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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 10:16

J'ai exposé la synchronicité précédente, celle dont le sujet est l'or, car elle est rare et exemplaire. A part le soleil qui m'a aveuglé à l'instant même où je lisais l'expression in saecula saeculorum, je peux tout prouver : l'article de Bouddhanar, mon achat du livre et évidemment faire une copie de sa page 133; quant au commentaire de Chantalouette, et le lien auquel il mène, on peut le vérifier sur ce blog. Pour le soleil, là, il faut me croire sur parole.

 

Il n'empêche que même sans cet éclat solaire, on a quand même une convergence, moins éclatante, c'est le mot, mais convergence quand même.

 

Pourquoi remuer tout cela ? Parce que les implications sont prodigieuses. Chaque personne a connu des signes, des synchronicités, dès que les oeillères des dogmes sociétaux ou matérialistes de base se sont écartées. Dès qu'on en a saisi une, il s'en présente une seconde, au point qu'il existe une sorte de désordre mental qui consiste à se focaliser sur ce genre d'occurences, et d'en déduire une espèce de sentiment d'être un personnage à la destinée exceptionnelle et unique, remarquable, distingué de la masse. C'est un risque d'inflation de l'ego à ne pas négliger.

 

Ceci dit, que penser du phénomène des synchronicités ?

 

Faisons le rappel de ce qui s'est manifesté, afin de prendre conscience de l'énorme et invisible machination qu'un tel scénario requiert :

 

- il a fallu que Félix Crespo (Bouddhanar) écrive un sujet issu de ce bouquin de Jean Prieur;

- il a fallu que j'achète ce livre, et que je le lise;

- il a fallu que me vienne dans le même temps l'idée d'écrire un texte sans rapport avec cela, y incluant un lien vers le village des Pions;

- il a fallu que Chantalouette réagisse à ce lien, et y fasse un commentaire menant lui aussi à un lien;

- il a fallu que ce lien comporte un court texte de Jean Anglade (lequel a publié 80 livres), lequel texte citait une expression latine oubliée et volontairement erronée;

- il a fallu que le même jour, une heure plus tard peut-être, dans le livre cité par Bouddhanar, je découvre cette expression correctement écrite cette fois-ci.

 

La coïncidence est déjà énorme, et la probabilité qu'elle se produise, infinitésimale.

 

Mais que tout ceci se déroule de sorte que ma seconde lecture, qui me fait prendre conscience que je viens de retrouver l'or volé, ait lieu à l'instant précis où le soleil me décoche l'un des rares rayons de cette journée dépasse l'imagination (la mienne).

 

Pourquoi tant d'efforts pour un si petit effet ? 

 

Parce que ça ne coûte rien à l'Intelligence qui meut les univers. Aucune dépense d'énergie. L'Univers est une danse cosmique, dans laquelle chaque mouvement, même le plus obscur, est parfaitement imbriqué dans la mouvance globale, laquelle n'est qu'un reflet, la manifestation d'un rêve, le rêve le plus complexe, le plus abouti qui se puisse.

 

"Le langage du monde s’écrit par chances et coïncidences.

Dans la vie, tout est signe." (Paulo Coelho)

 

 

 

"Les évènements ne se réalisent pas, ils se révèlent" (Sri Aurobindo)*

 

Peut-être ce que certains appellent Dieu. 

 

Reste une question : qui agit ?

 

Bouddhanar, lorsqu'il a décidé de citer ce livre, Chantalouette quand elle a envoyé ce lien, et moi, quand j'ai publié mon texte, savions-nous qu'il en découlerait cette convergence ? Avons nous choisi ? 

 

Qui a déterminé ce déroulement implacable ? Qui agit par nous ? Nous qui croyons décider de tout, de la couleur de la chemise ou de la robe du jour, de notre emploi du temps, pouvons nous être certains que nous sommes bien aux commandes ?

 

Bien sûr, Boudhanar, Chantalouette et moi avions une intention, une justification, avons manifesté une volonté déterminée, un choix peut-être entre diverses options, qui, s'il avait été autre, aurait donné un résultat différent (peut-être une autre synchronicité), mais le fait que cette cascade de choix aboutisse à une telle convergence tend à prouver que nous sommes loin d'être aussi indépendants que nous aimons à le penser.

 

Même la micro-seconde à laquelle j'ai regagné le canapé, la vitesse à laquelle j'ai lu, le quart de seconde pendant lequel j'ai pu observer une mouche ou un oiseau qui passait où me gratter le bout du nez, tout cela a concouru à ce qu'à l'instant fatal, un rayon de soleil perce les nuages et m'éblouisse de son précieux or.

 

Impossible à combiner, sauf par le Grand Esprit. L'Auteur dont nous sommes les personnages.  

 

Je sais, c'est cruel. La plupart des gens préfèrent s'accrocher à cette idée que moi moi moi, personne ne me dira ce que j'ai à faire, moi, monsieur, chuis assez grand. D'ailleurs, moi, j'ai des signes qui me montrent que je ne suis pas n'importe qui. Pis moi, je suis un créateur. J'ai des super idées. Moi moi rien ne m'échappe, rien ne m'effraie. C'est pas le travail qui me fait peur. Moi moi et moi. 

 

Je est vraiment un Autre**, pas de doute.

  

 

* Deux citations piquées sur un mail privé de Mme Yog.

 

** C’est faux de dire : je pense : on devrait dire : On me pense. - Pardon du jeu de mots.

Je est un autre. Tant pis pour le bois qui se trouve violon, et nargue aux inconscients, qui ergotent sur ce qu’ils ignorent tout à fait ! (Arthur Rimbaud, Lettre du Voyant)

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Published by Vieux Jade - dans sauvages
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commentaires

LLéa 19/07/2012 15:06


Bonjour,


 


Merci Jade.


 


Hier, un gentil monsieur m'a offert un livre. De Paulo Coelho.


 


Pourquoi Celui qui a créé le monde préfère t'il la tragédie pour écrire le livre du destin?


 


Tu ne sais pas ce que tu dis, rétorqua l'ange. Il n'y a pas de tragédie, il y a seulement l'inévitable. Tout a sa raison d'être: c'est a toi de distinguer ce qui est passager de ce qui est
définitif.


- Qu'est ce qui est passager?


- L'inévitable.


- Et qu'est ce qui est définitif?


- Les leçons de l'inévitable.


 


Bisous,


 


 


 


 


 

Vieux Jade 19/07/2012 19:56



Oui.


Cela dit, attention aux gentils monsieurs. :)



danielleg 19/07/2012 13:11


C'Est un vrai clin d'oeuil de l'Univers!


Il y a des gens qui n'aurait même rien vu!


bisous a tous!


 


                   

Vieux Jade 19/07/2012 15:55



La plupart des gens ne voient pas ce qui se présente à eux. C'est parce qu'ils sont sûrs d'être tout ou le centre de tout.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.