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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 07:12

Il y a quelques jours, Paul a diffusé sur son blog une vidéo de Marcela Yacub qui a sucité une polémique. C’est difficile d’exprimer en un commentaire et à chaud un avis mesuré et argumenté. Le « hasard » faisant toujours aussi bien les choses, je suis tombé hier sur un passage d’Annick de Souzenelle que je me garderai de commenter, mais qui, pour moi, exprime à merveille ce qu’est vraiment la maternité, des points de vue biologique et « spirituel » ; d’où on peut déduire que le rejet de la maternité physique pour des raisons aussi sordides que celles qu'invoque l'ancienne maîtresse de dsk a des racines nettement « sataniques », de refus de l'accomplissement humain. Ce pourquoi je comprends mieux mon rejet instinctif. Plus encore, la deuxième partie du texte explique que la recherche de l’enrichissement, du plein, s’oppose à et empêche toute « nouvelle naissance ».    

 

Le nombre 4 signifie un arrêt, non celui auquel on se heurte comme on le ferait sur une fermeture, car il correspond en hébreu à la quatrième lettre de l’alphabet, dalet, qui est la porte. Admirable paradoxe de cette langue qui n’enferme jamais et qui n’achève que pour ouvrir à un tout autre, comme va nous le confirmer le nom même d’Adam (ADM). En ce nom qui est programmation de l’Homme, la lettre Dalet est entourée de celles qui forment le mot « mère »(AeM).Ces trois lettres – dalet entourée de ‘aleph et mem – déterminent donc la vocation d’Adam, de tout être humain, à la maternité ; pour celui – ou celle – qui assume cette maternité, le nombre 4 marque le temps d’arrêt nécessaire dans la matrice avant que ne sonne l’heure de la naissance. C’est pourquoi le nombre 4 est aussi celui de la porte, inséparable du temps d’arrêt nécessaire à la maturation qui permettra le passage de cette porte. Ce qui est vrai pour la maternité biologique de tout animal femelle l’est pour la maternité intérieure de tout être humain, essentiellement féminin dans ses profondeurs par rapport à lui-même lorsqu’il fait « œuvre mâle » en lui, et aussi par rapport à Dieu. La porte restera close ou s’ouvrira, mais elle oblige d’emblée à « faire le point ». Nous pouvons comprendre cela comme une exigence de vérification de celui qui se présente devant elle au bout du temps voulu.

 

Faire le point, c’est justement « faire le Ayin », le « Rien » dont nous venons de parler à propos de la sagesse qui s’y origine. Mais l’Homme aussi s’y origine, tout n’a-t-il pas été « créé de rien », de ce Ayin dont le « moi » profond de l’Homme, Ani, n’est autre que le jeu des lettres-énergies de Ayin ? L’Homme ne passera la porte que s’il est retourné à la source de lui-même, s’il se fait « un » dépouillé de tous ses acquis, de ses certitudes et de ses espoirs, s’il s’est fait « nu », totalement pauvre, ce qu’exprime aussi la racine « dal » du mot Dalet, la porte ! Car, de l’autre côté de celle-ci, le tout autre serait insupportable à celui qui n’aurait pas fait le vide, insupportable au point de le tuer s’il n’a pas accepté de mourir auparavant à lui-même…

 

On reconnaît là l’un des aspects du rôle initiatique de tous les « gardiens du seuil » dans les mythes.

 

Annick de Souzenelle « Job sur le chemin de la Lumière »

 

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Published by Vieux Jade - dans petites graines
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commentaires

elba 08/03/2013 08:23


Suite à votre réponse à mon commentaire d'avant-hier,


Ne pensez-vous pas, VJ, qu'il n'est pas forcément besoin de la maternité pour perdre quelque chose un peu chaque jour, et retrouver encore autre chose de différent ? Nous quittons un état pour un
autre chaque jour de notre vie. Sans même nous en apercevoir... C'est lorsque nous revenons sur ce qui est passé que nous découvrons que nous ne sommes plus les mêmes "qu'avant".


Pour ce qui est d'être mère,  je pourrais dire que ça s'apparente à l'amour inconditionnel. Tout du moins en ce qui me concerne. Mais je pense que bon nombre de mamans ressentent la même
chose que moi. Quoi que deviennent ou fassent nos enfants, nous les portons encore et toujours avec amour dans notre coeur. Jusqu'à notre mort.


Je pourrais vous dire que j'ai été réellement effrayée, juste après la naissance de la première de mes filles : lorsque j'ai émergé de ma fatigue de l'accouchement, j'ai eu la pensée que toute ma
vie je ne serais plus responsable QUE de moi-même, mais également de ce petit bout de vie à peine éclose. C'est passé très très vite, mais je vous avoue que j'ai eu une trouille bleue pendant
quelques minutes !


Les papas ont-ils pareil ressenti à la naissance de leur premier enfant ? Je ne suis jamais parvenue à le savoir de la
part du papa de mes filles qui n'était pas très communicatif.

Vieux Jade 08/03/2013 08:40



Je crois que l'enjeu est véritablement d'accepter de perdre de soi. Ce que M.Yacub refuse, c'est cela : perdre. Devenir rien. Elle déclare préférer sa "réussite", donc ce qu'elle estime la
remplir. Ce n'est que du vent, mais il y a beaucoup d'amateurs. Avoir un enfant, si c'est devenir "responsable" de quelqu'un, c'est horrible pour un égoïste. Mieux vaut d'ailleurs qu'elle n'ait
pas d'enfants plutôt que de les laisser sous le porche d'une église. Enfin, si, elle en veut  bien, mais à condition de ne pas avoir à les porter ni jamais s'en occuper.


Pour le père ? Je ne peux parler que pour moi : je me suis transformé en mâle protecteur en même temps qu'en gâteux total. :)



Madeleine 07/03/2013 00:17


"L'Homme ne passera la porte que s'il est retourné à la source de lui-même, s'il se fait « un » dépouillé de tous ses acquis, de ses certitudes et de ses espoirs, s'il s'est fait « nu »,
totalement pauvre..."

Pas de droits d'auteur pour ça, na


 

Vieux Jade 07/03/2013 06:56



Ben oui, où les mettre ?



Madeleine 07/03/2013 00:14


On fait des enfants pour soi et puis après, on essaie de se faire pardonner en les aimant.


 

Madeleine 07/03/2013 00:12


Plus ces gens-là écrivent, moins on les comprend.


 

Vieux Jade 07/03/2013 06:57



Qui, Yacub ou Souzenelle ? Souzenelle c'est assez clair, je trouve.



elba 06/03/2013 12:36


Ouille ! C'est un peu ardu pour moi, ce texte !


Est-il nécessaire de mourir à soi-même pour vouloir devenir mère ? Ou bien n'obtenons-nous pas plutôt quelque "complétude" lorsque nous portons en nous un nouvel être et que nous le mettons au
monde ?


C'est tout du moins ce qui se dégage de mon expérience dans cette vie : sans la maternité, il me semble que j'aurais raté quelque chose d'important dans ma vie de femme, puisque je suis née
femme.


Ces femmes, telles Marcela Yacub, ont-elles seulement conscience d'être 'incomplètes' ? Elles sacrifient "l'être" au profit du "paraître" et du "avoir" (matériel) et je pense que lorsqu'elles
auront mûri, un jour, lorsqu'il sera trop tard, peut-être, elles en auront du regret, même si elles ne voudront jamais l'avouer.


Rien que pour ce fait d'avoir eu la possibilité de porter un enfant (des enfants), je remercie le ciel d'être femme !

Vieux Jade 06/03/2013 14:25



Je ne crois pas que ce soit ardu pour vous, vous en avez bien compris le sens et les implications. Quitter un état pour un autre, même s'il existe des compensations, c'est une perte. Devenir
mère, c'est accepter de fusionner avec un nouvel être qu'on devra accepter de quitter ensuite. Vide et plein.


Naître "de nouveau", c'est mourir à l'ego. Difficile pour tout le monde, impossible manifestement pour certains.



Présentation

  • : Le jardin de Vieux Jade
  • : Arrivages du jour, légumes secs, mauvaises herbes, quelques trucs qui arrachent la gueule. Taupes, censeurs et culs bénits s'abstenir. Si vous cherchez des certitudes, c'est pas l'endroit.
  • Contact

Décidément rétif à l'ordre bestial, j'ai fixé ma résidence ailleurs, d'où j'observe le déroulement des temps infernaux, fumier des plus belles fleurs.  J'ai un jardin secret, où les plantes poussent toutes seules. Servez-vous, si le coeur vous en dit, sans tenir compte de la chronologie, car comme le mot le dit clairement, l'heure est un leurre.

 

Une précision concernant les commentaires : n'ayant pas toujours le temps ni l'énergie de répondre aux commentaires, ceux-ci restent ouverts, sans aucune garantie que j'y réponde. Je me réserve cependant le droit de sabrer les inconvenances, dont je reste seul juge.

 

Ici, je n'est pas un autre.

Recherche

Lave

Après l’explosion

Nul ne l’a sue

Le jour d’après

Coule la lave

Brûlent les cendres

Lave la lave

Mange la louve

Larmes sans sel

De régime

Cuit et recuit 

Frottent les cendres

Récurent

 

Pas encore nu,

Pas tout à fait ?

Restent des choses

Bien accrochées

Des salissures

De vieux fantômes

D’anciennes guerres

 

Qui peut le faire, si ce n'est toi ? 

 

Nettoie

 

Les notes glissent

Comme des larmes

Gouttes de feu

Sur la paroi

 

Qui m’a volé le cœur ?

Qui m’a trempé vivant,

Comme une lame ?

Qui m’a fouetté les yeux,

M’a déchiré le ventre

Me baisant les paupières

Et m’enduisant de baume,

Me prenant par la main,

Pour me conduire

Dehors ?

Les dits de Lao Yu

LE BUT DE LA QUÊTE EST DE N'AVOIR

NI BUT, NI QUÊTE

 

***

 

QUE SAIT-IL DE LA PESANTEUR,

CELUI QUI N'EST JAMAIS TOMBÉ ?

 

***

 

C'EST SOUVENT LORSQU'ELLE S'ENFUIT QU'ON PERÇOIT L'ESSENCE DE LA BEAUTÉ

 

***

 

LA MER A DES MILLIARDS DE VAGUES QUI BATTENT TOUS LES RIVAGES. OU EST LE CENTRE DE LA MER ?

 

***

 

CE QUI EST MORT N'A AUCUN POUVOIR SUR CE QUI EST VIVANT

SEULS LES MORTS CRAIGNENT LES MORTS

 

***

 

QUAND LE NID BRÛLE, LES OISEAUX S’ENVOLENT

 

***

 

C’EST DANS LA CHUTE QUE LES AILES POUSSENT

 

***

 

CE QUI PEUT ÊTRE PERDU EST SANS VALEUR

 

***

 

LA MAISON EST PLUS GRANDE QUE LA PORTE

 

***

 

L’ERREUR EST LA VOIE

 

***

 

LA ROUTE EST DURE A CELUI QUI BOÎTE

 

***

 

LA LUMIERE DE L’ETOILE EST DANS L’ŒIL QUI LA REGARDE

 

***

 

LES PETITS NOURRISSENT LES GRANDS

 

***

 

LES RICHES ONT UNE BOUCHE
MAIS PAS DE MAINS POUR LA REMPLIR

C’EST POURQUOI IL LEUR FAUT
DE NOMBREUX SERVITEURS ;


CEUX QUI ONT DE NOMBREUX SERVITEURS
NE SAURAIENT VIVRE SEULS,

CE SONT DONC DES PAUVRES ;


CELUI QUI PEUT VIVRE SANS SERVITEURS 
EST DONC LE VERITABLE RICHE.

 

***

 

VIVRE C’EST REVENIR SUR SES PAS

 

***

 

LA NUIT LAVE LE LINGE DU SOLEIL

 

***

 

LES RUISSEAUX EMPORTENT LES MONTAGNES

 

***

 

UNE EPINE DANS LE PIED DU GENERAL : L’ARMEE S’ARRÊTE


***
 


UN PORC EN HABITS DE SOIE RESTE UN PORC,
COMME UN DIAMANT DANS LE FUMIER

RESTE UN DIAMANT.

MAIS LA PLACE D’ UN DIAMANT

EST DANS UN ECRIN DE SOIE,

ET CELLE D’UN PORC DANS LE FUMIER.

 

***

 

COMME SEULE L’EAU ETANCHE LA SOIF,
SEULE LA JUSTICE COMBLE LA FAIM DE JUSTICE

 

***

 

DU COLIBRI A L’AIGLE, IL EXISTE DE NOMBREUX OISEAUX

 

***

 

LE DEDANS REGLE LE DEHORS

 

***

 

L’EPONGE BOIT LE VIN RENVERSÉ
ET LA ROSÉE DU MATIN

 

 

***  

 

LORSQU'IL DECOUVRE LE MIEL,

L'OURS OUBLIE LA PIQÛRE DES ABEILLES

 

 

 

 

 

 

 

 

Lisez-Moi Lisez Moi Lisez Moi

Des mots des mots des mots des

Quand à un livre je me livre , ce que je lis me délie.

 

 

Je me demande pourquoi on n'a pas encore une loi qui oblige à faire bouillir les bébés à la naissance, afin qu'ils soient parfaitement stérilisés.

 

Circuler, pour mieux s'ôter.

Toute notre vie, on attend une grande cause pour se lever, et on passe sa vie accroupi, à croupir.

Le lucane aime prendre l'R le soir à sa lucarne.

Ce qu’il y a de bien dans l’état de siège, c’est qu’on prend le temps de s’asseoir.

 

 

Les oiseaux sont les poissons du ciel,

nous en sommes les crabes


Heureux les déjantés, ils quitteront plus facilement la route commune!

 
L’argent n’a pas d’odeur, mais il y contribue.


Un vrai sosie, c’est invraisemblable.

   

Quand je grossis, je m’aigris ; et quand je m’aigris, je grossis.

   

Le temps, c’est de l’urgent.

   

Joindre l’utile au désagréable : se faire renverser par une ambulance.  

 

Le journal du paradis, c’est le Daily Cieux.

   

Yfaut et Yaka sont dans un bateau ; Yfaut tombe à l’eau, Yaka l’repêcher.

 

Chaque matin, s’ils ne sont pas morts, les vieux vont aux nouvelles.

 

Le poète a latitude d’explorer toutes les longitudes.

   

Etre réduit à la portion congrue, c’est fort peu. Moins, c’est incongru.

 

Peut-on dire de quelqu’un
dont la vie dépend des autres pour tout qu’il
est riche ?
La bouche est elle riche ?

Peut-on dire de quelqu’un
qui n’a rien à attendre des autres qu’il est pauvre ?
Les mains sont elles pauvres ?

 

Curieux comme mystique s’oppose à mastoc.

 

On a mis bien des ouvrages majeurs à l’index.

 

Quand le brouillard tombe, on voudrait qu’il se casse.

 

Au matin, la nuit tombe de sommeil.