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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 11:11

Rien de nouveau sous le Soleil, dit le livre dit de l'Ecclésiaste.

 

Même si je reprends parfois cette assertion à mon compte, je veux quand même y apporter un bémol : si notre ancêtre prétendu commun, Adam, le rouge, le terrien, influencé, le pauvre, comme chacun le sait (ou devrait le savoir) par sa moitié, a croqué la pomme interdite, ce qui, vous le savez maintenant, comme l'aile du terrible papillon, nous a tous mis dans un summum caca, si, je résume, ce pauvre benêt ignorant des conséquences a succombé à ce désir transgressif primaire, à ce tabou somme toute innocent, moi, perso, j'ai un peu évolué, et, loin de là, ce n'est pas Mme VJ qui m'y pousse, loin de là, au contraire, vu que c'est elle qui paie la bouffe et la boisson, juste mon serpent intime et familier. 

 

La pomme, à moins qu'elle soit vraiment succulente, juste cueillie d'un arbre oublié d'une variété ancienne, comme les conservait mon papa en son jardin de curé, ou magnifiée, comme elle peut l'être, en tarte ou en crumble par ma fille Marie, remarquable pâtissière amateur, la pomme, disais-je, ne me plait vraiment que sous la forme alcoolique secondarisée, c'est-à-dire fermentée et bouillie.

 

Dont la dénomination commerciale et protégée par les lois du bizness est : Calvados.

 

Ce que le candide Adam ignorait totalement, à moins que le livre de la Genèse ne nous dise pas tout.

 

La loi républicaine a abrogé l'antique privilège de bouilleur de cru, qu'avait encore mon père. Outre l'avantage de permettre deux contrepèteries, que je ne livrerai pas sans contrepartie, ledit privilège permettait à tout un chacun, pourvu qu'il dispose des fruits nécessaires, et donc, selon la loi républicaine, toujours elle, d'être propriétaire, de les transformer en alcool.

 

Hélas, ce dernier (l'alcool, mot arabe) étant maintenant voué aux gémonies, comme le tabac (mot arawak), et la liberté (faux mot) de penser, d'exister, et de parler, sauf permis de l'autorité terrestre du moment, et comme au temps de l'inquisition, fabriquer de l'alcool est devenu un crime.

 

En consommer suscite le mépris, l'apitoiement, l'indignation.

 

Nonobstant (nihil obstat, écrivait la Curie romaine, donnant ainsi son  imprimatur), nonobstant l'avis des caniches, comme dit Ibara, qui, lui, ne boit pas d'alcool, mais par choix, par goût personnel, et non pas sous la pression de la majorité bien-pensante, j'aime, charnellement, autant que les vins de Bourgogne, quand ils sont bien nés, et bien élevés, cette splendide liqueur ambrée que donne la sublimation de la pomme fermentée.

 

Pour cela, j'y mets une indispensable restriction : qu'elle soit additionnée d'une fraction de poire, ce que garantit l'appellation : Pays d'Auge, et qu'elle soit d'une bonne maison.

 

Les amateurs, les curieux et les voyageurs n'ont pas besoin de moi pour leur donner des adresses, dont chacun a le secret. Pour les autres, deux grandes maisons s'imposent pour leur exigence de qualité : Château du Breuil, et Groult. *

 

Nasdrowié !

 

 

* Bien que ce blog ne perçoive aucune rémunération, et n'ait jamais envisagé d'en percevoir, l'auteur, si toutefois, par extraordinaire, ce texte tombait sous l'oeil éclairé d'un dirigeant d'une des entreprises susdites, ou d'un bienfaiteur improbable serait fort aise de recevoir un petit colis, mettons 1.5 l d'une ancienneté convenable (disons 8 ans). J'y crois peu, mais l'expérience et la foi ici convergent : à celui qui demande, il sera donné.

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commentaires

LLéa 21/02/2014 23:08

Coucou,

Merci.

http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/abandon-des-poursuites-contre-emmanuel-giboulot-viticulteur-bio-ayant-refus%C3%A9-l-%C3%A9pandage-de-pesticides

Poutoux,

elba 18/02/2014 09:32

C'est quoi, la contrepartie qui ferait que vous nous livreriez les deux contrepèteries, VJ ?

... Je vous signale que vous omettez de donner votre adresse de livraison pour un éventuel colis... :) Personnellement, je suis au regret de vous dire que je n'habite pas la région qui convient, mais j'ai dans mes placards un fond de bouteille - artisanal - (eh oui, juste un fond !) qui porte le joli nom de "Calva de Villedieu" (ça doit être bon, si ça comporte le nom de "Dieu", hein ?) que je ne consommerai jamais, vu que ce qui est fort m'écorche pas mal le tube digestif.
Si un jour nous nous rencontrons, faites-moi penser de vous l'amener... Je ne pense même pas à en mettre dans les crêpes lorsque j'en fais.
Quelques petits trucs qui pourraient peut-être vous plaire aussi et que je conserve (peut-être si un jour je manque d'alcool pour soigner des blessures, qui sait ? ^^) s'appellent "quetsche" et "poire"... ceux-là ne sont pas ambrés.

Comme Eve, (je le suppose) j'aime la pomme crue, en compote, en tartes, en crumble... seulement. :)
Gros bisous.

Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.