Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 11:41
250px-Reptile003d-1-.jpg

 

Je reviens sur le sujet des reptiliens, qu’on peut tenir pour la révélation majeure des vingt dernières années, un progrès fondamental dans la lecture du monde.

 

Cependant, s’en tenir à une lecture superficielle serait aussi dangereux que l’ignorance antérieure.

 

La phrase clef de ma compréhension actuelle de ce sujet est la suivante : nous sommes tous des reptiliens. La preuve ? Notre colonne vertébrale et les parties dites reptiliennes du cerveau dont nous sommes tous dotés.

 

Il est extrêmement facile de deviner le lézard tapi dans l’autre, mais beaucoup plus ardu de connaître le sien propre.

 

David Icke parle de logiciel propre aux reptiliens. Je crois que nous avons tous reçu un logiciel semblable, dont certains modèles plus ou moins performants. A la naissance, ce logiciel est équipé d’une mémoire déjà riche de données. Tout ce qu’on appelle aujourd’hui « lignée » est inscrit au fond de nous. L’hérédité du corps physique est relativement moins importante que l’histoire secrète de ce qui nous anime, qui en forme le noyau. Ce logiciel est doté d’un certain nombre de possibilités, dont certaines, comme dit Icke, doivent être exécutées pour fonctionner. Ce serait pour lui le rôle des sociétés secrètes : repérer et activer des porteurs performants de fonctions utiles au sommet de la pyramide – charisme, soumission, par exemple, les deux n’étant certes pas incompatibles.

 

L’un des pièges de la théorie d’Icke, ou du moins d’une lecture sommaire de sa théorie, serait de formuler l’équivalence suivante : reptilien égale mal et prédation. Certes, le cerveau reptilien contrôle les tendances prédatrices, mais au cours des millions ou des milliards d’années, tout le monde peut changer. Faute d’avoir sous la main un autre exemple (je suis prêt à recevoir toute information à ce sujet), je renvoie à ce que j’ai indiqué ici et là.

 

Un dragon venu pour servir, pas pour se servir.

 

Étant tous porteurs d’un dragon vivant, nous sommes tous fascinés par ce mythe. Tous ou presque ignorants que nous sommes aussi de la famille, et que notre pouvoir est grand. Pouvoir de suivre aveuglément le programme qui nous est constamment proposé, n’être que de la bouffe pour plus grand serpent que nous, sans rien dire. C’est comme ça, que voulez-vous, c’est la vie. On n’y peut rien. Pouvoir de se soumettre, ou de contraindre les autres.

 

Mais également le pouvoir inverse, qui demande une conversion, un retournement intérieur : se libérer de l’emprise, et en cela, Icke, parmi d’autres indicateurs, est précieux. Voir enfin nos chaînes, et quels rouages activent nos comportements, changer, dissoudre, sortir, et vivre (au moins un peu plus) consciemment.

 

Lorsque l’air et la lumière sont entrés une fois dans notre prison mentale, celle où nous enferme le conditionnement, le lavage constant de cerveau, s’efforcer de garder le sas ouvert. Car l’extérieur est notre allié. Dans la vidéo ci-dessous (merci à Yamma des liens), on voit que les « entités » qui nous contrôlent et nous vampirisent se trouvent dans l’interstice entre ici et le monde supérieur. Si j’ai bien lu Anton Parks, c’est l’équivalent du Kur-Bala.

 

Dans le camp et hors du camp de concentration psychique où nous croyons exister librement, des vampires et des gardes. Des M. Smith comme s’il en pleuvait, chacun étant le M. Smith de son voisin. Autour de notre conscience endormie, des chiens de garde féroces prêts à nous tuer plutôt que de nous laisser sortir. La mort risque d’être également piégée, surveillée, et l’âme rendormie à coup de paradis artificiels. La vigilance qui est de mise ici doit demeurer. Raison pour laquelle il vaut mieux mourir les yeux ouverts.

 

De l’autre côté de la forteresse psychique où se tiennent les gardes, les vrais sangsues qui nous pompent. Et derrière, l’espace libre qui nous attend, nous guide et nous aime (le Serpent blanc). Car nos logiciels ont aussi une fonction « Retour ». Une fois la touche activée, rien ni personne ne peut valablement s’opposer à notre retour. Le désir lancinant d’échapper au monde auquel faisait allusion – après Platon, par exemple – Charles Baudelaire, le de-siderium (nostalgie « des étoiles »), est bien le signe que la fonction « Retour » est là. Elle est enfouie profond sous les monceaux de suggestion que captent nos cinq sens, toujours en mode réception. Il faut obturer ces orifices, par où se déverse la séduction et les frayeurs toxiques, pour découvrir soudain en nous une place nette, une zone refuge. De là, on est en relation directe avec l’espace libre. Se souvenir de ce lieu, y revenir, c’est prendre peu à peu conscience du « Royaume qui n’est pas de ce monde », que nous sommes bien « dans », certes, mais pour un temps seulement.

 

Toute personne qui a expérimenté ne serait-ce qu’un instant cette non appartenance n’est plus vraiment une proie. Peut-être retombera-t-elle sporadiquement sous influence, mais en elle l’activation de la touche « Retour » est faite. Que l’éveil total ait lieu avant ou après la mort physique n’a plus d’importance. Il en va comme des fruits et le la maturité individuelle. Tant que le lien n’est pas rompu, tant que le jour passe, le serpent fascinateur, le reptilien avide n’a qu’une coquille vide à se mettre sous la dent. L’essence n’est plus là. Tout lui échappe.

 

Le plus dangereux, pour le monstre, c'est que la simple vision d'un être libéré libère. Le sourire appelle le sourire, le don amène le don. Comme dans la splendide nouvelle de Dino Buzzati "L'écroulement de la Baliverna", la première fissure entraîne la ruine de tout le système. C'est pourquoi tant de gens sont assassinés, un peu partout. Il faut tuer le danger dans l'oeuf. Mais ce temps est particulier : c'est comme une contagion de l'éveil. On comprend mieux l'existence de l'OMS, des vaccins et de tous les aérosols mis en place pour nous mettre KO.

 

La grande guerre éclate de toutes parts, on le voit : partout des êtres s’éveillent, parmi les millions de M. Smith prêts à les tuer, et partout les armées de Sauron s’activent à fermer le bouclage.

 

A ceux qui pensent qu’aucun salut ne viendra de l’extérieur, aucun Sauveur, je dis que le Sauveur est ici depuis toujours. Nous sommes le Sauveur, nous sommes arrivés, à force de gratter des couches d'ordures qu'on nous a déversé dessus, nous sommes enfin là, enfin debout, vacillants, hésitants encore, guerriers, enjeu et champ de bataille à la fois, et la guerre fait rage entre la lumière dont nous sommes porteurs et l’ombre que notre avidité, notre peur, notre culpabilité projettent sur chacune des autres pièces du puzzle psychique dans lequel nous nous débattons.

 

Et les milliers de fantômes qui en nous avaient renoncé au combat, par peur, vont maintenant faire face, enfin, pour trouver enfin la paix.

 

Si votre dragon a fait vœu de servir plutôt que de se servir, et si notre désir, notre énergie, notre foi en l’avènement de la Lumière sont maintenant activés, l’issue est maintenant toute proche.

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Vieux Jade - dans légumes verts
commenter cet article

commentaires

Narf 13/01/2011 20:45


Vieux Jade! Géniale la nouvelle play-liste!!!! (
Re encore!!) Chapeau. Merci!


Narf 13/01/2011 20:43


Coucou Léa! J'aime bien quand tes doigts sont agiles!
Comme dit Marc, Gros becs!!!!


Korrigan 13/01/2011 10:32


...je ne résiste pas à l'envie de...
(Elle devait être pressante)


Korrigan 13/01/2011 10:29


« Vous avez le Bazin strict blouse »

Celui de l’Hervé peut-être, j’ai grandi dans cette région de l’Ouest où ces lectures de même que celles du René étaient incontournables, bercé entre :
« Qui j’ose aimer », « La tête contre les murs » et « Ce que je crois » pour l’un,
« Le blé qui lève », « Récits de la plaine et de la montagne » et «La terre qui meurt » pour l’autre.

Partie de cheminement vers l’œuvre de Jacques Salomé évoquée chez Yog il y a quelque temps.
Et comme j’aime à me persuader qu’il n’y a pas que des Folcoches je ne résiste pas à vous livrer la postface de l’un de ses ouvrages :

« Dans un couple, peut-être que
l’important n’est pas
de vouloir rendre l’autre heureux,
c’est de se rendre heureux
et d’offrir ce bonheur à l’autre.

Ma grand’mère »
(Parle moi…j’ai des choses à te dire) J.Salomé

Korrigan


Vieux Jade 13/01/2011 19:44



J'ai lu certains de ces livres, il y a bien longtemps. Souvenirs imprécis. Je me souviens aussi de : http://www.amazon.fr/Bienheureux-D%C3%A9solation-Herv%C3%A9-Bazin/dp/2020055074



Miche 12/01/2011 05:05


Loll, je sais votre billet traite bien plus que du cerveau reptilien, et soulève bien des questions, mais j’ai retenu ce fil pour un commentaire.

Pourquoi ce qui est "antérieur" serait "mauvaise" chose ?
Le cerveau reptilien est celui de l’instinct, non ?
Pas de vie sans instinct !
Notre problème n’est-il pas d’avoir cherché, ayant jugé de la chose, à maîtriser ?
Tout ce que nous avons pu atteindre c’est la déviance, l’hypocrisie, le mensonge organisé.

Comprendre… nous sommes cela, cette énergie si puissante qui ne demande qu’à s’ouvrir "pour, sur, dans", "autre chose ".

Bien le bonjour.


Vieux Jade 12/01/2011 08:03



Ce n'est pas ce qui est antérieur, c'est ce qui cheche à se perpétuer, justement, en se fermant sur soi. Qui refuse l'ouverture, c'est à dire d'être mangé.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.