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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 09:09

Une précision concernant Gurdjieff.

 

J'ai mis dans le texte " Réveil" un lien Ouiki sur George Ivanovitch qui le présente peu ou prou comme un monstre, et réfère tout droit à l'infect site infosectes.

 

J'ai volontairement mis un lien Ouiki pour rester le plus neutre possible. Mais, à l'examen, je dois ajouter ou préciser certaines choses.

 

Je n'ai évidemment pas connu GIG, puisqu'il est mort en 1949, et que ma maman ne m'a autorisé à sortir en public qu'en août 1954.

 

Que GIG ait été une sorte de brute, selon les critères modernes est à peu près certain. Je connais personnellement certains enseignants de traditions orientales (dont un de mon âge) qui, même s'ils sont sincères, qualifiés, et bien intentionnés apparaissent comme de véritables dictateurs dans leur manière de transmettre, parce que leur tradition était extrêmement autoritaire, et généralement réservée aux hommes, et à des hommes très peu raffinés. Leur irruption dans le monde occidental droitdel'hommiste et sexuellement indécis peut être catastrophique, à l'encontre des résultats espérés.

 

Que GIG ait été maladroit, brutal, autoritaire, malin, ou même un vulgaire charlatan (ce à quoi je ne crois pas un instant, vu l'énormité de son activité, dont les retombées financières ont toutes été consacrées à la transmission et non à l'enrichissement personnel), admettons.

 

S'ils se sont échoués sur les récifs de l'époque, cela n'enlève rien à la richesse du contenu de ses navires, contenu qu'il avait peut-être plus ou moins volé, et plus ou moins assimilé lui-même.

 

Sans lui, nous n'aurions rien su de ces précieuses notions.

 

Dans son livre de 1966 sur les "Maîtres de Gurdjieff", Rafaël Lefort dit que la mission de GIG, simple instrument, était de constater l'impact des doctrines "soufies" sur l'Occident, et que la baraka a pris fin à sa mort, en 1949.  

 

Possible. Ce qu'Ouspenski a exposé des enseignements de GIG forme l'essentiel de la doctrine recueillie, un peu comme les quatrévangiles de GIG.

 

Si Ouspenski était un alcoolique, comme le dit charitablement Boris Mouravieff, qui a (pardon aux fans) une vraie tête de faux-cul, il n'empêche que ses bouquins restent essentiels, à mon sens, pour une compréhension approfondie de la nature humaine.

 

Et c'est là que le bât blesse. Car Ouspenski (Piotr Demianovitch, ou PD), comme GIG avant lui, ne passe pas sous silence, loin de là, le fait que la connaissance et la maîtrise de la nature humaine passent nécessairement par un travail enragé.

 

Tout le contraire des doctrines new age, pour lesquelles il suffit d'être en état de réceptivité - de passivité conviendrait peut-être mieux - pour que tout (le changement, le Grand Oeuvre, l'avènement de la Lumière et de l'Amour) advienne.

 

J'affirme donc avec la plus grande netteté que l'enseignement de Gurdjieff est exactement à l'opposé des courants new age, même si certains, pour faire riche, le revendiquent. Pour lui, la délivrance passe par un travail exigeant, et n'est réservée qu'à ceux qui feront cet effort prolongé. Alors que pour les lénifiants prophètes de l'ascension planétaire, il suffit de mettre ses souliers dans la cheminée et d'attendre que le père Noël tout sucre tout miel mais maintenant light de la planète Coca Cola nous remonte gentiment dans sa hotte.

 

Cette infime différence explique à elle seule, me semble-t-il, que Ouiki, probablement à la solde (je l'ai déjà remarqué ailleurs, sous leur air serviable et désintéressé de bon apôtre) ait choisi une photo de satyre en goguette, et qu'infosectes, prévensectes, unadfi (ces salopards prolifèrent) et autres insectes légaux en disent pis que pendre.

 

Leur objectif sataniste global n'a jamais varié : rejeter toute voie véritable - GIG fait l'apologie du Christ et de Mohammed avant leur falsification - et couper tout ce qui monte vers le Ciel, afin de nous maintenir tous sous le couvercle de la marmite où nous cuisons au profit de ceux qui de nous se nourrissent.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Vieux Jade - dans sauvages
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commentaires

danielleg 26/01/2013 16:57


J'ai apprécié  'fragments d'un enseignement inconnu', c'est le véritable travail sur soi avec GIG, Arnaud desjardins a fait partie de ces groupes pendant longtemps, et en a été marqué très
positivement.


Il faut que je le relise, souvent quelques temps après une lecture on redécouvre pleins de choses qui nous avait échappées . Il me semble que ce sont les prises de Conscience qui font cela.


Bisous


 

Vieux Jade 26/01/2013 17:52



L'horizon s'éclaircit graduellement.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
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Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.