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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 11:11

La facilité, dans le monde humain, où tous sont émanés et comme autant de rayons différenciés, séparés de la base commune (facile de comprendre comment chaque rayon du soleil prend une direction différente de ses voisins pour s'en éloigner irrémédiablement), la facilité, c'est d'accuser l'autre d'avoir pris le mauvais chemin.  

 

J'ai, dans un moment de fatigue et sous le sentiment de répéter sans cesse les mêmes schémas, donné mon départ, au moins provisoire, pour un peu de repos, ne serait-ce que pour faire le point, ce qui me semble essentiel pour garder un peu de sincérité.

 

Le nombre de réactions affectueuses, comminatoires ou suppliantes, et leur teneur, sur ce blog ou ceux qui le répercutent, même s'il reste confidentiel par rapport à n'importe quel media professionnel, m'impressionnent.

 

Sens propre : laissent en ma chair ou en mon être intime une empreinte. Bref, ce désir de repos suscite des réactions que je n'attendais pas.

 

D'autant que je suis un habitué des ruptures. Trois ou quatre fois que je tire ma révérence.

 

Vous savez ce que c'est, de tirer une charrue tous les jours du matin au soir ?

 

Pourquoi tu le fais, alors, disent les futés ? Ton ego ?

 

Chais pas si c'est l'égo, docteur. Je le fais parce que je n'ai pas le choix.  J'écris parce que je suis né pour écrire, tel jour à telle heure. Quand mon stylo sera sec, j'arrêterai. Pas le choix. Pour le moment, y a encore du jus, mais j'aimerais prendre des vacances. C'est permis ?

 

Le plus étonnant, dans cette histoire qui vous arrive en même temps qu'elle m'arrive, c'est que ça pourrait être juste une branlette, ce blog, où VJ s'en tape une tranquille, et que plein de monde regarde, mais non, c'est autre chose, c'est bien plus, VJ se dépoile, et celles et ceux qui regardent se dépoilent avec, sans que personne ne mate ou que quiconque salisse personne.

 

Il n'y a pas machin qui regarde machin qui se défringue, ce qui serait du voyeurisme.

 

Non. Il y a une sorte de magie, venue d'on ne sait où, qui fait que si VJ se défringue, les lectrices (statistiquement 3/4) et les lecteurs se défringuent aussi, en douceur, et que, sans que tout ce bastringue devienne à aucun moment une partouze, tout le monde accepte de poser ce morceau de la cuirasse, et voit ce qu'il y a dessous.

 

Je me trompe ?

 

Mes chers et chères ami(e)s que je n'ai, à quelques exceptions près, jamais vus, n'est-ce pas ainsi que ça se passe ? C'est du porno crade ou du début de la connaissance intime ?

 

En suis-je la cause ? Nullement.

 

Hélios (du BBB), m'a dit un jour (grosso modo) : tu fais ta psychanalyse devant tout le monde, et tout le monde en profite. Je crois qu'elle a(vait) raison.

 

Cet effeuillage que j'ai initié, sans pudeur, sans retenue, apparemment, mais, vous le savez bien, avec énormément de pudeur et de retenue, (parce que le temps est loin où je dirai tout) cette mise à nu progressive de ce moi qui n'est rien qu'un fantôme, n'est rien d'autre que le dépouillement essentiel d'un noyau d'être de toutes les couches protectrices qui le recouvrent.

 

L'occasion, pour vous, et pour moi, d'aller vers la nudité profonde. Ça peut demander des années, et surtout des années de confiance et d'intimité. Longtemps que les voyeurs s(er)ont partis.

 

Vous n'en êtes pas que de simples spectateurs/voyeurs, mais aussi des acteurs. Cette mise à nu/mise à mort des faux semblants, pour certain(e)s, il y a presque 4 ans que vous y assistez/participez.

 

Quel homme politique peut revendiquer une telle constance ? Mais ils ont quelque chose à gagner, à vendre.

 

Moi ? Je suis venu faire un effeuillage, et une guerre. Et la réconciliation. L'amour.

 

Pourquoi êtes vous là, à tourner autour ?

 

Parce que vous et moi sommes unis dans cette découverte (apocalypse). En me révélant, je VOUS révèle.

 

Je ne dis pas cela pour ME valoriser; ni VOUS valoriser. Qu'importent VOUS et MOI ?

 

Ce qui importe, c'est le voyage. Ce blog n'est probablement pas  le seul voyage que vous faites, et pas le seul que je fais. JE vous renvoie des aspects de ce que VOUS me restituez. VOUS avez une existence propre qui croise la mienne, et ce  croisement forme un synapse de plus, essentiel. VOUS et MOI ne sommes rien d'autre, si ce n'est, et ce n'est pas rien, que nous enracinons notre existence au coeur de nos convictions, au coeur du monde.

 

Enracinés, forts de la force du monde, tous les voyages sont permis, en dépit des interdictions des petits potentats du temps, qui veulent des synapses sous leur contrôle.

 

Se foutre à poil, tel qu'on est, sans photoshop, sans retouches, sans le moindre pli, tout seul ou en lien avec un zozo comme votre serviteur, est parfaitement légitime, et fondateur d'un autre mode de fonctionnement que le cerveau de la Bête venue de la mer, basé sur la suppression de ce qui fait obstacle à la rentabilité, l'efficacité, la performance.

 

Mais, au delà des apparences, tout converge.

 

 

 

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Published by Vieux Jade - dans aromates
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commentaires

danielleg 30/12/2013 15:50


çà fait du Bien ! :)


Bisous!

Marilou 29/12/2013 20:52


Bonsoir V.J et tout le monde....


Merci des échanges !


Il n'y a pas de hasard ! empathie, sympathie...


Même pas le repos de la trève de Noël ! ils sont durs...


Mon Dieu, faites que V.J. ait toujours une bonne santé, et de l'encre dans le stylo ! ... heu enfin, Mon Dieu,  faites qu'on ne nous coupe pas internet, que nos ordis ne tombent
pas en panne, qu'on ait toujours des sous pour pouvoir réparer ! et Je vous promets d'être une sage femme ! :-))   

Méssi Sésseula 29/12/2013 20:34


"Le jour où vous serez nus


comme des enfants nouveau-nés


qui marchent sur leurs vêtements,


alors vous verrez le Fils du Vivant.


Pour vous, il n’y aura plus de crainte."


 


37 na !

LLéa 29/12/2013 19:37


Pardon,


Ai envoyé le lien sans dire bonsoir, merci et au revoir. Voila, c'est fait!


Cela sentait le brulé. :) Pas sur le blog a Jade, mais la casserole sur le feu, ou je crèche.


:)

LLéa 29/12/2013 19:27


74Il a dit : «Seigneur, il y en a beaucoup autour du puits, mais il n’y a personne dans le puits.»


75Jésus a dit : «Il y en a beaucoup qui se tiennent près de la porte, mais ce sont les solitaires qui entreront dans la chambre nuptiale.»

Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.