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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 08:11

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Je reviens sur l'histoire du guerrier vaincu par l'amibe.

 

Parce qu'elle est au coeur de deux coïncidences.

 

Cette histoire m'est arrivée lorsque vers 30 ans, je pratiquais assidument le karaté sho to kan. Mon corps était parfaitement au point, et je jouissais de cette situation. Sans en être vraiment conscient, je devais ressentir - en dehors du plaisir physique de sentir au repos jouer tous les muscles des cuisses, du dos - une espèce de sentiment de supériorité sur les êtres flasques que je croisais. Ça s'appelle l'orgueil, si je ne m'abuse.

 

Or, un jour, il m'est arrivé de m'empoisonner en déjeunant un lundi dans un restaurant qui servait des boulettes de poisson restant du vendredi, peut-être.

 

Le fait de se retrouver, malgré une belle mécanique bien huilée, en train de se vider par les deux bouts, glacé, en larmes, change l'appréhension de sa propre importance.

 

Plutôt que de le raconter sur le mode autobiographique, j'ai préféré en faire une petite allégorie, pour dire deux choses : qui que ce soit, malgré tout ce qu'il peut mettre au point comme stratagèmes, trouvera toujours son maître, fût-il minuscule et insignifiant. Comme le Lion de La Fontaine mis à bas par un moucheron.

 

Et ce vainqueur est toujours issu de notre passé. Le guerrier boit à une fontaine probablement polluée par les corps des gens qu'il a massacrés à l'aller, puisqu'il a rasé le village. Tout ce qui nous arrive vient de notre comportement. S'il avait creusé un puits pour le donner aux gens de ce village, plutôt que de les assassiner, son destin aurait été différent. On lui aurait offert des fruits, au retour.

 

J'en arrive au sujet de ce message : les coïncidences. Je renvoie d'abord à ce texte de l'année dernière.

 

Après avoir publié l'histoire de cette chiasse salvatrice, j'ai fait un tour sur les blogs, et découvert avec amusement le texte de Saby sur le cadeau d'insultes fait à un vieux samouraï.

 

Mais l'histoire s'est corsée au déjeuner, pris dans un restaurant avec 3 personnes, dont l'une est venue à relater en détail les symptômes d'une intoxication alimentaire subie en Asie.

 

Les coïncidences et convergences sont vraiment là pour nous glisser à l'oreille : bien joué, non ? Tout est en phase.

 

Mais qui parle ?

 

 

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Published by Vieux Jade - dans fleurs des champs
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commentaires

Larmuse 25/02/2011 11:10


N'ayant rien à dire,je vais m'exprimer..
les signes..ben comme dirait un bon ami,si tu vois un gros canard blanc sur la rivière..c'est un cygne.
Pour être plus terre à terre avec les signes,quand on prend vingt fois la même porte en plein visage c'est sans doute qu'il faut mettre un rideau à la place.
Shotokan...haaa ma jeunesse musculeuse à moi aussi avec ses séances de kibadachi de 1h30,si c'est pas de la torture...Avec mon corps musculeux et ma confiance de matador,je suis allé pratiquer
l'aïkido pour montrer à ces danseurs qui était le plus fort(j'avais 20 ans..tout s'explique!)Mon amibe à moi s'est présentée sous la forme d'un petit aïkidoka bedonnant qui devait passer son 3ème
dan et qui m'a demandé de lui porter des attaques avec fortes convictions..ce dont je me croyais spécialiste.Donc tel le crapaud face aux phare de voiture par temps de pluie,je me suis présenté
devant lui et lui ai asséné moulte maegeri,mawachigeri et diverses gesticulations qui servent à faire mal,en théorie à l'être qui est en face et dans ce cas à moi même.Ce petit être grassouillet et
joviale me renvoyais chaque fois plus fortement au tapis au fur et à mesure que je devenais plus agressif,plus fort,plus con...au bout d'un quart d'heure j'étais vaincu et quasiment KO,sans qu'il
m'ai donné un seul coup.
Il m'a juste dit(pour paraphraser Morihei Ueshiba):en m'attaquant tu faisais un pas en dehors de l'équilibre universel,je n'étais là que pour rétablir cet équilibre..
Gasp!A fait mon esprit musculeux.
Je n'ai plus jamais donné de coup le premier..ce qui m'a valu de nombreuses bosses et plaies..avant que je n'arrête tout simplement d'être belliqueux(il y a malgré tout encore quelques
résiliences,que je soigne).
Maintenant j'essaie de pratiquer Mabu,Mabu c'est kibadachi tourné vers soi et non de la fanfaronnade destiné à l'extérieur..c'est comme dieu:on lui met des coups,on le houspille,on l'accuse,on le
prie...vers l'extérieur alors que dieu c'est cette petite lumière qui est en nous..mais je vous l'accorde il est bien plus aisé d'essayer de flanquer une tannée à ce dieu extérieur qu'on ne
rencontrera jamais plutôt que de faire ami ami avec soi-même!
Vivons insatisfait,nous devons bien celà au diable..
Quant à la solitude choisie,c'est la plus grande bénédiction qu'il peut nous arriver..enfin accepter sa propre compagnie sans mettre,entre nous et nous, une foule d'amis pour nous faire croire que
nous sommes quelqu'un d'autre..
Je n'ai plus de blog(ça aussi pour moi c'était un faux ami)je m'arrête donc ici d'envahir le votre.
Bon vouikend donc,et c'est toujours un plaisir que de vous lire!


Vieux Jade 26/02/2011 10:15



Envahissez, je vous en prie. :)



saby 25/02/2011 00:09


Je ne sais pas Qui parle, j'ai moi aussi des idées que je ne "fouille" pas trop, non par paresse, mais pour avoir le plaisir et bonheur de les vivre tout simplement ;)
bonne soirée VJ !


Vieux Jade 25/02/2011 08:13



C'est vrai qu'il y a des accros aux signes, j'en ai vu, et j'ai failli le devenir. Maintenant, j'observe et reste en retrait. Car, comme dit Madeleine, il y a un risque que ce soit une ruse de la
Matrice pour nous endormir en nous faisant croire qu'on est éveillés. A surveiller. Bonne journée.



Madeleine 24/02/2011 23:37


Désolée, je suis assez agressive et même grossière, ces temps-ci! Il faut dire que je sature totalement du Net et je vais d'ailleurs clôturer mon blog ces jours prochains puis profiter du "réel"
printemps qui s'annonce, loin des mondes virtuels...


Vieux Jade 25/02/2011 08:11



Hé ben moué, la pluie m'a arrêté, mais j'avais commencé à bêcher mon jardin. Cyclo, Madeleine ? :))



Madeleine 24/02/2011 22:54


J'abomine les synchros. Car si elles n'arrivent pas par hasard (et pour certaines, c'est impossible que ce soit du hasard) alors quid des accidents ou deux voitures arrivent en même temps
(synchrones quoi) au même carrefour, quid de la souffrance en général ?

Moi les synchros m'ont montré par A+B que Dieu existe et qu'il pue de la gueule, si je peux m'exprimer ainsi. Et comme c'était une haleine trop inconfortable, je l'ai appelé "grand archonte" ou
démiurge et je suis devenue gnostique. Histoire de garder au chaud mon dieu "bon" et un peu d'espoir tout de même...

Les synchros, depuis, c'est la Matrice :-P


Vieux Jade 25/02/2011 08:07



On n'a pas le même regard. C'est vrai que certaines aboutissent à ça, l'accident. C'est peut-être la Matrice, je comprends. Mais peut-être pas. Comme je ne sais pas, je reste attentif.



Narf 24/02/2011 21:48


Taverne pour sous-entendre l'ivresse...j'sais bien, Vieux Jade, que vous ne vous énivrez pas que de vin! Vos sources d'ivresse sont nombreuses...et je ne crois pas que vous manquiez
d'imagination!!!
Mais cela m'amuse toujours ces gens qui se réclament de l'ours ou de l'ermite pour mieux aspirer au lien, à l'échange, au partage... vous savez, les grands timides qui deviennent de grands
comédiens...on n'a rien sans rien hein?
Et si la vraie maîtresse du pouvoir était l'imagination? Si l'imagination seule tenait réellement le pouvoir suprême? Bon j'déborde, là, j'suis naze.

Excellente soirée à vous et à tou(te)s!


Vieux Jade 25/02/2011 08:03



Je ne me réclame pas, je suis un ours. OK, j'ai envie de parler, ça se voit. Mais dans la vie "réelle", hors les "obligations professionnelles", je ne vois personne. En fait, la seule personne
que je supporte en permanence, c'est ma femme. Et j'ai extrêmement peu d'amis. Mais je ne snif snif pas. Je suis ainsi, et ça me va parfaitement.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.