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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 20:11

T'étais pas un bon nègre, Mouammar. C'est pour ça qu'on t'a flingué. Qu'est-ce que tu veux, faut être réglo. La règle du jeu est pourtant simple : il y a les maîtres, et les nègres. Et quand un nègre se prend pour un maître, on n' a  pas vraiment le choix.

 

T'as pourtant eu des exemples. T'aurais dû comprendre. Regarde Lumumba : il a rien compris. Croyait au père Noël. L'ennui, avec vous les nègres, c'est que vous êtes trop cons. Enfin, pas tous. Mobutu, lui, c'était un malin. Il a tout compris, Mobutu. Il a compris où était son intérêt.

 

Tu vois, Mouammar, t'avais pourtant tout entre les mains, et t'as plus rien. Mobutu, lui, il les a tous niqués, les négros. Le pognon qu'on lui a laissé, et il s'en est fait un max, le Mobutu, ça l'a pas empêché de crever, mais que dalle pour vous, les négros : ça a été jugé et rejugé : que tchi. Tout pour les fistons, la famille. Les palaces, les gonzesses, tout.

  

Ça, c'est de la bonne justice, ça encourage les vocations.



 

Toi, tes fistons, ils sont où, Mouammar ?

 

T'avais pourtant tout, t' aurais du écouter. Tu nous fous la paix, on rafle tout dans vos sales pays de négros, tu fais ce qu'on te dit, tu fermes ta gueule,  et t'as ta part. C'est normal, c'est la règle. La loi du Milieu. L'ordre des choses.

 

Mais c'est quoi, ces idées de panafrique, grande Afrique et tout le fourbi ? T'as trop fumé le narguileh ? On t' avait pourtant prévenu une fois ou deux. Mais t'étais vraiment trop con.

 

J'ai bien rigolé quand t'as traité sarkozy de guignol. Nous aussi on se fend la poire quand il ramène sa frime, le nabot. Et lui, comme toi on va le tomber. Sent le roussi. Mégalo, comme toi.

 

Si t'étais resté à ta place, ça serait jamais arrivé.

 

Mais vous pigez que dalle. Mossadegh, encore un gars qui aurait dû te faire réfléchir. Vous n'avez rien à gagner, vous êtes des minables. Des sous-races. De la merde.

 

Un bon nègre, c'est un gars qui ramène le pognon. Un nègre, c'est un gars qui va au caoutchouc*. Tu ramènes du caoutchouc, t'es un bon nègre. Tu veux pas y aller ? On prend ta femme en otage. Tu vas au caoutchouc. Tu ramènes le caoutchouc et ta femme est morte ? Et tes filles ? Que veux-tu qu'on y fasse ? Faut bien que la troupe se détende un peu. Faut que l'homme s'amuse. De toutes façons, qu'est-ce que t'en as à foutre d'une femme ? Puisque tu vas crever au caoutchouc.

 

Tu vois, t'as pas de logique, Mouammar. T'étais qu'un sale connard de négro, t'as pas compris qui étaient les maîtres, et tu voulais plus ramener de caoutchouc. Plus de caoutchouc, plus de pétrole, l'éducation, toutes tes conneries. L'éducation pour les négros, faut pas déconner, quand même, Mouammar.

 

L'Afrique aux africains, j'ai jamais rien entendu de plus con. L'Afrique est à nous, mon chéri. Toi, Mouammar, tu portes les bagages, tu files tes filles et tes gonzesses, tu fais ton boulot, tu fournis les esclaves et tu nous fais pas chier.

 

Tu veux que je te dise ? On a tout pilé dans ton pays ? C'est du pognon et encore du pognon. Car qui va reconstruire ?

 

Vous, les nègres. Les esclaves. Parce que vous, même si vous êtes tous des fainéants et des bons à rien, on peut encore vous faire bosser, à coups de pompes dans le cul. Les indiens, eux, rien. Rien à faire. C'est pour ça que Custer disait qu'un bon indien, c'est un indien mort. C'est encore pire que de la merde, les indiens. Un bon nègre, c'est un nègre qui bosse et qui ferme sa gueule.

 

Mais pour être franc, quand on aura des robots vraiment au point, on reverra sûrement l'ensemble des données. Alors faudra courir. Ouverture de la chasse. On va encore bien rigoler, Mouammar. Tu vois, y'a pas que des mauvaises choses, dans la vie. 

 

 

 

* Un livre majeur sur "l'épopée" coloniale belge principalement, mais aussi française, allemande, anglaise :  " Les fantômes du roi Leopold".

 

Le 12 juillet 2011, sur 509 votants à l'assemblée dite nationale, seules 27 personnes ont voté contre la guerre en Lybie. Si les 482 qui ont voté pour sont des êtres humains, alors maintenant j'ai honte d'être humain.

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Published by Vieux Jade - dans extrême
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commentaires

BOY 25/10/2011 18:35


'Si ceux qui ont voté pour sont des humains, alors j'ai honte d'être humain': c'est exactement ce que j'ai pensé Vieux Jade.


Vieux Jade 25/10/2011 19:28



Encore, voter, c'est se faire une idée d'après le marketing. Donc se faire avoir. Errare humanum est...


C'est regrettable de se tromper, mais les gens qui ont voté S. n'ont pas forcément cautionné ni apprécié toutes ses saloperies.


 


PS : je crois que j'avais mal compris. Les électeurs lambda, le grand public, c'est de lui que je parlais à l'instant. Quand ils ont voté pour l'affreux, ils n'ont pas voté pour la guerre. Mais
les "grands" électeurs, les députés, eux, ils ont sciemment approuvé. Là, oui, c'est un crime. Ils sont associés et responsables. Sans eux, sans leur voix, pas de guerre.



Narf 23/10/2011 20:14


Ha! je n'arrivais pas à commeneter peut-être parce que c'était au même instant que Danielle.

Merci pour vos mots Vieux Jade et pour tout ce qu'ils font vibrer en nous. Et les liens sont stupéfiants. Il y a tant à apprendre pour se déprendre. Merci.


Vieux Jade 23/10/2011 21:15



Stupéfiant, oui. Le jour où tous les hommes verront qu'ils sont sucés par la même araignée, ce sera (peut-être) le jour de la libération (la vraie).



chantalouette 23/10/2011 20:03


c'est tout à fait çà malheureusement.
Et quand les blancs colonisaient les blancs il y a quelques centaines d'années, c'était la même chose aussi...


Vieux Jade 23/10/2011 21:14



Mais les blancs colonisent encore les blancs : il y en a dans toutes les usines, tous les bureaux, toutes les écoles, toutes les facs. Nous sommes tous des esclaves.



Ibara 23/10/2011 16:56


Excellent! Excellent!J'aime quand vous entrez dans le lard du verbe.
Amicalement,
Ibara


Vieux Jade 23/10/2011 18:40



Comme vous, j'ai plusieurs palettes. Là, c'est le noir visage de la colère. Comme disait la Bulle (comm précédent) je me sens l'âme noire quand ces porcs écrasent tout. J'aimerais mieux faire des
caresses et de jolis paysages, mais c'est impossible. Je hurle avec les âmes égorgées. Lisez le livre sur la colonisation belge, c'est édifiant. Rien n'a changé. Rien. Amitiés.



la bulle 22/10/2011 22:35


Magnifique oraison funebre V J ! Ce soir je me sens etre un gros con de negre


Vieux Jade 22/10/2011 22:47



Mon coeur aussi est noir de lumière.


http://www.deezer.com/fr/music/home#/search/nougaro%20armstrong



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.