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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 16:54
 
 
Encore un immortel chef-d'oeuvre de l'esprit français (french gaudriole).
Je rappelle aux amateurs l'excellentissime Jean-Christophe Averty, qui en valait au moins deux. J'essaierai de dégotter quelques perles en vidéo, mais c'est très difficile, d'avant les sixtizes.
 
Cela dit, et sans vouloir faire la morale, même si c'est drôle et "bon enfant", n'oublions pas que c'était destiné à l'abrutissement, c'est-à-dire à nous maintenir spirituellement inactifs.

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commentaires

LLéa 11/03/2011 21:41


:)))


http://www.youtube.com/watch?v=WoTNn1fMVAA


Korrigan 11/03/2011 15:20


Parmi vos archives, auriez-vous une piste Francis Blanche, l’un de nos plus énormes farceurs, notamment lors d’une pièce dont j’ai oublié le nom.
Improvisation sur scène en direct, enfumant son interlocuteur, totalement hors propos l’amenant sur un terrain culinaire à base de pâtes pour l’achever sur la tirade finale qui explose le très
appliqué sociétaire de la Comédie Française… « Hein…çà c’est de l’Anouilh ».

Korrigan


Vieux Jade 11/03/2011 16:34



Ah, papa Schutz, alias le petit Francis Blanche, zé l'aimé beaucoup. Il a fait des grosses conneries, mais aussi des trucs hilarants. Je vais voir.


Au passage, il racontait, mimait, je ne sais plus trop, les deux sans doute l'histoire d'un mec qui se palpait le torse, le ventre, marchait un peu recroquevillé, on ne savait pas trop s'il
avait peur ou mal au ventre, et à la fin, il sortait une masse de papier en s'écriant : j'ai la liasse, mon chou!


Dit comme ça, ça ne rend pas. Mais j'étais écroulé par cette irrésistible contrepèterie.



Narf 11/03/2011 09:07


Et encore, tout court ( quelle époque!):

http://www.youtube.com/watch?v=DtLdcIv3JzA&NR=1


Vieux Jade 11/03/2011 14:21



Ou la chtouille !



Narf 11/03/2011 09:05


Comme toi, Mirabelle, j'aime beaucoup cette chanson! J'préfère la version originale. Merci pour ton com aussi. Il me rappelle les magnifiques toits de Chambord au soleil couchant: féérique! Moi,
j'y vois plutôt le feu du ciel, du soleil, qui embrase tout ça. Le choc entre le bien et le mal, la vie et la mort, au delà du petit plaisir quand même, de voir un monde injuste s'écrouler, une
espèce de joie revancharde, qui console un peu.
Merci Vieux Jade, d'autoriser cet espace d'expression libre sans jugement ni critique (même les raisonnements les plus simplistes comme les miens: cette liberté fait du bien). Bonne journée à
toutes et tous.
Bonne journée


Vieux Jade 11/03/2011 14:19



Merci aussi à celles et ceux qui parlent ici.



mirabelle 11/03/2011 03:13


Je dois être vraiment très très abrutie spirituellement (et pour le reste aussi) car je ne me lasse pas de les écouter, cette marquise et ses valets lui donnant la réplique, même que je les revois
chaque fois comme si j'y étais : ça se passe toujours sur l'élégante terrasse du château de Chaumont sur Loire, celle qui domine le grand fleuve-dieu répandu à ses pieds, tel un chat tout en
longueur, assoupi aux petits pieds de sa maîtresse ...
Et tous ces beaux toits d'ardoise bleue rougis par les flammes, je les entend craquer et s'effondrer dans un grand fracas comme un décor de théâtre beau et tragique à souhait ...
Et puis enfin, cette abrutie et infortunée marquise qui n'éveille en moi aucune once de pitié, quel régal !!!
Mais bon, vous me faite perdre mon latin, faut que j'retourne à mon chapelet, je ne sais vraiment plus à quel grain j'en étais :-)))
soir, tous !


Vieux Jade 11/03/2011 07:51



En vous lisant, je voyais la Loire et entendais l'incendie. Vous écrivez bien.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.