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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 18:33

Plus j'écris, et plus l'inanité d'écrire me saute aux yeux. Connaissant bien mes cycles et mes seuils, je pense qu'après bien des déroulements, j'ai besoin d'enroulement.

 

 

De silence.

 

 

Pour mot (provisoire) de la fin, voici une phrase de Nietzsche que citait Hergé le 9 janvier 1979 lors du "Radioscopie" de Jacques Chancel : "Toute conviction est une prison".

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Published by Vieux Jade - dans petites graines
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commentaires

danielleg 22/08/2011 12:06


Merci allain de ces jolie paroles!
On dirait un mélange de vieux francais?
Bonne journée Jade.


Vieux Jade 22/08/2011 13:09



Non, ce n'est pas Allain Leprest, c'est Ferré : Pauvre Rutebeuf.


http://www.deezer.com/fr/music/home#/search/pauvre%20rutebeuf



danielleg 20/08/2011 10:48


Peut etre...Mais cela aura laissé une vrai trace en nous,et nous ne sommes plus tout a fait les memes, et puis il faut de la patience, tout arrive lorsque c'Est l'heure!
Au fait,Jade avez vous appris le départ d'Arnaud?
A ce propos, vous qui etes friand de ce genre de coincidences
Il s'en Est aller le jour de mon anniversaire dans la nuit du 9 au 10 aout?
J'avoue que cela me trouble, si il y a une signification pour l'instant j'ai pas saisi!
Belle journée.


Vieux Jade 20/08/2011 14:43



Arnaud Desjardins a fini de bêcher le sien. Je le sais depuis hier. Le signe vous est propre, concerne votre relation personnelle à lui, ou l'image/influence/impact qu'il avait sur vous, votre
histoire.


Allain Leprest aussi est mort.


Nous sommes les feuilles d'un arbre.


"Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta
Avec le temps qu'arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n'aille à terre
Avec pauvreté qui m'atterre
Qui de partout me fait la guerre
Oh vent d'hiver
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à honte
En quelle manière

Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m'était à venir
M'est avenu

Pauvre sens et pauvre mémoire
M'a Dieu donné le Roi de gloire
Et pauvre rente
Et droit sur moi quand bise vente
Le vent me vient
Le vent m'évente
L'amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta
Les emporta..."




danielleg 19/08/2011 12:27


Il me semble Jade, que dans vos écrits rien n'est vain!
n'avez vous pas dit un jour, d'ailleur que ce qui s'exprimait a travers vous était d'un autre ordre?
En ce qui me concerne, jamais je ne m'ennuie chez vous! :)))
Merci Jade!


Vieux Jade 20/08/2011 09:49



 


Chuis un peu comme les Shadoks (emprunt à BBB, merci), il me semble.





Mais chaque livre serait une vague de la mer, et nous aurions lu tous les livres, que nous ne saurions ni le gout ni la profondeur de la mer. Et je suis nostalgique de ces choses : le gout et la
profondeur.



mireille 18/08/2011 09:40


http://www.youtube.com/watch?v=NcTIA6gXMKE&feature=player_embedded


Vieux Jade 18/08/2011 17:06



Merci. Qu'il fait chaud...



jpb 16/08/2011 22:31


" Savitri " te dis - je , de toute urgence ,
o toi Mortel qui veux te taire (si tu veux te taire )
je perdrai un ami ,dans le pif ...
( paysage internet français )
" seul l' espoir de mourir bientôt en a maintenu plus d' un en vie cependant "
tu me faisais rire ce qui est beaucoup et j' essayais de comprendre la sympathie qui transpirait , bien que "nul ne mente autant qu' un homme indigné " ( Friedrich N .)
Les mots d' un vrai poete ne sont jamais insuffisants ,
ils débordent de sens de tous les côtés ,même que c' est trop des fois , Savitri ,
tu m' en diras des nouvelles ,ou pas
à plus , sur ce champ de bataille ,


Vieux Jade 17/08/2011 09:21



Savitri est dans les tuyaux. Oui, rire est beaucoup. Heureux ceux qui savent (encore) rire. Je lis Lanza del Vasto, en ce moment (les 4 fléaux), et si j'aime sa manière de décortiquer à la hache,
je reconnais qu'il est un peu comme le héros d'Eco, un ennemi du rire.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.