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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 10:45

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Transportés au front sans le savoir, le plus souvent, nous sommes soumis à deux feux : la bêtise, le lourd, le grégaire, l'artifice basique : achète, obéis, détruis l'ennemi. Consommateur, esclave, soldat. C'est le premier feu, qui en nous séduit l'automate, l'organique.

 

Dès lors qu'on révèle le désir, la moindre velléité d'échapper à cette grosse boucherie, arrive la merveilleuse et envoûtante sirène, qui susurre à nos oreilles émerveillées : tu es un être unique, tu es beau, merveilleux, tu es un dieu, une semence d'étoile.

L'Univers t'attendait depuis si longtemps, toi, le précieux, l'unique, l'enfant chéri...

 

Ashtar Sheran et les maîtres ascensionnés - dont le maître Jésus - arrivent pour te récupérer, toi le Précieux.

 

Qui passe indemne la passe étroite ?

 

Ulysse entre Charybde et Scylla, Ulysse attaché au mat de la verticalité, les oreilles bouchées de cire sous le chant mortel des sirènes, Ulysse, l'homme réchappé de tous les périls de la mer démontée et de toutes les séductions.

 

Combien, pour résister à l'appel des sirènes ?

 

L'arnaque se situe précisément là : nous ne sommes pas venus dans ce monde pour être de la chair obéissante aux maîtres de ce monde. Mais, si nous sommes des dieux en puissance, ce qui est probablement vrai, et si terriblement mensonger, ce n'est pas en obéissant à la première subtile injonction qu'on réalisera notre destinée.

 

Ce n'est pas en gardant nos robes des taches qu'on sera remontés. En morceaux, plutôt.

 

Derrière le masque aguichant de la sirène, c'est une horrible vieille pute millénaire qui grouille.

 

La destinée humaine, c'est celle du Christ. Nulle autre. Hommes nous sommes. Mi ordure, mi divins. Entre les deux : l'homme, dont la spécificité s'appelle : l'humanité.

 

L'humanité est une caractéristique de l'espèce, qui la situe précisément entre l'humus, masse organique, et l'Ité, l'Être. Entre les deux, man, la mesure, ce qui compte et est compté.

 

Mais, au delà de ces composantes, l'humanité consiste à découvrir, faire naître un muscle qui n'est pas de ce monde, et qui les relie toutes : le coeur.

   

L'image d'Arecibo, en haut de ce texte, montre une espèce de robot bipède et bimane, constitué de carrés, l'outil parfait.  Si c'est le seul message que nous avons à adresser à l'univers, autant que la bombe pète tout de suite et nous détruise tous.

 

Faut-il être aveugle pour ne voir que cela en l'homme ?

 

Nous traversons les boyaux obscurs du temps, dans lesquels presque tous vivent comme des taupes, entièrement abrutis par les stimuli. Mais l'homme est mille, cent mille fois autre qu'un tas de rouages ou une espèce de dupe persuadée que le fait de réciter AUM ad libitum va le transformer en pur esprit.

 

Ne vous en déplaise, le chemin de l'homme passe par la pisse, la merde, le lait, le sang, la tripe, la joie, le rire, la monstrueuse envie, ce poulpe qu'on doit jeter loin de soi, le feu, les cendres, la colère. Toutes choses affreuses et collantes, qui constituent le bain de notre être neuf, entièrement neuf, autre, pur, c'est à dire : constitué de feu, auquel tout ce qui est périssable succombe, né des sanies, des contractions, de l'expérience des sanies et des fluides.

 

Si un vaisseau nous attend, il ne prendra pas ceux qui se sont toujours gardés propres, décents et détachés du monde. Qui ont cherché l'éloignement.

 

Le Christ fréquentait les pécheurs, les collecteurs d'impôt, les prostitués et exécrait les hypocrites.

 

Nous ne sommes pas descendus en ce monde pour en repartir intacts, mais bouleversés, blessés, ouverts, changés. En miettes.

 

Ce faisant, nous changeons le monde, dans un immense acte d'amour et de fécondation. Réciprocité de l'amour. On ne change rien sans y laisser des plumes. Le Christ en sait quelque chose.

  

Si vous tenez à vos plumes, mettez-les dans le formol. Si vous vous voulez vivre, étreignez le monde. Acceptez de tout perdre.

  

 Faites vos jeux.

 

Pour vivre, il faut mourir. Pour naître, passer toutes les torsions et toutes les embrouilles.

 

On ne renaît que de nos cendres. 

 

S'il faut brûler, rien ne sert d'éviter les flammes. 

  

 Ce monde nous veut comme nous y sommes venus : nus.

 

 

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Published by Vieux Jade - dans extrême
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commentaires

dédé la sardine 28/11/2010 13:50


"L'extrême absolu du relatif, c'est le centre. Non ?"

je n'en sais rien, je ne philosophe plus lol


Vieux Jade 28/11/2010 13:56



Moi non plus. J'ai mis ça en extrême parce que je le sentais comme ça.



LLéa 27/11/2010 18:39


Hep ,



"C'est à l'intérieur de vous qu'est le Fils de l'Homme.
Suivez-le. Ceux qui le chercheront, le trouveront."

"Evangile de Marie"


http://www.vieux-jade.com/ext/http://marie-madeleine.over-blog.net/


:)


LLéa 27/11/2010 18:35


Hello ,


Aucun jugement sur les vérités que les autres ressentent comme telles .

Je les respectent , les écoutent , et les entends . Je ne leur imposent pas les miennes .

Saperlipopette ! Dans le tas , il doit bien en avoir qui ont raison !


Gros bisous , Léa .


Vieux Jade 28/11/2010 10:50



Tous ou aucun ?



Madeleine 27/11/2010 18:05


Le gros problème, c'est que quand j'efface un atome de cauchemar, il n'y a pas un atome de rêve à la place. Juste un atome de rien.

Donc à la toute fin, il n'y aura rien.
Et on le sait pertinemment! Vertige...

Alors on s'accroche au cauchemar, on souffre.


Vieux Jade 28/11/2010 10:50



Je ne sais rien.



Madeleine 27/11/2010 18:00


Tu veux que je grossisse, c'est ça ? ;-)

Je préfère effacer les leurres l'un après l'autre.
Transformer le cauchemar en rêve...

Le gros problème, c'est la solitude de Dieu.


Vieux Jade 28/11/2010 10:50



C'est pour ça qu'il s'est divisé, si j'ai bien compris. Tsim tsoum.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.