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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 11:11
 
 
Me croirez pas, je me fais engueuler en coulisses. Tu peux pas arrêter, VJ.
 
Il paraît que le capitaine doit couler avé le navire. Il était un petit navire (y avait une marque de slips comme ça, ou petit bateau), qui n'avait ja ja jamais le droit de jeter l'ancre, mais toujours le devoir de jeter l'encre koikil arrive.
 
Merde, chuis devenu une instance morale, un phare, un roc. Le monde entier retient son souffle, paraît-il. VJ hagard va-t-il tenir encore un peu ? Tain, j'ai les chocottes!
 
Dangereux, le ouèbe. T'y mets le doigt, et ça t'aspire !
 
Moi qu'aspirais justement au repos, me voici dans l'obligation "morale" de faire un sur-effort, comme disait Gurdjieff. Retourne bosser, fainéant.
 
Mais, m'sieu, j'ai pu rien à dire !
 
Menteur !
 
Bon, ok, j'ai toujours une connerie à raconter, c'est vrai, mais...
 
Y a pas de mais, tu retournes bosser, et c'est tout, dit le Surmoi, le sourcil froncé. Regarde ces pauvres orphelins, qui meurent de faim, entends ces cris déchirants, encore, encore...
 
Mouais. Bon, ok, je veux bien revenir, à peine parti, mais : c'est à mon rythme, passque j'ai pas que ça à faire, que chuis fatigué, et deuzio, je m'autorise tout, ok ?
 
D'accord (là c'est le surmoi et les lecteurs furibards qui parlent).
 
Alors signez là (là, c'est moi, VJ, je prends des garanties, faut battre le fer quand il est chaud).
 
En fait, je sais très bien que je pourrai pas dire tout, pour une foule de raisons, je m'autocensure, par exemple je ne dis plus rien d'un petit pays très très gentil qui existe à côté de la Palestine, plein de gens adorables, parce qu'ils sont tellement gentils qu'une fois j'avais dit qu'ils étaient pas très gentils, et ça leur a fait trop de peine, alors maintenant, je n'en parle plus du tout, j'avais trop de peine d'avoir dit des choses pas très gentilles sur eux, pour des broutilles qui n'en valaient même pas la peine; je voudrais pas leur faire de la peine, à cause de quelques misérables palestiniens qu'on se demande vraiment pourquoi on s'en soucierait, si ça se trouve c'est même pas vraiment des humains comme nous, si ça se trouve, d'ailleurs c'est des arabes, ils ont peut-être même pas une âme comme nous, donc voilà, je parle de presque tout, sauf de quelques trucs qui n'ont vraiment pas la moindre importance, alors pourquoi en parler si c'est pour faire de la peine à monsieur fabius et monsieur bernarenrilévi, vraiment, je vous le demande, pourquoi faire de la peine aux gens ?
 
Donques je me résume (quel effort, à mon âge, je voudrais vous y voir, comme disent les éléphants) : je vois bien que si j'arrête de crapahuter, je fais de la peine. Si je dis tout ce que je voudrais dire, je fais de la peine. Si je parle des putes, je fais de la peine. Si je parle de monsieur peillon, qui lui aussi est très gentil, et du gouverrnement, et même de monsieur sarkozi qui lui aussi, comme monsieur hollande est très gentil, malgré qu'y soye pas du même bord, y en a un, c'est un socialisse, l'autre c'est un libéral, c'est l'inverse, mais y sont très gentils tous les deux, je suis sûr que je ferai de la peine à quelqu'un. Si, j'en suis sûr. Et moi, ça me fait de la peine de faire de la peine, surtout pour des choses qui n'en valent pas la peine, comme les palestiniens ou les clients des putes.
 
Elle est dure, la vie du blogueur. Blagueog à part. Attendez une minute. Je vais voir si Mme VJ n'est pas en train de finir le rhum au bois bandé en loucedé, je reviens.
 

 

 
Je l'aime, Mme VJ, mais faut faire quand même gaffe au niveau du bois bandé, c'est moi qui vous le dis. Y a un micro-climat, ça s'évapore, c'est dingue... 
 
Bon, j'en étais zoù, mouè?
 
OK, je repique au truc, mais, vous vous en doutez, je ne sais plus faire sans. Addict. C'est fantastique, d'arrêter, de faire ses adieux à la Seine scène, y a le public qui fait : une autre une autre, c'est émouvant, ça m'arrache des torrents de larmes, c'est bon, je l'avoue.
 
Mais, putain, faut la tirer, la charrue.
 
Allez, VJ, t'es né pour, on dirait. Pour causer dans le poste, comme Guy Lux ou Lucien Jeunesse (ça c'est vraiment des références de papy). Alors cause.
 
Alors, puisqu'il faut causer, et que maintenant j'ai tous les droits (c'est signé, hein !) sauf de faire de la peine à M. fabius et à ses amis, je vais raconter une connerie absolument véritable :
     
Comment M. Castaneda n'a pas écrit les livres qui lui sont attribués(c'est le titre) :
Un étudiant diant diant en anthropologie gie gie parvint un jour, sous un soleil écrasant, dans une petite ville du désert de Sonora, au Mexique. C'était dans les années 1960, sauf erreur de ma part.
Après avoir attendu une heure sous le soleil exactement(le fait a été précisément vérifié par M. Serge Ginzburg), il avisa un péon basané, allongé sur le sol, en marcel, un sombrero sur le nez, dodelinant d'aval en amont, comme on le voit ici :
 

 

 
 
Après lui avoir mis un ou deux coups de pied dans les côtes, histoire de lui montrer qui est le maître ici, l'autre releva la tête :
 
Si, señor ?
 
J'ai rendez vous avec un sorcier yaqui. C'est intolérable, il n'est pas là. Une heure que je patiente. Je viens de Los Angeles en autocar, moi, j'ai pas que ça à faire ! 
 
Un sorcier quoi ? dit l'autre qui cuvait son maguey.
 
Un sorcier YAQUI, dit Castaneda en lui envoyant un autre coup de pied, tu es sourd, borracho ?
 
Yaqui ? Mais, dit le pauvre bougre épouvanté, en regardant la place vide écrasée de soleil, où même les chiens noirs du Mexique chers à Boris Vian ne se hasardaient pas, señor, y'a personne...       

 

             

 
Devant l'évidence d'un tel impitoyable et amer constat, l'étudiant en anthropologie, après un méchant dernier coup de savate pour solde de tous comptes, dût regagner bredouille Los Angeles où il mourut quelques mois plus tard dans une stupide bagarre à propos d'une fille très maquillée qui se révéla être un travelo, chose dument vérifiée par monsieur peillon qui s'y connaît, mais Carlos ne le sut jamais, puisqu'il gerba, cisaillé, ses tripes avant qu'on puisse l'en informer, sans jamais avoir écrit les fameux livres qu'on lui attribue, et qui d'ailleurs, on le sait maintenant n'ont jamais existé.
 
C'est vous dire, c'est con la vie. Quand je pense que sans moi, le fameux VJ que le monde entier regarde en retenant son souffle, personne ne saurait rien de la vérité, je m'en étouffe presque.
 
Heureusement que je suis revenu. Ouf. Juste à temps. Merci à ceux qui m'ont rappelé à la dure réalité.
 
Mais, putain, c'est fatigant. Quand est-ce que je me repose, moi ?
 
Remarquez, Don Diego de la Vega et Clark Kent non plus ils se reposent jamais.
 
La prochaine fois qu'on me supplie d'écrire des conneries, c'est promis, je m'arrange pour mourir d'une façon totalement imbécile juste avant.    
 
Là, c'était mal organisé, j'ai pas eu le temps. Ils m'ont rattrapé tout de suite. 
 
C'est con. Je ferai mieux la prochaine fois, c'est promis.
 
D'ailleurs, je m'entraîne.

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commentaires

Marilou 22/12/2013 09:23


 SALUT J.V  ! Merci !


 OH OH OH comme dirait le Père Noël ...


Punaise ! Quand je mets le smiley "lumière" !... "la veilleuse",... après des phrases..., çà m'efface tout ! ....elle éteint tout, donc voir ici un bon signe, dans le sens tout le monde
est là à nouveau !Donc je recommence !


hé, on joue bien...!!!! c'est l'Esprit de


Joël NOYEUX !


 





 +ɐ ¡ snoʇ snoʌ à,nb ısuıɐ 'ǝɯɯ ʇǝ ɾ˙ʌ sǝsıq 'ǝʎq
¡ ʇnoʇ ǝuɹnoʇǝɹ àç 'ɯnɥɹ ǝp sɹnǝdɐʌ xnɐ uoıʇuǝʇʇɐ


 



Elena 21/12/2013 21:57


Qui a dit que "vivre c'est revenir sur ses pas" hein ?


Rien à dire de vraiment cru . Merci pour cette agréable soirée, sans visages mais pas sans coeurs .


:)))))))


 

Joss/Personne 21/12/2013 21:52


Remarquez que je ne vous ai pas demandé de revenir...


De vous avoir rencontré, me suffit...


De savoir que vous existez, ici ou ailleurs, présent ou en retrait, me suffit aussi...


Mais j'avoue que votre humour est une vraie Lumière dans tout le bazar ambiant...


Re-salutations pour votre "retour en ce bas-monde" !

LLéa 21/12/2013 21:40


:)))))))


Bonsoir,


Je me disais bien qu'il devrait y avoir une synchro qui collait avec le peu de ce que j'ai pu retenir du rêve de la nuit passée!


Montée sur le toit pour mettre .... mince comment cela se nomme? Jade, tu sais le truc qui tourne avec le vent? Avec un coq? Tu vois?


:)))))))


Je te taquine! ;) ;)


Cher Jade. Fait ce pour quoi tu es passionné. Si c'est l'écriture, fonce!


 


Chères amies, chers amis, je "pense" en toute modestie, que Mr Jadou a "osé" nous faire une belle fausse sortie. Fausse sortie pour se rassurer. Hein Jadou? Tu voulais savoir a quel point nous
t'aimions?


Jade, tu n'as rien a prouver a personne. 


Grosses bises,


 


 

marasine 21/12/2013 19:38


Bon sang ! Détendez-vous ! Avec cette vidéo de 37 secondes et après allez manger un bon cassoulet ! http://www.youtube.com/watch?v=DCRKerFcnaM

Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.