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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 16:24

Allez, ça recommence. J'ai passé une heure à la porte d'une église de campagne à écouter en stéréo à gauche les habitués des enterrements qui, quand il fait doux, préfèrent rester dehors à dire du mal de tout le monde, et, à droite, un curé trapu et rondouillard à barbiche parler de Jésus.

 

Au passé. Il a fait ci, il a dit ça.

 

C'est bien connu, Jésus, que tu soyes pote ou pas pote, c'est un gars qu'a pas mal voyagé, qu'avait quatre secrétaires auquel il confiait les derniers potins de la cambuse, qu'a fait des miracles * que personne n'a jamais pu reproduire : nourrir cinq mille personnes avec quatre carambars et une bouteille de coca, c'est pas évident.

 

Même Gérard Majax ne s'y est pas risqué.

 

Jésus n'était pas idiot : il préférait les soupers fins chez les rupins du voisinage, et les belles filles, que de bouffer des cacahuètes rances chez les pharisiens et leurs épouses revêches.

 

Après, des jaloux ont commencé par l'escagasser, pour finir par le dézinguer en le clouant comme un papillon dans une boîte à formol. Comme il avait la niaque et des protections, il s'en est sorti, il a tout le monde à l'oeil et depuis, faut pas oublier de faire le signe de croix quand on entre dans une église, même toute noire et toute humide, car il te zieute vilain, et, même si c'est vraiment un gars très très gentil, parce qu'il aurait pu prendre un coup de blouze et faire du barouf, rien ne lui échappe.

 

Si tu fais vraiment trop le con, tu finiras en escarbilles d'hydrocarbures polycycliques variés.      

 

Avec de l'autre côté les chasseurs du cru, rouges, suants et bedonnants qui passaient en revue toutes les bassesses dont la rumeur est parvenue à leurs accueillants pavillons, ça faisait un drôle de mélange un peu nauséeux.

 

Il faisait heureusement un joli soleil et un petit vent caressant, qui lavait ces sottises.

 

Qui dira aux hommes que Jésus, c'est un symbole, pas un gonze qu'a existé il y a deux mille ans ? Que le Christ représente la perfection de l'Être intérieur, qui est en chacun de nous, tant dans le curé replet aux yeux en boules de billard que dans le plus lourdingue des chasseurs du département ?

 

Qu'évidemment, il n'est pas mort, car un symbole ne meurt pas. 

 

* A propos de miracles, un qu'ils ont oublié de noter : J. croise un paralysé. Il le touche, l'autre dit : "Super, je sens mes pieds". Les badauds : "Miracle ! Il lui a débouché les narines!"

 

OK, elle est nulle, mais il faut de tout, paraît-il, pour faire un monde.   

 

 

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Published by Vieux Jade - dans compost
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commentaires

momo 14/09/2013 21:17


Sans vouloir te vanter , tu manques de culture  "avataresque " , il faut suivre , y a pas que le


jesus dans la vie ,


the big Ma anandamayi réussissait les doigts dans le nez ou même dans un fauteuil  , ce genre de prouesse pour blaireaux ,


 

Elena 12/09/2013 13:45


"pervres", lire "pervers"


 

Elena 12/09/2013 13:43


Je dit que c'est une "belle image" pour parler de ces symboles errigés un peu partout poussant dans l'esprit des pervres, c'est sûr. C'est exactement l'effet qu'ils me font et que je retrouve
dans tes mots, comme si tu voyais un peu de ce que je vois.


Peut-être aussi n'ai-je pas saisis qu'il s'agit de la representation du corps d'une idéologie clouée là..


L'esprit du papillon ? je ne suis collectionneur d'insectes et la conservation ne m'inspire rien de bon dans cet esprit là .


Dis moi ce que tu en penses, mais il me semble que c'est déjà fait .


Alors, merci à toi, ami des mots:-)


 


 


 


 


 


 

Elena 11/09/2013 22:48


"en le clouant comme un papillon dans une boîte à formol"


Belle image pour le dire autrement, c'est moins souffrant .


 


"il faisait heureusement un joli soleil et un petit vent caressant, qui lavait ces sottises"


Heureusement, oui, nettoient les vents ..


 


Merci pour ce mortel en terre ment !!!


 


 


 


 

Vieux Jade 12/09/2013 07:29



Où est l'esprit du papillon, quand son corps est cloué là ?



LLéa 11/09/2013 21:10


:)


 


Merci.


 



Vieux Jade 12/09/2013 07:25



Moi, c'est avec les dames qu'il m'a appâté. Mais chut !



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.