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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 10:34

Curieux rêves et curieuses conjonctions.

 

Mme VJ et moi dormions durant cette nuit du 22 au 23 novembre. Je me réveillai vers 1 heure après avoir rêvé que je raclais des essaims de mouches mortes dans des conduits de cheminée, derrière des plinthes. Il y en avait tant que je pensais : boisseaux de mouches. Un aspirateur n’aurait pas suffi, il aurait fallu une brouette. Y mettre le feu, mais l’odeur que ça aurait dégagé me faisait reculer.

 

Plus tard, vers l’heure où la chouette hulule au fond du jardin, je m’éveille et lui raconte ceci : nous étions nombreux, une foule, et on nous pressait, mais sans peur, énervement, panique, de ramasser des ballots de paille. La moisson avait cours, des événements retentissaient dans le lointain, des incendies, il fallait aider à lever ces bottes de paille, assez légères, aux ficelles un peu lâches. J’en pris une de la main gauche, et, vu le faible poids, une dans l’autre main. Nous sommes partis, par un sentier qui devint un escalier montant dans des édifices, avec des marches assez douces.

 

Donc une forme d’ascension.

 

Je raconte ça à ma moitié qui répond : j’étais avec C. dans un stage, nous devions partir, un bus attendait. Nous étions attablés. Devant moi une cuillère et un gobelet, que je laissai. Avant de partir, je fermai la porte à clef, en hésitant parce qu’il restait 5 personnes dehors, mais l’une d’elle avait un double. J’avais un seul bagage, qui contenait mes affaires et une couverture.

 

Fin des rêves.

 

La paille a un rapport étymologique et sémantique avec le pal et le pieu. Curieusement cette paille et ce pieu dressés deviennent également paillasse et pieu (lit), donc horizontaux pour le repos. Renversement du sens, passage de l’effort à la quiétude, du jour à la nuit. Mais nuit solaire, vue la couleur d’or de la paille. Ce n’est pas avec le grain qu’on partait, mais avec cette paille qui est la somme de tous les efforts réalisés sur terre, et qui garnit les matelas.

 

Les 5 personnes que tu as fermées dehors, dis-je, ce sont les 5 sens. Le gobelet et la cuillère, ce qui sert à prendre, à saisir. Elle laisse le féminin, moi le masculin.

" Deux seront sur un lit, l’un sera pris, l’autre laissé". Ici, nous avons été pris tous les deux, par un même rêve rêvé au même instant sous deux formes différentes. Elle prend sa couverture, moi mon couchage.

 

Deux rêves de départ, d’ascension, sans hâte ni violence, ni aucune perte de temps. Il faut partir, le bus attend, les événements troublent le lointain, la moisson est là.

 

Si c’est l’heure, partons, pourquoi attendre ?

 

   

PS : un peu plus tard, j’ai lu ce texte, étonnamment lié à son rêve à elle.

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Published by Vieux Jade - dans fleurs des champs
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commentaires

ce que roro 23/11/2012 19:55


j'adore vous lire ,la paille bien sur ,mais ne partez pas encore svp,sauf fatigue.


Demain je relirais en passant car il me faut perséverer quand c'est pas facile.


De prime abord c'est une mise en garde ,chacun son artifice..


bisous VHJ

Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.