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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 10:00

Voici deux rêves du matin qui se sont succédés. Chacun d'eux pourrait faire une petite nouvelle, sur le thème des perturbations temporelles. Bien sûr, ce genre de choses abonde, tant dans les temps reculés, ou des contes disent comment des gens qui se sont endormis au pied d'un arbre se sont réveillés trois siècles plus tard, que dans le fantastique du XXème siècle. Rien d'original, donc, mais je l'ai vécu d'une manière assez saisissante.

 

Si quelqu'un veut les développer, qu'il fasse sans gêne, car je n'aurai sûrement pas l'énergie de le faire.

 

C'est le matin. Je m'éveille, je suis dans mon lit, lorsque j'entends des voix fortes dans la pièce voisine, des chaises remuées, un chien. Que se passe-t-il ? Je me lève, je m'approche de la porte, et regarde par le trou de la serrure. C'est bien ma maison, je la reconnais, mais tout est changé, plus ancien, plus sommaire, nettement plus rustique et strictement utilitaire, comme la cuisine de la maison de ferme qu'elle était avant.

 

Les gens aussi sont nettement rustiques. Ils cassent la croûte autour de la table en parlant fort.

 

La crainte me saisit : qu'est-ce que je fais là ? Que se passe-t-il ? Je suis nu, derrière cette porte, et cette famille aux moeurs grossières est chez elle, manifestement, là où je croyais être chez moi, au plus secret de mon intimité !

 

Ils peuvent, ils vont probablement me découvrir d'un instant à l'autre...

 

 

La scène change, pour une autre perturbation temporelle : je vois des hommes revenir chez eux, ils sont assez nombreux, et armés. Ils rentrent d'une guerre, lorsqu'ils sont accueillis par des tirs et doivent se planquer. Ils ont des armes mais hésitent à s'en servir, et la scène est également angoissante, car ce sont leurs enfants, ou leurs petits enfants qui leur tirent dessus, les prenant pour des envahisseurs, des ennemis, alors qu'ils pensaient juste rentrer chez eux.

 

Perturbation temporelle, c'est bien sûr perturbation psychique. Celle-ci peut m'être propre, évidemment. Mais elle peut aussi trouver des échos, car peut-être est-elle elle-même l'écho d'événements généraux.

 

Peut-être y a-t-il des ajustements ou des irrégularités au niveau temporel que j'ai ainsi ressenti. Le message "maya" est très brouillé, mais fait allusion à une fin de cycle, qui pourrait occasionner des bizarreries. Je n'en sais strictement rien. Comme d'habitude, je me contente de relater ce qui advient.

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Published by Vieux Jade - dans sauvages
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commentaires

vous le savez 18/06/2012 23:21


exister en Beauf n'est pas un choix ..


Ce n'est pas une erreur..


Perso je fais comme vous brave VJ,je m'en fout.


Il y a vraiment rien qui vous fais chier ?


moi par ex?


à plus V zouave.

atmosphère 18/06/2012 20:19


Bonsoir Ami Jade, à mon tour de te faire la confidence d'un étrange rêve dont je ne détiens tjours pas la clef. Mon père venait de mourir, j'en étais à consulter une psychologue tant mon
chagrin et mon sentiment d'abandon étaient lourds. Ma mère, qui avait fait un total dénit de réalité durant la maladie de mon père, allant presque à m'en imputer la responsabilité, a commencé à
présenter des troubles du comportements de plus en plus évidents. Aggressivité, paranoïa, le tout à mon encontre. Je suis sa seule famille. Allant jusqu'à déposer une main courante contre moi,
accusée de lui avoir volé ses bijoux. Je passe sur les multiples péripéties et désagréments auxquels j'ai dû faire face. C'est à cette époque  qu'un rêve m'est venu : nous
arrivons, ma mère et moi, dans le quartier qui m'a vu naître. Au seuil d'une porte qu'ouvre une très vieille femme se profile une pièce sans fenêtre. Au milieu de la salle vide, une immense
table en bois, vide aussi. Tout autour de la pièce, au fil des quatre murs qui l'enserrent, des portes, des portes et encore des portes. Toutes plus baroques et plus belles et colorées
les unes que les autres. Dans mon rêve je me dis qu'il s'agit-là d'un fabuleux décors de théatre. Car je "sais" que ces portes sont des leurres, juste plaquées sur l'épaisseur des murs. Que
si je les ouvrais je n'y trouverais que la pierre sur laquelle elles s'appuient. Voilà pour ce rêve étrange...  Mais, dis-moi Ami Jade, toi qui aimes tant la musique, connais-tu
"Les chants de l'extase," de l'abesse Hildegarde de Bingen ? Une artiste du 12ème siècle, savante et recluse, dont la sensibilité vient à la rencontre de nos âmes, bien des siècles plus
tard... Amitié à tous. Atmosphère.

Vieux Jade 19/06/2012 07:36



Il y a bien une porte, c'est celle par laquelle on entre. Dans une "vision", j'ai vu un jour qu'on repart à l'envers, à reculons, comme dans un film qu'on rembobine. D'ailleurs, les souvenirs qui
défilent à la mort, c'est un peu ça. Et le "livre qu'on roule" de l'apocalypse. Les autres portes qui toutes font rêver sont des simulacres. Cela dit, ce n'est pas ce qu'en disait Porphyre : on
descend par la porte des hommes, et (si on est accompli)on remonte par celle des dieux.


Pour Hildegarde, certes, si je reconnais son talent, il y a quelque chose qui me gêne un peu, c'est son attitude face aux cathares : http://www.christ-roi.net/index.php/Les_cathares,_de_vrais_Chr%C3%A9tiens_Purs_et_Parfaits,_les_catholiques_d%27obcurs_fanatiques_!#Des_.22s.C3.A9ducteurs_pervers.22_.28Hildegarde_de_Bingen.29


Cela dit, c'est un autre temps, et on ne peut avoir qu'une opinion,un ressenti.



vous le savez 15/06/2012 21:35


il y en a des gens indispensables que l'univers ignore ,genre le monde des Beaufs..


 


c'est pas déplaisant ,c'est juste decorum..


merci


 


 

Vieux Jade 15/06/2012 22:22



L'univers est un tout. L'univers n'ignore que les gens ignorants. Les "beaufs" sont-ils ignorants ? Pourquoi seraient-ils ignorants ?


Qu'ils soient ignorés des imbéciles prétentieux qui croient tout savoir ne signifie pas qu'ils ne partcipent pas à la conscience de l'univers.


La conscience de l'univers est basée sur l'amour, pas sur la prétention et le savoir.


Un "beauf", s'il a ouvert son coeur, participe à la conscience de l'univers.



LLéa 14/06/2012 22:59


Bonsoir,


L'amour dans le foin? Jade, c'est tout ce que tu as retenu de mon billet? Quand je pense que j'ai sué pour sortir un truc a peu près potable afin que tu n'ai pas honte de moi ...


Le second rève. Nos enfants cracherons sur nos tombes. Les grands sont partis faire la guerre ailleurs. Motif: convoitises des richesses naturelles. Alors qu'ils auraient
du faire bataille aux cotés de leurs enfants, pour préserver les richesses naturelles la ou ils vivent tous. Les enfants ont méconnus leurs parents, revenus d'ailleurs,  parce que
les enfants n'ont pas oublier l'abandon ...


 


SI! J'ai raison! :)   ;)  Je déconne! :)


Bien a toi, itou les autres


 

Vieux Jade 15/06/2012 07:13



Mais non, j'ai bien lu. La rusticité est à retrouver ? Pour moi, j'y ai réfléchi, la porte de la chambre c'est la paroi entre le "moi" intérieur, le témoin qui est nu, et le monde manifesté duel,
le monde de la matière. L'esprit et la matière. L'esprit est jeté dans le monde manifesté. Ils doivent prendre contact et confiance l'un dans l'autre. Dans ce cas, il faut effectivement accepter
la rusticité. Peut-être que j'ai une tendance à fuir le réel "grossier".


Dans le second, comme Marilou l'a déjà remarqué, il y a bien un refus de la part des enfants. Le motif : richesses naturelles est une version personnelle, à mon avis. Il y a deux possibilités :
le refus, mais aussi l'oubli. S'ils ont oublié, ils considèrent leurs parents comme des intrus.


Complexe. Bises.



Korrigan 14/06/2012 18:31


Etre nu donc être vrai c’est évidemment
s’exposer.


 


A mon humble avis parvenir à se dépouiller de tous ces oripeaux, masques et autres vernis décidés par le scénario
écrit depuis le commencement, livrés à d’infâmes metteurs en scène avides de petit pouvoir temporel et futile qu’ils font payer à vil prix dans cette comédie de la vie, comme chante Paolo Conte,
refuser ces pantalonnades, simagrées et toutes ces hypocrisies me semble être l’ultime refuge protecteur de notre vraie
vie.


 


Et puis si la feuille de vigne ne suffit pas reste toujours le buisson ardent.

Vieux Jade 15/06/2012 07:03



Sûr, que le refuge est dans l'abandon du mensonge. Oui.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.