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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 19:38

Mes ami(e)s invisibles, je crois que je vais de nouveau baisser pavillon.

 

Lassitude, certes, mais aussi le sentiment d'avoir tout dit. Tout ? Quelle prétention... tout ce que j'avais à dire serait plus juste.

 

Le téléphone sonne pour la nième fois, et pour la nième fois, une esclave formée en dix minutes cherche à me vendre une merde quelconque, fabriquée par d'autres esclaves et dont je n'ai nul besoin.

 

Je songe au cachot du goulag où l'on interrompait sans cesse le repos du malheureux qui l'occupait. La société moderne a acquis ce pouvoir sur nous, sur nous tous, sur chacun de nous. Il n'est plus possible, sauf à tout débrancher - et un jour ce sera interdit, j'en mets ma main au feu, comme dans 1984 - de passer deux heures en paix chez soi au coin du feu.

 

Cette merde immonde de prostitués qui forment le "gouvernement" de cette poubelle qu'on appelle france légifère à tour de bras pour transformer ce territoire en désert culturel et intellectuel, en sous-continent, en bidonville, en camp, en mouroir organisé sans qu'aucun contre-pouvoir ne s'élève.

 

La loi du genre se révèle juste, peut-être là où on ne l'attendait pas : personne n'a plus de couilles. Où sont les généraux putchistes d'antan, qui t'auraient pris d'assaut ces pourritures apocalyptiques et les auraient proprement pendus ?

 

On les attend toujours. Trop occupés à faire les guerres dégueulasses de l'Empire, peut-être. Plus de couilles, plus d'honneur, nulle part. La profondeur de la gangrène est stupéfiante. 

 

Ces minables homoncules ont pondu une loi, une des plus grosses saloperies que j'ai jamais vue, contre les clients des putes. Contre des gens qui n'ont, le plus souvent, que les putes à baiser, les seules femmes qu'ils puissent serrer contre eux, les seules à les écouter.

 

Dans n'importe quelle société digne et juste, on aurait roué les proxénètes, ces porcs immondes qui vendent et battent des femmes, et permis à ceux qui souffrent de solitude d'avoir des rapports sexuels et humains minimum. Ici, nos vertueuses racailles politiques font l'inverse.

 

Mais tolèrent par contre que n'importe quelle pute téléphonique vienne te racoler à domicile pendant ta sieste, ta méditation, ou ta lecture.

 

Ce monde est immonde. Le plus sale monde qu'on puisse imaginer. Le stade juste en dessous des camps de concentration, quoi que ces derniers ont au moins l'avantage de la franchise.

 

Ici, l'hypocrisie est à son comble. Satan est le père du mensonge, et ici, Satan est roi.

 

Voilà, j'ai jeté mon cri de colère. Je ne suis pas guéri de la colère. Je fais tout pour m'en guérir, docteur, mais c'est vraiment dur.

 

Tant de mensonge, tranquille, épanoui, à l'aise, triomphant, savourant son triomphe, tant de fausseté...

 

Ce cercle infernal ramène toujours à soi-même, en dernier ressort. Cherchons la paix à l'intérieur, si l'extérieur est en guerre. Cherchons y la justice, et la justesse, si les fourbes gagnent sans cesse. Cherchons y l'honneur, si les crapules ricanent et la pureté, si elles se vautrent.

 

C'est pourquoi cette crasse est gerbante, mais salutaire.

 

Une espèce - que l'Univers me pardonne une telle irrévérence de comparer un troupeau de porcs à une plante sacrée - d'ayahuasca en costume cravate. Vomitif, et curatif, au fond. 

 

Voilà ce que m'inspire cette flambée de colère, qui brûle un reste de rancoeur.

 

Mais tout cela, c'est la nième fois que je le dis, sous d'autres formes.

 

J'ai parfois l'impression de tourner en rond.

 

Alors, je vais faire un nouveau brèque. Je reviendrai quand j'aurai autre chose à dire, quelque chose de neuf.

Comme une limace avant le gel, je vais m'enterrer. Descendre.

 

Les amateurs n'ont qu'à rester abonnés.

 

Merci beaucoup à tout le monde pour tout ce temps passé ensemble.

 

PS : pour qui voulait suivre le fil de Lila, elle est en panne aussi. Attendons le dégel.

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Published by Vieux Jade - dans compost
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commentaires

Miche 21/12/2013 05:05


Bonjour Vieux Jade


Porté par ces "colères" ce qui n'est pas tolérable.


Le dire semble insuffisant, mais pourtant, c'est important, enfin c'est ce que je pense.


Bon repos à vous.


 

LLéa 19/12/2013 22:47





 


:)

La Bulle 19/12/2013 22:41


le plus important et d'ecouter celui qu'on doit ecouter et la il a dit . Pause ! Et bien soit ! RDV au degel cher VJ .Merci pour la plantecar elle,c'est pour notre bien.

Chantalouette 19/12/2013 20:56


Bon repos et bonne "blogopause"


Bonnes fêtes


bises à la famille VJ

cancrelène 19/12/2013 20:50


Salutations aux nouveaux commentatrices (teurs),


Je suis allée visité votre blog Françoise G, j'ai trouvé les commentaires très enrichissants.


:)


Néanmoins, cela renforce mon point de vue, taxer la misère humaine ne peut en aucun cas arranger les choses mais plutôt les rendre pires. C'est tout vu même sans lunettes et c'est net de
contradictions.


A bientôt VJ, j'espère et merci ! revenez quand vous voulez hein ?


:)


 

Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.