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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 08:08

Venu de ma campagne profonde au centre urbain pour me faire arracher une dent de plus, une molaire, atrocité dont le stress apparent a duré deux heures maximum, je vous livre au passage un rêve pas bien vieux : je roule en voiture, lorsqu'un car blanc déboîte et me rentre dans la gueule. Mon maxillaire droit supérieur est en train de se dépeupler vitesse V. Un quart blanc de mon ancienne gueule d'amour franchement déboîté. Parce qu'à 18 ans, insouciant de tout, je décanillais les bouteilles de bière avec les dents, ce qu'aujourd'hui je qualifierais de record d'inconscience.

 

Mais, je n'en démords pas : que la jeunesse soit ! Elle a tant de spontanéité et d'indifférence pour la préservation des momies qu'elle se suffit en beauté. Ça ne me dérange pas d'assumer ce que ma folle jeunesse avait de folie. Même si ça handicape mes restes. Louée soit toujours la folie, bien plus proche de la Sagesse que la sordide gestion des réserves.

 

Me voici donc chez l'arracheur de dents. Je ne sais pas s'il est menteur, comme le dit le dicton (dit on). Il est né dans la même petite commune que moi, et la même année. Voisins de cigogne, faut croire. On se tutoie sans affection particulière mais sans grief non plus. Il fait tranquillement son job nécessaire, et je ne sais rien de lui. Comme moi, il ressemble de plus en plus à son père.  sont les mères ?

 

Ce que je voulais dire, avant toutes ces circonvolutions qui s'y sont mécaniquement greffées, c'est les constats faits un peu plus tôt :

 

Roulant à 120/130 sur la voie expresse limitée à 110 mais jusqu'alors vierge de radars, puis à 90 ou 100, me voici en ville. Le danger d'un repérage par piège banalisé augmente constamment. Ayant déjà perdu quelqu'argent-papier et points dans ce conflit stérile, je m'abaisse servilement aux fourches caudines des 50 kms/h. 

 

Derrière moi, un gros kon me talonne et je m'embrase la mèche toujours prête. Konnard ! Tu feras komme moi. Tu rouleras à 50 ou me doubleras. Et si je te dérange, et que mon train légal de sénateur et ma soumission aux lois t'insupporte, même pourri par 58 ans de vicissitudes existentielles, j'aimerais encore bien te montrer komment ke le papy pourrait te démonter le portrait. Stupide, évidemment. Mais je me suis promis de tout dire. Sinon, rien. 

 

Voilà en résumé le phonktionnement de l'objet multipartite que j'appelle : moi

 

Pour ki ça intéresse, démontons la choze :

 

1) le centre moteur est hyper pressé (moi je est du signe chinois du cheval). Forte énergie comprimée, vite vidée, vite renouvelée. A éviter comme amant, Mesdames, car ( à moins d'être convenablement dressé, et surtout cajolé) l'étalon susdit aime arriver à l'écurie. Rebelle par nature, mais fort paisible une fois chez lui.

 

2) le centre intellektuel qui gère les phynances en a marre de débourser 90 zeuros à chaque coup de colère. S'étant déjà fait choper en ville, il sait qu'ici, il vaut mieux faire profil bas. Il amène donc le cheval sauvage à modérer ses ardeurs. Le centre émotionnel s'y joint de bon coeur, car il a horreur d'écraser femmes, enfants, oiseaux, vieillards, dont il faut plus tard (retour du centre intellectuel) effacer les traces à l'éléphant bleu.

 

3) quand au grokon qui me talonne, là, le centre émotionnel (le plus rapide, d'après le Kybalion) ne fait k'un tour : hé BenHur, descends de ton char, kon voye ki ké le plus balèze de toi ou de moi. Retour à la préhistoire, pour le pire, et (qui sait ?) le meilleur.

 

J'espère, Mesdames, Mesdemoiselles (j'y tiens malgré les récents progrès sociétaux), Messieurs, vous avoir amené par cette simple illustration de l'influence de nos diverses parties, à avoir mieux perçu, l'espace d'un instant, comment nous fonctionnons.

 

Pour celles et ceux qui regretteraient qu'ait été omis le centre instinctif, sachez que si le susdit grokon était descendu de sa voiture et k'il ait été bellikeux et d'une stature gigantesque, l'auteur de ces lignes aurait probablement fait comme Sancho Panza, il aurait chié dans sa kulotte, à sa grande mortifikation.

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Published by Vieux Jade - dans sauvages
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commentaires

marcia 26/01/2013 09:32



Vieux Jade 26/01/2013 09:56



C'est vrai que je me suis bien marré à relire cette konnerie ce matin :)



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.