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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 23:23

Écrit un peu avant ce communiqué de presse, mais en lien, sans aucun doute :

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Chers gendarmes, policiers, militaires, pour la plupart, vous êtes jeunes, beaux, sensibles et intelligents. A certaines exceptions près, vous n'êtes pas ce pandore imbécile que rosse joyeusement Guignol. 

 

Vous êtes entrés dans cette fonction par nécessité, car il faut bien vivre, mais aussi souvent par idéal : maintenir la paix publique, protéger les populations, juguler la violence et le crime.

 

Vous avez juré obéissance à de grands principes républicains, et de ce fait, abdiqué votre libre-arbitre à une hiérarchie censée être le cerveau, et dont vous seriez les muscles.

 

Le sommet de cette hiérarchie, c’est clair, c’est l’état, qui représente l’ordre public. L’ordre, le mot est lâché.

 

Au nom de la préservation de l’ordre, tout est possible. Dans la France de Vichy, au temps de la commune, nombreux furent les militaires, gendarmes, policiers, à avoir exécuté d’affreuses et injustes missions au nom de l’ordre.

 

De tout temps, le pouvoir compte sur l’obéissance de cette force qui le protège : vous.

 

Mais obéissance n’est pas soumission. Si vous êtes les muscles du pouvoir, vous avez aussi un cerveau, un cœur, une moelle épinière, des yeux pour voir.

 

Si vous aimez l'ordre, et êtes censés obéir aux ordres, vous n'êtes pas de vils soudards, et cet équipement d'hommes et de femmes dont vous êtes dotés comme tout le monde : coeur, cervelle, oreilles et yeux, doivent à un certain moment prendre le pas sur l'obéissance.

 

C'est précisément la différence entre l'homme et la machine.

 

Dans toutes les époques, tous les pays, le pouvoir devenu fou, immonde ou injuste a lâché sa garde sur le peuple. Or, le peuple, c’est vous. Si ce n’est vous, ce sont vos parents, vos voisins, vos frères et sœurs, vos enfants.

 

Le peuple que vous êtes censés protéger, c’est cet ensemble de gens qui vous sont proches, qui sont vous, votre reflet dans le miroir.

 

Ne vous trompez pas de combat, de cible. Si maintenant, bientôt, on vous lâche contre le peuple, ce n’est pas pour le défendre. Mais pour défendre comme très souvent au cours des siècles le pouvoir des plus riches, des plus lâches, des plus cruels, qui se terrent derrière leurs milliards salement accumulés en attendant que vous ayez fini la besogne : les sortir de l’ornière où eux-mêmes se sont jetés, à force de trahisons et d'égoïsme.

 

Regardez-vous : pour la plupart, vous êtes jeunes, forts, beaux et purs. Pourquoi accepter de servir encore une fois le camp de la pourriture, contre des gens simples qui ne demandent qu’une chose : vivre ?

 

Dans certains pays, les militaires tirent sur la foule misérable affamée de nourriture et de justice.

 

Ici, si un peuple entier ne se soulève pas avant, ce sera bientôt ce qu'on vous demandera, au nom du respect de l'ordre.

 

Le ferez-vous ? Comme au temps de la commune, tirerez-vous sur la foule pour protéger banques, châteaux, yachts, milliards, collections de tableaux et putes de luxe ?

 

Récemment, une sculpture d'Henri Matisse et un dessin de Roy Lichtenstein ont été vendus près de 50 millions de dollars chacun. Bien sûr, vous pouvez trouver cela parfaitement normal, alors que de plus en plus de gens meurent de faim, partout et ici même sous vos yeux.

 

Mais vous pouvez aussi refuser de défendre un ordre qui cautionne ces saletés. Un ordre qu'aucun humain digne de ce nom ne peut plus défendre et justifier. Mais à chacun son choix.

 

La guerre qui fait rage dans le monde passe par votre conscience. A tout instant, vous avez le choix de dire : oui, je suis le chien de garde des gens qui me paient, et j’obéis comme un robot ; ou alors : non, c'est intolérable. C'est le peuple qui me paie, par son travail et ses impôts. Et c'est lui qu'on me demande de réprimer ? 

 

Non. Je suis un être humain, libre de choisir comment et pour quelle idée je veux vivre. Non. Je ne veux pas que mes petits enfants aient pour grand-père un salaud, un tueur et un tortionnaire.

 

Défendre l’ordre, ce n’est pas défendre n’importe quelle saloperie votée en catimini. Défendre l’ordre, ce n’est pas voler les ordinateurs des juges ou des journalistes qui enquêtent sur de très vilaines choses très secrètes, qui ont engraissé en grande partie la hiérarchie qui vous commande.

 

L’ordre véritable n’a pas besoin de milices et de se cacher derrière les matraques et les gaz inhibants.

 

L’ordre véritable existe en vous, où vous le découvrirez si vous le cherchez. Défendre l’ordre peut mener à la désobéissance.

 

Et par là remettre en cause votre engagement.

 

Mais, le jour où vous aurez accédé librement, par un choix conscient, à la faculté de désobéir lorsque la cause que vous êtes censés défendre vous semble vraiment trop pourrie, ce jour là sera le jour de votre véritable naissance.

 

Et peut-être celui d'une nouvelle humanité.

 

Car, entre une humanité écrasée et soumise à tous les rêves de domination et les fous qui rêvent de dominer l'univers, vous devenez la matière de l'unique véritable choix. Entre une masse amorphe et abrutie par toutes les drogues sciemment répandues par les puissants, et les puissants eux-mêmes, dont le but complètement dingue est de devenir de misérables dieux, maîtres de l'univers par le mensonge, la violence et le vol, et l'argent, fruit de toutes les malversations, vous représentez maintenant, vous, flics et soldats de France, d'Europe et d'ailleurs, vous qui avez la véritable force, celle de la jeunesse, de la force et de la conscience, vous qui si longtemps vous êtes opposés à la libération, vous représentez une aujourd'hui une vraie force capable de changer le monde; vous devenez peu à peu, par votre sincérité et la lucidité le terreau d'un des  véritables espoirs de l'humanité.

 

Car vous avez réellement le choix, au plus profond de votre coeur, entre servir la pourriture qui veut mettre l'humanité à sa botte, ou servir l'humanité.

 

Ne vous trompez pas de chemin. Vous nous portez tous.

 

 

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Published by Vieux Jade - dans attention ça pique
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commentaires

Narf 26/11/2010 22:52


En fait, je me marre!!! Grâce à vous! Merci VJ!
Comment faites-vous? Incroyable...mais vrai!


Narf 26/11/2010 22:26


http://www.lesmotsontunsens.com/videos-de-policiers-anonymes-l-auteur-se-devoile-8509


Phène 26/11/2010 21:53


Oui, dire que beaucoup de choses horribles pourraient ne pas exister si chacun avait le courage de mettre de l'ordre à l'intérieur de lui-même...


Vieux Jade 26/11/2010 22:48



Oui, mais ces choses existent afin que chacun apprenne le courage de ...



Narf 26/11/2010 21:33


http://www.evene.fr/citations/auteur.php?ida=307


Narf 26/11/2010 20:04


Re-avant de sortir, je suis allée trop vite le tag c'est:

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

Et une autre chanson trouvée à la suite sur le net ( ouais! facile! Un clic!):

http://www.youtube.com/watch?v=z-yRaEYQNQs&NR=1

Allez! je sors, pour de vrai!!!


Vieux Jade 26/11/2010 22:47



Hé non, c'est une fausse sortie (ne me demandez pas comment je le sais, chuis extralucide)



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.