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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 11:11

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Elle était là, sur le quai, parmi ses soeurs. Nous nous sommes tout de suite reconnus. Ou plutôt, car je crois qu'elle était venue pour moi, je l'ai tout de suite reconnue. J'ai croisé son regard. Elle a été dans mes bras, d'un coup. Je me suis souvenu de tout en un instant, et chaque miette de souvenir retrouvé disparaissait aussitôt, comme une poussière dans le vent.

 

- Tu te souviens ? disais-je.

- Oui.

 

Toute notre immense histoire revenait, m'éclairait un instant puis s'envolait, comme effacée, finie.

   

Nous nous sommes embrassés comme on le fait à treize ans, une éternité. Mes mains parcouraient son corps mince comme une liane, ses flancs, les boutons de ses seins, ses hanches, ses traits délicats, et nos langues se mêlaient. Le reste du monde avait disparu. Plus loin, cependant, des gens las assis sur des chaises, les yeux vides, attendaient je ne sais quoi.

 

Elle était toutes les femmes que j'ai connues, en une. Elle, l'unique.

  

 

 

Nous attendions aussi, en presque fusion. C'était une torture lancinante qui se mêlait à l'absolue extase de cette rencontre. Debout, enlacés, nous ne pouvions imaginer de nous séparer, et chaque instant pourtant, nous le savions, nous rapprochait cruellement de son départ. Elle devait partir, et pour je ne sais quelle raison, je suis cloué là pour un temps indéfini. Nous étions dans cette gare vide, parmi ces gens, ces ombres, et nous devions nous séparer.

 

J'étais là, épais, grossier, et j'avais honte d'être si laid. Tous ces poils, cette chair, pensais-je. Elle était d'une telle finesse, d'une telle beauté, si tendre et proche, si intimement sue, connue, d'une telle jeunesse... 

 

- Je ne t'oublierai jamais.

- Moi non plus. Jamais.

 

Et soudain ce fut fini. J'étais là, dans mon lit, sans la moindre érection, c'était au-delà de la chair, mais tendu comme une corde, et mon palais gardait le souvenir de ce très long baiser. Ma tristesse était immense. Où es-tu, criais-je au fond de mon coeur, où es-tu ?

 

 

  

 

Mon corps était tendu et mes chevilles croisées. Je les décroisai et me coulai dans le fluide de ma respiration. J'avais encore celui de son baiser dans la bouche, que je gardai obstinément fermée, pour le retenir. Il y est encore, dans le haut du palais, où il a laissé son empreinte.

 

Une heure, peut-être, j'ai erré au lieu de son absence, et je ne souffrais plus. J'étais en paix. Je cueillais des idées qui me venaient, comme portées par la brise. Des larmes coulaient depuis la fente de mes yeux et formaient delta sur mes tempes, y creusant un sillon brûlant. 

 

Je t'aime. Ne m'oublie pas. Je ne t'oublierai pas. Mon corps est un tombeau de pierre, une masse inerte, où je suis seul. Mais tu es venue m'éveiller. Tu es venue de loin, tu devais partir, je le sais. Merci d'être venue, de t'être souvenue, d'avoir fait ce chemin. Je te reconnaîtrai toujours et partout, comme je t'ai reconnue dans cette gare sombre et froide, parmi tes soeurs, et ces gens vides. 

 

Alors, je sus qu'elle était là aussi, dans cette femme de chair que j'aime et qui dormait à mon côté. Elle était loin, éternellement et terriblement loin, et ici aussi.

 

Elle aussi, cette femme de chair et de pierre, endormie, elle aussi est venue pour moi, comme peut-être je suis venu pour elle, pour que nous soyions moins seuls l'un et l'autre, je ne sais, elle aussi a fait ce long voyage pour me retrouver dans ce monde enfoui, submergé. Merci de me l'avoir rappelé. Et je vis paraître mes filles, puis d'autres gens, des gens, les gens.

 

Tous sont venus se perdre ici, échoués, dans ces énormes costumes de chair. 

 

Et je sus que mon âme, cette âme venue à ma rencontre depuis l'origine, traversant les mondes jusqu'à ce monde de pierre et de chair, d'os et de poils, mon âme était la soeur des autres âmes, et que toutes les âmes qui animent ces créatures lourdes qui gisent ici sont soeurs, et une.

 

Affluèrent de lointaines réminiscences littéraires, par bribes : Quincey, Schwob, Nerval, filles des rues, Mona ou Maua, la petite Ann des trottoirs de Londres, Aurélia,et Carmilla aussi, filles du feu ou spectres romantiques dont le souvenir fragile et dansant s'apparentait à l'aspect fluide de mon âme déliée.

 

Mon coeur s'ouvrait comme une fleur sous la pluie et repoussait les limites de ma poitrine, qui devenait immense et embrassait l'univers à cet instant de la nuit.

 

Merci, répétais-je, merci d'être venue, revenue, m'éveiller, me tirer de ma torpeur, de ma stupeur, à travers les murs de cette prison. 

 

Nous sommes ici enfouis, ensevelis dans la plus obscure, la plus profonde matière. Je songeai un instant aux dérisoires élections, où le peuple des grenouilles est requis de se donner un chef qui les soumette, et cette pensée triviale manqua de refermer la porte.

 

Aide-moi, entretiens le souvenir, car je suis prêt à retomber. Garde le contact, ne m'oublie pas, priai-je. 

 

Puis je revis ces derniers jours, où, parmi les écrasants fardeaux de l'existence terrestre, la fatigue du corps et la lassitude, la dangereuse pesanteur des hommes, les innombrables menaces, dansait encore en moi une flamme légère. Hier, le vent a emporté mon chapeau et l'a déposé dans une flaque boueuse, et j'ai continué tête nue en riant sous la pluie.

 

J'ai su que ces embruns, ces attaques, ces foules hâtivement croisées, ces visages souvent fermés, parfois hostiles, ces coups encaissés, peu à peu affinent  l'épaisse et lourde matière, comme le ciseau du sculpteur, afin qu'en sorte libre notre véritable forme.

 

Ces hommes sourds et aveugles qui ignorent tout d'eux-mêmes et s'assènent des coups dans le noir se sculptent férocement comme des galets roulés dans le torrent qui les emporte.

 

Parfois de l'un jaillit un éclat de lumière, et parfois un joyau en naît et luit au lit de la rivière, à l'entrée de la mer où tout finit en sable.

 

 

Tout ce que l'on perd, ce qui nous fuit, se désagrège, ce qui emporte les croûtes que nous pensions être nous, tous ces fragments abandonnés nous révèlent un peu plus, allègent le poids de notre armure ; ainsi commence à se dessiner un peu mieux cette forme joyeuse qui ne demande qu'à bondir à la rencontre de l'âme, amante et soeur. 

 

J'ai senti l'élan de mon coeur, ce profond désir d'extraction, et su qu'elle était venue ici, à la limite de cette basse fosse, cette frontière entre les mondes, sur le quai de cette gare obscure me donner la force de résister encore au désir d'ensevelissement, pour affermir le lien entre elle, mon âme vivante, et l'étincelle fragile qui demeure en moi, sous le limon du découragement et les opaques couches isolantes de l'oubli. 

 

Elle m'a insufflé le souvenir qu'elle est partout, en toutes choses, enfouie, prête à danser, en chaque être, et que notre vrai visage est prisonnier d'une gangue dont rien ne viendra à bout si nous n'avons l'ardente volonté d'en sortir.

 

Mon âme, c'est l'âme du monde.

 

Messagère du monde vivant au royaume des morts, où nous gisons inconscients, rêvant d'horreurs et de merveilles poussiéreuses et périssables, et parfois d'Elle.

 

 

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Published by Vieux Jade - dans extrême
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commentaires

Korrigan 04/05/2012 11:12


Magnificat anima mea Dominum


 


Et en introït un chapitre purgatoire :


 


Un peu de comptabilité, avec le droit de faire beuurkk  en latin.


 


A la fin d’un exercice comptable on effectue un bilan qu’on clôture afin de repartir sur l’exercice suivant.


Chaque exercice se traduit par une nouvelle comptabilité avec reprise de soldes de l’exercice précédent mesurée par des comptes
d’exploitation et dont le résultat en + ou en – est affecté au bilan précédent enrichissant ou appauvrissant le bilan suivant.


 


Nos petites entreprises personnelles n’échappent pas à cette règle, y compris et surtout celles créatrices de réflexion, de
joie, d’optimisme, de générosité, exposées à de légitimes lassitudes  que le quotidien se charge  de nous
dépêcher.


Ainsi l’entreprise VJ a même envisagé un instant de le déposer…le bilan.


 


Mais qu’arrive-t-il après un dépôt de bilan ??


Dans le meilleur des cas vous êtes mis en redressement sous inflexible tutelle.


Sinon mis en liquidation livré aux soins d’un liquidateur dont la mission est de réaliser les actifs de votre petite entreprise,
d’en tirer profit, vous laissant exsangue et désemparé, vidé de la substance et l’énergie que vous y avez engagées.


 


Pourquoi ce laborieux pensum ?


 


Pour exprimer le plaisir partagé d’avoir enregistré le début d’un
nouvel exercice de « l’entreprise VJ ».


Surtout lorsque les reprises de soldes, mais ce n’est pas une
surprise, sont fondées sur l’amour et la fidélité.


 


J’espère avoir été bien emmerdifiant avec cette métaphore comptable, n’ayant pour ma part que petite considération pour ceux qui
comptabilisent les efforts des autres.


 


Pour revenir à ce quotidien et au futile dimanche électoral, comme au premier tour je voterai Gabin avec l’un de mes préférés
« Le tonnerre de Dieu » tourné en région nantaise et en vignoble du muscadet.


 


Abusus non tollit usum


 


 

Vieux Jade 04/05/2012 13:07



Pas emmerdant pour dessous (c'est les trous du Q qui le sont). C'est tout à fait synchro (aujourd'hui, nous fêtons les saint Croc)avec le sujet suivant. Votre exposé comptable rappelle les
vicissitudes karmiques.


J'ai un peu abusus de liquides bourguignons ces dernières semaines par dessus toutes sortes de victuailles festives, je suis actuellement aux zartichauds, asperges, radis rouges et noirs et
soupes de fanes dont nous sommes fans (d'autant que ça ne coûte pas un radis), le tout arrosé d'H2O.


Mais vous avez raison, je vais reprendre un peu l 'usus, ce vendredi, jour de Vénus. Reste un peu d'Epineuil 2009 de chez Gruhier, mmm.



Madeleine 03/05/2012 21:50


C'est tragique, cette perte "voulue" du spirituel céleste féminin, dans la société...

Il y a le spirituel terrestre masculin: la Philosophie.
Il y a le spirituel terrestre féminin: les cultes à la Déesse Mère, Gaïa etc.

Il y a le spirituel céleste masculin: les religions patriarcales.
Et il manque le spirituel céleste féminin: La Sophia, Celle qui est venue vers toi.

Celle dans laquelle baignent ceux qui ont connu une NDE, celle de l'Agapè...

bises,
Madeleine

Ps: alors, Vézelay et MM ? ;-)


 

Vieux Jade 04/05/2012 08:16



Merci pour cette explication. A vrai dire, j'analyse peu. A Vézelay, j'avais un peu abusé du Chablis, du Savigny lès Beaune et du marc la veille. Je n'irai plus là-bas la veille au soir. Préfère
partir le matin de bonne heure, mais clair. Hum.



danielleg 03/05/2012 12:58


Une vraie merveille cette voix...

Vieux Jade 03/05/2012 20:29



Laquelle ? Toutes sont belles...



Miche 03/05/2012 05:05


... le sentir est un si grand privilège...


Comme ce chant à l'ouverture de votre page...


 

Vieux Jade 03/05/2012 20:29



Une goutte d'eau pour garder un peu de vie dans le désert...



Miche 02/05/2012 04:55


... oui, il en est ainsi...


Le temps de labourer, le temps de planter, le temps de la graine qui s'ouvre... et dans la fatigue se reposer.


Nous sommes comme des fleurs/coquillages qui s'ouvrent et se ferment au gré des marées.


 

Vieux Jade 02/05/2012 14:20



Marées cosmiques...



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.