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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 18:32

Depuis quelque temps, une question m'assaille : pourquoi le projet babelien ou illuminati est-il , si visible, si flagrant ?

 

Des gens que j'ai connus il y a quelques années, quelques mois, même, qu'on trouvait farouchement opposés à toute idée de conspiration, de complot, en sont soudain devenus les thuriféraires.

 

Pourquoi ?

 

Les affres du mariage homosexuel n'y sont pas étrangères, bien sûr. C'est un coup au coeur d'une citadelle jusque là fermée sur ses certitudes et ses rentes héritées, dont les habitants ont soudain pris conscience d'un projet mondial déterminé à vaincre.

 

Il y a plus, je crois.

 

Pour certains commentateurs de l'actualité, le projet de domination globale est si avancé que nos "maîtres", qui avançaient jusqu'alors masqués ne se cachent plus, et avancent maintenant comme chasseurs en plaine, à visage découvert.

 

Cela aussi, est vrai, je crois.

 

L'ennemi triomphe et jette bas son déguisement. Le loup n'a plus besoin de montrer patte blanche pour investir la bergerie.

 

Il y a plus encore, me semble-t-il.

 

Dans le prologue du Livre de Job, Satan le calomniateur requiert et reçoit la permission divine de tenter Job, sous certaines limites : il touchera à ses biens, mais pas à sa vie. Il pourra le torturer, massacrer sa famille, le jeter à terre par la ruine et des ulcères malins.

 

Qu'est-ce dès lors que sa vie, dans ces conditions ?

 

La vie, ici, c'est l'âme intouchable. Nul ne peut lui nuire, mais dans le film, tout peut se déchaîner contre elle.

 

Si le triomphe de la pyramide du pouvoir est aussi annoncé, comme imminent, voire déjà là, c'est pour que les humains connaissent l'enjeu : se soumettre, ou prendre l'autre voie.

 

Tout est en pleine lumière, afin que nul ne puisse dire : je ne savais pas, si j'avais su ...

 

Que ceux qui ont des yeux voient, que ceux qui ont des oreilles entendent, que ceux qui savent lire au delà des apparences comprennent, et choisissent leur voie en pleine connaissance de cause.

 

La proposition qui nous est faite ? Se soumettre à la puissante et menaçante volonté qui veut être le cerveau d'un corps usurpé, formé de toutes les soumissions additionnées, soumission, renoncement, aquiescement à l'abjection, reniement de toutes les valeurs différentes, abolition de toute compassion.

 

Une terrible main de fer qui n'a plus grand chose de souriant, hormis la pub.

 

Ce mysticisme inversé peut offrir les apparences d'une mission sacrée, puisqu'il est question d'abandonner sa volonté à plus grand que soi, ici le pouvoir d'un super-organisme, la Bête, dont les objectifs sont : survie, déploiement, guerre à outrance, meurtres et conquêtes.

 

Il existe des fous, des fanatiques de ce genre de projet.

 

De l'autre côté, les doux, comme disait le Christ, les purs. Qui renoncent ou ont renoncé à tout pouvoir. Le maître mot est : pouvoir.

 

Une des anciennes phrases clés de la Sagesse, est : ce que tu crois posséder ne te possède-t-il pas ?

 

Sont-ce les hommes qui font la guerre, les guerres, ou la guerre décidée pour eux qui mange les hommes ?

 

La scène est en place, sous les yeux de la foule qui se bouscule. Les trois coups ont retenti, chacun fait silence, le rideau est ouvert, la pièce va commencer.

 

D'un côté, l'énorme construction s'affiche effrontément, publie toutes ses menaces : appartiens moi de ton plein gré, esclave, puisque tu m'appartiens déjà, de toutes façons. Aucune échappatoire. Je te sucerai à fond, et tu vas aimer ça. Je te viderai de tout, ton fric, indispensable, ton essence, mmmm, tout ce que tu croyais vouloir, tu me donneras tout, puisque maintenant tu es moi, une parcelle de moi, sans aucun retour, et tu aimeras ça.

 

De l'autre : rien.

 

La porte est grande ouverte. Un saut dans le vide.

 

Où irez-vous ?

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Published by Vieux Jade - dans sauvages
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commentaires

LLéa 21/08/2013 22:31


Bonsoir,


 


Ou irons nous?


Sur le même nuage. :)


Gardons confiance. Toutes et tous. Merci.


 


Bien a vous toutes et tous,

Benoit 21/08/2013 10:08


Bonjour Vieux Jade,


Aller quelque part appartient au domaine de la temporalité, c'est un acte qui s'incrit dans une durée, une séparation entre deux points. En quelque sorte c'est "faire".


 


Mon petit vélo, qui tourne dans ma tête en faisant sonner son carillon, me dit qu'il vaut mieux "être" que faire. Donc, je ne bouge pas et reste qui il me dit que je suis. Un témoin qui observe
l'incroyable cheminement de l'univers dans ses prises de consciences. Nous en sommes un aspect, un outil et il en est tant d'autres.


 


La dualité s'écroule face à l'incroyable sagesse et harmonie de l'ensemble de la création. Non, je n'irai nulle part, je suis simplement là avec vous tous, maintenant et demain.


 


Toujours un plaisir de te lire V.J !


 

Vieux Jade 21/08/2013 18:29



Oui, l'axe est immuable. Ce ne sont que des mots. Le thème du passage est symbolique d'une transition qui peut se faire en soi, dans l'immobilité. Mais il est vrai que chercher à faire n'est pas
productif. Quoi que frapper à la porte sans perdre courage est un faire. On peut donc voir la chose sous ses deux aspects actif/réceptif.



Elena 21/08/2013 10:03


Au sujet d'un soit disant "bénéfice", je me faisais la même réflexion.


C'est plus qu'effrayant, ça donne envie de vomir.


 


Et aussi, merci pour le conte hindoue, il arrive en synchronicité avec une pensée matinale.


Bien bonne journée VJ ainsi qu'aux ami(e)s entre-croisés ici :)


 


 


 

Vieux Jade 21/08/2013 18:26



C'est le langage financier.


Mais, le contraire de "bénéfice", n'est-ce pas "maléfice".


Et ne sommes nous pas dans un monde inversé ?



ned 20/08/2013 20:25


Vivre 1000 ans en bonne santé en ENFER un projet futuriste entousiasmant grâce à la science et à la bête cachée dans la lumière des scialitique  formidable  non ?


J'ai approché de très près  trois fois ma mort  dans cette vie, (plus d'autre fois dans d'autres vies) j'ai une idée
assez précise de quoi je parle !


Le BONHEUR n'est pas une récompense "être là c'est du bonheur" à chaque instant mais  pas en enfer .


L'AMOUR est le support de l'instant.

Vieux Jade 20/08/2013 21:11



Dans le lien donné par Miche, le type emploie à plusieurs reprises le mot : bénéficier. De nouveaux organes, d'une vie plus longue, le tout totalement artificiel. Lui est-il arrivé de penser que
ce qui est semble être un "bénéfice" pour les uns puisse être considéré comme une véritable malédiction par d'autres ?


Absolument dément.



l'homme invisible 20/08/2013 18:11


Et vous-même, le savez-vous ?

Vieux Jade 20/08/2013 18:16



C'est question qu'elle est bonne. Comment savoir ? Le jeune oiseau peut-il savoir quand ses ailes seront prêtes à le porter ?


Il faudra qu'on le pousse dans le vide.


"C'est dans la chute que les ailes poussent" (Lao Yu) 



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.