé travailler dans un champ. Mais oui, nous sommes ces ouvriers, justement. Ou avons-nous travaillé ? Et qu'avons-nous planté ? Vous connaissez également la parabole des serviteurs et des talents… Et bien, c'est la même idée. Les serviteurs qui avaient fait fructifier leurs talents ont été récompensés, tandis que celui qui avait enterré le sien a été puni. Ce mauvais serviteur représente ceux qui ne pensent qu'à s'amuser et à profiter égoïstement de la vie. Cela n'a aucun rapport avec la philosophie du Christ. Le Christ nous enseigne que tout ce que le Seigneur nous a donné comme talents et possibilités doit nous servir à faire un travail pour le bien de tous.

Le sens de la vie, c'est l'évolution, la transformation de la matière. Quels en seront, dans l'avenir, les formes et les manifestations, c'est une autre question ; la seule chose à savoir, c'est qu'il y a un sens, un projet, une loi qui pousse toute la création à évoluer. Donc, ceux qui contribuent à cette évolution sont aidés, soutenus. Tout doit évoluer. Même les minéraux évoluent ; leur évolution est imperceptible mais elle est réelle : il y a dans le minéral une force qui travaille pour faire apparaître toutes les qualités et les vertus qu'il contient. Les pierres précieuses, les métaux précieux sont des minéraux plus évolués qui émanent des vertus bénéfiques. Les plantes aussi évoluent ; et plus elles évoluent, plus elles donnent des fleurs et des fruits curatifs, nutritif, bénéfiques. Il en est de même pour les animaux et les hommes, et c'est même vrai pour notre système solaire.

La loi de la vie est donc l'évolution, c'est-à-dire le développement jusqu'à la perfection. Et si Jésus nous a demandé de devenir parfaits comme le Père céleste, c'est parce qu'il savait que le but de l'évolution est la perfection".

 

 

Omraam Mikhaël Aïvanhov, extrait de : Le véritable enseignement du Christ, éditions Prosveta N° 215.

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commentaires

joss/Personne 20/09/2013 23:06


Le fond, la forme...


Lorsque, comme par hasard, des bouquins de Sri Aurobindo, de Mère et Satprem sont arrivés dans mes mains, ils n'en sont pas tombés. De mes mains.


Par contre, Môssieur le mental, si !


La forme, le fond...


Et je reconnais que la forme, surtout la forme, qu'utilisait OMA (Boris, allez savoir) est infiniment plus plaisante.


Mais quant au fond, c'est tout pareil.


Salutations

Vieux Jade 21/09/2013 18:52



Oui, c'est possible. C'est la forme, c'est cela, qui me hérisse. Alors que "Boris" est limpide.



Jocelyne bassibey 18/09/2013 22:39


J'ai toujours aimé appeler Omraam : "Boris" et je ne sais pas pourquoi.


Et lui, m'a toujours rappelé Sri Aurobindo ou vice versa, qui sait ?

Vieux Jade 19/09/2013 07:43



Si je lis et comprends aisément OMA, je n'ai jamais pu lire une page d'Aurobindo, de Mère ou de Satprem. Ca me tombe des mains.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

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Après l’explosion

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Lave la lave

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Cuit et recuit 

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D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.