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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 07:53

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Être, avoir, où est la frontière ?

 

C’est vrai, c’est facile dans les livres : privilégie l’Être, abandonne l’avoir, blabla.

 

Moi, si j’eusse écrit un livre payant, peut-être l’eussé-je* intitulé tout simplement « Bla-bla ».

 

Pas pour plagier Princesse Érika, mais parce qu’ajouter du bruit au bruit, moyennant phynances, ou juste pour le plaisir de se rajouter une couche à l'ego, c’est ubuesque.

 

Tandis que gratuitement, je peux dire toutes les conneries qui me viennent, jamais un journaleux salarié ne me volera dans ce qui me reste de plumes. A part Madeleine qui me dit : arrête de te refaire un maquillage de plus, c'est : Confortable.

 

Je m’égare, comme souvent.

 

¿ Donde esta la frontera ? se demande el bandido pourchassé par les federales.

 

Hé bien, voici un critère parfaitement empirique, un exemple local qui devrait aider à s’y retrouver :

 

Mme VJ travaille la nuit. Je suis donc souvent seul à dîner, après une journée de turbin. Je fais le minimum de cuisine. Malgré tout, il y a toujours un peu de vaisselle. De très peu à un peu plus, si je finis une gamelle.

 

Souvent, la paresse qui m’est naturelle m’amène à laisser tremper. Horreur de l’urgence.

 

Puis, soudain, c’est selon, dix minutes plus tard ou beaucoup plus tard, déjà couché, je me souviens que cette p… de vaisselle baigne encore. Et j’y retourne. Si si.

 

Pour ceux qui peinent à suivre le pourquoi du comment, on approche de la frontière dont causait le titre.

 

Deux pensées concurrentes peuvent alors me traverser : l’une dit « tu ne peux pas laisser ta merde aux autres » ; l’autre « elle sera contente ».

 

La première s’apparente à ce maudit surmoi, en est sûrement une nièce ou une petite cousine. Si je déroule l’autre, j’obtiens : « et elle m’aimera, et gna gna gna, etc. »

 

Selon ma motivation, alors qu’en fait je ne fais extérieurement rien d’autre que de frotter ces maudites p... de gamelles, je suis soit dans l’Être, et sans calcul aucun je constitue ce que le Christ appelait « le trésor dans le Ciel », soit dans l’avoir : « et elle m’aimera gna gna ». Et si elle m’aime et doit encore m’aimer pendant l'éternité, ce ne sera sûrement pas pour ça, cette misérable stratégie de petit épargnant, mais pour ce que je suis/serai.

 

Le premier illumine, à la longue, le deuxième transforme rapidement en cochon.

 

Je parie trois sucettes au raifort que vous ne trouverez rien d’aussi simple dans l’encyclopédie même et surtout universelle.

 

Et pourtant, señorita, señora, señor, c’est bien là que se trouve la frontière essentielle.

 

Dans ce petit bousin tout simple. Les alchimistes disaient que l'obtention de la Pierre était un jeu d'enfant.

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Published by Vieux Jade - dans légumes verts
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commentaires

Madeleine 12/12/2010 11:21


Comme ça, au moins, les nonnes lavaient les casseroles ;-)


Vieux Jade 12/12/2010 13:14



Comme les 7 nains.



danielleg 12/12/2010 09:56


Une Mère supérieur dans un couvent avait dit a ses soeurs,
mes filles,c'est dans le fond de vos casseroles que vous trouverez Dieu.
belle journée a tous.


Vieux Jade 12/12/2010 13:12



Mon beau père me raconte aussi des histoires de mère supérieure, mais c'est pas tout à fait racontable. Hum.



Narf 11/12/2010 10:31


Quoi? Moi, grand esprit, réduit à récurrer la vaisselle? des casseroles gratinées et pas que du crystal? D'où l'intérêt de boire dans de jolis verres, de manger crû et le plus simple possible... et
d'où aussi l'expression passer l'éponge ( et vlan!)? ou bien celle d'essuyer les plâtres?
C'est vrai j'ai besoin de ma matérialité pour dégager ma spiritualité. Danse incessante entre le limité et l'illimité. Grande respiration, être présent pour ne pas s'essouffler, s'y perdre.


Vieux Jade 11/12/2010 12:13



Mme Yog avait mis ça chez elle.


J'ai passé un certain temps de ma jeunesse à faire la plonge dans un resto, un autre à nettoyer la merde de mes filles, et maintenant j'éponge la merde mentale de pas mal de gens. Très bon poste
pour connaître l'humain.



Narf 11/12/2010 10:04


"Qu'est-ce qu'on peut voir et comprendre de choses dans les tous petits trucs."
D'accord...et dans les gros grands trucs!!! Plus difficile à maîtriser et pas gratuits, qui nous engagent, ou nous écrasent... qu'est-ce qu'on peut voir alors? ( C'est juste parce j'dois régler ma
taxe d'habitation aujourd'hui...en plus du reste...ha!!!!ça n'arrête pas!!!...)


Vieux Jade 11/12/2010 12:09



Ah, le pognon, c'est un autre sujet.  Un costar toujours trop petit, quelle que soit la taille...



Narf 11/12/2010 09:24


Plagier Princesse Erika? C'est vrai qu'elle blablate!...trop? cf son commentaire sur la prod: (désolée, y'a une petite pub à supporter avant)
http://www.youtube.com/watch?v=HjA740c4Pnk&feature=fvw

Pas mal les "sucettes au raifort"?!! wouah!! ça existe ça?!!

Et si cette frontière était mobile, mouvante? se déplaçant selon les jours et les humeurs, s'éffaçant parfois, s'imposant fortement à d'autres occasions?
La vie est mouvement incessant. L'enfant agit simplement, tout à son acte, en vérité, oui.


Vieux Jade 11/12/2010 09:37



Sucette au raifort ? Y'en a dans tous les bons magasins depuis que je l'ai inventée. Natürlich.


Frontière sans cesse ailleurs. Un coup dedans, un coup dehors. Une danse.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.