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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 11:11
         
Que c'est beau, la musique d'Agustin Barrios, et quel drôle de bonhomme, qui vivait deux vies, à la face des         hommes, la sienne et celle d'un mythique chef amazonien du XVIème siècle, Mangoré, au point qu'il s'habillait en grande tenue pour ses spectacles.
 
Helios, du BBB a cherché des biographies en anglais (le ouèbe français étant faiblard), mais n'a pas trouvé grand chose sur cette double vie. Merci pour ta recherche, remettez-vous bien de la tempête :
 

 

Agustin Barrios Mangore

"Agustin Barrios Mangore – considéré par certains comme l'un des plus grands musiciens de guitare classique de tous les temps..."

Il est aujourd'hui le musicien paraguayen le plus reconnu de l'histoire. Il n'en fut pas toujours ainsi, pourtant, et grâce aux musiciens célèbres qui interprètent sa musique, il est redevenu aujourd'hui le favori. Le joueur de guitare classique le plus renommé au monde, John Williams, a dit de Mangore :

"Je pense qu'il est le plus grand compositeur pour guitare de nous tous, en d'autres mots, un guitariste qui a écrit de la musique pour guitare. Il sentait vraiment comment donner forme...on ne pense jamais que ses morceaux sont trop longs ou trop courts et sur le plan mélodique ses partitions se rejoignent...ce n'était jamais simplement une petite idée intelligente, une mélodie vous emmène souvent vers une autre partie de mélodie presque comme le faisait le plus grand guitariste de jazz, Django Rheinhardt".

Né à San Juan en 1885 (Paraguay), Agustin Barrios faisait partie d'une famille de 8 enfants. Ses deux parents étaient musiciens et sa mère une bonne guitariste. Après avoir étudié très tôt les maîtres guitaristes : Sor, Aguado et Tarrega avec son professeur Gustavo Escalda, il fut considéré comme un enfant prodige à 13 ans.

Mangore a même excellé dans d'autres domaines comme la poésie et la calligraphie pendait son passage au Collège National d'Asunçion en tant que l'un des plus jeunes étudiants universitaires de l'histoire du Paraguay. Il parlait plusieurs langues et il a également étudié les mathématiques et la philosophie. Il pensait par ailleurs que sa famille l'avait éduqué à un âge précoce qui empêchait un divorce entre l'artiste et sa culture. Il croyait fermement que pour être un artiste légitime, il fallait être immergé dans la culture moderne.

On pourrait dire de Barrios qu'il avait un comportement curieux, limite excentrique, à la fin de sa vie. Il prit le nom d'un célèbre chef indien et se mit à paraître en costume indien. Dans l'un de ses poèmes, il décrivit comment il fut choisi pour être..."Nitsuga Mangore, le "Paganini de la guitare" par "Tupa, l'esprit suprême et protecteur de mon peuple". Cette façon de faire était presque la réminiscence de yogis mystiques qui "accordent la shakti" sur un élu pour perpétuer la lignée mais qui engage aussi à un but spécial, souvent la guérison, pendant le séjour sur terre. Il est évident que cette mission spéciale était la musique mais principalement la guitare.

Barrions composa plus de trois cents morceaux pour guitare, dont un grand nombre était ceux d'un virtuose. Il se produisit aussi dans toute l'Amérique du sud et même en Europe. Il fut largement accepté et respecté bien que le grand Segovia ait dit qu'il ne s'intéressait pas à grand-chose en dehors de La Cathédrale. Ce qui a pu nuire à sa réputation à l'époque, Segovia étant considéré comme une sorte de demi-dieu. L'histoire l'a heureusement jugé comme étant un interprète de qualité, mais, plus important, comme un compositeur du plus haut niveau.

Mangore mourut à un âge relativement jeune, 59 ans, au Salvador après être devenu l'ombre de lui-même (en raison de maladie cardiaque). Pour s'en sortir, il s'est remis à enseigner et à faire quelques modestes représentations. Cela mis à part, il est adoré, et même révéré par le Paraguay comme l'un de ses plus grands héros musicaux. C'est tout à fait mérité !

 

 

Lien : http://www.learnclassicalguitar.com/mangore.html

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Un extrait d'un blog consacré à Barrios (http://chief-nitsuga.blogspot.fr/2007/06/religious-and-cultural-influences-in.html)

Croyances de Barrios (interview de 1931) :

 

"Malgré une stricte éducation religieuse, mon panthéisme de départ m'a orienté en direction de la théosophie, les concepts les plus humains, les plus rationnels et les plus philosophiques. Je crois aux lois immuables de la Nature. Et l'Humanité et le Bien imprègnent mon esprit en tant que finalité éthique de toute existence."

Un autre article du même blog (http://chief-nitsuga.blogspot.fr/2007/05/barrios-as-messenger-of-guaran-race.html)

Barrios comme messager de la race Guarani

Étant lui-même d'origine guarani (population indigène du Paraguay), Barrios commença, de 1930 à sa mort, à se faire connaître sous le nom de Agustin Barrios Mangoré (chef Nitsuga). La même année naquit une nouvelle personnalité de Barrios, Cacique Nitsuga Mangoré, le "messager de la race guarani".

Désabusé par son succès, Barrios développa cette personnalité pour attirer une plus grande audience et en même temps honorer ses ancêtres. Durant cet épisode de représentations par le chef Nitsuga, Barrios s'habillait avec le costume tribal des guaranis.

Mangoré était emprunté à la figure historique du chef Mangoré, qui dirigeait le peuple Timbues, aux environs de 1528.

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Sur ce site, des photos de lui :

http://jane1909.wordpress.com/2010/08/19/agustin-barrios-mangore/

 

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Conclusion, je n'ai trouvé nulle part l'idée de réincarnation, peut-être que ceux qui se sont penchés sur le cas Barrios ont trouvé l'idée ridicule ?

Un blog (en anglais) avec un spécialiste de la guitare et beaucoup de vidéos musicales :

http://themusicsalon.blogspot.fr/

Ana Vidovic, qu'elle joue bien,
quelle beauté, quelle classe, aussi, que le monde est plein de beauté jusqu'à la gueule, incroyable.
 
Que vaut la crasse, face à ça ?
 
 
 
 

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Published by Vieux Jade - dans petites graines
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commentaires

Hélios 25/12/2013 11:28


J'ai guette l'heure


Posté sur le BBB.


Bonne journée, bises


 

Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.