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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 14:28

Moine, monos.

 

Des mots, des mots, des mots. Paroles, paroles, paroles...

 

C'est quoi, être un ?

 

Monolithique ? Ce serait être figé. Mort.

 

A force de vivre et d'expérimenter, il nous vient quelques pistes de réponse, à Mme VJ et à moi : ce serait l'état d'équilibre toujours instable entre toutes les différentes tendances qui nous composent.

 

Pour cela, bien sûr, il faudrait d'abord les avoir toutes identifiées. Avoir établi avec elles, depuis le poste central qui a été dévolu à ce semblant d'autorité qui parle "comme un seul homme", un minimum de relations.

 

Une relation réussie implique nécessairement le respect de l'autre, ce qui est l'opposé de sa dévoration. Respecter l'autre est bien lui permettre d'afficher totalement ce qu'il est.  

 

 Lui laisser l'espace et le temps suffisant pour le faire.

 

Quand chacun dispose d'un temps et d'un espace suffisant pour se dilater à sa mesure, les conflits et les rancoeurs disparaissent.

 

Ce qui adviendrait sur la Terre si toutes les femmes, tous les hommes étaient respectés et reconnus, et non violés, abaissés, battus et traités comme des objets sans importance.

 

Quand toutes les parties de nous-mêmes seront reconnues et respectées, que chacune aura suffisamment d'espace et de temps pour exprimer librement ses nécessités, à ce moment-là, toutes parleront d'une seule voix.

 

Chacune s'effacera l'espace d'un instant pour que le besoin le plus fondamental prime les autres, et vice-versa. Il n'y aura pas débat, tant l'évidence s'impose.

 

Cet équilibre toujours changeant de toutes les parties, auquel nous tendons, voilà ce que nous pensons pouvoir définir comme : Monos.

 

Ou moine, c'est-à-dire, en langue des oiseaux, le contraire de MOI : MOI NE.

 

 

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Published by Vieux Jade - dans fleurs des champs
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commentaires

Anne 04/11/2013 22:42


Il n'y aura pas débat, tant l'évidence
s'impose.


La fin des mots et des images...

Anne 04/11/2013 22:36


Quand chacun dispose d'un temps et d'un espace suffisant pour se dilater à sa mesure,
les conflits et les rancoeurs disparaissent...


L'équilibre en rythme, et j'aime bien les espaces qui se dilatent à leur mesure suivant des temps différents:une symphonie invisible cela serait.


Merci pour vos textes toujours et pour vos pauses, vos accélérations et...pour vos rythmes aussi !   





 

Elena 04/11/2013 15:00


"Respecter l'autre est bien lui permettre d'afficher totalement ce qu'il est"'


J'ai bien aimé l'utilisation du mot "afficher" et aussi la modification de cette expression : "prime l'autre"  qui lui donne davantage de souplesse .


 


En fait la question est de savoir s'il faut débattre de la nécessité de débattre quand le débat n'existe pas encore. Quant à ce que l'évidence s'impose, cela ne fera plus débat  lorsque tous
les maux dilatés, nous passerons du simplisme à la simplicité.


Merci à toi ainsi qu'à Mme VJ


 

LLéa 04/11/2013 13:54


Bonjour.


Merci.


Bien a vous.


 


:)

Elena 03/11/2013 21:17


Une bien belle manière de dilater les maux, VJ.


J'aime beaucoup ton écriture, te l'ai déjà dit te le dit encore.


"il n'y aura plus débat tant l'évidence s'impose"


Cela me semble aussi évident :-)


Merci pour le final sourire avec ce MOI NE


 


 


 

Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.